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Nouveauté – Commençal Meta TR, une entrée bien assaisonnée ?!

Aujourd’hui, je vous parle du nouveau/dernier (choisissez !) Commençal Meta TR. Et pour ne rien vous cacher, j’ai hâte ! Depuis que je l’ai roulé, j’ai le sentiment d’avoir mis la main sur quelque chose de tout bon… Pourquoi ?! Parce qu’en ces temps post-confinement, j’ai profité d’une présentation hors-norme et hors du temps, en compagnie d’un des ingénieurs en charge de concevoir le Commençal Meta TR… 

Et ce qu’il y a de bien avec ces gars là, c’est que s’ils évoquent une inspiration ou un progrès, ils ne se contentent pas de le dire avec un grand sourire, autour d’une assiette. Ils dessinent sur la nappe, poussent les assiettes, dégainent les tableaux, courbes et chiffres qui étayent. Alors, forcément, quand l’oreille est attentive, ça part vite dans tous les sens et ça finit derrière l’écran de l’ordinateur, à en oublier le dessert.

Qu’importe, lorsqu’au final, on constate qu’on partage un paquet de points de vue. C’est le cas au sujet du Commençal Meta TR et de la bonne recette mise en oeuvre pour le concevoir… Un grand classique de la carte Commençal, revisité pour lui donner plus de goût. Je n’allais pas garder ça pour moi plus longtemps…

 


Temps de lecture estimé : 15 minutes – Photos : Commençal / Nicolas Brizin


 

Au sommaire de cet article :

 

 

Aux commencements…

Ceux qui ont l’habitude de lire Endurotribe le savent : on tient à certains principes. Nous sommes notamment persuadés que géométrie, suspension et rigidité/raideur sont les ingrédients principaux d’un bon vélo. Ce ne sont pas nos Didactiques, enquêtes et autres parutions qui contrediront. On tient aussi dur comme fer à l’idée que différentes combinaisons de ce triptyque puissent exister. Tant mieux pour la diversité de l’offre, et la possibilité que chacun trouve à son goût. 

Du point de vue d’une marque comme Commençal, il s’agirait alors de définir sa propre vision de ce trio, bref, de trouver son identité. Cette discussion, je l’ai eu il y a deux ans de ça, avec Nicolas Ménard. Au sein du bureau d’études Commençal, c’est un peu le gardien du temple. Il porte l’héritage de la marque et fait sans cesse le lien entre passé, présent et futur des vélos andorrans. Nous étions alors réunis pour le lancement du Meta AM 29, premier Enduro 29 pouces de la marque.

Pour moi, ce vélo avait un certain potentiel. Vis-à-vis de la concurrence, il était dans la bonne tendance. Suffisamment pour conclure qu’il s’agissait d’un des bons vélos du moment, sans être nécessairement le meilleur. Néanmoins, lorsque l’on est en compagnie de quelqu’un chargé de réfléchir au futur, on ne se contente pas de parler du présent. À choisir, j’avais donc le sentiment que c’était en matière de rigidité/raideur que la marque devait encore s’affirmer. Nicolas me glissait alors qu’au sein de l’équipe, il y avait quelqu’un de compétent en la matière…

 

 

Pour la petite histoire…

Deux ans plus tard, en cette fin mai 2020, c’est donc Arthur Quet que je rencontre. Son nom parle peut-être aux plus pointus d’entre nous. Ingénieur, passé par Labyrinth et éduqué chez Bos avant de rejoindre Commençal, on aperçoit parfois le discret Arthur dans les paddocks de Coupe du Monde. Il y fait office d’ingénieur de course des vélos du team, Amaury Pierron, Myriam Nicole et les Ravanel en tête. Le reste du temps, il se partage entre le bureau d’études où il exploite ce qu’il a mesuré en compétition, et Taïwan où il suit la mise en production des vélos de série.

Si Nicolas fait le lien entre les époques, Arthur fait donc le lien entre les différentes phases d’un projet. Le développement de cette nouvelle version du Commençal Meta TR en est une parfaite illustration. À l’origine, la volonté est simple : un Commençal doit être performant dans son domaine, facile à prendre en main, beau et rester abordable. Reste à trouver comment faire ! Et c’est en travaillant sur le vélo d’Amaury que le déclic est venu. Ces fameux moments où les idées, les ressentis, les mesures et les résultats concordent. Un moment qui donne des repères, et confirme que donner confiance à un pilote est un préalable à la performance.

 

 

[divider]Commençal Meta TR[/divider]

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  • Usage All Moutain & Enduro
  • Roues en 29 pouces
  • 140/160mm, RS Lyrik & Super Deluxe
  • Triangle avant & arrière alu
  • Reach 490mm en L, offset court 42mm
  • Roues DT Swiss, 30mm

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[column size=one_half position=last ]

  • Maxxis Dissector Exo ou Schwalbe Magic Mary ST
  • Sram Guide, 200/200mm
  • 5 modèles, 4 tailles, 2199€ à 4999€
  • 14,9kg, environ, taille L essayée
  • Dispo à partir de fin juillet 2020
  • Fiche du vélo sur www.commencal-store.com

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Premier coup d’oeil

Très bien, mais de prime abord, cette nouvelle itération du Commençal Meta TR a beaucoup plus à partager, visuellement, avec son prédécesseur, qu’avec le Supreme DH si glorieux. Et c’est vrai qu’esthétiquement, il ne renie pas ses origines, tout en donnant un coup de frais à l’existant…

Quelque part, tant mieux ! Si certains peuvent penser, à tort, qu’il s’agit de faire du neuf avec du vieux, c’est qu’ils ne saisissent pas les véritables enjeux du moment. Derrière ces nouveaux codes esthétiques se cachent aussi quelques évolutions techniques notables…

Ces premiers coups d’oeil me rappellent les propos d’Arthur durant les deux jours passés autour des courbes, tableurs, graphes et autres éléments de conception qui ont étayé nos échanges. Parfois, c’est en faisant plein de petits ajustements, bien coordonnés, que l’on fait de vrai progrès. 

