Le Specialized Stumpjumper 15 se pare d’un certain Genie !

Désolé pour le titre, et le jeu de mots qui va avec, mais il résume à merveille en quoi le Specialized Stumpjumper 15 nous intéresse, sur FullAttack. Le Genie dont il est question, c’est la technologie d’amortisseur dont se pare cette nouvelle version de l’emblématique modèle de la marque au grand S. Et c’est bien simple : ceux qui comprennent cet amortisseur, et ses intentions, comprennent le Specialized Stumpjumper 15. Voilà ce qu’il faut, pour y parvenir. Bonne lecture, sur FullAttack !

Le contexte… Mûr d’une cinquantaine d’années !

Il y a peu, je relatais quelque chose d’intéressant sur FullAttack. Le fait d’avoir vu, de mes propres yeux, Mike Sinyard et Rob Roskopp se présenter ensemble, devant un parterre de journalistes médusés, moi le premier, quelque part sur l’Ile de Vancouver. À la base, ce n’était pas pour cette raison précise que je me trouvais dans ce coin du monde, mais bien pour découvrir et tenter de comprendre le nouveau Specialized Stumpjumper 15. Une mission qui ne manque pas d’importance, à plusieurs égards.

En premier lieu, parce que le Specialized Stumpjumper occupe forcément une place particulière dans le petit monde du VTT. Pour beaucoup et pour la postérité, il s’agit du premier… Premier VTT produit de série, en 1979. En 2024 donc, le Stump – pour les intimes – fêtes ses 45ans, soit à peine moins que la marque elle-même – qui fête ses 50 ans d’existence.Qui plus est, le Specialized Stumpjumper n’a pas fait que traverser les âges. Il s’est efforcé de se réinventer, génération après génération – nous en sommes donc à la 15e !

Le Specialized Stumpjumper 15 me semble à la hauteur, mais il ne s’agit pas simplement de le clamer. Il s’agit de le démontrer…

Se réinventer pour tenir une ambition : celle d’être le VTT par excellence, VTT à tout faire ou, comme on aime à le dire parfois, ultra-polyvalent, à la croisée des chemins. Bref, que de mots pour tenter d’expliquer que le Stump, ça doit avant tout être le VTT à avoir si, comme pour beaucoup d’entre nous, il s’agit d’abord de n’en avoir qu’un seul. Un segment sur lequel la concurrence est rude. Les deux derniers Stumpjumper peuvent en témoigner, notamment face aux Occam, Habit, Trance et autres challengers. On a eu l’occasion de le relater sur FullAttack.

D’autant plus qu’il faut bien avoir à l’esprit une chose… Ces derniers temps, il n’y avait pas un, mais bien deux Stump au catalogue Specialized : le Stumpjumper, et le Stumpjumper Evo. Ça aussi, FullAttack en avait largement précisé les contours. Un Stumpjumper plus dans l’esprit d’un vélo de Trail que All Mountain, au coup de pédale généreux, mais que je trouvais pour ma part un peu trop petit pour un sumpy… Et un Stump Evo All Mountain sur le papier, mais marchant véritablement sur les platebandes des vélos d’Enduro – sa performance en suspension, ses ajustemements de géométrie…sans pour autant être exempt de défaut ! J’ai pu avoir le sentiment que ça allait parfois trop vite taper en fin de course, entre autres.

Dans les grandes lignes…

Bref, il est important de rappeler ce contexte puisque d’une certaine manière, c’est à ce constat/contexte que le Specialized Stumpjumper 15 et son amortisseur Genie tente de répondre. Or, ce Specialized Stumpjumper 15 me semble à la hauteur du rendez-vous. Mais il ne s’agit pas simplement de le clamer. Il s’agit de le démontrer…

Ça commence donc par une observation toute simple : au premier coup d’œil, aucun doute. Le Stumpy 15 est un Specialized ! Cinématique 4-Bars linkage FSR, que Specialized a longtemps préservé sous brevet, avant que le concept ne tombe dans le domaine public. Et dessus, des lignes qui ne trompent pas. À la douille de direction – sa jonction avec les tubes obliques et supérieurs – aux profils des tubes du triangle avant plus massifs que le triangle arrière, on reconnaît sans peine les lignes développées par les designers de la marque ces dernières années. Entre rondeur et dynamisme, en fonction des opportunités…

