Essai du Canyon Spectral 29 CF

Retour vers le futur ?!

Depuis quelques années maintenant, la gamme du VPCiste allemand s’est trouvé sa figure de proue et il se pourrait que le Canyon Spectral 29 reprenne le flambeau. All Mountain par excellence, les deux précédentes versions de ce vélo à tout faire ont clairement conquis le marché par un positionnement entre deux mondes que l’on a déjà eu l’opportunité d’aborder en long, large et travers dans nos colonnes.

Logique donc que l’annonce d’une nouvelle version – le Canyon Spectral 29 – fasse l’objet de convoitises. Les commentaires suite à sa présentation et prise en main en attestent. D’autant qu’au lancement du précédent, déjà, une seule petite ombre venait ternir un tableau presque parfait : pourquoi pas en 29 pouces ? La question se posait à l’époque, la réponse est désormais entre nos mains… Le Canyon Spectral 29 est à l’essai FullAttack !

Canyon Spectral 29 CF9

  • All Mountain & Enduro
  • 29 pouces
  • 150/160 mm, RochShox Pike & Deluxe
  • Triangle avant & arrière Carbone
  • Reach 485 mm en L, Offset 42mm
  • Roues DT Swiss XMC 1501
  • Maxxis Minion DHF/Dissector Exo
  • Sram Code RS, 200/200 mm
  • 4 modèles, 4 tailles, 3299 à 5999 €
  • 13,48 kg, taille L, tubeless + préventif
  • Dispo immédiatement
  • Détail sur www.canyon.com

Playbike !

C’était mon sentiment au moment de livrer mes premières impressions au sujet du Canyon Spectral 29, ça l’est encore plus au moment de livrer ce verdict : le Canyon Spectral n’a rien perdu de son tempérament joueur en passant aux roues de 29 pouces. C’est peut-être même celui qui dispose du tempérament polyvalent/ludique le plus marqué du marché.

Après tout, j’ai balayé plusieurs réglages de suspension, plusieurs trains de roues, plusieurs montes de pneus, plusieurs cockpits et sets de suspensions… Mais au final, la première impression reste bien présente et garde le dessus : facile à manier, que ce soit pour décoller en un clin d’oeil ou tourner d’un simple coup de rein.

Dans tous les cas, le Canyon Spectral se distingue par une stabilité d’assiette exceptionnelle et naturelle. À la pédale, à la relance, dans les appuis, quand le sol est défoncé… Il est toujours là où on l’attend, facile à solliciter, puisque sain dans sa présence et sa réponse. Un peu comme ce couteau suisse qu’on a toujours sous la main, et qu’on ne passe pas son temps à chercher…

D’où ça vient ?

Les différents essais menés pour aboutir à ce verdict n’ont fait que confirmer : la majeure partie de ce tempérament provient de la suspension arrière du Canyon Spectral 29. Une cinématique qui veut fonctionner en trois temps : début de course très souple jusqu’au SAG / maintien bien présent ensuite / fin de course qui verrouille. C’était déjà sensible sur les Spectral et Torque 27,5 pouces, mais ici le 29 – qui ne s’embarrasse pas de certains obstacles – semble le magnifier. C’est plus évident encore !

Son tempérament sain provient aussi du gentil carbone dont le Canyon Spectral 29 fait usage. Cintre, roues, cadre. Sur ce vélo, tout semble apporter l’avantage que l’on connait du carbone – légèreté, précision, maitrise de la raideur – sans les inconvénients – inconfort, exigence, fragilité. Depuis que j’ai mené l’enquête au sujet du carbone, j’attends avec impatience que nos vélos en exploitent le plein potentiel. Le Canyon Spectral 29 est à l’idée que je m’en faisais. On tient quelque chose ici…

Comment ça se règle ?

La seule chose à savoir avec le Canyon Spectral 29 porte sur les réglages. Le tempérament du vélo a beau être très présent, il se laisse ajuster juste ce qu’il faut. D’origine, le vélo est livré avec des réducteurs de volume dans la fourche et l’amortisseur. Dans cette configuration, en 150 mm à l’avant et en position haute, le vélo est top pour les terrains peu cassants, qui plus est s’ils sont compacts. Le vélo est une belle rocket. Les plus tatillons ajouteront même peut-être un réducteur dans la fourche pour bétonner un peu. Un vrai All Mountain bien dynamique !

Et si le terrain se fait plus cassant, il suffit de retirer les réducteurs. Le vélo n’y perd pas son âme, mais y gagne simplement en capacité d’amortissement. Dans ce cas, une fourche en 160 mm – soit en bricolant, soit en optant pour celles des montages Fox d’origine – puis la position basse lui vont à ravir ! La répartition des masses et l’assiette restent très bonnes – la suspension arrière a de la marge pour gérer ça. Racines, pierres, rochers, marches, etc… C’est là qu’on retrouve pleinement le Canyon Spectral ultra-polyvalent, à la croisée des mondes que l’on connait. Avec quelque chose en plus qui a tout l’air des avantages du 29, sans les inconvénients…


AvantArrière
SAG25 à 30%30%
Détente2/3 ouverte2/3 ouverte
Compressionouverteouverte
Réducteurs de volumed’origine ou sansd’origine ou sans

Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon.

Comment ça se pilote ?

Polyvalent et joueur donc, le Canyon Spectral sait l’être. De par les ajustements dont on vient de parler, et de par les styles qu’il accepte pour se laisser dompter. Plusieurs cas de figure intéressants pour bien saisir…


En l’air

Quand on parle d’un vélo joueur, c’est nécessairement sa capacité à prendre les airs, les tenir, et en revenir, que l’on a en premier à l’esprit. Avec réducteurs de volume, le Canyon Spectral 29 le fait en un clin d’oeil. Il tolère même de ne pas être très académique dans le transfert des masses en bunny-up. Heureusement, parce que son assiette très stable peut ne pas faciliter la tâche s’il faut forcer le geste. Si tel est le cas, c’est signe qu’il est temps de retirer les réducteurs de volume, libérer un peu la bête, et faire étalage de tout son talent.

