Essai du COMMENCAL Meta V5, la vérité est ailleurs ?!

Que la lumière soit…

La question est en suspens avec insistance depuis de longs mois à présent : que vaut la dernière mouture, le COMMENCAL Meta V5 ? Après les louanges, mais aussi certains retours plus mitigés, glanés par la précédente génération… Et après les infos distillées par la marque au lancement de son dernier modèle phare, et ce que l’on a pu, progressivement en saisir sur FullAttack, devait immanquablement sonner l’heure du verdict pour mettre en évidence en quoi le COMMENCAL Meta V5 nous éclaire, et mérite d’être mis en lumière… Il a sa propre manière de voir les choses, sa propre vérité ! Essai complet, sur FullAttack.

COMMENCAL Meta V5

  • Enduro
  • 29 pouces
  • 150/160 mm, Fox 36 & Float X
  • Aluminium uniquement
  • Reach 480 mm (L) & Offset court
  • DT EX511/350 30mm 
  • Schwalbe M. Mary & T. Chan SG
  • TRP DH-R Evo, 200/200mm
  • 7 modèles, 4 tailles, 3 700 à 6 300€
  • 16,21 kg, (L, sans pédales, TL + Préventif)
  • Dispo depuis l’été 2023
  • Fiche sur commencal.com

Première impression !

Quelles premières impressions ! C’est assez simple : le COMMENCAL Meta V5 fait partie de ces vélos qui, d’entrée de jeu, savent marquer de gros, gros points. De cette rare lignée de vélo qui, après quelques tours de roue seulement, me fait dire OK, on a un prétendant… Un candidat à la shortlist des tout meilleurs vélos du moment. Aux quelques vélos qui peuvent faire référence sur le marché. Pourquoi ?! 

D’abord, parce que « tient ! Le grip à la roue avant est assez fou ! » Puis, parce que je constate ensuite que j’ai beau ne pas être encore totalement au diapason avec le vélo, ça ne l’empêche pas de garder ce grip des plus constant… Si bien qu’après quelque temps, j’en viens forcément à me prendre au jeu. Me dire que s’il y a tant de grip, autant en profiter. Pour quoi faire ?! C’est là que le jeu commence. Celui où tu joues à relâcher les freins, puis relancer plus tôt ! Et quand, à ce petit jeu, tu en viens à changer la plupart de tes points de freinage et de relance, sur tes spéciales de références, tu tiens quelque chose… Mais quoi ?!

Les plus sceptiques pourraient avoir noté le poids du COMMENCAL Meta V5 à l’essai ici… Et avancer que s’il est posé au sol, il n’y a pas de mystère. Qu’une version en carbone qui sauverait quelques centaines de gramme ne serait pas superflue… C’est d’ailleurs la première idée qui m’a traversé l’esprit ! Sauf que des vélos lourds, électriques ou de Descente par exemple, j’en ai déjà roulé un paquet. À la pédale, comme en descente, le COMMENCAL Meta V5 a autre chose. Ce n’est pas son poids qui le plaque au sol. Il n’est d’ailleurs pas plaqué au sol, à proprement parler. Pédaler, relancer, soulever la roue avant ou sauter se fait sans entrave…

Non, cette adhérence vient d’ailleurs, et saute finalement aux yeux quand le sol devient chaotique. C’est la stabilité d’assiette du COMMENCAL Meta V5, qui fait que l’adhérence des roues est très, très constante au sol. Si bien qu’il n’atteint jamais par surprise la limite du grip, et fait défaut. Si bien qu’il ne balade jamais son pilote d’avant en arrière, sans crier gare ! Si bien qu’à son guidon, on en vient facilement à voir toutes les habitudes prises au guidon des autres. Ces habitudes pour se jouer des mouvements parasites qui ne sont pas au programme du COMMENCAL Meta V5. Au point que très vite, le chichi, le superflu du pilotage disparaît pour se concentrer sur l’essentiel : ce pour quoi ce châssis aluminium est prévu, à la base…

À la carte…

D’où ça vient ?

Pour moi, le COMMENCAL Meta V5 est conçu comme un véhicule. C’est-à-dire, avec son assiette, son équilibre, sa dynamique. Je n’utilise pas ce terme par hasard. mais parce que je sais que parmi les têtes pensantes qui travaillent chez COMMENCAL, ces mots ont un sens. Notamment parce que certains ont fait leurs classes chez quelques pontes du milieu. On ne va pas refaire l’histoire, mais c’est bien à quelques vélos d’exception que j’ai pu avoir l’occasion d’essayer par le passé, que ce COMMENCAL Meta V5 me fait penser. Un certain Spicy alu monté BOS sur la DH de Contes, ou un prototype de Sunn Charger alu/acier, au Mourtis. Des vélos qui, justement, se distinguaient par leur contrôle de l’assiette, et la qualité, la constance du grip, qui en découlait. Comme par hasard, ces vélos – et ajoutons-y le Radical + en acier de la grande époque, ou le Supreme DH V5 en alu de maintenant – ne font pas dans l’excès en matière d’angle de direction. Visuellement, ils ont même tendance à donner le sentiment d’être plus redressé que la moyenne. Eh bien, cette observation, je la fais à chaque photo que je vois du COMMENCAL Meta V5. Il a ça dans son ADN. Tout comme ce vélo découle des travaux de la marque sur son arme de Coupe du Monde de Descente, le Supreme V5. Parce que justement : avoir une assiette plus constante, ne pas plonger du boîtier dans les compressions, bien rouler sur toutes les pistes sans compliquer les réglages, c’était justement le cahier des charges du Supreme V5… Le COMMENCAL Meta V5 profite aussi des travaux effectués sur la rigidité/raideur de son châssis aluminium, qui avaient permis à la génération des Meta précédents – AM & TR – de faire un bond en avant. Simplement, cette fois, c’est le type de cinématique mis en œuvre qui change. Le COMMENCAL Meta V5 fait désormais usage d’un point de pivot virtuel. Or, passer d’un point de pivot fixe à un point de pivot virtuel, c’est comme passer d’une cuisine simple à une cuisine plus élaborée – qui fait appel à différentes techniques, plutôt que de se cantonner aux grands classiques. Outre les paramètres habituels, dont la position du point de pivot virtuel et l’anti-squat, qui ont trait aux accélérations par exemple, on nous rappelle chez COMMENCAL qu’avant ça : l’accélération dérive de la vitesse, qui dérive des positions et que donc, il y a d’autres paramètres que l’on peut intégrer dans l’équation, et sur lesquels on peut jouer, pour obtenir ce saint graal de l’assiette qui se tient et de la répartition des masses maîtrisée… Et c’est peut-être là, ce qui explique que malgré certains aspects qui peuvent étonner sur le papier, le résultat à l’épreuve du terrain, lui, donne raison à certains choix forts, ou visiblement assumés !