Certains modèles du segment Stumpjumper font bien un petit coup d’éclat en matière de cosmétique. Le vernis, non content d’être mat, inclut une imitation, en relief, des gouttes d’eau qu’une légère averse aurait pu déposer là.Comme un appel à rouler certes, mais on ne s’arrêtera pas à ce détail cosmétique. Comme à son habitude, la marque n’hésite pas à jouer toutes les cartes pour se démarquer. Et à l’œil, c’est beau ! Mais ceux qui, au premier regard sur ce vélo, seraient tentés d’en rester là, se disant que ce n’est qu’un énième Stumpjumper passeraient à côté de quelque chose…

Au cœur du Genie…

En fait, c’est bien simple : pour comprendre le Specialized Stumpjumper 15, il suffit de comprendre son amortisseur – le Genie ! Ceux qui passeront à côté de ce détail n’auront aucune chance de saisir l’intérêt de ce vélo. Il en a, pourtant…Outre son nom, ce que cet amortisseur a de spéciale ?! D’abord, il sort des têtes pensantes du bureau d’études Specialized, qui ont déménagé il y a peu, du côté d’Auburn – Nord Est de San Francisco/Sacramento, au pied des montagnes. Ces gens-là, ce sont ceux qui fournissent le fameux Demo carbone à raccords en aluminium usinés, dont tire parti Loïc Bruni, Finn Iles et Jordan Williams en Coupe du Monde.

Adopter un volume positif plus important, c’est d’abord et avant tout, ce que fait le Genie, nom donné à la technologie dont dispose l’amortisseur du Specialized Stumpjumper 15. De quelle manière ?! Specialized a demandé à Fox, d’assurer la production de cet amortisseur. Et ceux qui ont déjà manipulé un Fox Float X2 vont s’y retrouver…

Logiquement, ces deux volumes d’air positifs communiquent. Des trous sont percés dans la chambre intérieure, pour relier les deux volumes… Mais l’autre subtilité du Genie, c’est que ces deux volumes ne sont pas reliés en permanence. Les deux sont en action jusqu’à 70% du débattement. Seule la chambre intérieure finit ensuite le travail.

Est-ce que cette courbe de force à la roue arrière pourrait être obtenue autrement ? Oui ! Via la courbe de ratio par exemple. C’est ce qui se fait habituellement. Sauf que ça implique des contraintes en matière de positionnement des points d’articulation de la cinématique, voir ça peut imposer de changer de concept. Ou bien encore, ça peut interférer dans le comportement/les courbes de certains autres paramètres. Donc faire ça via la chambre positive de l’amortisseur a l’intérêt de rester plus libre par ailleurs. Et ça, on l’a vu en étudiant le concept développé par Specialized pour le vélo de Loic Bruni : se simplifier la vie, rendre certaines choses plus indépendantes les unes des autres, bah c’est justement la tendance du moment chez Specialized. Ce choix peut donc paraître logique dans le développement de la marque et la continuité de ses travaux. Ici, elle reste donc sur le concept du 4-Bars qu’elle maîtrise, et dont on peut dire qu’elle a fait le tour… 

Ne peut-on pas avoir l’équivalent de cette fin de course avec une butée hydraulique de fin de course, comme ce qui est apparu sur différents amortisseurs depuis BOS, jusqu’à RockShox ?! Oui, sauf qu’une butée hydraulique réagit à la vitesse et nécessite d’être ajustée dans sa force, au gabarit/pilotage du pilote. Ce que la double chambre du Genie fait tout seul, et une bonne fois pour toutes. La calibration voulue par les ingénieurs est ainsi universelle, et comme gravée dans l’aluminium de l’amortisseur.