Quoi qu’il en soit, économe en débattement, bien tenu, agile… Tout ce qu’il faut pour que le vélo soit facile une fois les roues décollées du sol. Il est un régal à placer pour faire retomber les roues à des endroits précis. Qu’il faille poser les deux successivement au même endroit sketchy, ou qu’il faille anticiper en l’air, l’appui qu’il ne faut pas rater pour la suite ! À cet instant précis, la lecture du terrain est un régal de maitrise dans la restitution sans jamais taper dans les mains…

En courbe…

Autre cas de figure évident où le Canyon Spectral 29 a tous les signes d’un vélo passe-partout par excellence : les virages ! Certains vélos demandent ou incitent à s’appliquer dans la gestuelle. Bien sûr, ici, plus c’est exécuté avec talent, plus les sensations sont excellentes. Mais au delà de ça, le Canyon Spectral et sa capacité à tourner d’un coup de rein offre surtout le choix de la méthode. Notamment avec les pieds : extérieur en bas ou manivelles à plat, les deux écoles sont possibles.

Dans tous les cas, sa belle assiette et sa tolérance vis-à-vis du terrain gardent le bonhomme dans un environnement où il fait bon prendre des initiatives, tenter des choses, l’inverse de l’ennui en somme… Et ici encore, de la version 150 mm avec réducteurs à la version 160 mm libérée, le Canyon Spectral couvre un joli spectre. Capable de tourner dans un mouchoir sans trop d’effort dans le premier cas, jusqu’à ce qu’il faut pour mettre de l’angle sans y perdre la facilité de coup de rein pour shralper dans le second !

À la pédale…

Belle assiette = assise excellente. C’est vraiment un trait que l’on retrouve sur le Canyon Spectral 29, quelle que soit sa configuration. Il fait vraiment bon s’y assoir et pédaler sans jamais avoir la sensation de faire du pédalo ou choper le mal de mer. Ça ne bouge pas tout en avalant ce qu’il faut du terrain pour déployer la puissance sans avoir à tricoter ou se lever au premier caillou.

Et ici aussi la polyvalence du vélo s’exprime : assis au train ou debout à la relance, il n’y a pas de situation meilleure qu’une autre. Le Canyon Spectral est simplement bon ! Ça tient encore à sa cinématique plus qu’à ses roues. Certes, les DT Swiss carbone du montage passé à l’essai apportent du peps et limitent l’inertie, mais elles s’accordent surtout au tempérament propre au vélo. Elle le mettent en valeur et l’accompagnent plus qu’autre chose…

Quand ça brasse

On l’a évoqué en parlant des réglages de suspension, le Canyon Spectral offre un beau spectre en matière d’amortissement. Plus ça brasse, plus j’ai tendance à conseiller de le libérer en retirant les réducteurs de volume, et/ou augmentant le débattement avant. Le tout étant, toujours, qu’il conserve par ailleurs le bon maintien qui correspond au style du pilote. Et c’est clairement la complaisance du châssis qui permet ça. Même quand ça brasse fort, le Canyon Spectral a toujours ce toucher, ce premier contact, qui reste doux. Un régal qui permet d’abord de laisser filer, puis de prendre des initiatives pour tirer/sauter/pumper. La seule réelle limite porte sur les plus gros impacts. Ça provient en grande partie des capacités de l’amortisseur, mais globalement, le vélo ne fait alors pas de miracles. Ce que les meilleurs amortisseurs apportent en la matière reste leur apanage et ici, le Canyon Spectral a le mérite de faire fonctionner au delà des attentes, des amortisseurs somme toute modestes à la base…

Dans la pente…

Dernier cas de figure où la polyvalence et le tempérament joueur du Canyon Spectral 29 peuvent s’exprimer : dans la pente. C’est peut-être là d’ailleurs qu’il trouve, ou pas, leurs limites. Ou disons que c’est là aussi, que le choix entre fourche de 150 ou 160 mm a tout son sens. L’angle de direction un poil plus couché et le gain de stack que ça représente sont sensibles puisque par ailleurs, le maintien qu’offre la suspension arrière après SAG n’est pas favorable à tasser le vélo. Et c’est parce que c’est logiquement en 160 mm avec un casting qui se tient bien qu’il est le plus à l’aise dans la pente, que je trouve le Canyon Spectral le plus à son image et à propos. Dans ce cas, un régal à placer, notamment en n’oubliant pas de piloter avec les jambes !

Pour qui ? Pour quoi faire ?

À force de parler de spectre, il faut le définir. Je vois clairement le Canyon Spectral occuper celui qui va du petit All Mountain qui rend la rando du dimanche matin ludique, à l’Enduro qui fait merveille sur les rallyes régionaux en massifs de moyenne montagne. Plus haut en altitude, le Canyon Spectral joue le bon compagnon pour l’aventure en vélo de montagne, à la pédale. C’est donc un vélo bon à tout faire ou presque pour ce qui nous concerne.

D’autant qu’il est accessible, sans être fade ou perdre son latin quand le rythme augmente. Il ne lui manquerait d’ailleurs plus grand chose, peut-être un poil de débattement et de rigidité pour voir encore plus large et rouler sereinement en station. Là, c’est juste qu’on finit par sortir de sa zone de confort, et qu’il faut du talent pour continuer à en profiter. En tout cas, je comprends Dimitri Tordo et Jack Moir qui semblent passer un bon hiver à son guidon 😉

La Concurrence ?