Comment ça se règle ?

AvantArrière
SAG30%30%
Détentesmi-plagemi-plage
Compressionsouvertesouvertes
Réducteurs de volumed’origined’origine

Pour un gabarit moyen de 75/80kg. Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon. Voir notre vidéo explicative > https://fullattack.cc/comment-faire-les-sag-la-methode-et-les-conseils-fullattack/

Comment ça se pilote ?

Ceci dit, il est donc temps de préciser comment tirer parti de cette fameuse qualité d’assiette et de grip à la roue avant, chère au COMMENCAL Meta V5. Dans mes premières impressions, j’ai notamment fait référence au fait d’être au diapason avec ce vélo. C’est d’autant plus important que lorsqu’on a une telle qualité ancrée, ça n’aurait pas de sens de vouloir jouer une partition qui s’en passerait…


À la pédale…

Si vous lisez FullAttack régulièrement, vous savez qu’un bon maintien, une bonne qualité d’assiette, se traduit normalement au pédalage. Et c’est le cas sur le COMMENCAL Meta V5. Ça procure, tout d’abord, ce qu’il faut d’assise pour pouvoir pédaler, au train, bien posé, au long cours et sans laisser d’énergie à se gainer, à tenir le vélo, à s’assurer que la puissance passe au sol, plutôt que de se perde en route. Et ici, ça se marie avec la très bonne capacité de filtration du vélo quand le terrain est un peu chaotique, défoncé. Le COMMENCAL Meta V5 a indéniablement ce côté tracteur qui avale tout ce qui se présente pour préserver la motricité et la continuité de la progression. Et ça, vous savez aussi que c’est une qualité qu’on prête aux meilleurs… Là où il se distingue, c’est que bien souvent, on prête cette qualité à la suspension arrière, mais on parle peu de l’avant. Or, j’insiste sur le train avant et sa liaison au sol, depuis le début de cet article. Et bien, c’est aussi en montée, assis/au train, là où la roue avant est logiquement la moins chargée, que cette qualité du COMMENCAL Meta V5 se traduit. Lui, plus que tout autre, charge suffisamment la fourche pour qu’une bonne partie de ce qui provient du sol dépasse le seuil de déclenchement et la fasse fonctionner, plutôt que de vibrer dans les mains. Ça aussi, c’est à exploiter pour faire des bornes, et aller chercher les meilleurs runs du coin, à la pédale ! Là où, par contre, une telle assiette peut surprendre, c’est à la relance. Si vous êtes de ces pilotes qui adorent envoyer les épaules vers l’arrière, tirer fort sur le guidon pour soulever la roue avant et appuyer fort sur les pédales en wheeling… peine perdue ! Le COMMENCAL Meta V5 – missile sol/sol – demande l’attitude inverse : épaules vers l’avant, on pagaie avec le cintre de gauche à droite, ou bien on reste bien à l’aplomb du cintre, buste et bras qui tirent vers le haut, technique de BMX…

En courbe ?!

On l’a dit en première impression : toute la qualité du COMMENCAL Meta V5 s’exploite en courbe… Et même avant ! Au freinage déjà, rien ne plonge de trop vers l’avant. L’appui sur le cintre est bon, constant, stable. Et le moment de relâcher les freins, avec plus ou moins de doigté, l’est tout autant. L’adhérence qui en suit est, elle aussi, au rendez-vous. Et ce, même si l’endroit, lui, est compliqué. Voyez cette section de chemin bâti, rocailleux à souhait, choisi pour illustrer le propos. Voyez comment le triangle avant, malgré les marches, reste stable, offrant des appuis à la position constante dans le temps. Sur ce support, le pilote n’a rien d’autre à faire que de rester, confiant, le centre de gravité dans le plan vertical du vélo. Prendre l’angle avec lui, tout simplement. Le bassin et le sternum, alignés avec la potence et la selle. Les bras et jambes qui s’assurent de procurer ce qu’il faut de liaison entre le buste et le vélo. Pédales à l’horizontale ou pied extérieur en bas, selon la préférence. Dans tous les cas, ce n’est encore une fois pas en tentant de jouer d’un transfert de masse d’avant en arrière que ça va se jouer. On n’est pas sur une technique de pumptrack à générer de la vitesse dans l’appui. Non ! En fait, la vitesse, on l’a déjà ! On l’a gardée au freinage d’avant, qu’on a relâché plus tôt, ou moins appuyé. Donc on passe plus vite dès le début de la courbe. On est déjà à la vitesse maximale du virage. Pas besoin donc, de pumper pour tenter de la régénérer. Par contre, profiter de la stabilité et de l’adhérence de tout ça pour caser le premier coup de pédale de la relance suivante, un peu plus tôt, ça… Je prends !

