Essai du Transition Spire, par la grande porte !

Le dernier étage de la fusée !

Je vais vous faire une confidence… au fur et à mesure des essais FullAttack, je me suis constitué une short-list des meilleurs vélos passés par le protocole de test du magazine. Ceux qui m’ont à la fois plu, et qui ont les meilleures chances que ce soit partagé avec vous tous… Commençal Meta, Mondraker Foxy, Canyon Spectral, Orbea Occam… Ces temps-ci, quelque chose me dit que cette liste peut bouger : le Transition Spire y fait son entrée, et par la grande porte. Pour moi, il y concurrence directement le meilleur de tous : le Yeti SB150 ! Pourquoi ?! Parce que ce qu’il apporte constitue en quelque sorte le dernier étage de la fusée ! C’est tout l’objet de ce verdict d’essai du Transition Spire, sur FullAttack. Bonne lecture 😉

Transition Spire

Carbon GX

  • So Enduro bro !
  • 29 pouces, Mullet/MX possible
  • 170/170 mm, RS Zeb & SD Ultimate
  • Cadre Full carbone, version alu dispo
  • Reach 485 mm (L) & Offset 44 mm
  • Stan’S Flow S1, 30mm
  • Schwalbe MM & BB, 2.4 SuperTrail
  • SRAM Code RSC, 220/200 mm
  • 5 modèles + 2kit cadres, 5 tailles, 2 299 (cadre alu) à 7 399 €
  • 15,2 kg, (L, sans pédales, TL + Préventif)
  • Dispo depuis septembre 2021
  • Fiche sur transitionbikes.com

Le dernier étage de la fusée ?!

Qui se souvient de ce que j’ai pu écrire au sujet du Sentinel l’an passé ?! Je viens de me relire, une énième fois, et ça mérite d’y faire référence : le One-For-All de l’Enduriste globetrotter, qui accélère de lui-même, quitte à embarquer le pilote. Destiné aux amoureux du beau geste, qui aiment le travailler. C’est ce trait de famille que je retrouve au guidon du Transition Spire. À une différence majeure : une fois lancé, il assure ! Il assure grave même ! Plus facile, plus posé, plus précis, plus constant. Le Transition Spire efface ce besoin de savoir lire et surtout, de savoir s’adapter pour toujours jouer juste, alors que le chemin, les conditions ou les autres peuvent faire varier le rythme.

Au premier abord, il peut paraitre un peu gros : les 15 kg passés sur la balance, les 1287 mm d’empattement, les 62,5° d’angle, la ZEB en 38 mm, le cintre de 800 mm en 35 mm de diamètre, le disque en 220 mm, les 170 mm de débattement, les lignes du cadre plus massives – la douille, le tube supérieur, le tube de selle au boitier, la biellette d’un seul tenant… Généreux le garçon ! Pourtant, les premiers tours de roues confirment bien que le train arrière compact, à plusieurs égards, est une signature Transition. Jamais la suspension ne semble avoir à se déplier. Les roues semblent toujours disposées à quitter le sol dans l’instant. Pourtant, du débattement, j’ai toujours l’impression qu’il y en a en réserve. Si bien que le placer, manœuvrer, sauter, pousser, pumper, est d’une rare facilité, même quand ça devient chaud patate!

La facilité, c’est justement ce que je retenais aussi des vélos dont je parle en intro. Ça et une formidable capacité à faire fonctionner des suspensions de grande série au point de concurrencer les marques haut de gamme du marché. Le Transition Spire y parvient sans sourciller. C’est même de très haut niveau. Je vous livre, dans son jus, ma première note à ce sujet… FOUAAAA ! FullAttack ! Il marche ce vélo ! Popopooooow ! Bien sûr, il faut tenir compte de l’enthousiasme du moment, mais tout de même… Poursuivons !

D’où ça vient ?

Vis-à-vis du Sentinel, je prête la différence à plusieurs facteurs. En premier au niveau cinématique. 20 mm de débattement en plus, et quelques % de progressivité en moins, ça augmente forcément les capacités d’encaissement. Tout comme la biellette d’un seul tenant et les lignes plus massives du cadre. On ne parle plus de se mettre en crabe par moment. Quand le Transition Spire est sur une ligne, il en faut pour l’en sortir !