Orbea Occam

Même positionnement, même ambition, et pas loin d’être sur le même résultat. La différence se joue sur la méthode pour y parvenir. Le Occam doit beaucoup au travail effectué sur les settings internes de l’amortisseur, là où le Spectral parvient à faire travailler des amortisseurs plus modestes. Sur le terrain, le Occam est économe car sa suspension sait revenir très vite, là où le Spectral se tient davantage sans avoir à taper dedans pour qu’il fonctionne…

Commençal Meta TR

Neutre et bien réparti : on parle pas un peu des Commençal Meta là ? Sur les capacités, le Spectral en 160 mm avant vaut un Meta TR. Il en a la stabilité d’assiette et la bonne maitrise de la raideur, tout en carbone et deux kilos moins lourd sur la balance. Ceux pour qui ça compte apprécieront. Ceux pour qui la dynamique du vélo compte avant tout apprécieront le caractère encore plus sain et posé des Commençal qui mordent le sol, et qui assoient juste ce qu’il faut de plus sur la roue arrière, sans se tasser.

YT Jeffsy

Visuellement, des faux frères, même s’ils partagent la même patrie. En 150 mm et avec les réducteurs, il me rappelle l’ancien Jeffsy dont la suspension arrière verrouillait encore plus vite passé la mi-course. Mais le Canyon Spectral 29 sait mieux se tenir avant, et se libère facilement avec quelques réglages. La différence se fait aussi sur la position et la répartition des masses. Le Jeffsy assoie son pilote sur la roue arrière, là où le Canyon Spectral est plus neutre, centré.

Lapierre Zesty

Les deux sont joueurs, mais pas de la même manière. Le dynamisme du Spectral vient de son assiette naturellement très stable qui laisse l’opportunité de faire un peu tout, et parfois n’importe quoi. Les Lapierre méritent au contraire de jouer de la dynamique au boitier, du transfert de masse que ça peut impliquer. Ils savent être tolérants avant d’y parvenir, mais méritent qu’on fasse ce petit effort d’apprentissage, là où le Spectral s’en moque un peu. Les deux sont d’un carbone tolérant, mais ici aussi, le Spectral est plus neutre, mieux réparti.

Polyvalent, passe partout, à la croisée des mondes, facile, ludique, sain… Les mots ne manquent pas, mais le Canyon Spectral 29 réussi un sacré tour de force ! Celui d’être dans la droite lignée du playbike qu’est son prédécesseur, tout en faisant usage des roues de 29 pouces. Mieux, il en tire les avantages sans en exprimer les inconvénients ! Un tour de force relevé avec brio qui est à double tranchant : il y a forcément du boulot pour y parvenir, mais ça parait si facile, qu’on regretterait presque qu’il ne soit pas sur le marché depuis plus longtemps, et plus largement > #shortlist des tous bons du moment !

Rédac'Chef Adjoint
  1. Super essai, merci. Je crois que j’en commande un…
    Et sinon, ça donne quoi avec la fourche d’origine et cadre en position basse?

    1. Bonjour Claude, merci 😉 fourche d’origine, position basse, c’est un bon All Mountain. Ça se joue dans la nuance, en fonction du style, de la pratique, du terrain de jeu. La Pike fait partie des « petites » fourche les plus précise, donc ça colle parfaitement à l’esprit passe-partout du vélo.

  2. Alors là cet article aurait pu s’intituler Désiré…
    Ce nouveau format est Top.
    Tout est très clair dans la forme et dans le contenu.
    J’ai quand même une interrogation à la lecture, qu’apporte de plus la position haute en 150mm plutôt que la position basse qui ouvrirait un peu plus l’Av??

    1. Bonjour Laurent, merci ! Heureux que le travail effectué plaise 😉 La position haute permet de redresser un peu l’angle de direction. Du coup, le vélo exige moins d’avoir à le pencher pour tourner. C’est ce qui peut rendre le vélo « plus facile d’accès » si l’on débute. Ça se prête aussi plus si l’on roule sur des terrains lents et très sinueux, typiquement entre les arbres…

      1. Merci pour vos réponses, elles sont d’une grande aide, sans aucun doute!
        Donc je comprends que ça « échoue un peu » sur les gros plans que ce n’est pas lisse, même si je suppose que puisque sa progressivité n’est pas très élevée avec le cf8 dpx2 ou un type X2 ça s’améliorerait beaucoup.
        En fait j’ai un SC N3 et ça change beaucoup pour amener le Monarch Plus au X2, on peut le laisser très doux, très sensible, ou bien au contraire (je le porte avec Bos Deville et des compressions très ouvertes pour être à l’aise mais trois jetons pour maintenir le soutien derrière)
        Dans ma région il y a beaucoup de pierres et de marches, il est important qu’il soit abaissé mais qu’il soit doux en même temps, et ce serait un pas de plus vers le all mountain que mes précédents vélos (Nomad3, Giant ReignX,. ..) bien que les roues 29 et plus la géométrie moderne devrait aussi aider, et la taille, toujours M pour mon 1’70 et je pense que dans Spectral ce serait aussi suffisant pour les jours actuels (yeti sb, sentinel, …) droit?
        Peut-il être un bon enduro pour les terrains accidentés et obtenir une sensation de douceur sur les coups durs d’affilée?

        Au fait, le nouveau format est très élégant et actuel, bon travail;)

        1. Avec plaisir, on y tient 😉 Je comprends le ressenti avec le X2, je le partage. Je ne peux pas répondre catégoriquement au sujet de la douceur une fois dans le débattement, parce que je n’ai pas pu essayer directement avec le X2, et que je ne dispose pas de la courbe de raideur du Spectral 29 pour vérifier… Mais en roulant, j’ai eu le sentiment que passé le SAG, sa raideur n’était pas trop élevée malgré le bon maintien. Est-ce du à la cinématique ou au carbone et au montage ? Un léger doute persiste. Mon intuition me dit que ça pourrait le faire, mais ça reste une intuition 😉 Une chose est sûr, je ne pense pas qu’avec le maintien dont sa suspension fait preuve, il s’affaisserait autant que les Nomad et Reign que vous avez connu. Clairement, ce sont deux vélos vraiment réputé pour ça, et qui sont les plus engagé dans ce concept, sur le marché ! Giant et Santa Cruz, des tapis volants 😉

    1. Bonjour Eymeric, merci ! Effectivement, le Hightower aurait aussi pu faire parti du panel de la concurrence. Point commun clé : l’idée que les vélos sont stables d’assiette, donc permettent de laisser la géométrie s’exprimer. Différence notable : le Spectral reste haut et économe dans le débattement, là où le Higtower donne l’impression d’un tapis volant, plus « smooth ». Autre différence clé : la dynamique des deux vélos. Sur le spectral, quand le vélo est tassé, il reste dynamique. Sur le Hightower, il se stabilise. Ça se pilote donc différement 😉

  3. merci pour cet essai, toujours aussi complet !
    Petit détail: le lien en haut de l’article ne renvoie pas sur le site de canyon 😉

  4. Attendez ce test! L’idée est la version Cf8 avec 36 à 160 et position basse (polyvalente mais plus axée sur l’enduro. Comment se compare-t-elle au Yeti sb150, Specialized stumpy evo et Transition Sentinel ou encore Norco Sight?