 

 

Dans les détails

Encore faut-il avoir le bon cap pour orienter tout ce travail, et mobiliser l’équipe. Outre la conception même du cadre, il y a les specs, l’ergonomie, la production, le montage, le marketing et le commercial à mobiliser. Il se trouve justement que c’est une certaine approche en matière de rigidité/raideur qui a permis d’orienter les travaux de tout le monde, et donner du sens à ce nouveau Commençal Meta TR... Voyons plus en détail !  

 

[toggler title=”Rigidité/raideur” ]

Dans son approche, l’équipe Commençal fait la distinction entre deux notions. La rigidité, c’est le déplacement sous l’effort. Plus c’est rigide, moins ça bouge ! La raideur, c’est comment cette rigidité varie. Plus c’est raide, plus ça brasse ! Cette distinction permet de faire un tri, et de relier les ressentis du pilote aux différentes courbes et mesures que l’on peut obtenir lors de la conception d’un vélo. Ça parait rien, mais c’est essentiel !

Notamment parce qu’en matière de rigidité/raideur, des chaines existent sur un vélo. À l’avant, ce que le pilote perçoit du terrain est passé par les pneus, les jantes, le rayonnage, le moyeu, le casting, le ressort et l’hydraulique, l’ensemble plongeur/té/pivot, la potence, le cintre et les poignées. À l’arrière, approche similaire du pneu aux pédales. Et au milieu, le cadre, qui fait le lien, pour assurer une certaine cohérence.

On pourrait aller plus loin au sujet de ces notions. Elles mériteraient des articles entiers. D’ailleurs, les plus perspicaces devinent ici le thème de la prochaine série d’articles Didactiques Endurotribe. Néanmoins, j’en ai assez dit pour saisir ce qui fait tout le sel du Commençal Meta TR d’aujourd’hui. C’est en combinant chaque maillon que le travail porte ses fruits…

 

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[toggler title=”Sur le cadre” ]

Au niveau du cadre, la notion de lien entre avant et arrière peut être assimilée à celle qui donne vie aux meilleurs skis du marché. Pour bien tourner, tout est question non seulement de forme, mais aussi de déformation répartie de bonne manière du talon à la spatule. Ici, l’idée est de cibler les zones qui doivent travailler et celles qui doivent garder une consistance suffisante pour que les autres éléments du vélo fassent leur part du travail dans de bonnes conditions.

Le tube de selle de diamètre plus important a plusieurs utilités. il favorise l’usage de tiges télescopiques de grand diamètre, logique pour conserver de la fiabilité et un bon guidage à l’heure où la tendance est aux courses plus importantes. Il sert aussi à donner un meilleur ancrage à l’articulation de la biellette. Du coup, le pontet qui reliait les haubans disparaît, et le flex du cadre se répartit différemment.

Le tube supérieur d’une seule pièce, le tube de selle de plus gros diamètre, et le tube oblique au formes légèrement plus saillantes forment un nouveau triangle avant. Il a pour but de répondre différemment aux sollicitations de la fourche. L’angle du tube supérieur, et sa soudure, ont disparu au dessus de l’amortisseur. Ils ne travaillent plus comme un point d’articulation. L’ensemble est plus rigide, et quelques centaines de grammes sont économisées au passage. 

 

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[toggler title=”Sur les suspensions” ]

Les plus intéressés le remarqueront, la gamme des Commençal Meta TR comporte une majorité de modèles faisant usage d’amortisseur à air, et le modèle Race pris en mains ici, fait usage d’un ressort. Là aussi, les notions de rigidité (force) et de raideur sont directement au coeur de la logique.

En observant l’une ou l’autre des courbes de chaque solution, on confirme et précise le charme de chacun. L’air et sa raideur très faible passé le SAG, qui permet au vélo d’avaler le terrain, assis sur la selle, en pédalant au train. Ou le ressort, et sa raideur plus faible au tout début de la course, qui offre un toucher de terrain “velours” avant d’avoir plus de répondant pour faire un vélo avec du peps quand il faut pumper.

Dans les deux cas, il s’agit toujours d’harmoniser les fonctionnements de chaque maillon. Les nouveaux Commençal Meta TR en tirent une opportunité : celle de fonctionner sur des suspensions aux settings hydrauliques light (moins raides…), avec un peu moins de SAG (26/27/28% plutôt que 30%) et un poil plus de course avant/arrière, pour favoriser le débattement utile. Intéressant !

 

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[toggler title=”Sur la géométrie” ]

Puisque le vélo doit fonctionner sur des suspensions réglées différemment, il y de fortes chances que la géométrie en dynamique soit influencée. C’est une des raisons des cotes ambitieuses du nouveau Commençal Meta TR. Il s’agit aussi de corriger le sizing, coller aux attentes du moment, et recentrer les masses pour qu’en action, elles sollicitent le vélo de belle manière.

Le tube de selle redressé affiche donc 78,5° et les bases sont de 435mm, assez court pour du 29 pouces. Pour l’angle de direction, Arthur me détaille une certaine logique qu’il a trouvé dans la réparation des cotes afin de mieux faire usage de l’offset court… Dans ce raisonnement, la chasse et l’empattement entrent en compte pour définir un certain rapport qui restera confidentiel. Je peux juste vous dire que c’est logique, élégant dans l’approche, et que ça justifie les angles de direction de 64,5°.

 

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[toggler title=”Sur les specs” ]

Pour terminer la déclinaison du travail sur la rigidité/raideur, passage obligé et non des moindres, par les spécifications des nouveaux Commençal Meta TR. Chaque poste en prend ici pour son grade et plus l’on monte en gamme, plus la fiche est en accord avec l’idéal de la marque.

Le BE Commençal partage notre appréciation des roues équipées de cercles et rayonnages DT swiss. Arthur les dit neutres, nous avons tendance à dire inertes, mais au final, on parle bien de la même chose : après l’impact, ces roues ne raisonnent pas. Elle n’ajoutent pas de répliques. C’est fidèle et sain.

Là dessus, ce sont les Maxxis Dissector aux crampons qui permettent à la carcasse Exo de s’exprimer, ou bien la nouvelle carcasse Schwalbe Super Trail qui sont retenus pour jouer le rôle de la liaison au sol. Et pour en tirer parti au freinage, un peu de SRAM, beaucoup de Shimano, et dans tous les cas des freins à quatre pistons tant que c’est possible. Là, c’est l’amour pour les sports mécaniques qui parle…

Enfin, on ne peut conclure cette revue d’effectif orienté rigidité/raideur sans parler cintre et potence : Ride Alpha, les produits maison, à tous les étages. Certains se laisseront berner par le formatage marketing qui voudrait que ce soit cheap. En réalité, la volonté est ici d’avoir une potence qui ne vrille pas, et un cintre dont les variations d’épaisseurs assure un travail réparti de manière homogène sur toute la longueur.