Pour le reste, son niveau de performance et son caractère tiennent à plusieurs choix cinématiques de premier ordre ! L’anti-rise, faible et très constant – 60% – assure à la suspension de toujours se détendre de la même manière à la première lichette de frein. L’anti-squat – proche des 100% au SAG et qui diminue très vite ensuite – est présent quand il faut, évite à la suspension de s’affaisser, sans pour autant en brider les capacités par ailleurs. Sa courbe de raideur enfin, dont la valeur autour du SAG fait partie des plus faibles, assure un confort et une motricité de premier ordre.

Seule petite ombre au tableau : le kick-back relativement élevé. Du moins, qui atteint des valeurs assez hautes en fond de course, parmi les plus importantes des vélos passés à l’essai ces temps-ci. Pas de quoi en faire un défaut majeur pour autant, j’y reviendrai…

Comment ça se règle ?

Signe qui ne trompe pas quand il s’agit de reconnaitre un des meilleurs vélos du marché : le Transition Spire est très facile à régler. Il est même excellemment bien dimensionné. On peut jouer des réglages sur de grandes étendues. Ça répond de belle manière, comme prévu, mais sans flinguer le caractère du vélo. Mieux, la plupart du temps, ça sait tirer parti des avantages de tel ou tel choix, sans en subir les inconvénients. Et des choix il y en a : Full 29 ou Mullet/MX, taille du plateau, course de 60 ou 65 mm, flip-chip de géométrie, douille en ZS56 permettant l’usage d’angleset et ajusteur de reach… Raison pour laquelle le tableau ci-dessous est extrêmement simple. S’il faut chipoter, seuls les deux points ci-contre méritent d’être évoqués.

AvantArrière
SAG30%30%
Détentesmi-plagemi-plage
Compressionsouvertes à 1/3 ferméesouvertes à 1/3 fermées
Réducteurs de volumeSansD’origine (x2)
Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon. Pour un gabarit moyen de 75/80kg.

Full 29 vs Mullet/MX ?!

S’il faut trouver un léger défaut : en position haute, le boitier est déjà très bas. Même en manivelles de 165 mm d’origine, il faut bien viser. Qui plus est, la suspension, déjà très bonne en position basse, est meilleure – comment souvent – en position haute. Du coup, il vaut mieux rester en position haute. Si l’on veut profiter de l’équivalent position basse, on peut rouler en mullet. Et là, y’a match !

En full 29, le vélo est dans sa configuration la plus polyvalente. La solution à privilégier pour rouler à vue, en montagne, ou si l’on ne sait pas véritablement à quoi s’attendre. En Mullet, le Transition Spire n’est pas loin d’être le Mullet idéal ! Ça tire parti des avantages – ça magnifie le train arrière compact et agile du vélo – sans en subir les conséquences – au pédalage, où le Spire reste bon, notamment en montant un plateau de 34 pour compenser le développement différent d’une roue plus petite… Voir notre dossier sur le sujet pour bien saisir 😉

Angleset & Cie !

Avec sa douille en ZS56, le Transition Spire s’ouvre plus largement à l’usage d’angleset et ajusteur de reach. Transition elle-même, en bonne marque de geek, communique sur ce point. J’ai donc essayé ! En jouant de l’angle de direction, le résultat est somme toute conforme à ce que l’on a pu écrire à ce sujet. Pour le Transition Spire, j’y vois l’intérêt de pouvoir rouler en full 29, avec l’angle de direction équivalent à la position basse de géométrie, mais en gardant le boitier en position haute.

C’est l’usage d’un ajusteur de reach (+/-5mm) qui m’a le plus marqué. Pas tant sur le reach en soit – on s’habitue vite à la différence – mais sur l’effet que ça a sur l’empattement avant, sans tuer l’angle de direction. Sur le Transition Spire, -5mm de reach et une Lyrik, on est pas loin d’être revenu à un Sentinel, avec juste ce qu’il faut d’écart pour justifier l’existence des deux modèles à la gamme… Bon à savoir pour alterner les massifs, les pratiques ou les formats de courses par exemple…

Comment ça se pilote ?

De par sa conception, le transition Spire est facile à cerner, à prévoir, et à manoeuvrer. Ça se traduit à tous les rythmes, et dans la plupart des conditions, que la forme ou la fatigue aient pris le dessus. Quoi qu’il en soit, il sait pour autant garder un caractère présent, et passionné ! Voilà donc ce qu’on en tire, dans le feu de l’action…


À la pédale

On commence tranquille, à la pédale. Dans ce domaine, et compte tenu qu’il s’agisse d’un vélo doté de170 mm de débattement arrière, le Transition Spire est bluffant ! Au train tout d’abord, l’assise est parmi les toutes meilleures. Le maintien est au rendez-vous, ce qui assure de ne pas perdre inutilement d’énergie à se gainer, ou se replacer sans cesse. Quand le terrain se complique, le vélo sait garder le cap et avoir ce tempérament tracteur qui permet de rester assis, posé, sans couper le rythme. Même sur terrain humide et rocailleux, j’ai pu en apprécier le confort et la motricité.