À la verticale ?!

Si je parle d’assiette depuis le début, le COMMENCAL Meta V5 a certainement un comportement particulier à la verticale. Vous savez, quand on peut solliciter sa dynamique au boîtier, pour en tirer quelque chose ?! Initier un saut, enrouler ou pumper le terrain… Si vous avez perçu ce que je veux faire passer en parlant de son comportement à la pédale et en courbe, vous avez déjà presque tout compris du pilotage à adopter sur le COMMENCAL Meta V5 quand il s’agit d’en faire usage verticalement. Si le vélo sait charger naturellement la roue avant, et ne plonge pas du boîtier quand on appuie dessus, pas la peine de compter tomber sur un de ces vélos qui sait facilement lever la roue avant et donc prendre le chemin des airs en un éclair, à la moindre aspérité du sol. Au contraire, le COMMENCAL Meta V5 est bien les deux roues au sol. Il sait se dépêtrer de ce qui s’y passe. Les 150/160mm de débattement qu’il procure paraissent généreux. Son cadre sait travailler et filtrer sans paraître mou ou imprécis pour autant. De la stabilité, de la précision, de l’adhérence. Tout est là pour laisser rouler le vélo. Pas besoin, donc, de chercher à sauter partout, tout le temps. Quand c’est nécessaire, simplement, pas besoin de transférer les masses d’avant en arrière. Un simple mouvement à la verticale, pied et bras coordonnés, suffit à accompagner le terrain ou charger/alléger ce qu’il faut. Un régal pour ceux qui, comme moi, ces derniers temps – notamment sur ce COMMENCAL Meta V5 – ont (re) pris goût aux pédales plates. On pousse où il faut, quand il faut, même si c’est un peu compliqué. Le vélo en prend une telle part à son compte, qu’au final, on n’a qu’à se concentrer sur ces fameux spots où tient, là ! Pile là, c’est là qu’il faut que je marque l’appui pour tourner, sauter, ou accélérer. Et à ce petit jeu, au bout d’un moment, on finit par se rendre compte que si les sensations d’accélérations ne sont pas les plus folles, tout se passe, par contre, depuis un petit moment, à un rythme globalement plus élevé que d’habitude…

Pour qui ? Pour quoi faire ?

La Concurrence ?

COMMENCAL Meta AM
Transition Spire
Yeti SB160
Rossignol Herectic

Que la lumière soit, et la lumière fut. Un peu prétentieux pour parler d’un vélo. Pourtant, c’est bien pour l’éclairage qu’il apporte sur l’intérêt d’avoir une stabilité d’assiette et la constance du grip que ça procure, que le COMMENCAL Mete V5 prend tout son sens. C’est même pour cette qualité – et même s’il n’est pas parfait et ne laissera personne indifférent – qu’il fait figure de référence du moment. Avec le COMMENCAL Meta V5, la vérité est ailleurs ! 

Rédac'Chef Adjoint
  1. Salut Antoine,
    j’ai son « petit frère » le TEMPO si on peut dire ainsi, j’ai aussi sur les éclates le cache pour protéger l’articulation de la biellette, mon vélo est même percé/taraudé a cette endroit près a recevoir ce fameux cache. j’ai donc contacté Commencal qui m’a répondu « cette protection était là dans les premiers rendus 3D mais avec la complexité des formes dans cet espace nous avons décidés de ne pas la valider pour la production ». Dommage car j’ai déjà du changer mes roulements a cet endroit justement. Peut être a faire en impression 3D si quelqu’un s’y connait ?!
    En tout cas, super article, merci a toi

    1. Salut Benoit, merci pour ton retour. C’est clair que si quelqu’un a un peu de temps pour jouer du solidworks et de l’imprimante 3D, y’a un truc à faire 😉

  2. Salut Antoine,

    Merci pour cet article, c’est toujours un bonheur à lire. Il était attendu et je pense qu’on n’est pas déçu.
    J’ai encore actuellement un Spectral 29 CF8 et son côté dynamique me convient bien, mais j’aimerais un cadre qui encaisse mieux quand ça brasse un peu fort et qui ne donne pas l’impression d’être freiné sur les champs de racines ou de pierres, ou qui puisse conserver plus de vitesse, sans secouer trop fort le pilote. C’est typiquement sur des spéciales plus typées enduro ou du bikepark. Est-ce que le Meta V5 répondrais à ces attentes ou monter un Float X2 en place du Float X d’origine du Spectral, voir passer à un ressort, ferait l’affaire ?
    Je roule le Spectral en L avec 1,86m, 86 d’entrejambe. Conseillerais-tu de rester sur un L pour le Meta ?
    Au vue des points négatifs, y a-t’il du souci moyen / long terme pour la maintenance ?