On ne dira pas chez quel fournisseur, commun à quels concurrents, ces produits sont fabriqués. Mais là aussi, on a passé un petit moment à croiser nos impressions et disséquer les produits en vogue pour constater qu’il y avait parfois mieux à faire que des produits certes sexy, mais pas forcément accordés au reste de la panoplie…

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Prise en main

En parlant de panoplie, assez disserté, c’est l’heure de s’habiller, d’aller rouler ! Et ne vous y trompez pas. Si j’ai commencé par vous confier tout ça, c’est pour vous faciliter le travail. Dans la réalité, la vie de journaliste/testeur ne commence pas toujours par l’apéro. Qu’importe ! Ce que vous lisez se déniche entre deux plats runs, après un “au fait, t’en penses quoi ?” ou “y’a un truc là !”

Ici, le programme proposé par la marque est assez simple, mais diablement efficace : Digne les Bains, 2 jours, un ingénieur, le vélo et les chemins que tu veux pour faire le job. En l’occurrence, j’habite à deux pas, et les Terres Noires, je connais pour avoir écumé plusieurs éditions du réputé Enduro éponyme. Le genre d’épreuve qui, dans une autre vie, serait au calendrier des EWS ou du championnat national.

Je dis ça parce que la présentation du précédent Commençal Meta AM s’était faite sur un spot de cet acabit : à Ainsa, en espagne… Deux terrains qui sont très proches à rouler… Et de ces endroits sur terre, comme les Montagnes du Caroux, où le premier run sur les automatismes commence par te rappeler à l’ordre, et te faire savoir que parfois, tu ne sais plus faire de vélo…

 

[toggler title=”Facile !” ]

Cette impression, je l’avais jusqu’à présent toujours ressentie en venant rouler à Digne. Jusqu’à ce jour, et le Commençal Meta TR. Les conditions sont pourtant proches de ce que l’endroit peut parfois réserver. Il a plu toute la nuit, la plupart des appuis sont des flaques pleines de vase, les racines sont luisantes, les pierres lustrées… J’ai déjà connu ça ici, et ça s’est soldé par des travers de l’espace et un vélo plus souvent de biais que dans la trajectoire.

Là, rien de ça. Tout de suite dans le bain, tout de suite propre, tout de suite facile. Sorti du camion, le vélo parait léger. À la pédale, même impression. Ça rend, c’est posé, et ça donne envie d’enchaîner liaisons et spéciales comme des perles. Ça tombe bien, il y a de quoi ici, et la première n’est autre que Les Crêtes, illustrées ici. Ceux qui connaissent savent que ça peut en impressionner plus d’un… Mais là, les hectomètres de spéciale qui y mènent, même trempés, me mettent dans le bain, et en confiance. 

Sur l’angle, rien ne dribble, rien ne chasse. Malgré un sol parfois cabossé de pierres ou lézardé de racines, le Commençal Meta TR garde la trajectoire, la vitesse, et le pilote en bonne posture. Ça va être bon ! Oh que oui ! Précis, sain, facile, dynamique… Le Commençal Meta TR Race et son ressort a tout ce qu’il faut pour faire des Crêtes la plus belle des pumptrack géante.

 

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[toggler title=”Sobre !” ]

Sorti de là, les appuis, marches, cassures et zones où il faut engager s’enchaînent comme au paradis. Chassez le naturel, il revient au galop : je ne peux m’empêcher de pousser un peu, exprimer mes petites habitudes en sortie de virage. Un petit wheeling de temps à autre, une roue avant décalée par ici, un nose turn par-là… À me dire que vu les conditions, je mise peut-être un peu gros ! 

À vrai dire, je suis dans le vrai, mais pas comme je l’entends. Ici, l’adage qui fait le malin prend un sapin m’épargne. Je me rends simplement compte que pour tirer parti du terrain, et avoir des sensations, le Commençal Meta TR en demande moins que d’autres. Il est sobre, le bougre ! Il me faut donc encore quelques minutes à son guidon pour apaiser ma fougue, trouver le bon registre et m’exprimer naturellement, tout simplement…

 

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[toggler title=”Efficace !” ]

Ça tombe bien, puisque la liaison suivante, très typée All Mountain, n’attend que ça. Un coup ça monte, un coup ça descend, et ça n’arrête pas. C’est parfois truffé de marches à franchir, de feuilles glissantes, de bourbiers qui fausseraient les appuis… Qu’importe, le Commençal Meta TR s’en affranchit. La motricité est excellente, le franchissement plutôt bon, et ce qui me frappe : les pneus ne sont pas sur-sollicité. Aucun moment où finalement, ça pourrait zipper, ça pourrait claquer, ça pourrait buter.

Vous savez que j’aime l’angle de selle redressé, et le Commençal Meta TR me régale. Ici, et dans les spéciales suivantes, entre l’Escure et l’Evo Bike Park, où les runs sur la Rouge s’enchaînent pour essayer tout un tas de choses. À vrai dire, je suis simplement intrigué. Intrigué parce que j’ai au départ fait confiance à Arthur pour régler le vélo, et que j’ai déjà eu l’occasion de rouler avec les réglages qu’il m’a suggéré… mais sur d’autres vélos, ça ne marchait systématiquement pas ! Trop raide, trop exigeant, trop pointu. Outch !

Là pourtant, j’aurai beau m’en éloigner, par curiosité, j’y reviens tant ça marche. L’assiette est excellente, mes reins apprécient. Le débattement utile – ce qu’il reste à exploiter après le SAG, ou après un choc – est constamment bon. Dans la pente, monter sur les freins m’impressionne : non seulement ça plante, mais surtout, la roue avant ne passe pas sous le cadre et la fourche ne dribble pas. Autant dire que dans les Terres Noires et ses ruptures de pente à l’aveugle, ça aide à garder le contrôle..!