Pour la petite histoire…

Ces détails permettent d’évoquer un point laissé de côté jusqu’ici : celui du volume d’air négatif du Genie. De côté pour une raison simple : il ne change pas versus ce qu’un Fox Float Evol classique propose à la base. L’objectif est simple du côté de Specialized. Quand on augmente le volume négatif, ce ressort pousse plus longtemps dans la course. En dynamique, en résulte un amortisseur qui fonctionne plus loin dans son débattement… Or, on y revient plus loin dans cet article : faire fonctionner le Stumpjumper 15 en début de course est un point essentiel, si ce n’est crutial, pour le succès de ce concept…

Le châssis du Specialized Stumpjumper 15

Maintenant que vous savez en quoi consiste, sur le papier, l’amortisseur Genie, la question se pose de savoir sur quel châssis il prend place. En l’occurrence, celui du Specialized Stumpjumper 15 dont il est question ici. Un cadre que l’on peut assez classiquement observer via le prisme habituel sur FullAttack : cinématique, rigidité/raideur, géométrie…Un prisme qui s’impose d’autant plus ici, que chez Specialized, ce sont justement trois des quatre ingrédients de ce que la marque appelle Ride Dynamics, le comportement d’un VTT – Specialized considérant les éléments de suspension à part entière, quand nous considérons qu’ils vont forcément de pair avec la cinématique, sur FullAttack, mais qu’importe…

Cinématique du Specialized Stumpjumper 15

Côté cinématique, rien de très exceptionnel au sujet du Specialized Stumpjumper 15. La cinématique 4-Bars/FSR est un classique, vu, revu et corrigé, chez Specialized. Et si le bureau d’études nous glisse s’autoriser à s’en éloigner aux premières étapes de développement, pour s’essayer à autre chose – les Demo en sont l’illustration – la marque finie toujours par revenir au constat que les compromis qu’elle obtient avec le 4-bars restent ceux qui lui plaisent le plus. Ce sont donc avant tout de petits ajustements dont il est question.

Ajustements dont l’inspiration est néanmoins importante à connaître, puisque Specialized Communique sur certaines valeurs en les comparant à celles des précédents Stumpjumper et stump Evo. L’occasion de voir qu’en matière d’Anti-squat notamment, c’est au Stump Evo que le Specialized Stumpjumper 15 se réfère le plus. Tout ça, pour noter une légère diminution des valeurs d’effet de chaîne sur l’ensemble du débattement, un peu plus en début de course et autour du SAG qu’ensuite. Rien de très surprenant, une tendance partagée par une grande part du marché ces derniers temps,maintenant que les amortisseurs permettent de trouver du maintien autrement…

Quoi qu’il en soit, on peut également revenir quelques instants sur la courbe de force proposées par Specialized pour expliquer le Stumpjumper 15. D’abord, pour préciser qu’il s’agit de la courbe de force à la roue arrière, comprenez donc l’action combinée de la cinématique et de l’amortisseur, soit ce que l’on ressent directement, en roulant le vélo. Or, là aussi, les courbes fournies ne trompent pas : il n’y est pas question de comparer versus le précédent Stump. C’est bien du côté le plus gravity – Stump EVO et Specialized Enduro – que l’on place le Specialized Stumpjumper 15…

Rigidité/raideur du Specialized Stumpjumper 15

On ne l’a pas précisé jusqu’ici, mais ça n’aura pas échappé à ceux qui ont en tête l’architecture du Stumpjumper Evo connue jusqu’ici. Il manque une barre au Specialized Stumpjumper 15 ! En l’occurrence, le Side Arm, cette partie du cadre qui venait en parallèle de l’amortisseur, relier le tube de selle et le tube supérieur. Elle a disparu, mais là aussi, les travaux de rigidité/raideur mené par la marque sur le Specialized Stumpjumper 15 consistent à en rapprocher ses valeurs de celle du Stump Evo.

Pour y parvenir, Specialized communique avoir étudié la rigidité de l’ensemble du cadre, et avoir pu tirer de cette étude un fait intéressant : renforcer la biellette et le pied d’amortisseur permet d’avoir les mêmes résultats de rigidité/raideur et robustesse qu’avec un Side Arm, mais en économisant une partie de la masse de matière que le Side Arm constitue. En résulte un châssis en carbone Fact 11M renforcé par endroits, plus léger mais aussi solide/rigide que le précédent Stump Evo.