Une fois de plus, j’imagine sans mal enfiler du dénivelé à la pédale, pour se régaler ensuite, à son guidon. Je l’ai confirmé à l’essai ! Malgré son gabarit, le Transition Spire cache bien son jeu, et s’avère le plus performant en la matière, de ces gros enduros passés à l’essai jusqu’ici !

À la relance, là aussi le Transition Spire se défend. Mieux que bien même ! Il se prête volontiers aux 2/3 coups de pédales d’après virage, en sprint, pour garder le rythme. Ce sont les suivants, ou s’il faut repartir de zéro ou presque, qui s’étouffent davantage par rapport aux plus petits vélos du marché. Au passage, on peut noter qu’assis, la position du pilote est plus centrée sur le vélo que lorsque l’on est debout, sur les pédales. À l’usage, le contraste entre les deux est un des premiers signes que l’on perçoit du caractère du Transition Spire…

Quand ça fuse ?!

Je parle ici des moments où ça descend, où ça va vite, et où le Transition Spire excelle ! C’est bien simple : il parvient à faire fonctionner les suspension RockShox – certes Ultimate – quasi comme du Bos ou du Öhlins. Clairement, certains trous et certains dévers qui peuvent habituellement poser soucis disparaissent sur son passage ! Mieux, la suspension arrière semble propulser le vélo. Elle donne l’impression de se nourrir du terrain pour générer de la vitesse, sans pour autant paraitre rêche ou sévère. Il ne faut pas hésiter à en tirer parti, et ce, même si au sol, c’est un champ de mine ! Comme s’il y avait toujours un peu de réserve au cas où…

Dans ces moments là, l’arrière du vélo très compact est un régal. Tube de selle très bas, tige de selle en 200 mm. On peut vraiment s’assoir sur la roue arrière. Imaginez en mullet ?! Et qu’importe si ça finit par fatiguer les cuisses, le vélo réagit au moindre coup de rein. On peut donc le rouler sur la fatigue, lorsque les deux jambes sont des tréteaux ! On peut toujours profiter de l’avant qui survol tout, et de l’arrière bien plaqué au sol qui profite de la moindre aspérité pour générer de la vitesse.

La seule règle à respecter ? Garder les manivelles à l’horizontale et bien charger les deux pieds. C’est dans ces moments là que le kick-back peut se faire sentir en faisant remonter le pied avant, si l’on ne verrouille pas un peu. Quoi qu’il en soit, le Transition Spire reste facile à manipuler, même quand ça va vite et que c’est défoncé… On a toujours le sentiment et la possibilité de tirer un bunny, un manual, un nose ou déclencher un appel-contre appel. Et ça, c’est fou !

En l’air ?!

Le train arrière du Transition Sentinel a un intérêt bien particulier : il permet vraiment de sauter facilement. Un régal ! C’est bien simple : à son guidon, j’ai réussi tous les sauts de mon secteur, jamais tenté jusqu’ici, par appréhension et parfois, suite à quelques essais infructueux. D’une part, il permet de travailler les deux temps du bunny-up académique : soulever l’avant, puis basculer pour soulever l’arrière. Le premier profite de la répartition des masses volontiers sur l’arrière quand on est debout. le second profite de la compacité du train arrière pour décoller du sol dans l’instant. Même si on a tassé la suspension, qu’on a tapé quelque chose ou autre, elle donne le sentiment de ne pas avoir à beaucoup se détendre.

Tout ça, c’est encore meilleur quand les choses se corsent, et que la fatigue ou un saut hasardeux s’en mêle. On peut faire une avance, le Transition Spire complète pour nous ! Si on ne fait que tirer de l’avant, l’arrière est si compacte qu’il suit… Et si on oublie de tirer sur le cintre, soulever l’arrière semble suffir à faire venir la roue avant dans le mouvement. Pas super académique pour le coup, mais ça sauve les miches un paquet de fois, et permet même de rester dynamique, bien que brouillon, une fois encore, sur la fatigue…

Quand ça tourne ?