 

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[toggler title=”Pêle-mêle” ]

Si on parlait véritablement gastronomie dans cet article, j’évoquerais un festival de saveurs sans pour autant parler de feu d’artifice en bouche. Voilà le sel du Commençal Meta TR. Pêle-mêle, il me fait voyager, d’un concurrent à l’autre.

Il a ainsi la légèreté à la pédale du Transition Sentinel à l’essai actuellement tandis que sa position au pédalage me rappelle le Pole Machine et son angle de selle redressé. En parlant de débattement utile toujours disponible, il me rappelle le Orbea Occam, best seller du moment.

Il est néanmoins peut-être encore plus facile et tolérant. Ainsi, sur l’angle, il a quelque chose du Mondraker Foxy, sans en avoir les proportions ou verrouiller autant. Le Commençal Meta TR reste plus facile… Quoi qu’il en soit, je n’ai pas eu à faire appel à des références moins huppés, c’est bon signe !

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La suite ?!

Quelque part, le Commençal Meta TR dont on parle ici fait donc une belle salade. Il fait voyager et sait cuisiner les trois ingrédients de base pour avoir sa propre identité. Un travail maison qui vaut de gros points ! C’est sain, facile, fidèle, sans trop en faire. De la toute bonne cuisine ! Le genre de plat sur lequel compter sans trop sourciller si le serveur vous le suggère.

D’ailleurs, comme c’est le cas au resto, certains se contentent d’un seul plat. Le Commençal Meta TR peut en être. D’autant que les plus pointilleux l’auront remarqué : en matière de positionnement, il se place à la croisée des mondes, comme on l’aime ! Un peu plus gros qu’un trail/all mountain, mais un peu moins gros qu’un enduro, comme le marché nous y a habitué ces derniers temps… Le vélo à tout faire idéal ?!

Ça se pourrait ! D’ailleurs, je l’aurais totalement pensé si je n’avais été curieux. À table, je ne me contente pas de l’entrée si les plats sont aussi appétissants. Et à la carte gamme Commençal, il se trouve justement qu’un autre vélo est en approche. J’y ai goûté, et quelque chose me dit que ce plat de résistance saura contenter les plus gourmands. Il s’agit du Commençal Meta AM… Je pose ça là, on ne reparle très vite 😉 

 

 

Les Commençal Meta TR du moment…

Rédac'Chef Adjoint
  1. Bonjour,
    Quelques remarques :
    Sur leur site il annonce la présentation du nouveau meta am pour le 22 juin vous pour le 7 juillet. Il y a forcément un des deux qui se trompe 😉
    Est il possible de le passer en 150 mm à l’arrière ?
    Dommage que les longueur de bases n’augmente pas de 5 mm par taille (ie 440 en, 445 en L, 450 en XL),
    Des sram guide sur un mini enduro comment dire …
    Le rapport qualité prix n’est vraiment pas terrible 4200 € avec des guide et des roue m 1900 …
    La garantie de deux ans est vraiment en retrait par rapport a YT et Canyon.

    1. Bonjour,

      c’est maintenant annoncé pour le 22, ça l’était pour le 29 auparavant… Mais dans tous les cas, le Meta AM que j’ai pu rouler est équipé d’un élément sous embargo au 7 juillet. On attendra donc cette date pour pouvoir pleinement rapporter tout ce qu’il y a à dire. Sans ça, ce serait incomplet et fastidieux 😉
      Je n’ai pas d’info sur l’idée de le passer à 150mm. Pour tout dire, compte tenu du fait que le débattement utile est déjà très bon (le vélo ne consomme pas de course inutilement et reste haut) je ne vois pas nécessairement l’intérêt de lui faire prendre ce débattement. Ou alors, c’est peut-être un AM qu’il faut 😉

        1. Il est possible de le passer à 145mm très facilement mais avec un autre amortisseur (Qui peut passer de 55mm à 57mm de stroke) ??…, toujours en 210, pas que ça change grand chose mais bon!

          En étant un peu plus «hands on» il est possible d’augmenter encore plus le débattement (tant que le seat tube ne touche pas le pneu) mais tout le monde s’en fou sûrement donc j’arrête la ?

      1. Sous embargo vous voulez parler de la ROCKSHOX Zeb Ultimate, 170mm travel
        29″, Charger 2.1 damper, Debonair, LSC, HSC, rebound, Boost (15 x 110 mm), 44 mm offset
        😉

        1. Perso, j’ai du mal avec ces lignes de specs à n’en plus finir. Je crois que ce que je vois/roule 😉

    2. In terms of warranty Commencal states:
      – All other bikes across the range for five years
      (5 years)
      – For full-suspension bikes, the chain stays are
      guaranteed of two years (2 years)
      – For full-suspension bikes, the contact system
      is guaranteed for two years (2 years)

      So for the meta TR i would say its 5 years on front triangle and seat stays with 2 years on the chainstays and bearings which i think this is fairly standard for the industry.

      It would be nice if they offered more though, but tbf most people keep there bikes longer than 5 years anymore tbf.

  2. Salut l’équipe. Surement un bon vélo comme Commençal sait en faire mais vous annoncez un poids à 14,6 kg alors que sur le site il est affiché à 15,9 kg pour le Race… un petit soucis ou qui a raison??? Ensuite je sais que c’est un vieux discours le poids d’un vélo et qu’il vaut mieux un bon vélo à 15 kg qu’une merde à 12 kg mais quand même 15,9 kg ça commence à faire sacrément lourd non , même pour un trailenduro…
    Fred

    1. J’ai été un peu optimiste. Sur les poids, pour être clair > je n’ai pas mesuré, je n’avais pas d’info écrite jusqu’à la sortie des vélos, et ce que j’ai à en dire ne tient pas dans la ligne du tableau de notre article. D’où le “Environ” du tableau 😉 Pendant la présentation, on a évoqué le plus léger des TR juste sous la barre des 15kg. j’aurais dû mettre 14,8 ou 14,9kg env. C’est corrigé. Dans tous les cas, ça ferait un TR Race ressort dans les 15,5kg. 15,9kg ça me parait énorme. C’est pas l’impression que ça m’a laissé. Je pense qu’il y a une erreur. En plus, les autres modèles dont le poids est renseigné sont indiqués à 15kg… Dans tous les cas, ça me fait penser aux Zesty/Spicy, pour lesquels on a déjà eu cette discussion : ceux que ça dérange trouverons plus à propos chez la concurrence, quitte à passer à côté de quelque chose.