Géométrie du Specialized Stumpjumper 15

En matière de géométrie, la réputation de Specialized n’est plus à faire. Pendant des années, c’est elle qui s’est démarquée de la concurrence par des boîtiers bas, bases courtes et ergonomie qui donnaient un sentiment de facilité presque déconcertant. Logiquement, ce sont ces ingrédients que le Specialized Stumpjumper 15 avance. Mais une fois encore, c’est en comparant à ses prédécesseurs, que l’exercice est le plus concluant…

Pour constater, une fois de plus, que c’est très largement du Stump Evo dont s’inspire le Specialized Stumpjumper 15. C’est bien simple : si certaines valeurs varient parfois d’un ou deux milimètres sur le papier, pour tout bien combiner, il n’y a aucun doute sur le fait de pouvoir dire qu’un Stumpjumper 15 en taille S4 par exemple, partage les mêmes côtes, le même esprit, la même logique de géométrie qu’un Stump Evo dans la même taille. Mêmes dimensions – dont les bases qui s’adaptent à la taille – et même ajustements : angleset à la douille de direction, hauteur de boîtier via le flip chip entre bases et hauban, biellette additionnelle pour passer en mullet – d’origine, les S1 et S2 sont vendus en mullet, les autres en full 29.

Tout juste doit-on noter que le Stumpy 15 est conçu pour une fourche entre 150 et 160mm de débattement – donc ici, pour fixer les cotations, une fourche de 561mm de hauteur. Légèrement moins que le Stump Evo. Une hauteur compensée par la hauteur de douille 10mm plus haute, pour aboutir au même Stack, à des pouièmes près. Tout ça, en perpétuant l’approche S-Sizing chère à la marque, à savoir que les hauteurs – de tube de selle, de douille, de cadre – restent contenues pour qu’un même gabarit puisse choisir entre différentes tailles pour adapter son choix à son style de pilotage. À ce sujet d’ailleurs, hormis la taille S1 qui perd 5mm, les autres tailles du Specialized Stumpjumper 15 offrent plus de dégagement horizontal à l’entrejambe – de 13 à 19mm gagnés.

Détails & montage du Speicalized Stumpjumper 15

Si jusqu’ici, on ne peut pas nier le rapprochement évident entre le Stumpjumper 15 et l’un de ses prédécesseurs – le Stumpjumper Evo donc – un coup d’œil aux choix de montage et d’équipement des Stumpjumper 15 qui composent la gamme, peut enfoncer le clou, ou presque.

La gamme…

Au moment d’écrire ces lignes, le Specialized Stumpjumper 15 débarque sur le marché dans ses versions à cadre en carbone. Sur les cinq modèles au catalogue, 4 disposent du Genie, et un modèle à amortisseur à ressort Öhlins TTX2 vient compléter la gamme, entre les modèles Comp et Pro… Le kit cadre est également en vente, 4500€.

Premières impressions

Ok, c’est bien beau tout ça ! Sur le papier, on sait ce qui se cache dans le Genie. A minima, on se figure de ce qu’il fait, quand il fonctionne… comment ses volumes d’air se comportent, et communiquent, ou non… Mieux, on sait sur quel vélo cet amortisseur prend place : le Specialized Stumpjumper 15, son châssis peaufiné et ses choix de montage atypiques. Mais ça donne quoi sur le terrain ?! La réponse, en image ! Habituellement, ce sont quelques photos, et du texte, qui viennent résumer mes premières impressions. Mais cette fois, je vous propose de poursuivre en vidéo, via le premier essai du Specialized Stumpjumper 15, sur FullAttack ! Après tout, c’est plus… Parlant 😉

* Cet épisode sur le Specialized Stumpjumper 15 fait plus largement partie des Premiers Essais, une série de vidéos consacrées aux premières impressions concernant les produits en test chez FullAttack ! L’ensemble des épisodes est à retrouver sur FullAttack, ici > https://fullattack.cc/rubrique/matos/premier-essai/