    1. Pour ce qui est de l’entretien/maintenance, j’ai indiqué ce que j’ai noté dans l’article, je répond plus en détail dans un autre commentaire ci-dessous, et on garde le Meta V5 pour servir à d’autres essais dans les mois à venir. Donc on aura une meilleure vision au fur et à mesure du temps. Pour l’heure, je peux simplement dire que j’ai roulé tout l’hiver, régulièrement sous la pluie et/ou dans la boue pour préparer l’Epic Enduro, et qu’au final, j’ai pu maintenir le vélo en état et il a fait l’Epic sans problème, et sans aucun frais si ce n’est un peu de graisse et de temps à l’atelier pour tout inspecter/nettoyer, donc je ne suis pas alarmiste. C’est simplement pas « parfait », comme ça peut être le cas chez d’autres.
      Vs le Spectral, tu as bien saisi tout l’enjeux. Si tu passe sur un Meta V5, tu vas forcément troquer le dynamisme contre quelque chose qui encaisse mieux et qui n’est pas freiné dans les champs de pierre. Je reviens de l’Epic où tu bouffe des champs de cailloux, le Meta V5 m’a clairement donné le sentiment de s’y comporter comme un vrai vélo d’Enduro, pas un All Mountain qui fini par galérer là-dedans. Je n’ai pas suffisement d’expérience au guidon du Spectral pour être certain qu’un gros amortisseur ou un ressort suffise. C’est tentant, mais ce n’est pas toujours suffisant. Alors que le Meta V5, lui, m’a prouvé que même avec un petit amortisseur – Float X ou SuperDeluxe avec les bons settings internes – il fonctionne très bien. Dans l’ordre, vs l’aspect financier, je suggèrerais d’essayer un autre amortisseur sur le Spectral – quite à s’en faire prêter un ou voir du côté de l’occasion – pour voir et tant que le calcul est favorable, avant d’envisager le changement de vélo toujours plus coûteux ?!
      Question sizing, J’ai souvenir que le Spectral ne taille pas particulièrement grand. Si tu es bien dessus, il faut partir sur la même base avec le Meta V5. Plus grand, tu perd « encore » en dynamisme, ça ne va à mon avis pas dans le sens de ce que tu recherches 😉

      1. Merci pour ta réponse Antoine,
        est ce que que le Meta a un gros manque de dynamisme par rapport au Spectral avec le même amortisseur (Fox Float X) ou est-ce qu’il répond tout de même un peu quand on pousse sur les pédales et qu’on roule sur des flow trails ?
        Tu as bien compris mon dilemme aussi: soit je trouve un preneur pour mon cadre de Spectral, dans ce cas je prendrai un Meta V5, soit il ne part pas cette année et dans ce cas je le garde encore une saison et tenterai bien l’expérience avec un autre amortisseur. Aurais-tu dans ce cas des suggestions: gros volume type Float X2 ou BOS Void3 ? ou carrément ressort type Fox DHX(2), Fast Fenix ou aussi BOS que tu as testé, ou… ?
        Enfin, tu écris que ceux qui choisissent un Float X2 pour le Meta V5 savent pourquoi ils le montent. Cette option je l’envisage aussi… sauf que je ne suis pas sûr si j’en ai besoin, car je n’ai jamais roulé d’amorto gros volume. Mais surtout le Float X n’est actuellement plus au catalogue pour le A.L.C Commencal. Pourrais-tu m’éclairer ? le Meta V5 avec un Float X2, plutôt que Float X, s’oriente certainement plus vers le gravity, cela me semble évident, mais est-ce qu’il perd autant en dynamisme qu’il gagne à encaisser ou pas tant que cela? Autrement dit, est-ce que son spectre d’utilisation se décale vers le gravity ou est-ce que cela permet à son spectre de s’étendre pour mieux encaisser en plus ?

        1. Pour moi, au coup de pédale, surtout le premier, c’est le Spectral qui l’emporte. Le Meta se roule différement, en enroulant bien plus. Verticalement, quand tu pousse dessus, il a du jus, mais là encore, tout se fait les deux roues au sol, sans qu’il ne parte vers l’avant de manière soudaine. Si tu cherche du dynamisme, du maintien, ce fameux jus, l’expérience du ressort hélicoïdal sur le Spectral peut-être intéressante.
          Enfin, pour ce qui est du gros volume sur le Meta V5, je pourrais bientôt être plus catégorique, quand j’aurai vérifié, mais pour l’heure, j’ai bien noté en jouant de différents petits amortisseurs et des volumes dont ils disposent, que c’est en restant sur un volume plutôt contenu qu’on garde le Meta V5 dans la meilleure plage de dynamisme/équilibre d’assiette. Il reste plus « tôt » dans le débattement, et garde une belle marge – je n’ai jamais talonné/tapé la jante arrière sur l’Epic par exemple, malgré la fatigue évidente par moment. À confirmer donc, mais je crains qu’inévitablement, par expérience, un plus gros volume nécessite un peu de travail pour ne pas trop décaler le vélo, comme tu l’évoque 😉

          1. Merci encore pour tes réponses.
            Le Meta V5 est donc bien dans la catégorie au dessus du Spectral avec le même amortisseur. La dynamique que tu décris, avec les 2 roues au sol pourrait me convenir, car même si j’apprécie celle du Spectral, je n’en vient pas à sauter partout et faire décoller les roues. Ce qui me plaît c’est sa réponse quand il faut pomper sur un flowtrail ou soulager un peu le vélo avant de passer sur des racines par exemple, donc il reste les 2 roues au sol.
            Peux t’on s’attendre à un ou plusieurs autres articles avec le Meta V5 si tu continues des essais dessus avec d’autres amortisseurs ?
            Dernière question, quelle sont tes préférences de potence, hauteur sous potence et géométrie de guidon pour ta taille en L ?