Debout sur les pédales, la répartition des masses clairement sur l’arrière permet d’en jouer dans les virages. On peut pumper, tasser au boitier, sortir en manual… D’autant que l’empattement avant est généreux. On peut donc s’affaler sur le vélo sans craindre que la roue avant ne reste tanquée dans le premier trou qui passe !

Le reach, lui, reste contenu malgré le gabarit du vélo. Ça a aussi son intérêt. Pour tourner, pas besoin d’entreprendre de grand mouvements d’avant en arrière. Il suffit de se concentrer sur ce que l’on fait de ses pieds, et surtout, de ses bras. Mettre de l’angle et jouer du cintre quand c’est possible, et bien écarter les coudes… Aka Amaury Pierron ! Tout pareil ! Et là encore, ça aide quand la fatigue se fait sentir. Focus sur l’essentiel !

Miam ! #SoEnduro Bro ! D’autant que si l’allure est plus tranquille, le train arrière compact a aussi un intérêt majeur : il permet de faire tourner ce long et grand vélo ! La roue arrière qui quitte le sol en un clin d’oeil, et le dégagement offert pour s’assoir sur la roue arrière ne vous rappellent rien ? Les deux fondamentaux pour une bonne séance de tricot, genre haute couture, avec festival d’épingles ?!

Pour qui ? Pour quoi faire ?

À mon sens, le Transition Spire est fait pour le gars de la montagne. Celui qui l’aime au sens large, et qui en profite à toutes les sauces ! Celui, d’abord, à qui il faut un vélo capable de tout endurer. Le run à tombeau ouvert, top to bottom, à vue ou du moins, au cap. Le premier à la rivière attend l’autre… Celui qui est allé se chercher patiemment, à la pédale et à pied, pour se faire un sommet ou un col. Celui qui, le lendemain ou la semaine suivante, sera suivit d’une session navette, station, ou autre, à enfiler le D- jusqu’à plus soif ! Ce genre de session où ça doit clairement pas être le vélo qui fatigue le premier ! À travailler le geste, la vitesse, les enchainements, les traj’ et les sauts… Celui qui, forcément dans un coin de la tête, peut servir à préparer la prochaine course du calendrier. Qu’il n’y en ait qu’une, ou toute une saison, au programme. Pour peu qu’il y ait une part d’aventure, un défi, et du beau geste en jeu ! Le graal du pur Enduriste bien Gravity dans l’âme !

La Concurrence ?

Yeti SB150

Le Transition Spire partage les mêmes qualités que le Yeti. Cinématiques et settings très travaillés qui font marcher des suspensions grand public à hauteur du très haut de gamme. Capacité en liaison pour faire du bel Enduro à la pédale. Facilité à leur guidon, un régal pour tout passionné de pilotage… Ils se distinguent par le caractère que les choix cinématiques instaurent. Anti-squat plus variable, Anti-rise plus bas, kick-back légèrement plus important… Là où le Yeti semble toujours « gentil », le Transition Spire est plus typé, plus dynamique, plus compact et assis de l’arrière, plus direct mais moins docile. Un peu comme choisir entre papa et maman. Certains ont leur avis, d’autre ne voudront pas !

Cannondale jekyll

Sur le papier, Jekyll et Transition Spire partagent le même créneau gros enduros en 170 mm. Sauf qu’à l’usage, le Transition Spire est bien moins exclusif. D’abord, il pédale bien mieux. Ensuite il encaisse autant, mais reste bien plus agile. Là où le Cannondale suggère de le laisser rouler, le Transition Spire ouvre un tout autre champ des possibles ! Clairement le point qui fait que l’un peut prétendre à la short-list des références du moment, pas l’autre.

Transition Sentinel

Pour positionner le Transition Spire par rapport au Sentinel, rien ne vaut un face-à-face, que j’ai pu mener. Il ne suffit pas d’une Lyrik et d’un peu moins de reach au premier, pour en faire le second. Et vice-versa, une ZEB et un peu plus de course à l’arrière du Sentinel ne suffisent pas. Les rigidités/raideurs des cadres et les différences cinématiques maintiennent ce qu’il faut d’écart. Les deux partagent ce train arrière compact et ces suspensions bien calibrées. Mais le Transition Spire élargit le spectre et apporte le dernier étage de la fusée !