Rédac'Chef Adjoint
  1. Salut,sympa ton retour. On cerne bien ton ressenti terrain du fonctionnement de ce génie.
    Ça me fait penser au fonctionnement de la ohlins rxf38 m2 avec laquelle j ai enfin pu trouver une courbe lineaire sur la pression d air sur tout le debattement et une fin de course ajustable a souhait qui permet d utiliser tout le debattement sans se verrouiller inconfortablement ni tapper le fond inutilement et du coup permet d’ajuster le maintient grace aux reglages hydraulique des compressions et gagner en grip ,
    Ce qui est fou c est que ce genie utilise un concept qui ferme la deuxième chambre à mi-course alors que ma ohlins ouvre la deuxième chambre à mi-course et le fonctionnement global à l air identique ?…

    1. Salut Damien, merci pour ton retour 😉 Je comprends ce que tu veux dire à propos des suspensions Öhlins. Ça s’en rapproche effectivement mais la différence reste encore le maintien, naturellement plus présent sur du öhlins. Je ne sais pas dire si ça vient des caractéristiques de leurs ressorts, ou aussi de la détente toujours très bien gérée et rapide, mais ça fait encore une petite différence à mon sens 😉 La différence de concept que tu évoque vient du fait que les volumes et ratio alloués pour une suspension avant et arrière ne sont pas les mêmes. À l’arrière, tu peux atteindre un volume qui implique d’être réduit pour mieux gérer la fin de course. À l’avant, on est plutôt en manque de volume qu’autre chose. La Selva a un té plus plat et des plongeur plus long que la concurrence pour y parvenir. Et on trouve plus facilement le volume dans une double té, comme on en parlait sur la Boxxer l’an passé > https://fullattack.cc/la-conception-de-la-nouvelle-rockshox-boxxer-en-detail/

  2. Le montage avec le ttx22 ne pourra donc pas proposer ces 2 visages que le « génie » propose.
    Ensuite lorsque je vois comment tu insistes sur le SAG et que si tu n as pas la bonne pression ça te modifie complètement le comportement du bike, j espère que les vendeurs de chez Spé vont bien insisté sur ce point lorsqu ils vont livré le bike aux futurs acheteurs…

      1. Pourquoi suggère-tu que ce soit plus imprécis ? C’est plus compliqué parce qu’il faut avoir plusieurs ressorts et se faire aider pour mesurer, mais on arrive à la même précision 😉

    1. Pour le sag, c’était déjà le cas sur la génération précédente de stump (non evo). Ratio faiblement progressif + amortisseur à course courte = difficulté pour régler le sag. Et je ne parle même pas de l’hydraulique d’origine…
      Sur le nouveau, le ratio est à peu près le même mais la progressivité est constante (dérivée seconde) et la course de l’amorto est plus longue, ce qui est plus favorable en termes de réglage. Pour la question de la faible progressivité couplée à un amortisseur à ressort, ben c’est sûr qu’il faudra se poser un peu plus sur l’hydraulique, mais les amorto 4 voies sont fait pour ça, non ? Et puis tu peux compter sur cascade components pour produire un basculeur plus progressif en aftermarket.
      En ce qui me concerne la seule vraie question c’est l’accumulation et la dissipation de la chaleur dans le génie… parce que sur le papier et de mon expérience gros volume d’air + surfaces d’échange réduites = fortes variations de pression…

      1. Sur le précédent Stump, ce qui pouvait un peu aider pour le SAG, c’est que si on en avait pas assez, ça se sentait parce qu’on talonnait trop souvent. Ça pouvait être un indice. Là, aucune chance de compter sur ce point. Pour ce qui est de l’accumulation de chaleur, on se rejoint : c’est la question qui mérite encore d’être précisée.

    2. J’ai commencé à me pencher sur le sujet du coil sur ce vélo, mais je n’ai pas pu aller au bout de l’expérience dans le temps imparti. Ce n’est que partie remise. J’en parle en fin de vidéo. Il me reste une piste à explorer : un ressort plus faible. Ça va impliquer plus de précontrainte, mais peut-être que la courbe plus plate peut fonctionner. Donc pour l’instant, je mets simplement en gard sur le fait qu’avec un ressort « normal » ou « habituel » le résultat n’est pas aussi intéressant qu’avec le Genie. je vous en dirai plus quand je le pourrai 😉
      En ce qui concerne le SAG, c’est effectivement un paramètre encore plus important que d’habitude. C’est bien avec cette importance en tête que j’ai produit cet article. Et c’est pour ça que j’essaie d’être le plus précis possible à ce sujet. Il faut que tout le monde soit au courant, et sensibilisé à ça, pour ne pas gaspiller quoi que ce soit : des vélos, du temps, de l’argent, de l’énergie, etc… Si tout le monde s’applique à ça, c’est un succès.