          2. Pour l’heure, je n’ai pas prévu de parution spécifique sur le Meta V5 par la suite, mais les essais suspensions à venir me donneront certainement l’occasion d’évoquer ce qu’elles impliquent en citant les effets sur ce vélo en exemple. Donc d’une certaine manière, oui 😉
            Pour la potence, en offset court, j’apprécie toujours d’être sur la même valeur ou tout juste en dessous de l’offset. Donc sur des fourches de 42:44mm, je priorise 40mm, voir 45mm quand je dois jouer un peu sur le reach effectif du vélo. Sur la hauteur sous potence, je fixe à 1cm d’entretoises systématiquement. C’est unn prérequis de départ pour mes essais, afin de fixer un paramètre et pouvoir me rendre compte assez vite si le stack du vélo est plutôt faible ou important.

          3. Je ne peux pas répondre directement à ton dernier message, donc j’essai ici.
            Cette règle de 42/44m d’offset donc 40/45mm de potence ne fonctionne que pour une géométrie de guidon constante, particulièrement en fonction du Backsweep et de la largeur.
            À cause du Backsweep, les mains se trouvent sur un axe plus proche de l’axe de direction: lorsque je suis passé d’un guidon Renthal avec 7° de Backsweep pour un RideAlpha avec 9°, il m’a fallu 10mm de potence en plus pour retrouver la même position par rapport à l’axe de direction. Tu utilises toujours des guidons avec un Backsweep de 7° type Renthal Fatbar ?

          4. Ton raisonnement est juste, mais mon expérience pour le coup ne te sera pas d’une grande utilité. Pour les essais, je pars du principe que je dois d’abord faire avec ce que le vélo propose d’origine. Du coup, j’en suis venu à développer mon pilotage, mon adaptation, ma capacité à m’adapter à chaque vélo, trouver son mode d’emploi et le mettre en oeuvre, plutôt que de chercher à imposer à tous mes attentes persos. C’est valable pour tout, donc pour les postes de pilotage. Il m’arrive, à force, parfois, de noter quelque chose à propos du reach/de la position qu’il procure, et en recoupant avec les chiffres de géo/mes mesures, j’en viens au mêmes conclusions que toi. Mais je n’ai pas intérêt ou besoin d’apporter la correction 😉

          5. Merci, ce thème était resté dans mon esprit depuis ton article sur l’offset, car j’avais compris que le lien que tu faisais entre longueur d’offset de fourche et de potence était comme une vérité générale et pas comme une base de départ personnelle pour évaluer un vélo.
            Mais bref, je me suis écarté de ma question d’origine quand j’ai demandé ta géo perso de cockpit: ce que je voulais savoir justement, c’est si depuis ton setup de départ avec 40mm de potence et 10mm de spacer, tu avais au fur à mesure, ou pour l’Épic, par exemple, modifié/adapté ce setup spécifiquement en fonction de ton ressenti sur le Meta, dans le but d’améliorer ou corriger qq chose. On voit notamment les valeurs de Stack grandir, sur les derniers VTT, même si je crois que Meta AM et Meta V5 ont des valeurs très proches. Mais si tu n’as rien précisé dans ton article ou déjà dans notre échange, c’est probablement que non.

  3. Slt Antoine, merci pour cette essais.
    Au vue de ton analyse, est ce que ont peu déduire que le Meta am v4 29 était justement un peu trop « généreux » en géo avec sa chasse et empattement assez prononcé ?

    Vu que tu préfères le V5 en position haute.

    Merci, Alex.

    1. Salut Alex, merci pour ta question 😉 On ne peut pas comparer directement les deux géométries, parce que les deux vélos n’ont pas la même cinématique, et ça ne leur procure pas le même comportement. Sur les V4, c’est un point de pivot fixe, connu pour procurer une certaine capacité au vélo à se « casser » en deux quand on appui sur le boitier. Ça procure du dynamisme en vertical (pour sauter), mais ça peut beaucoup faire varier la géométrie. Du coup, être un peu généreux dans les longueurs et les angles pour apporter un peu de stabilité, ça peut avoir du sens, et perso, j’apprécias ça sur les V4… Mais beaucoup on trouvé les côtes un peu trop extrêmes, et ça a un peu fait « peur » sur le papier. Sur le V5, c’est une suspension à point de pivot virtuel, et justement l’objectif (atteint!) est d’avoir une assiette beaucoup plus constante. Et quand tu parvient à ça, empattement long et angle de direction couché sont bien moins utiles. Et justement, le fait de préférer le Meta V5 en position haute va dans ce sens 😉

    1. Y’a des moments comme ça, qui marquent… Parfois même, on les oublie, et un beau jour, paf, il reviennent entre deux runs 😉

  4. Désolé mais je comprends rien à ce test, à force de partir dans du conceptuel je perds ce que j’espère trouver dans un test et donc j’ai aucune idée de si le vélo pourrait me plaire.
    Est-ce que le vélo colle au sol ou restitue le terrain? Est-ce que c’est nerveux/pataud? Est-ce que ça répond bien au coup de pedale ou l’absorbe ? Est-ce que c’est facile à rouler ou exigent ? Est-ce que c’est pour faire mumuse en bike Park ou pour taper du chrono? Pour moi c’est des choses qui sautent aux yeux des les premiers mètres avec un vélo, étant de plus en plus dur d’essayer un vélo avant d’acheter j’attendrais ces retours sur les tests presse comme les tiens.