  3. Classe ce nouveau commencal!
    Contant qu’ils aient modifié la liaison top tube/ tube de selle car sur les grands cadres ce n’était pas des plus esthétique.
    Aurais-tu des courbes d’antisquat / anti-rise et progressivité à partager histoire d’avoir des points de comparaison plus factuels en complément de ton ressenti?
    Pour ma part j’étais sur le point de partir sur le nouvel occam ou sur un Reign 29 (si giant se décide enfin à mettre les modèles .1 au catalogue 2021 pour la france) mais ça risque de changer. Pourrais-tu préciser les forces et les faiblesses du meta vs les 2 autres que tu as aussi eut la chance de rouler ( ne pouvant pas malheureusemt pas rouler tout le temps en enduro, je cherche un vélo qui pedale au moins aussi bien que mon rallon r5).
    Merci d’avance pour ton retour et continuez ce beau boulot!

    1. Salut,

      je n’ai pas parlé du détail des courbes pour la bonne et simple raison que ce n’est pas là qu’il y a le plus de changement. Quelques ajustements pour s’accorder au reste, mais ce n’est globalement pas là que le travail a le plus porté sur ces vélos. S’il y avait une courbe à regarder, ce serait d’ailleurs plutôt celle de force/raideur, on en reparlera bientôt 😉
      Ensuite, tout dépend de tes objectifs. Si à la liste des critères, le comportement du vélo à la pédale prend le pas sur tout le reste, un Occam sera forcément plus à propos. Mais c’est à mon sens très réducteur. Déjà, parce que le TR n’est pas un veau à côté, ensuite parce que la différence entre les deux se fait au coeur de la meule, quand il s’agit de piloter. Pour moi, dans ce cas, le TR a un côté encore plus sain et facile par rapport au Occam. Et il gagne ici ce qu’il perd sur la balance.

  4. Les tubes de selle plus droits c’est top pour pédaler mais ca fait une allure de vélo un peu bizarre, comme le Privateer 16. Il faut peut être juste qu’on s’y fasse visuellement

  5. … par contre niveau frein ça paraît un peu juste: Des Guides ou XT 2 pistons. Dommage que Commecal ne soit pas parti sur des codes ou XT 4 pistons vu le potentiel de l’engin en descente…

  6. J’ai beaucoup ri sur “la réparation des côtes” !

    “La répartition des cotes” ?
    Il y a également un autre accent circonflexe qui se ballade sur une cote dans l’article…

    Pinaillage mis à part, chouette article !

  7. petite question, le vélo semble vraiment avoir tout pour plaire dans un budget raisonnable c’est cool.
    juste une question au passage sur le positionnement et les choix de débattements:
    sur le papier une telle architecture et géométrie permet vraiment d’aller sur du gros enduro, pourquoi alors brider le débattement?
    parce que de toute façon un vélo aussi robuste qui fait déjà 15kg qu’il ait 140 ou 160 de débattement ne change pas le poids, et quand on monte assis sur la selle 140 ou 160 ne change pas non plus le rendement… voir exemple avec le rallon, si vous lui enlevez 20mm de débattement il ne va pas se mettre à mieux pédaler.!?

    du coup je serais bien client de ce type de vélo mais si il avait vraiment un avantage de rendement/poids pour une utilisation allmountain/trail, alors que là j’ai l’impression qu’on “traîne” le poids d’un gros enduro mais avec un débattement plus limité.

    1. Aahah, tu dis ça parce que tu habite à la montagne… Si tu as cette analyse, et c’est tout à fait légitime c’est juste que c’est pas celui-là qu’il te faut, y’en a un autre qui est plus à propos. C’est exactement la même logique de resto en conclusion de l’article > pourquoi se contenter d’une salade, quand on peut l’avoir pour accompagner un plat de résistance plus copieux ?! bah, ça existe, il en faut pour tout le monde 😉 On en reparle le 7 juillet 😉

      1. oui exactement !! 😉
        sauf à vouloir vraiment segmenter sa pratique avec plusieurs vélos (et accessoirement trouver le temps de rouler 😉 )je crois que le vélo polyvalent et encore plus en montagne c’est le graal qu’on recherche tous.

        mais la tendance est à augmentation des gabarits/poids chez toutes les marques et à un moment donné le poids devient vraiment l’ennemi du D+
        c’est pas toi qui à bouclé un epic enduro avec un ancien spectral ? 😉
        (le nouveau à pris plus d’un Kg)
        sur ce genre d’épreuve qu’on qualifie quand même de gros enduro, il faut du light (mais pas trop). En revanche au dela de 15kg c’est même pas la peine.
        en octobre j’ai fait le marathon du roc 85km avec mon spicy de 2014 (13,5kg) et des vrais pneus, j’imagine pas changer mon vélo pour plus de poids et moins de débattement (bon ok c’est du 29).
        le foxy carbon semble être top pour ce programme, mais le budget s’envole. hâte de lire ton article du 7 juillet alors 🙂

        1. Si on veut parler poids, il ne va pas falloir mélanger les choses. Pour l’Epic, l’ancien Spectral que j’avais monté faisait justement, au final, le poids du nouveau. Si j’avais voulu jouer du poids, je n’aurais pas roulé avec ces pneus, et cet amortisseur à ressort. J’avais d’ailleurs déjà, à l’époque soulevé la question du choix 27 vs 29. L’expérience était intéressante, et à l’époque, ça se justifiait de pousser ce best seller dans ses retranchements. Perso, je voulais “boucler la boucle”, finir de faire le tour de la question sur ce vélo. Voir jusqu’où il pouvait aller. Depuis, le matos a progressé, notamment dans des domaines qui m’ont manqué sur l’Epic. Je me suis plusieurs fois posé la question : et si je devais refaire l’Epic ? ce serait avec un 29 en 160mm. Tant pis si je dois tirer 1,5 kg ou plus encore. Parce qu’au final, sur l’Epic, c’est pas la durée ou le dénivelé qui m’a le plus pesé, c’est la fatigue accumulée en spéciale. je préfère donc largement un vélo qui roule plus vite en spéciale sans me flinguer, et qui roule plus longtemps au train, en liaison sans avoir à lever les fesses de la selle. Et ça, un à l’heure actuelle, c’est pas qu’une question de poids. On met la main sur d’autres paramètres, mais pour l’heure, y’a que des bons Enduro ou gros All Mountain 29 pouces qui le peuvent. je l’ai éprouvé l’an passé en faisant le Grand Rallye et en alternant SB150>Hightower>SB130 d’un jour à l’autre. Je n’ai rien à reprocher aux deux plus petits vélos de ce panel dans leurs registres, mais les derniers jours, je n’avais qu’une envie : tout faire avec le plus gros ! Pour moi, ce que l’on gagne en fraicheur en spéciale, tout en pouvant rouler au train en liaison, vaut le surpoids embarqué.