  3. Une double chambre positive pour avoir un amortisseur plus progressif mais ne pas mettre de piggy bag pour améliorer la sensibilité en compression alors que le cadre a la place c’est de mon point de vue complétement … et au final fourguer un amortisseur à ressort métallique sur les haut modèles….

    6500 euros pour avoir un vélo pas forcément plus sexy niveau montage/équipement/cinématique qu’un vélo équivalent vendu en VPC allemand pour 3500/4000 euros, on retrouve la stratégie Apple de plus cher c’est mieux.

    1. En tout cas, vidéo super intéressante et informative (comme d’hab quoi) !
      Et pour la clapéterie, ils sont revenus sur des tunes linéaires ou ils restent sur du digressif ?

    2. EUh… Tu me semble aller un peu vite en besogne. L’amortisseur en ressort n’est pas réservé « aux plus hauts modèles ». Le S-Works et le Pro sont équipés du Genie. Ensuite, peux-tu préciser ton raisonnement au sujet du double volume et du piggiback ? Pour l’instant, ton propos est un peu confu, pas certain de cerner où tu veux en venir, ton raisonnement… Merci 😉

      1. Sur la même cinématique qu’ils qualifient eux même de linéaire ils collent un amortisseur à double chambre positive donc qui gère cette linéarité (curieux de voir si ce nest pas trop creux avec une montée violent en pression en fin de débattement ou sensible pas trop creux puis dur) et vendent un modèle plus cher avec un amortisseur à ressort métallique sans artifice pour contrer la linéarité( ressort progressif ou butée hydraulique longue).

        Désolé je n’avais pas vu que les modèles trop cher étaient en Génie aussi.

        Mais la sensibilité gagné avec ce ressort gros volume car c’est ça au final qu’ils veulent avoir et presque ridicule en sachant que derrière l’amortisseur n’a pas piggy bag alors que ça participe tout autant à rendre l’amortisseur plus sensible avec un IFP de plus gros volume et une gestion de la compression sur un port fixe et pas sur le piston.

        Pour moi cet amortisseur n’aurai de sens qu’avec un piggy bag et pourquoi pas une butée hydraulique soyons fou pour aller au bout du délire progressivité.

        Tout ça combiner à un prix de vente trop élevé pour pas forcément mieux en terme d’amorti qu’un Jeffsy/Spectal que tu montes avec un Novya ou un Fast ride E.