    1. Bonsoir,
      Merci pour vos articles complets, de qualité, dans lesquels vous prenez le temps de tester et de partager vos analyses et expériences.
      Votre article lève les doutes que j’avais sur ce vélo quant à ses capacités à la pédale par rapport à mon jeffsy 2016 taille L.
      Faisant 183cm ( entrejambe 84, bras 69, tronc 65 ) je me trouve entre 2 tailles et j’ai l’impression qu’il n’y a pas de mauvais choix; le M privilegiant la maniabilité, le L la stabilité et tous deux seront conforts pour les belles journées en montagne.
      Ma pratique est all-mountain/petits enduros, du velo de montagne ( un peu « engagé » ) dans les alpes et le sud.
      D’après votre expérience, et les heures passées sur le L quels conseils pourriez vous me donner sur la taille à privilégier.
      Merci d’avance et continuez sur cette voie.

      1. Bonjour Gauthier, merci pour ce retour. Heureux que le travail soit apprécié. Je mesure pour ma part 1m82, 81 cm d’entrejambe. Dans cette taille L, le Spectral 29 ne m’a pas paru tailler plus grand que la moyenne. Les Lapierre et SantaCruz paraissent plus petit, Les Mondraker, Commençal et Transition taillent plus grands. je trouve que ce vélo a de la maniabilité à revendre, et en montagne, j’ai toujours tendance à privilégier un vélo un poil plus long. Ça peut sauver la mise dans les racines, les alpages, les pierriers, bref, partout où des trous peuvent jouer de mauvais tours 😉

    2. Bonjour Ivan,

      Depuis que le SB150 fait usage d’une Fox 38, il s’installe un cran plus haut, clairement Enduro, pas All Mountain. C’était déjà le cas avec une 36/Lyric. Vis-à-vis du Stumpjumper EVO, c’est similaire, et ça se joue à quelques détails, mais globalement le Spectral est plus facile à régler et plus dynamique. Le Stump’Evo demande des efforts de ce côté là. Norco Sight, nous n’avons pas roulé, on ne peut pas se pronnoncer. Transition Sentinel, ça se rejoint un peu sur l’idée d’une suspension arrière qui sait se tenir, mais l’américain taille plus grand, et a ce côté « pousse au crime » que le Spectral sait contenir tant qu’on ne lui demande pas 😉

      1. Intéressant comme remarque:le SB150 et le Spectral 29 ont tous deux 160/150mm de débattement, une géometrie très proche, voire plus Long/Slack sur le Canyon mais pas le même usage. C’est donc ce que l’on peut plus difficilement voir sur le papier qui les différencie: la cinématique, où l’un est plush confort quand l’autre est plus poppy. Ou est-ce que les courbes d’anti-rise/squat et lever ratio permettraient de le déceler avant même de monter sur un vélo ? Dans ce cas pourrait-on aussi fixer des fenêtres de valeurs sur ces courbes pour de nouveau catégoriser les VTT ?
        Et donc rien n’empêcherai d’avoir un trail bike de 160mm comme on a des petits enduro de 140mm. Le Propain Tyee semble être de cette trempe là: pas un vrai enduro de course mais très polyvalent et qui fait un tabac en Allemagne.
        Ce pose alors la question des cadres partagés trail/enduro, comme font Lapierre, Sunn et Commencal: on a donc au catalogue un enduro en 160 et un enduro bridé en 140 ou alors un trail en 140 et un trail bodybuildé en 160?

        Ou vais-je trop loin ?

        1. Salut Guillaume,

          tu ne vas pas trop loin sur certains points. la discussion est intéressante. À mon sens, le marché pousse à avoir beaucoup de modèles et de segments, mais au fond, on aurait un seul vélo et des options d’équipement là où on en a plusieurs sur la même base ou des bases proches, qu’on serait tout aussi content une fois en selle ! Après, à savoir si certains sont plus des Enduro bridés que des All Mountain bodybuildés, c’est au cas par cas, on ne peut pas dégager de vérité générale.
          En ce qui concerne les courbes, il y a effectivement des éléments que l’on pourrait tirer de leur lecture, en plus des chiffres de géométrie. De là à tout prédire à l’avance, ça reste une utopie. Même en F1, avec les moyens colossaux de simulation dont ils disposent, ils ont besoin de mise au point sur le terrain pour ajuster. Et dans le VTT, on est loin d’en être à leur niveau. La mise au point, et la validation sur le terrain reste donc un passage obligé. D’autant que plusieurs phénomènent viennent contrecarrer l’idée que les courbes suffiraient : leur méthodes de calcul ne sont pas toujours ultra fidèles à la réalité du terrain, et certains paramètres interfèrent avec les autres de manière non linéaire et systématique 😉

          1. Merci pour ta réponse.
            En bref on sera toujours obligé d’attendre le verdict Fullattack et de sauter sur les commentaires avant d’acheter :D.
            Une seul vélo pour tout faire c’est vraiment le Graal, peut être que l’approche Guerrilla Gravity vise juste finalement, ou le Strive. Il y a vraiment trop de choix.