          1. ton expérience est super intéressante merci, mais je reste encore un peu bloqué sur le poids 😉
            ton niveau te permet de jouer des places sur l’une des courses la plus dure au monde.
            mais pour un pratiquant “moyen” un parcours du type epic (ou moins extreme) représente la parfaite définition du VTT polyvalent.
            je me dis qu’avec les progrès actuels matériaux/conception on pourrait avoir des vélos de 13kg maxi avec des capacités identiques ou proches du spectral que tu avais monté ou de mon spicy (150/160), alors qu’aujourd’hui dans cette catégorie on passe la barre des 15kg. juste dommage de partir dans la voie du plus gros, plus costaud, alors le niveau du pratiquant moyen ne permet pas de “tordre” les velos. d’où la présence normalement de la catégorie “gros enduro”.
            en all mountain il faut une définition plus light!
            je te rejoins sur le fait qu’on gagne du confort avec un gros vélo (mais plus grace au débatement que grace a un cadre de tank à mon avis), donc pour ma pomme je suis par convaincu des 2kg d’écart pour faire 70/80 bornes avec du D+
            en tout cas vos articles sont un plaisir à lire, et le fait d’entrer dans les débats, de chercher à comprendre/confronter les choix des fabricants et bien ça fait un bien fou face à la presse classique qui se contente de dire que tout est bien… sur la fiche technique

          2. merci notamment pour la dernière partie du commentaire, l’équipe apprécie 😉

            Pour compléter, je dirais que ça dépend aussi de l’ambition de chacun, des ses objectifs personnels sur ce genre d’events type Epic Enduro et TransV. Personnellement, n’ayant aucune ambition de classement particulière sur ces deux événements (dont l’Epic que j’ai créé), j’ai toujours privilégié d’aborder ça (4 TV et 1 Epic bouclés) dans un esprit “randuro” avec un vélo de 15kg qui m’aide à la descente et un montage hyper fiable/robuste (pneus renforcés, pas forcément roulant, à 1,2kg). Montées au train, pour tout donner en descente, se faire plaisir, tenter des lignes, avoir la liberté de “bourriner” si on a plus totalement les yeux en face des trous au bout de 10h. Je préfère personnellement cette vision pour rouler l’esprit libéré et prendre du plaisir en descente, plutot que passer son temps à éviter les cailloux ou à réparer ses pneus à 800g. Pour avoir fait la majorité de ces events sous la pluie, au final, t’es bien content de tes choix costauds et pas forcément roulants lorsque trempé jusqu’à l’os, tu continues d’avoir la banane à tenter des trajectoires de la mort incertaine en descente, au milieu de gars à pied (à cause du profil des pneus, de choix de vélos qui pardonnent bcp moins etc)… Ca n’empeche pas hein que je respecte complètement par ailleurs les performers qui jouent le classement et prennent des risques avec le matos pour avoir du light 😉

          3. Merci Quentin, ça illustre parfaitement ce que j’avais en tête, pour ne pas dire que tes expériences entrent en ligne de compte dans ma vision du moment 😉

            Pour rebondir sur ce que tu dis @freeskieur73, c’est justement l’approche de Quentin que je privilégie. On entend souvent que la première crainte, c’est de ne pas avoir la force d’aller au bout, ou de s’user prématurément en cours de route. Pourtant, il faut voir le succès grand public des épreuves de trail, triathlon, cyclo-sportives, marathon et toute cette tendance à l’ultra du moment. Ça démontre que bien souvent, on a des ressources insoupçonnées en soit…
            Par contre, savoir rouler sur cette durée avec du matos léger/fin/exigeant, c’est un risque et un savoir faire qui n’est pas donné à tout le monde. Pour moi, les gars qui gagnent sont peut-être des forces de la nature, sans aucun doute, mais aussi de fins gestionnaires. Ça part peut-être d’un bon sentiment de vouloir s’alléger, mais ça peut en fait très vite compliquer la tâche, quand ça ne stoppe pas tout prématurément.
            Perso, j’ai été formé aux toutes premières heures de l’Enduro, dans les années 2000. À l’époque où les vélos n’étaient clairement pas fait pour ça. À chaque course, on voyait débarquer de bons crosseurs et de bons descendeurs. Sur certaines spéciales, leurs chronos nous mettaient clairement la fessée. Par contre, on ne les voyait que très rarement dans les classements finaux ou généraux… Parce qu’en compétition d’Enduro comme en haute montagne, il n’y a pas de joker > il faut avant tout finir ! Même si le matos progresse et qu’on prend de l’expérience, on ne devrait surtout pas l’oublier 😉

      2. Lequel serait plus à propos ? Le fameux Occam ? Habitant à la montagne, ça m’intéresse, le coup de pédale a son importance au fil du D+ ! Merci pour ce bel article.

        1. Comme je l’ai dit à @Vario46, on est sur deux bons vélos et c’est avant tout une question de tempérament. Ils n’abordent simplement pas le créneau “de l’entre deux monde” sur lequel ils sont par le même bout. Le Occam est anciennement un petit vélo qui a eu la bonne idée de s’inspirer de son grand frêre Rallon, au point de le dépasser. Le TR est directement inspiré du travail effectué sur le AM et ses précédentes versions. Je comprends la “peur d’être trop court” sur une longue virée en montagne, mais pour moi, ça ne doit pas prendre le pas sur le reste, au risque de dénaturer l’expérience. Comme l’a rapporté @Quentin, l’aptitude d’un vélo à aller loin et longtemps ne se résume pas à son poids. Ensuite, si l’on est Enduriste dans l’âme, on ne perd pas de vue que si l’on accumule du D+, c’est pour en cumuler du tout bon dans l’autre sens. Il ne faut donc pas que les choix gâchent ce pourquoi on est monté au départ 😉

  8. Entre ce tracteur et un vae comme le Spe levo sl, seulement 1kg les séparent. C’est incroyable comment le marketing arrive à faire accepter comme la normalité des bikes à 16 kg et des roues de 29. Et bien non je préfère mon enduro à 12,5 kg et mes roues de 27.5 qui est vif au pédalage et bien fun !