    J’ai un Spire, donc le vélo opposé apparemment, et je comprends aussi rien au test du Spire et le « train arrière compact », encore plus depuis que je le roule.

    1. Bonjour Remi,

      merci pour tes questions. Elles font partie de la liste de celles auxquelles on tente de répondre à chaque essai. Pour te donner une idée, elles sont même listées, chez nous. Il y en a plus d’une cinquantaine. Donc le mot d’ordre, c’est de se concentrer sur les éléments qui sont les plus significatifs, sinon c’en devient une liste imbuvable de phrase du style « pour le premier coup de pédale, on est dans la moyenne… » 😉 Pour autant, je comprends que tu cherche des réponses les plus précises pour ton cas particulier, et j’y répond volontiers en commentaire. D’ailleurs, tu remarqueras que l’essentiel des réponses ue je t’apportent dépendent de ton profil, de ce que toi tu attends d’un vélo. sauf que d’autres lecteurs ont petu-être, voir c’est certains, des attentes opposées aux tiennent. Je n’apporte pas de jugement de valeur, je sais simplement que mes articles doivent tenir compte de ça 😉

      Quoi qu’il en soit, pour chacune de tes questions, dans l’ordre :

      – Coller au sol et restituer le terrain ce n’est pas forcément opposé. Les tous meilleurs vélos essayés savent justement faire les deux. Ici, on est pas loin du graal, mais le Meta V5 colle légèrement plus au sol qu’il ne restitue. Il filtre pas mal.

      – nerveux/pataud, j’évite ces termes, peut y avoir du péjoratif dans les deux. Raison pour laquelle dans l’article, je rabache un peu, et je détaille que le Meta est « posé ». Après, ça dépend ce que tu attends d’un vélo. Si tu le veux dynamique et hyper agile, prêt à décoller au moindre coup de rein, tu vas trouver le Meta V5 collé 😉

      – Au coup de pédale, y’a un paragraphe dédié à ça, et je ne peux que le résumer : c’est pas sur le premier coup de pédale que le Meta V5 se distingue. Si tu veux en dragster qui fuse dès le premier coup de pédale, le Spire est meilleur.

      – Facile à rouler, ça dépend totalement de ce que tu attends de ton vélo. Si tu veux sauter de partout, relancer à la moindre occasion, être très aggressif/dynamique dessus, c’est pas le bon vélo. Par contre, si tu veux un vélo qui fait une bonne partie du boulot, et qui te facilite les choses quand c’est compliqué au sol, et qui t’évite d’être toujours à l’attaque pour garder ta vitesse, alors t’es au bon endroit 😉

      – Bike Park vs Chrono, là encore, les deux ne sont pas antagonistes. Perso je signe pour rouler en park avec le Meta parce qu’il est hyper stable et ne raquette pas sur les sauts, donc pas de chaleurs, t’es tranquille dans les appels et dans tout ce qui est défoncé (racines, trou, brake bump, etc…) C’est juste que si t’as besoin d’un vélo qui t’aide à donner plus d’amplitude à tes gestes, je penses pas que ce soit ce qu’il faut. Et je signe pour rouler en chrono avec, parce que tu peux tellement garder de vitesse en courbe que si tu a compris ça et a le pilotage qu’il faut pour en tirer parti, c’est un must. Si tu gratte des dizièmes à chaque virage, quand y’en a des dizaines dans une spéciale, au bout du compte ça doit de compter en secondes gagnées…

      – Pour le Spire, n’attends pas si longtemps pour poser la question 😉 il faut prendre le propos complet > « train arrière compact verticalement ». As-tu remarqué, quand tu cherche à lever la roue arrière, comme elle quitte vite le sol ? Tu n’as pas des masses de débattement à déplier, et l’impression d’avoir à faire un geste d’une grosse amplitude vers le haut pour que la roue quitte le sol. C’est ça que j’entends par « tran arrière compact verticement ». Selle basse, on a l’impression d’être très naturellement positionné au dessus de la roue arrière (qui vient parfois frotter les fesses d’ailleurs, plus que sur d’autres vélos) et dès qu’on cherche à sauter, ce vélo est un jouet. n’as-tu pas l’impression d’être bien meilleur pour sauter avec le Spire, qu’avec n’importe quel autre vélo ? C’est clairement le sentiment qu’il m’a donné, et tous ceux avec qui je parle de ce vélo me rapportent la même chose…

  5. Bonjour Antoine, merci pour ce test aux petits oignons comme d’habitude.

    Petite question : avez-vous des « soucis » de craquements ? Beaucoup de vos confrères ont parlé de problème à ce sujet dans leurs tests.. et si oui, avez-vous identifié l’origine du problème et les solutions ?

    Encore merci pour votre boulot, toujours un plaisir de vous lire.

    Will.