            Pour rebondir sur le réalité du terrain, roulant en basse montagne, la seule référence commune que je peux avoir avec vous serait le Transverdon. Pour ce genre de terrain/sortie, que choisirais-tu : Spectral 29 ou SB150 ? (pour le chrono certainement le Yeti oui, mais sans parler chrono/perf, pour se faire plaisir et faciliter la tâche du pilote en en D+ et D- et sur du plus plat ?).
            En comparant aussi avec le Meta TR avec lequel j’hésite beaucoup: le Spectral serait plus polyvalent encore et joueur alors que le TR est plus orienté: à fond en descente et gommer le terrain les deux roues au sol, c’est ca ?

    1. Bonjour Nico,

      si l’on se tient aux préconisations Canyon : Taille S. Habituellement, la marque incite à choisir petit, pour avoir un vélo « facile » à manier. Perso, je mesure 1m82/81cm d’entrejambe. Le configurateur me suggère taille M. Je roule systématiquement les tailles L par goût et pour pouvoir comparer. Ici, ça me permet de confirmer que Canyon conseil petit, mais que ses vélos taillent « normaux », dans la tendance du moment. Ça se joue donc au cas par cas, en fonction de vos habitudes et de vos attentes > quel(s) vélo(s) et dans quelle(s) taille avez vous roulé jusqu’ici ? Vos impressions ? Vos attentes ?

      1. Salut les gars. J’avais fait comme Antoine sur mon ancien Spectral. Taille M au lieu de S pour 1m70.
        Mais sur le nouveau j’ai pris le S car taille mini de hauteur de selle 691 sur le M alors que je fais 680. Alors mef à toutes les mesures…

        1. Intéressant. Merci d’avoir partagé ça. Tu nous diras au final, ton impression de taille entre le Spectral 29 en S vs le 27,5 en M ?

      2. Giant trance taille M
        Genius 740 taille M
        Et plusieurs autre vélo…. toujours en M mais parfois je suis entre les deux Quand il s’agit de pédaler
        Ma pratique
        enduro dans les alpes avec portage
        Et Autour de chez moi
        roulants dans les Cévennes ou autre

        Et un peu de station ( par contre là le S est trop petit) a mon goût

        1. Ok. Dans tous les cas, Taille M. Si déjà les Taille M concurrent cités peuvent paraitre un poil petit, pas la peine de partir sur équivalent, alors que le Spectral 29 en M est justement un poil plus grand en top tube et reach. Et en station, roues de 29 et empattement généreux sauveront la mise 😉

      3. Bonjour à tous !
        La boulette… je lorgnais sur un spectral 27’5…et j avais choisi la taille L preconisé par le simulateur.
        Puis finalement j ai commandé un spectral…29.
        Et je percute seulement maintenant que pour ce vélo, canyon me conseille du M ! (taille 181cm entrejambe 84/85).
        Bon ben maintenant c est fait, et les M ne seront pas dispo avant aout … donc verdict fin mars debut avril au deballage du cf8, je vous dirai ce que ca donne…

  5. bonjour, si vous deviez le comparé avec le spectral 27,5 quelles seraient les différences et points communs ? merci.

    1. Bonjour Amaury,

      points communs très évidents : le comportement en trois temps de la suspension arrière, l’assiette qui en résulte, le carbone qui filtre, le tempérament joueur. Différence : une rigidité juste ce qu’il faut de plus importante et une raideur mieux maitrisée, un vélo plus grand donc plus stable, l’effet des roues de 29 sur la manière d’appréhender le sol et l’adhérence 😉

      1. Merci pour ta réponse Antoine, çà fait plaisir d’avoir un retour sur les interrogations qu’on se pose.
        En clair par rapport au spectral, on est d’accord que le 29 ne va pas être plus capable en utilisation bikepark (5 fois max sur la saison d’été)/sauts, que le spectral 27,5 ? (Même si c’est cadre alu) ?
        Merci

        1. Avec plaisir Amaury. Pour nous, ça fait partie du job et on y tient 😉 Le Spectral 29 sera un poil plus parce qu’il est plus long, est un peu plus rigide, et a des roues de 29 qui sauvent un peu la mise quand c’est défoncé… Mais ça n’en fait pas pour autant un pur vélo pour rouler en station. Ça reste un cas de figure où il est au bord du Spectre, et où il y a plus à propos.

          1. Merci Antoine, j’en profite que tu es actif sur l’article pour te poser une ultime question.
            Selon toi, y a t il un VTT qui puisse vraiment tout faire j’entends petite balade tranquille, sur paysage assez plat sans se préoccuper du chrono bien sur ,montée, bois shaper, et être à l’aise en bikepark/station ?
            j’ai cru voir sur la chaine Anglais GMBN que le Commencal Clash serait peu être ce vélo ? peu être un peu trop lourd quand ça devient plus plat et pour franchir des côtes ?
            merci

  6. Salut la rédac,
    Je cherche à remplacer mes 2 vélos par un seul, un Megatower pour la Station et les courses d’enduro et un 5010 pour le reste (je sais je suis un gros chanceux, mais je me dis que deux vélos c’est trop par rapport à mon utilisation)

    Ça donnerait quoi la version fox Cf8 avec un X2 derrière et une paire de roues plus costaud pour la Station ?

    Quand je vois Dimitri Tordo le tordre dans tous les sens j’aurais tendance à penser qu’il peut faire le job sans problème (bon ok il a monté une fourche en 180 dessus).
    Et vous vous en pensez quoi ?