    1. Selon les syndicats ou la police, on est plus proche du kilo et demi que du kilo, mais qu’importe… Si l’on doit rester cantonné aux chiffres, à niveau de gamme équivalent, on parle des milliers d’euros d’écart entre un TR et un Levo SL, ou pas ?!

      1. ??
        Oui, mais la question est de savoir pourquoi un enduro musculaire pèse autant qu’un vae !
        C’est vrai que pour descendre le surpoids est un avantage !

        1. Peut être justement parce qu’il suffit de voir le problème dans le bon sens pour que ça n’en soit pas un > Pourquoi un des tous meilleurs VAE du marché ne pèse que 1,5kg de plus qu’un VTT traditionnel dont le prix doit rester abordable ? Justement parce qu’avec les milliers d’euro d’écart par vélo, il y a de quoi mettre en oeuvre un petit paquet de technologies qui permettent de réduire le gap…

  9. Bonjour, et merci pour cette présentation.
    Comme vous sur endurotribe, le poids le paraît un faible argument devant la fiabilité (j’ai eu plusieurs marques, et commençal, c’est solide aussi bien pour le cadre que pour le choix des composants).
    Petite question : les manivelles en 170mm ne risquent pas d’être gênantes pour les très grands gabarits ?
    Merci pour votre avis sur cette question.
    Bonne journée

    1. Je n’ai pas d’avis arrêté sur ce sujet. Globalement, ce serait tentant de dire que oui. Mais il y a peu, j’ai dû rouler des manivelles de 165mm en lieu et place des 170mm auxquelles je me suis habitué et par lesquelles je pensais ne faire que jurer… Je pense surtout que ça mérite un vrai travail d’investigation pour tirer de véritables conclusions à ce sujet 😉

      1. Ça marche merci pour ton retour, j’espère pouvoir essayer bientôt pour me faire un avis et éventuellement le partager!

  10. 7 juillet : nouveau méta am? Le tr et am actuels partage le même cadre je crois à la bielette près. Si commencal garde la même philosophie ça a explique.

  11. Bonjour, je suis intéressé par un cadre nu Meta TR 29 2021. J’ai une petite question. Le cadre nu “high polished” est-ce que c’est le même que le “race” ? Car l’image du high polished” c’est un rendu 3D donc cela peut porter à confusion . Merci

    1. Bonjour, pour moi il n’y a aucun risque > tous les nouveaux TR sont basé sur le même cadre, celui qui est aussi proposé nu, seules les peintures/finitions de surface changent en fin de production. C’est donc le même 😉

  12. Super article.
    J’avais hésité l’an dernier entre le AM et le TR, j’ai fais le même constat que vous. Habitant à la limite du 64 et 65, le programme est souvent montagne, j’ai donc opté pour l’AM.
    J’avais un Trailfox de Bmc, excellent rouleur, c’était ma grande peur en passant sur un enduro plus lourd, de perdre en efficacité au pédalage. Il n’en ai rien, je suis extrêmement satisfait de ce AM, le poids n’est absolument pas un problème pour moi.
    Je vous rejoins dans le fait que le poids c est relatif au final

    1. Merci pour ce témoignage Loic, c’est intéressant et ça conforte dans l’idée que c’est avant tout une question de terrain de jeu. Sans parler de niveau physique ou technique, je pense que dès qu’il y a un peu de montagne : autour de 1500m d’altitude, de longs dénivelés (800m et +) et de gros changements de rythmes (parfois lent et sinueux, dans l’instant d’après large et très rapide, etc…) et de sols (tantôt de la pâture, tantôt du sentier bien tassé, tantôt du pierrier, tantôt du sous-bois à tourbe et/ou racines…) ça devient une évidence, les AM et autres deviennent plus sûrs, polyvalents et efficaces au long cours, même s’ils sont plus lourds.

  13. Bonjour,
    Quand vous dites qu’en regardant les courbes des solutions air et ressort, vous confirmez le charme de chacun, pouvez-vous donner un peu de détail ?

    – Est-ce qu’on doit s’attendre aux avantages et inconvénients connus pour chaque solutions (tels que vous les avez détaillés dans l’essai air vs ressort sur le spe enduro ou sur l’article didactique) ?
    – Est-ce qu’un amorto ressort a du sens sur ce type de vélo “petit enduro” ?
    – Est-ce que ça apporte un réel gain en terme de performance de suspension ?
    – Est-ce que la cinématique de ce vélo vous a paru bien adaptée à l’amorto ressort ?

    Même si vous n’avez j’imagine pas testé son homologue à air, pensez-vous que l’amorto ressort serait gênant sur des sorties longues en terme de rendement (ou au contraire un gain en confort améliorerait)?

    1. Bonjour,

      C’est intéressant de faire référence à ces deux articles, j’y suis revenu ces derniers temps, pour recouper des idées. Ça permet de mesurer le progrès effectué par l’industrie, les fournisseurs de suspension, et pour le coup, sur ce Meta TR. On peut déjà considérer que l’échauffement de l’air et le côté pataud du ressort au pédalage ne sont plus d’actualité. Tout le monde a bien travaillé de ce côté là.

      Pour être tout à fait précis sur les opportunités saisies pendant le roulage des nouveaux Meta : J’ai pu rouler le TR dans sa version Race présentée ici (amortisseur à ressort), puis avec un amortisseur à air (FOX X2) issu d’un TR Signature, puis d’autres roues, celle du Meta AM qui sera bientôt dévoilé et avec lequel j’ai également alterné. Le tout, dans l’objectif de faire la part des choses sur certains points.