Aussi curieux que ça puisse paraitre, à mon sens, les deux peuvent être qualifiés d’Enduro. Le Transition Sentinel est plus qu’un simple All Mountain, mieux qu’entre deux mondes… Tandis que le Transition Spire vaut mieux qu’un gros vélo d’Enduro. Il s’agit simplement de choisir en fonction de sa situation, et de ses propres ambitions. Le Sentinel si l’on habite jusqu’en moyenne montagne, qu’on roule 80% du temps à la pédale. Le vélo du globetrotter qui part à l’aventure Enduro sans trop savoir sur quoi il va tomber, et va peut-être devoir faire de l’itinérance ou pédaler/porter un long moment ! Le Transition Spire si on vit ou que l’on aime clairement la montagne, qu’on pense plus de 40% du temps navettes ou station. Et plus encore, si l’on a l’âme du privé qui veut rouler en compétition et ou geeker avec son matos. C’est peut-être d’ailleurs ce que le Transition Spire a piqué de plus évident au Sentinel, depuis son arrivée…

Sur le terrain, le Transition Spire est à l’image de sa place dans la gamme : Le dernier étage de la fusée, parée au décollage ! Il est peut-être là le Gravity idéal ! Celui qu’on a tant fantasmé, pour tout faire et tout endurer, sans compromis ! Ni dans les réglages, ni dans son tempérament, auquel il tient. Vous pensiez que docile et caractériel ne pouvaient pas aller de pair ?! Essayez donc le Transition Spire 😉

Rédac'Chef Adjoint
  1. Salut, si je ne dis pas de bêtises, le Lapierre spicy est lui aussi court de l’arrière (433mm de bases), avec une grande tige de selle (180mm en taille M pour mon montage). Et aussi possibilité du montage mullet ! Par contre on a un avant beaucoup moins long. Ca donne quoi entre ces deux vélos ?

    1. Salut Timothee,

      il y a effectivement ces points communs, et quelque part, ça donne une dynamique similaire aux deux vélos, assez facile à tirer en manual, à pumper dans les courbes… mais une grosse différence entre les deux : sur les Zesty/Spicy le tube de selle est bien plus haut. D’ailleurs, ça fait parti des éléments qui commencent à « dater » et qui mériteront d’évoluer sur une prochaine version du Lapierre. Ça m’a interpellé quand j’avais le vélo à l’essai l’an passé pour le dossier Mullet/MX (https://fullattack.cc/mullet-mx-faut-il-charger-la-mule/) Du coup, à l’usage c’est vraiment différent. Verticalement, le Spire parait vraiment plus compacte, on peut vraiment s’assoir davantage sur la roue arrière. Alors que globalement, le Spire parait plus « grand » plus long.

  2. excellent cet essai … c’est vrai les transition sont vraiment de super bike ,
    j’ai moi même un sentinel 2 ème génération et je me régale à son guidon .
    à lire le contre rendu et les sensations décrites j’oserai le parallèle avec le Kenevo sl que je roule depuis 3 semaines , géo, mensuration hors « norme »,etc .
    un monstre de plaisir et une vrais révélation.

  3. Salut,
    très intéressant de voir que vous avez utilisé un reach adjust et un angle set.
    Quelle différence entre les deux ? quand les utiliser ? sur quel cadre ZS EC … dans quel but , vrai plus value ou simple gadget pour les amoureux du tunnig ???? Bref pas mal de questions sur ces JDD.
    Peut être un article a venir pour répondre a toute ces interrogations …

    Merci.

    1. Salut Fabrice,

      merci de poser la question. Oui, c’est justement l’objet d’un article sur lequel je travaille cette semaine. Réponses d’ici quelques temps donc 😉 La plus value dépend du besoin et des attentes, mais ça peut effectivement avoir son intérêt. J’en dirais plus prochainement. À très vite !

  4. J’apprécie ton test, et je pour avoir testé les deux, je penses que tu décris très bien le vélo.

    Je suis propriétaire d’un sentinel dernière génération monté avec une 38/170mm,et comme tu dis, il y a un gap entre ces deux vélos.

    Sur les sentiers raides, rapide et technique des Alpes valaisanes je ne suis pas arrivé à mettre à défaut le Spire, la ou le sentinel à plus de mal : dans le défoncé.

    Par contre, sur le Chrono le sentinel passe devant et tire son épingle du jeux sur les parties plus lisses avec des relevés ou une précision chirurgicale est nécessaire pour passer entre les arbres.