    Je fais une 20aine de jours de bikepark l’été.
    Merci

    1. Bonjour Florent,

      Les Santa sont réputés pour avoir un cadre rigide/précis et des suspensions genre « tapis volant ». Là, c’est à peu près l’inverse. En station, ça risque de faire « tout drôle » 😉 Comme je l’ai sous entendu dans l’article : Jack Moir et Dimitri Tordo ont du talent à revendre. Le vélo est top et sain, donc une bonne base pour qu’ils l’expriment. À mon sens, c’est ce qu’il fait que ça marche pour eux… Mais je reste persuadé que ce n’est pas donné à tout le monde. Deux trois jours en station, pourquoi pas, mais de la compétition + 20 jours en station, ça risque de faire une grosse saison, et faut avoir une sacré caisse pour ne pas s’y cramer avant la fin 😉 Si l’idée c’est vraiment de ne garder un vélo pour tout faire, j’aurai plutôt tendance à viser un poil plus gros que le spectral 29, pour tout satisfaire : yeti SB150 avec 38/ZEB, Transition Sentinel, Specialized Stumpjumper EVO, Lapierre Spicy, Santa Hightower…

  7. Bonjour, très bon test, ça donne envie !
    J’ai quand même un léger problème, à tord ou à raison, avec les géométrie à base et angle de tube de selle identiques selon les tailles.
    Ça ne semble pas dérangeant pour les tailles les plus communes, mais aux extrêmes, ce n’est pas très cohérent. Je mesure presque 2 mètres, et c’est clairement un détail qui m’ennuie quand je vois ce type de vélo idéal, je me dis que la position de pédalage va être bien trop sur la roue arrière.
    J’aimerai changer de vélo et du coup le Spectral se trouve éliminé de ma short-list à cause de cela.
    En tant que journalistes essayeurs, qu’en pensez-vous ?
    Merci ?

    1. Bonjour Damien,

      je comprends la remarque, et le raisonnement. Je le partage en partie si l’on considère seulement les chiffres. En réalité, il faut également tenir compte de la manière avec laquelle s’anime le vélo, sa dynamique, le maintien de sa suspension arrière, son tempérament « de base ». On est donc obligé d’aller plus loin dans l’analyse, et entrer dans du cas par cas (modèle par modèle) pour voir si ça peut effectivement poser problème ou non.

      Exemple : un YT, quelle que soit la taille, a tendance à assoir son pilote sur la roue arrière, et la suspension est raide mais se tient bien, trop presque sur les tailles intermédiaires. Pas de problème à mon sens sur une plus grande taille donc. À l’inverse, Sur un Santa Cruz qui est un « tapis volant », je pense qu’il faut être prudent, raison pour laquelle je vois d’un bon oeil l’apparition d’un réglage de la longueur des bases sur le Megatower, et le fait qu’ils proposent un grand nombre de tailles, dont XXL.

      Pour revenir au Spectral, la suspension arrière a un tel maintien, qu’effectivement, les grandes tailles doivent assoir davantage sur la roue arrière, mais le vélo me fait penser qu’il en a suffisamment en réserve pour ne pas s’affaisser. D’autant qu’ils ont tendance à tailler « petit ». Ça peut poser d’autres problèmes mais sur ce point, ça a son avantage.

  8. Un test très intéressant comme toujours.
    Les deux versions (RS 150mm/Fox 160mm) sont elles radicalement différentes ?
    Est ce que comme sur l’Occam la fourche en 160 est « obligatoire » pour en tirer le meilleur ?

    1. Bonjour Antoine,

      à mon sens, il faut préciser que sur le Occam, la plupart des modèles sont équipés Fox… Et qu’à mon sens, il faut éviter le casting de 34 trop flex, pour en tirer parti. il faut une 36, qu’importe le débattement. Je n’ai pas roulé le Spectral avec une 34, puisqu’il n’est pas vendu comme ça. Comparativement, la Pike, la Lyric et la 36 avec lesquels il est commercialisé se tiennent bien. One peut pas parler de visages « radicalement » différents non. la cinématique a un tel dessus qu’on sent des différences, qu’il est intéressant d’en jouer, mais il n’y a pas un « monde » 😉

  9. Je crois que c’est le meilleur test que j’ai lu sur le site, bravo.
    Si tu devais le comparer au Torque en descente tu dirais qu’il est plus joueur ?

    1. Je réponds puisque j’ai eu l’occasion de rouler les 2 : Torque CF et Spectral CF 29 😉

      Avec des similitudes (cadre, suspension, détails) et une apporche identique, Canyon pond 2 vélos bien différents qui ne se destinent pas à la même chose : le Spectral en bon All Mountain polyvalent, capable en Enduro à condition de se donner ou s’employer et le Torque en Enduro voir Bike Park qui ne deviendra pas un All Mountain par son débattement important, des relances moins vive et son affection pour la pente/défoncé.

      Même si pour sa catégorie le Torque est un vélo assez joueur (merci les roues de 27,5), le Spectral est largement un ton au dessus. On joue beaucoup plus des bras et des jambes pour faire vivre le Spectral CF, là où sur le Torque on peut se reposer et compter sur lui. Il suffit d’entrer dans la pente ou le défoncé pour s’en saisir : à un bon rythme, c’est là où le Spectral va demander de s’employer de bouger pour le placer et le tenir, là où on peut beaucoup plus se reposer sur le Torque.

  10. Merci pour ce test!

    Jusque là, rien ne m’emballait plus que ça sur la nouvelle mouture du site, mais là, bravo!
    Le contenu est toujours aussi pointu, mais l’agencement graphique des différentes parties (avec la couleur qui matche au vélo testé en prime) rend le tout plus agréable à suivre.
    Bon, faut avouer que le verdict joue aussi: si vous aviez écrit que le spectral (que j’ai commandé il y a un mois) était une brique, j’aurais peut-être moins apprécié la lecture!
    😀

    1. ahah, c’est sûr que ça peut jouer un peu 😉 Après qui sait, l’avenir nous dira peut-être si cette mise en page est « tréteau compatible » ou si au contraire, c’est de la confiture offerte à un cochon ?! Plus sérieusement, merci pour ce retour précis qui confirme plusieurs initiatives clés de cette mise en forme. On avait effectivement gardé ça pour nous, le temps de faire le job correctement, mais heureux que ça soit apprécié, et que ça paye 😉

    1. Acte manqué ?! Héhé, juste un signe que le copié/collé ne fonctionne pas toujours comme il faudrait 😉

  11. Bel article, félicitations ! Qu’en est-il de la comparaison avec le nouveau Specialized Stumpjumper (Evo et classique)…quel est le plus capable en mode all-mountain pour de longues journées à VTT ?