    1. Bonjour Will,

      pour ma part, c’est en lien avec ce que je rapporte sur l’exposition de la biellette basse et ce que j’ai pu y observer. plus en détail : j’ai préparé l’Epic Enduro entre la fin novembre et la fin mars, très majoritairement sur le Meta V5. Régulièrement dans des conditions humides et/ou pluvieuses, en nettoyant souvent le vélo à haute pression, sans plus d’entretien/suivi. Les fameux craquements sont apparu. Démontage de la biellette basse pour inspection : de la fine terre parvient à se glisser en les caches roulements et les roulements. les roulements pris dans le triangle avant sont un peu grippés sur le moment, mais reprennent vie, sans jeu, avec lubrification/nettoyage. Graissage généreux et remontage au couple de l’ensemble. Aucun jeu à noter, fonctionnement libre de la suspension « à vide, sans amortisseur » (sans point dur). plus aucun craquement depuis. Je reviens de l’Epic Enduro où, pareil, rien n’a bougé, pas de craquement, pas de jeu. Le vélo a tourné comme une horloge.
      Voilà pour ce que je peux exposer de plus précis. Je ne peux pas rapporter ça à ce que d’autres ont pu observer, je n’ai aucune idée du suivi/entretien qu’ils ont fait du vélo et donc, savoir quelle valeur accorder à ça. Pour ma part, j’estime avoir fait le service minium jusqu’à apparition des craquements, qui m’ont suggéré que tout de même, vu les conditions dans lesquelles je roulais, un peu plus de soin et d’entretien pouvait être un effort raisonnable de ma part. Le fait que les craquements aient disaprus sans être revenu, y compris en course, après démontage/nettoyage et sans plus de frais, me font rester prudent, et explique que pour l’heure, je penses simplement utile de faire passer le message que c’est un point à surveiller. Si on roule tout un hiver dans la boue, la pluie, etc… bah, faut compter démonter/nettoyer/surveiller ça pour rester tranquille. Pas néglierr ce point 😉

      1. Merci pour ces détails, cela réclame donc un peu plus d’attention et de maintenance chaque hiver voire une fois en saison. Mais le vélo à l’air d’en valoir la peine.
        Est-ce que c’est facile à remonter ?
        J’ai souvenir de vélo dont le triangle arrière étaient facile à démonter mais casse-tête au remontage pour refaire passer les axes à cause des cotes très serrées.

        1. Pour le coup, pas eu de problème d’ajustement particulier. Les cache poussières et axes sortent/se remontent facilement. Pour la biellette basse, c’est assez facile d’accès, tu peux sangler le triangle arrière vers le haut, et du coup la biellette est en libre accès. Pour la partie haute, c’est un peu plus compliqué, il faut faire les choses dans un certain ordre pour accéder à tout.

  6. Bonjour Antoine,
    Intéressant le comparatif avec le Transition Spire, alors que sur le papier, c’est clairement au Sentinel qu’il me fait penser dans la gamme (débattement, fox 36, un peu plus court…)

    1. Bonjour Anaël,

      je comprends tout à fait le rapprochement Sentinel/Meta V5. Tu as tout à fait raison : sur le papier, ils sont proches. Mais pour avoir roulé le Sentinel et le Spire, en fait, il manque un petit truc au Sentinel : il sait prendre la vitesse comme le Spire, mais une fois lancé, il te laisse un peu tout seul face au passage un peu compliqué qui suit… Alors que le Spire lui, sait accélérer tout autant, et une fois que ça va vite, il est encore là pour te faciliter la vie. Tout ça, en pédalant, sautant et en générant de la vitesse hyper facilement, presque autant que le Sentinel. Du coup, quand je penses à la gamme Transition, c’est un peut toujours le Spire auquel je reviens. Pour moi c’est le meilleur. Même si sur le papier, il est plus gros que le Sentinel, un Spire Carbone, c’est top ! Pour le Meta, il se trouve que c’est un peu l’inverse : sur le papier, il est positionné comme le Sentinel, mais sur le terrain, il est davatage capable. C’est plus en Enduro qu’un All Mountain… Et du coup, tu fini par mettre le Meta V5 un peu en face du Spire, même si à la gamme Commençal, y’aurai le Meta SX à mettre dans la balance 😉

      1. Je crois savoir que vous aviez testé le Sentinel avec un superdeluxe et des roues molles. Je l’ai eu avec un X2 et des EX1700, aujourd’hui monté en Fast Fénix, c’est déjà bien plus posé. En fait, c’est la 36 à l’avant qui suit pas dans le défoncé j’ai ‘impression 😀
        Je me demande si une paire de roues carbone améliorerait la stabilité avec un ensemble plus rigide et précis dans le défoncé, ou au contraire en ferait un ensemble trop raide et punitif…
        Le Meta SX est en effet sur le papier plus dans le spectre superenduro du Spire, mais surement bien moins vif, plus mini DH?

        1. Les roues d’origine du Sentinel étaient effectivement un peu « molles » mais pas d’autres paires dont on dispose et qu’on avait essayé dessus, pour voir. On avait perçu un petit manque de rigidité d’ailleurs, avec ces roues qui exigent un peu plus du cadre. Ça participait à la limite que l’on peut tracer entre Sentinel et Spire.

  7. Salut Antoine,

    Merci pour ce test, il était attendu !

    Le vélo a l’air top, comme souvent chez Commencal. Le seul point noir est le poids (comme mon ancien Meta d’ailleurs), mais par rapport au TR est-ce que la nouvelle cinématique avec le point de pivot virtuel compense ce poids ?

    Deuxième question dans le même registre, j’ai vu que tu as fait l’EpicEnduro ( bravo pour la perf !), que penses-tu de ce vélo pour ce genre d’événement ? Par rapport à un Santa Cruz Hightower par exemple, même débattement mais 1 bon kg en moins, lequel garderais-tu ?

    Je te remercie d’avance,

    1. Salut Antoine,
      c’est vrai que sur le papier, on pourrait aussi le comparer au Hightower.
      Tu as eu le Megatower l’année dernière en monture long terme, je crois:
      Comment classerais-tu le Meta comparé aux deux frangins de Santa Cruz ?