    Les deux sont vraiment des vélos incroyables et le choix est très compliqué, mais je pense que le sentinel à son petit côté fougueux que le Spire n’a pas, et surtout il se laisse mieux tirer sur les longues distances.

    Je suis le roi du pétrole avec ce vélo !

    Beau test en tout cas.

    1. Salut Joris,

      merci beaucoup pour ce retour qui conforte les idées. Une fois de plus, on se rejoint. Je pense que les difficultés du Sentinel quand c’est défoncé viennent d’une part des suspension plus limitées en débattement, mais aussi de la rigidité du cadre qui fini par toucher ses limites aussi. Les deux s’ajoutent quand c’est critique alors qu’effectivement, quand on ne touche pas à cette limite le reste du temps, le Sentinel est un missile ! Enjoy !

  5. Salut
    Un truc me fait tiquer: la répétition du « train arrière compact » au moins 5 fois. Sachant que les XL et XXL ont des bases plus longues, j’en viens à me demander si ce vélo a le moindre intérêt dans ces tailles là. Un avis?

    1. Salut Johann,

      je comprends, j’ai volontairement fait usage de ce terme pour désigner un point très spécifique. Quand je dis compacte, c’est pas à propos de la longueur des bases, comme on peut l’évoquer habituellement. C’est vraiment l’effet combiné du maintien de la suspension (Anti-squat + anti-rise), du tube de selle court/tige de selle à fort débattement, et du boitier bas qui font que l’arrière du vélo est facile à décoller du sol, à placer, à faire glisser, puis à tasser… Je sais que ça peut paraitre « lourd », mais si j’insiste c’est vraiment parce que c’est un trait de caractère important du vélo. Peut-être même le plus important/évident, et qui détermine grandement les sensations qu’il procure, et comment le piloter pour en tirer partie 😉

      1. Donc les grandes tailles à bases plus longues seront possiblement moins excitantes? Logique oui, mais à quel point? Il faudrait que j’en essaye un… je vais voir avec mon « voisin » Hügi ?

        1. Non ! C’est pas la longueur des bases en valeur absolu qui joue, mais le rapport entre l’empattement avant ou l’empattement total ET la longueur des bases. En clair, tu peux avoir des bases « longues » mais si tu a un avant qui l’est aussi, au final tu auras l’impression que l’arrière est court… J’avais mis ça en évidence à l’essai du Pole Machine (https://fullattack.cc/verdict-essai-du-pole-machine-le-bien-nomme/) puis on a fait un didactique pour bien expliquer ça >> https://fullattack.cc/didactiques-geometrie-bases-empattements-repartition-des-masses/#le-ratio-basesempattement-13f3c2d5-a081-4f1a-9864-817607dcabff

  6. je pensais qu’il n’etait montable qu’en full 29 et non mullet et que pour cela il fallait se rabattre sur le patrol?

      1. Transition ne communique pas directement à ce sujet sur la page dédiée au Spire sur son site web, mais en parlait dans les communiqués au lancement du vélo il y a quelques mois. Certainement pour simplifier un peu l’orientation du pratiquant au sein de la gamme > Mullet = Patrol / 29 = Spire… Dans les fait, un Spire ne Mullet aura toujours quelques milimètres de bases en plus qu’un patrol, qui doit être encore plus joueur 😉

          1. C’est vrai. Je n’aurai pas le temps de passer toute la gamme Transition à l’essai malheureusement… Mais après ce que j’ai constaté du Sentinel et du Spire, on peut quand même se faire une idée. Au final, outre le montage Mullet systématique, le Patrol est plus court de quelques millimètres à l’arrière, ce qui doit le rendre encore plus joueur/agile/compact. Ça doit encore grossir le trait de ce côté-là. C’est d’ailleurs ce que les retours en dans les précédents commentaires, tendent à confirmer 😉

  7. Moi j’attends que mon XT en violet arrive …
    Impatient de pouvoir confirmer tout le bien que vous en dites sachant que j’ai un SB150 actuellement

    1. Salut Eric,

      aaahhh ! Hâte d’avoir un retour sur le match SB150 vs Spire ! C’est pas pareil, mais au final, j’aurai du mal à choisir 😉 Enjoy !

  8. @Johann à mon avis quand Antoine parle de train arrière compact, il parle d’un top tube très sloping et d’un tube de selle (très) cours avec une tige de selle à long débattement, ce qui permet de se mouvoir facilement autour et au dessus de la selle.