    1. Bonjour Gab,

      pour imager de façon simple : le Canyon Spectral fait en un vélo, ce que les deux stumpjumper font à eux deux. À la différence près que le Stumpjumper est un poil plus trail que le Spectral dans sa configuration la plus sage, et que le Stump’Evo est légèrement plus gros que le Spectral le plus engagé. J’insiste simplement sur le fait que le Spectral ne se contente pas de « s’intercaler » entre les deux, mais qu’il empiète assez largement sur leurs capacités respectives.
      Pour le cas précis d’une longue journée all mountain, tout dépend donc de ce que vous en attendrez. Notamment sur les dernières heures de selle. Un vélo qui soit toujours dynamique, réactif, vif au coup de pédale ? (Stumpjumper) ou bien un vélo un peu plus complaisant, confortable, facile à placer ? (Spectral)

  12. Bonjour à tous !
    Enfin ce verdict tant attendu, merci ! Je rejoins Jkalude tant sur la forme que sur le fond ! … Moi aussi j ai commandé un cf8 🙂
    A ce sujet les freins shimano sont ils « meilleurs » que les sram g2 ?
    Avez vous eu ou aurez vous l occasion de rouler le cf8 ?

    1. Bonjour ! merci pour ce retour. C’est décidément très positif et motivant au fur et à mesure des commentaires 😉

      Globalement, oui, on peut préférer les freins shimano pour une bonne raison : quand on descend en gamme/format, ils ont tendance à garder leur puissance et plutôt perdre en précision, sans y perdre leur âme. On « crame » moins facilement des Shimano, et quand ça arrive, les performances sont tout de même encore intéressantes. C’est là que les G2 pêchent plus vite. Il doivent rester dans le spectre d’usage pour lequel ils sont prévu et là, sur le Spectral 29, on peut en arriver à bout…
      Difficile de dire avec certitude « oui j’ai roulé le cf8 » puisque c’est bien le CF9 en photo à l’écran qui nous a été envoyé. Sauf que j’ai essayé différentes choses, dont quelque chose qui se rapproche fortement du CF8. Qui plus est, on connait les suspensions Fox dont fait usage le cf8… Et à partir du moment où j’ai pu lever les doutes qui auraient pu suggérer que le cf8 ne puisse pas les faire fonctionner comme sur d’autres vélos, j’en avais une idée précise. Je devrais pouvoir bientôt monter sur un CF8 pour pouvoir être catégorique, mais pour l’heure c’est « à 99,99% sûr » 😉

  13. Quel test, ça donne envie de passer les jambes sur ce nouveau Spectral. Même si je conçois qu’il est toujours bon d’étoffer le contenu d’un site avec de nouvelles rubriques ou de nouveaux formats, je trouve que vos tests vélos restent la vrai plus value du site. Comme dit dans un précédent commentaire, la nouvelle mise en page dans ce cas est attractive ! A ce sujet, deux remarques :
    1/ le bouton flottant « Retour en haut de page » me manque, juste en pied de page ce n’est pas suffisant, il m’arrive souvent d’avoir envie de revenir en tête d’article pour vérifier un élément suite à la lecture d’un paragraphe ou d’un commentaire;
    2/ le nom de l’auteur de l’article a disparu de la tête de l’article avec la nouvelle mise en page, je trouve cela dommage;
    3/ enfin hors sujet, je n’ai pas eu de réponse sur un commentaire sur un autre article aussi je reviens à la charge (comment ça j’insiste ?): depuis mon ordi et mon téléphone, l’article de référence Tom Garcia sur les pédales plates et chaussures associées n’est plus correctement mis en page et lisible (tableau, illustrations et commentaires ne s’affichent plus), suis-je le seul dans ce cas ou bien ?

    1. Bonjour Rico,

      merci pour ce retour. C’est avec ce genre de précision qu’on peu avancer, c’est précieux. Poiur les deux premiers points, un des axes de fond de la nouvelle mouture était une certaine « simplification » du site par rapport à « l’usine à gaz » que pouvait être l’ancienne version. Mais entre les habitudes et bonnes justifications, difficile au final d’être aussi épuré. le bouton flottant et le nom de l’auteur, comme la date de parution en home page, passé un temps, en ont fait les frais, mais rien n’est gravé dans le marbre. On en tient compte 😉
      Concernant l’article de Tom sur les pédales plates, le message est bien passé. Effectivement, le changement s’accompagne de plusieurs incompatibilités sur lesquelles on travaille actuellement. On a bien identifié les articles concernés, on est sur le coup. Merci !

      1. hello.

        belle évolution du site…

        Mais les habitudes restent: pour ma part, il me manque l’affichage du nombre de commentaires et l’accès directe vers ceux-ci depuis la page d’accueil pour suivre plus facilement leurs fil.

        Et j’ai aussi des soucis du même genre pour l’affichage des articles « endurotribe » (galeries commentées, affichage/format des photos…) vers les quels vous nous renvoyez souvent pour nous rafraîchir la mémoire 😉
        Ne plus pouvoir exploiter la masse d’info de vos archives, c’est vraiment ce qui me chagrine le plus 🙁

        1. hello Christophe, je comprends, ça me chagrine tout autant :-/ Effectivement, le nombre de commentaire faut parti de ce qui a sauté pour alléger. On doit mettre en place des fonctionnalités dans les commentaires, pour pallier. Notamment des notifications pour prévenir d’un nouveau commentaire. Donc à terme normalement, plus besoin de venir en homepage, de manière compulsive et récurrente, pour voir s’il y a du nouveau 😉

  14. Merci Antoine pour ta réponse sur la comparaison Stumpjumper/Specctral…au sujet du Propain Hugene, je trouve que c’est aussi un superbe VTT, original et esthétiquement réussi…le seul truc qui me freine:l’accessibilité au levier pour bloquer/durcir la suspension…alors que le Spectral tout comme le Stumpjumper, c’est facile, y a qu’à lâcher le guidon sans chercher à ramasser les pâquerettes…mais je serais aussi curieux d’avoir l’avis d’Antoine sur ce Propain Hugene avec un retour terrain.