        1. Merci pour ces précisions David.

          En ce qui concerne l’aspect linéarité vs progressivité, avec le bon SAG, et un peu de compression, le ratio maintien/sensibilité/anti-talonnage est vraiment bon. Aucun des deux effets que tu cite ne se présente. Si tu manque d’air dans l’amortisseur, comme dit dans la vidéo, alors tu as le sentiment que c’est trop dur, trop sur la fin de course. Si tu manque de compression, alors tu peux avoir l’impression que c’est creux. Mais ça dépend vraiment du style de pilotage sur ce point. C’est bien pour expliquer que les cas de figure que tu explique peuvent se produire, mais que des solutions convaincantes existent, que j’ai précisé tout ça dans la vidéo.
          Versus la courbe de ratio linéraire, je trouve plutôt l’approche intéressante. Ils ont une courbe linéaire, elle les intérèsse sur 70% du débattement, mais jusqu’ici, on pouvait ne pas être satisfait des derniers 30%. Le double volume permet de continuer à profiter de cette linéarité, et d’améliorer la fin de course. Pourquoi pas ?!
          Ce que tu rapporte au sujet de l’intérêt du Piggyback vs la sensibilité se tient, je te rejoint en partie. Mais quoi qu’il en soit, pour avoir expérimenté sur bon nombre d’amortisseur, le gain n’est souvent pas suffisant. Il ne prend pas le dessus sur l’effet du volume trop restrein, qui monte en charge un peu trop tôt. Du coup, oui, pourquoi pas monter un gros volume, dans ce cas Specialized aurait pu monter un X2 ou un Vivid… mais on n’a quand même pas cette effet de fin de course du volume réduit… C’est un autre compromis, intéressant de voir que cette solution n’est pas réservée aux gros vélos. Que ça tente de descendre vers plus petit.
          En matière de fin de course par contre, ce que j’ai expérimenté jusqu’ici me suffit à penser que la butée de fin de course n’est pas utile.
          Pour ce qui est du ressort, je comprends une fois de plus ton doute. Je l’ai ressenti également et pour l’heure, je n’ai pas été convaincu. Mais comme expliqué, il reste des pistes à explorer pour être fixé. Ici aussi, un peu de patience s’impose.
          Efin, pour ce qui est de la concurrence vs Jeffsy/Spectral, rien ne permet d’affirmer ça. Pour l’heure, par contre, de ce que je sais et de ce que j’ai roulé des trois vélos en question, je suis certain que le Stumpjumper 15 a le meilleur rendu « de série » avec son propre amortisseur. Et à mon sens, d’une marge intéressante. Impossible de dire si les deux autres solutions proposées s’en approche, égale ou dépasse, si ce n’est supposer que…

  4. Salut Antoine,
    Très intéressante la vidéo en complément de l’article , au top comme tout le temps 🙂 !
    Une question concernant l’amortisseur, le Genie est un nouvel amortisseur de la gamme Fox ou il vient remplacer le Float ou Float X ? Il sera disponible en after marker ou seulement réservé au Stump’ 15 ?

    Merci d’avance,

    1. Salut Stef, merci pour ton retour positive, c’est top 😉 Le concept du Genie – doouble chambre positive qui communique jusqu’à un certain point de la course – a été développé par les ingénieurs Specialized. Ce sont eux qui en sont à l’origine. Et les étapes du développement montrées dans l’article correspondent à ce que eux ont fait. Ce n’est qu’ensuite, qu’ils ont demandé à Fox de le leur produire. Ce n’est donc pas à proprement parlé un « nouvel amortisseur Fox ». C’est sur la base d’un Float, mais ça n’a pas vocation à rejoindre le catalogue Fox. Pour l’heure, c’est réservé au Stump’15.

  5. N’y a t il pas déjà eu un amorto Spe Fox sur l’enduro premier du nom ? Et la disparition du ’5eme bras’ ne met elle pas trop de contrainte sur l’amortisseur (en plus de celle du yoke) ?

    1. C’est possible. De mémoire, fourche (double-té) et amortisseur étaient spécifique sur le tout premier Spé Enduro. Petit doute sur le fournisseur de ces deux éléments cependant. Quoi qu’il en soit, pour avoir évoqué cette disaprition de la sidebar, Specialized a précisé avoir pris plusieurs mesures pour y parvenir. Le renfort du chassis, dont le tube de selle qui reçoit l’articulation, et de l’ensemble biellette/pied d’amortisseur. L’objectif étant que cet ensemble compense la « perte » de la sidebar.

        1. Sur le papier, c’est sûr qu’un pied d’amortisseur ouvre des possibilités en matière d’agencement/placement de l’amortisseur dans le cadre, qui sinon serait plus restreint par un montage à oeillet/axe classique. C’est une tendance de ces derniers temps pour peaufiner le design des vélos, mais ça complique la donne d’un point de vue mécanique, effectivement. Plus la longueur du segment où se situe l’amortisseur est grande, plus le risque de flambage et les contraintes que ça implique sur l’amortisseur sont grandes, c’est certains. Dans l’absolue, un chassis qui s’occupe des contraintes, et ne fait travailler l’amortisseur qu’en compression reste le meilleur pour ce dernier. Fût un temps, le must était un montage sur rotule. Reste que les fournisseurs de suspensions et concepteurs de cadres travaillent de concert. Quelles sont par exemple les contraintes admissibles autour desquelles les deux s’accordent ?! La question se pose 😉

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