    @Dominique le Spire peut être monté en mulet, toutes fois le Patrol gardera son côté encore plus ludique et joueur avec des empattements, des bases plus courtes et des reach plus cours aussi.

    @ericaix13 pour commencer la couleur est vraiment très belle (pour moi) et beaucoup plus sobre que ce que cela donne sur les photos.
    Je le roule depuis mi-septembre,c’est vraiment un vélo complet qui a un spectre d’utilisation vraiment très large, une espèce de couteau Suisse.
    Tu vas te régaler avec ce vélo!

    PS: Je connais bien les géométries, specs et les comportements des Transition, car dans le shop où je bosse, nous sommes revendeur de la marque (en Suisse).

    1. Bonjour,

      Vu que tu connais bien les géo Transition, conseillerais-tu le Spire pour remplacer un Patrol de 2017. J’affectionne particulièrement ces vélos et souhaiterais rester sur un Transition? En te remerciant.

      Yann

      1. Eh salut Antoine ça fait plaisir!

        Mon Mojo-Nicolai Geometron à été remplacé par le Spire, car compliqué dans le sinueux avec son énorme reach 555mm tout de même, j’avais un décalage 37mm en 29″ sur ma 36 RC2 pour un angle de direction de 64° et des bases trop courtes par rapport à sont empattement. Globalement l’empattement reste très proche du Mojo XXL.

        Mais sur le Spire XXL la répartition des masses et différente ce qui donne un vélo bien plus vif, beaucoup plus maniable et plus stable à la fois.

        Ce n’ai pas une mince affaire de créer un vélo homogène tant par sa géométrie, tant par sa cinématique, tant par la souplesse ou la rigidité du cadre ici ou là. C’est une savante alchimie qui est très dure à trouver, même pour des concepteurs.

        Même si mon Mojo n’était pas si vieux juillet 2016.
        Je suis ravi maintenant, car je viens de passer de la machine à écrire à l’ordinateur dernier cri.

        Au plaisir de croiser les guidons…

        1. Salut Cédric, ça fait plaisir d’avoir des nouvelles. Je comprends. Enjoy ! Tu dois te régaler au guidon du Spire ! Au plaisir !!

    1. Bonjour Gilles,

      Le Capra est justement à l’essai en ce moment. Encore un peu tôt pour tout vous dire. Il y a des similitudes sur l’idée que ces deux vélos assoient sur l’arrière, mais ça semble tailler différemment. Je dois encore préciser ce que ça implique sur la perception du vélo. Le Capra me parait moins « capable » que le Spire qui pardonne beaucoup, mais on en saura plus très vite 😉 Merci

  9. @Yann Je ne connais pas les raisons qui t’ont poussé à acheter un Patrol? Je ne connais pas non plu le style de ride que tu fais ou que tu recherches. Une chose est sûr si l’ancienne version du Patrol t’a plu, la nouvelle version devrait également te plaire, car son champ d’action s’est encore élargi.

    Le Patrol par rapport au Spire conviendra mieux à de petits gabarits (170cm et moins) et légers. Il se sentira plus vif et réactif que le Spire, en parc ou entre les arbres.

    Et le Spire de son côté est un véritable monstre quand le sentier devient raide, accidenté avec de grosses marches et pour les hautes vitesses.

    Personnellement en dehors du parc, je ne vois pas forcément un intérêt pour les tailles L et XL du Patrol par rapport aux Spire et Sentinel.

    Il y aura une version carbone du Patrol l’année prochaine, par contre aucune idée de sa date de présentation (et encore moins sur sa date de livraison). Pour ceux qui ont plus de moyens, le carbone ne sera pas inintéressant, pour celui qui recherche encore plus de réactivité et de dynamisme.

    1. Merci beaucoup pour ton retour complet! Je ne savais pas qu’une version carbone du Patrol devait arriver…C’est bon à savoir. ?

  10. Excellent cet article ! J’ai un Sentinel V2 et j’hésitais à le changer avec la sortie de ce nouveau Spire. Egalement le yeti sb150 me fait de l’œil.
    Toi qui a pu essayer les trois qu’en penses tu ?