  15. Super test !! et bien heureux d’avoir déja commandé et reçu le mien il y a un mois maintenant, vu les délais de livraison actuels !!!!! en tout cas je me retrouve parfaitement dans tout ce qui est décrit sur ce test, du bon travail 😉
    Vraiment un vélo ultra équilibré entre stabilité, pédalage, maniabilité .. un super silence de fonctionnement .. c’est vraiment velours tout en restant très vivant, un régal.
    Sinon pour tous ceux qui hésitent sur la taille, en effet les conseils de canyon sont vraiment sous dimensionnés, pour ma part je mesure 183 et un M m’était conseillé .. j’ai toujours roulé sur du L et j’ai bien fait de suivre mon intuition, j’ai pris un L .. juste parfait, je ne me verrais pas sur du M.

    1. Salut, et merci pour ce retour. Autant parce qu’il est positif envers notre travail, que parce qu’il a tout son intérêt concernant le choix de la taille 😉 Enjoy !

  16. Bonjour Antoine,
    J’aimerais ton avis pour la taille. J’avais le spectral 2017 27.5 en M pour 1.79m et 82cm.taille conseillée, très maniable, il me paraissait parfois un peu cours. Conseillé à nouveau en M. Est ce que le fait de passer en 29 suffit à corriger cette impression? Merci.

    1. Bonjour,

      on est bien d’accord, le Spectral 2017 est celui qui ressemble à celui-là > https://fullattack.cc/verdict-canyon-spectral-al-cf-ex/, pas celui-là > https://fullattack.cc/verdict-essai-du-canyon-spectral-cf-9-0-pro/ ? Si c’est bien le cas, je pense que le simple fait de passer sur le Spectral 29 en M, qui est taillé plus moderne, donc plus long, peut-être suffisant. Pour tenter de s’en faire une idée : tu gagnerait 15mm de tube supérieur, et 30mm de reach. si tu as la possibilité de reculer ta selle de 15mm et/ou de monter une potence 30mm plus longue (80? à l’ancienne 😉 juste pour se faire une idée, sur quelques coups de pédale de la longueur que ça représente… Attention, ça ne sera jamais assez abouti pour partir rouler sur une sortie complète de manière confortable, mais sur quelques mètres, pour palper, ça peut aider 😉
      Après, pour aller plus loin dans le détail, ça dépend vraiment de ce que tu ressens quand tu le trouve « trop court » > c’est assi sur la selle à la pédale ave l’impression d’avoir les genoux dans le guidon ? C’est en roulant quand ça va un peu vite ou que c’est défoncé ? Dans le premier cas, 15mm de top tube en plus, ça peut être un poil juste, à vérifier mais ça peut le faire et s’il faut, en jouant sur le recul de selle et/ou quelques millimètres à la potence, on peut gagner et être bien. Dans le second, entre les roues de 29, les 30mm de reach et l’empattement qui augmente de 7cm, je pense que tu seras servi 😉

    1. Oui, il aurait effectivement faire aussi parti du tableau de la concurrence 😉 le Foxy a un carbone plus « flex » au touché, mais qui verrouille bien ensuite, alors que celui du Spectral est plus « constant ». Ça donne un touché, un rendu, différent. Ensuite, le Spectral parait grand dans les chiffres, mais raisonnable dans la réalité, avec un pilote assez « centré » sur le vélo. Le Foxy est plus généreux, avec un pilote un peu plus sur l’arrière, il suggère de se déplacer davantage, s’assoir sur la roue arrière, engager les épaules en avant au dessus du cintre…

  17. Merci Antoine, c’est bien celui en « verdict essai ». Au pédalage ça allait, dans le rapide je me trouvais vite mal centré. Merci pour le conseil et les essais qui aident à s’auto observer !

  18. Salut Antoine, j’ai une petite interrogation sur le tableau du Positionnement et Usage : pourquoi avoir choisis une utilisation « Possible » pour un usage Trail et pas plutôt « Régulière » ?
    Et comparé à un Ripmo V2 ou AF, comment se positionne ce Spectral 29 ?

  19. Bonjour Antoine,
    Bel article félicitations ! Globalement, ton blog est si épuré que c’est un régal de lire tes articles !! 😉
    Je charbonne actuellement pour trouver mon futur vélo et le Spectral est en ligne de mire mais en version Alu 6 (donc roues de 27.5). Saurais tu expliquer brièvement les différences de cinématique qu’il pourrait y avoir entre ces deux cadres et équipements distincts ?
    Pour ma pratique de montagne, vttiste amateur qui cherche les sensations sans pour autant engager des grands sauts et tables, je n’aime pas être pénalisé dans les montées, et même si le Spectral me fait de l’oeil, le Radon Skeen Trail (as-tu déà eu l’occasion de le voir ou l’essayer ?) me paraît plus « raisonnable » comme choix, de par son débattement moins important mais aussi par ses roues de 29 et son cadre carbone (et à quelque chose près au même prix). Je roule actuellement sur un Nerve Al 7.0 de 2014 en 26, auquel j’ai toujours été satisfait en rendement dans les montées malgré les 26 pouces, a contrario moins rassurant dans les descentes !
    Au plaisir de te lire.
    Sam.

  20. Une comparaison avec le Cube Stereo 150 ? Il n’y est pas dans votre liste de concurrents, pourtant c’est aussi un vélo neutre, bon à peu près partout, peut être juste moins joueur.

    1. Hi Antonios

      You can find the details in the « how to adjust » chapter with a « raspberry » background

      Front settings, from fully closed position
      – SAG 25 to 30%
      – Rebound 2/3 open
      – Compression open
      – token : standart or whithout

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