      1. Fondamentalement, le rendu est différent. On n’est pas sur le même caractère entre les Santa et le Meta. Sur différents points et dans différentes situations ça se pilote différement. Donc difficile de simplement les « positionner ». Mais si je m’y essaie pour répondre « simplement » à ta question : pour moi le Meta V5 a des capacités un peu plus Enduro que le Hightower, sans pour autant être aussi « gros » que le Megatower, donc il vient s’intercaler entre les deux.

    2. Salut Stéphane,

      à mon sens non, je n’ai pas perçu de gain hyper évident, tel qu’on pourrait dire que ça compense le poids. Simplement je ne perçois pas sur ce vélo son poids comme un handicap. Au sens où à la pédale, au train – typiquement ce qu’il faut pour l’Epic – il ne donne pas le sentiment de tirer un vélo qui soit lourd, collé, qui pompe, ou autre. Il garde bien l’allure, avale le terrain, offre une bonne assise pour pédaler. Pour l’Epic, à l’entrainement, je n’ai pas noté de différence significative avec d’autres, plus léger, sur de longues sorties. J’ai donc validé qu’il s’y prêtait en liaison, et j’ai pu profiter de ce qu’il apporte en spéciales. Sa stabilité d’assiette, sa capacité d’amortissement, son grip très sain, c’est précieux quand il faut rouler les spéciales les plus dures de l’Epic après plusieurs heures d’effort.
      Après, dans tous les cas et dans l’absolu, s’il est possible d’avoir l’équivalent avec un kilo de moins sur la balance, faut prendre. C’est toujours ça de gagné. Comparativement, le Hightower procure ça, mais je n’ai pas mené avec lui, le même travail de préparation qu’avec le Meta. De ce que j’ai vu du Hightower, je prend son rendement/la suspension qui fige bien quand il faut pédaler/tendre la chaine. je prends le rendement de ses Reserve carbone. par contre, faut voir pendant la préparation, ce que l’on arrive à faire pour qu’il soit un peu plus tolérant sur l’angle, latéralement. Parce que sur l’Epic, y’a quand même un sacré paquet de fois où les cailloux sont pas dans le bon sens, ou pas au bon endroit, et où à la longue, ça peut « tataner » 😉

      1. Bonjour Antoine
        Merci beaucoup pour ton retour d’expérience sur ce vélo et sur l’Epic.
        Intéressant du coup si son poids n’est pas un frein à la pédale, surtout qu’il est possible de grapiller un peu par rapport à votre modèle (pneus plus légers type Maxxis Dissector / Assegai et roues plus légères).
        Ce vélo me tente bien, Commencal a toujours développé des supers vélos typés gravity et le nouveau V5 a l’air de suivre la tendance !
        Merci pour le test et tes retours 🙂

        PS : je pense m’inscrire au prochain Epic, vos retours m’ont donné envie 🙂

        1. Avec plaisir 😉 Attention par contre > les pneus, c’est la carcasse plutôt que le modèle qui est important. En l’occurence, Dissector/assegai sont des profils super, mais dans tous les cas, il faut au moins de l’EXO+ à l’avant, et du Double Down à l’arrière pour être tranquille sur l’Epic. Quant aux roues, méticuleusement pesées comparativement à celles en carbone disponibles, cette paire Trail Wide/Enduro Wide n’accusait qu’à peine plus d’une centaine de gramme de plus sur la balance, mais un confort/tempérament bien plus posé et serein dans les pierres, d’où le choix. Tout ça pour dire que sur l’Epic, c’est pas le genre d’épreuve où on peut facilement faire des économies sur les roues/pneus. C’est risqué 😉

          1. Haha ok je note le conseil de la carcasse DD à l’arrière alors pour l’épreuve.
            C’est vrai que je roule en Exo+ avant/arrière et pour mon terrain c’est top, après pour 110 km / 11 spéciales dans le sud-ouest ça peut être limite !

            Merci à toi et bonne journée 🙂

  8. Hello Antoine
    Merci pour ce bel article
    J’ai eu pour mon noel 2023 un meta v5 aussi montée a la carte
    Avec une Fox 38 et un x2 et ça marche très bien
    Ma question est
    Est-ce que durant les testes que tu as pu effectuer est-ce que tu la essayer dans des lieux type bike Park etc
    Car j’ai laisser le vélo en position low avec le flip ship
    Mais à te lire la position high doit vraiment marcher du feu de dieu
    Donc d après toi pour du roulage bike Park ça le fait en high ?
    Et parcontre je fait la montain off hell en juin
    Là je le métrerais en position haute ? D après toi ça peut être vraiment cool pour les relances à la pédales et les faux plat et monter
    Merci de ta réponse
    Encore super article
    Merci

    1. Salut Charles,

      pour moi, c’est pas à la pédale que flip-chip position haute apporte quelque chose. C’est sur la qualité de fonctionnement de la suspension arrière parce que le poids du pilote est moins déporté vers l’arrière, et sur le fait que le grip roue avant est plus constant, donc plus fiable. Sur le papier, le boitier plus bas, ça permet de se planquer un peu plus derrière le guidon, et de sauter un peu plus facilement. Donc en Bike Park, ça peut se justifier. Tout comme sur la Mountain of Hell où ça roule parfois très vite. Mais il n’y a pas de vérité absolue. Tu as un peu de temps d’ici à la course. Le mieux c’est qu’à un moment ou un autre, tu puisse te rapprocher des conditions de course à l’entrainement, et que tu fasse l’essai des deux positions, et prenne le temps de voir la différence que tu sens. L’important, c’est que tu fasse un choix qui te favorise, et te mette en confiance, pour la course 😉

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