    1. Dans tous les cas, t’es sur la crème de la crème, d’excellents vélos. Ça se joue sur la correspondance entre ton style de pilotage, tes attentes, et ce que propose le vélo. Le Yeti est plus « facile », posé, tranquille, sain… Tu as la liberté d’entreprendre, ou non, à son guidon. Le Spire a un peu plus de caractère. Si tu compte avant tout sur le vélo pour faire le job, tu seras plus « tranquille » sur le Yeti. Si tu compte sur le vélo pour t’accompagner dans tes folies, et compte sur lui pour te sauver la mise quand t’en auras fait un peu trop, le Spire sera ton pote 😉

  11. Salut,
    Merci pour ce riche retour, peux-tu nous en dire plus sur la comparaison des deux positions possibles.
    Comment as-tu ressenti le vélo selon la position haute ou basse, avec laquelle as-tu finalement eu les meilleures sensations et possibilités du Bike ?
    Merci !

    Sportivement

    1. Salut Nono,

      j’ai préféré la position haute : c’est dans cette position que la suspension arrière fonctionne le mieux. Qui plus est, la géo (empattement, empattement avant, boitier bas, angle de direction) est déjà généreuse en position haute. En position basse, je n’ai pas trouvé davantage d’intérêt. Et comme je l’écris dans l’article : si on veut profiter de l’empattement et/ou de l’angle de direction de la position basse, il y a plusieurs solutions plus intéressantes que de rouler en 29 position basse : rouler en Mullet position haute, ou faire usage d’un angleset ou ajusteur de reach comme la douille le permet 😉

  12. Bonjour, je remarque que vous préconisez quasiment 30% de SAG sur les vélos que vous essayez, pour l’arrière Ok pour assoir un peu le vélo ça aide dans la pente si c’est pour une utilisation hors bikepark, mais devant une fourche à 30% de SAG c’est plongeon à coup sur à chaque gros freinage même en fermant les compressions.

    1. Oui j’aimerais savoir aussi, surtout que je viens d’en acheter un, et on ma recommandé 22% a l’avant, d’après transition.

      1. @Tom, @David25,

        votre question tombe à point nommé, on est en train de produire une vidéo pour détailler comment l’on obtient cette valeur de 30% de SAG avant. Chez nous, c’est debout sur les pédales, épaules à l’aplomb de la potence, bras tendus en appui sur le cintre. Selon nous, c’est la position la plus représentative de l’usage gravity que l’on fait des vélos. Or, c’est aussi la méthode qui procure des valeurs assez élevées. 22% selon cette méthode, pour avoir déjà plusieurs fois essayé : c’est peu ! ça tabasse. Par contre, 22% assis sur la selle, pourquoi pas, on doit pas être loin des 30% debout. Pour info, avec notre méthode, on est régulièrement proche des préconisations des manufacturiers de suspensions, et des marques de vélo qui font le travaille de proposer des préconisations précises.

        1. Merci de la réponse donc on a la même manière de mesurer le SAG en position de ride, si je met 30% avec cette méthode premier gros freinage appuyé j’ai la fourche en bas, je ne parle pas des sauts là on est HS….

          1. Salut David, attendons que notre vidéo sur ce sujet sorte. Outre la position, il y a des petits détails qui comptent. On pourra réellement penser qu’il y a un décalage lorsqu’on aura vu et interprété les mêmes images 😉 ça sort d’ici la fin de semaine. À très vite !

  13. Salut,

    En comparaison avec un meta AM, que donne le spire? A la pédale dans un premier temps mais surtout niveau sensation de pilotage?

    1. Salut Jacques,

      à la pédale, je dirais sensations proches. Il m’aurait fallu avoir les deux à disposition en même temps pour éventuellement déceler un écart. Mais qu’importe, j’en attendais, et j’en ai obtenu, les mêmes qualités de « tracteur » quand il faut pédaler longtemps, assi, au train. Bien posé, belle motricité, confort.
      En matière de pilotage, je pense que le Meta AM est un poil plus « sage », à exploité « posé » à laisser rouler, là où le Spire m’a donné l’impression d’avoir un peu plus de caractère : il « génère » un peu plus de vitesse », et incite:se magnifie un poil plus lorsqu’il s’agit de sauter notamment !

  14. Bonjour,
    Petite question esthétique, on voit que vous avez laissé la durite de frein hors du cadre, vous confirmez que l’on peut quand meme la cacher dans le cadre ?
    Sur le scout on ne peut pas, c’est dommage je trouve sur un bike de cette gamme (bien qu’au pilotage on s’en fou)

    1. C’est une volonté de Transition (sur tous les Transition), de laisser la durite du frein arrière accessible, pour facilité l’entretient ou un changement du système de freinage sans avoir à faire de purge. Rapide, simple et efficace!

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