      Globalement, oui, on retrouve bien ce que l’on peut attendre de l’air et du ressort. On retrouve bien les notions de touché de terrain avant SAG, et de maintien après SAG entre air et ressort sur le TR. Avec le ressort, le touché est velours, sans pour autant que l’air soit béton, simplement plus présent. Avec l’air, le TR est un peu plus tolérant après le SAG, là où le ressort est plus vif, pour pumper notamment.
      Néanmoins, il manque une notion clé dans les deux articles que vous citez. La raideur mérite d’être précisée. Notamment parce qu’elle permet de mieux parler de certains cas de figure précis. C’est pourquoi j’indique ici que de nouveaux didactiques vont venir compléter. On en reparlera donc avec plaisir.
      Pour l’heure, je peux juste préciser que c’est elle qui fait que le TR, après le SAG et malgré ce que l’on pense à tort du ressort (les cinématiques ont progressé), pédale bien si l’on apprécie que le vélo se tienne bien, mais qu’à revers il n’avale pas beaucoup le terrain. Si l’on apprécie plutôt être posé sur la selle et compter sur le vélo pour faire le tracteur quand c’est “pourri par terre”, l’air a son avantage. Donc quelque part, entre la vivacité du vélo après le SAG, et le fait qu’il se tienne bien à la pédale, contre toute attente et malgré les clichés qui ont la peau dur, oui, ça peut avoir du sens sur ce vélo.

      Tout dépend donc de ce que l’on considère être un vélo qui “pédale bien” et où l’on situe le confort (au touché, ou après le SAG ?) Du coup, pour ce qui est de la présence du ressort sur ce vélo, je comprends que la marque ait osé les deux. Au final, le Race au coeur du segment a un ressort, tous les autres ont de l’air. Sincèrement, là on est sur un choix qui est une affaire de puriste. Ce n’est plus une question de performance. Si l’on met ses propres préférence dans la balance, certains préfèrent le ressort, d’autres préfèrent l’air. Mais de mon point de vue qui doit apporter un éclairage à tous, je ne vois pas de défaut ou de meilleur qualité de fonctionnement de l’un ou l’autre. Les deux sont aboutis et la cinématique y participe effectivement.
      Par contre, j’ai également roulé le AM, sur la même piste, en alternant l’un puis l’autre : rouler le AM avec de l’air me parait plus logique, et rouler le TR avec le ressort avait plus de sens. Quelque part, rouler le TR avec l’air, ça en revenait presque à lui demander de se métamorphoser en AM, sans en avoir toutes les capacités. Donc au final, j’ai préféré laisser au TR son caractère et son programme en ressort, et le AM avec toute l’étendue de ses capacités qui me parait plus à propos avec l’air. Mais tout le monde ne voudra pas d’un AM, donc un TR à Air peut-être un bon “compromis”…
      D’où le parallèle avec la carte du resto > tous les plats valent les étoiles dont l’établissement bénéficie. Après, c’est une question de goût pour choisir l’un ou l’autre. Ce serait dommage d’en choisir un “de peur de ne pas aimer l’autre”, alors qu’on apprécie toujours plus d’être servi ” à l’envie” 😉

  14. Merci beaucoup pour ta réponse précise.
    Je prends deux exemples pour vérifier que j’ai compris l’explication théorique :
    – Sur un faux plat descendant cassant où on est sur la selle à 25-30km/h en pédalant, le ressort sera bien moins confortable parce qu’il refusera de taper dans le débattement.
    – Au contraire, sur une montée bien technique avec des marches a franchir, le ressort permettra de moins de se planter dans les trous : avec l’air, quand la roue arrière s’arrête au pied d’une marche, la suspension s’enfonce et on a plus qu’à attendre qu’elle remonte avant d’envoyer le coup de pédale permettant le franchissement. Avec le ressort si j’ai bien compris, l’enfoncement de la suspension sera moindre dans ce cas, ce qui donnera une sensation de dynamisme.

    C’est bien ça ?

    1. Pour le premier cas de figure, ça peut être ça > la suspension va faire son job en amortissant, mais le “rendu”, ce que l’on va percevoir, sera un peu plus “brute” avec le ressort. Certains aiment cette précision, d’autres préfèrent plus de gentillesse.

      Dans le second cas, par contre, c’est plutôt l’inverse. C’est l’air, parce qu’il a moins de maintient et de raideur après le SAG, qui va “avaler” le terrain, tandis que le ressort va taper dans l’obstacle, mettre un petit coup de pied aux fesses, avant de réagir, presque à contre-temps. Le mouvement d’enfoncement dont vous parlez avec l’air survient sur des suspensions à la cinématique différente de celle utilisée ici, notamment avec des effets de chaines différents 😉

      1. D’accord, merci pour les précisions.
        J’abuse une dernière fois de votre temps et de vos connaissances avec deux questions :
        – Le ressort venant des pratiques “Gravity”, je suis étonné qu’il aille mieux sur le TR et que sur le AM selon vos dernières réponses (les clichés ont vraiment la peau dur mais promis j’arrête). Diriez-vous tout de même que le ressort rend le TR plus “capable” que l’air sur des parcours enduro?
        – Pensez-vous que sur des sorties typées rando longues et avec de forts dénivelés (type 60km 2500m de dénivelé), le ressort puisse être plus usant que l’air à la longue?

        1. Pas de soucis. J’étais moi-même intrigué par ce choix d’aomrtisseur, tout comme j’étais intrigué d’autre chose : chez Commençal, Amaury Pierron gagne en coupe du monde de descente avec un RockShox Super Deluxe à air sur son vélo ! Bref, moi aussi j’étais intoxiqué par les clichés qui ont la peau dure… Depuis que j’ai roulé les TR et AM, et ces différents amortisseurs, et je comprend mieux.
          Non, on ne peut pas réduire l’usage du ressort au fait que ça le rende plus ou moins capable. Ça change la donne, mais ça dépend trop de ce que chacun est susceptible d’en faire pour tirer une telle généralité. C’est donc la même approche en ce qui concerne le fait que l’un ou l’autre soit usant. Ça dépend si vous avez besoin de stabilité d’assiette et de giclette passé le SAG (ressort) ou bien de capacité à avaler le terrain bien assis sur la selle (air) pour vous préserver.

  15. Je trouve ce Commencal super réussi , l’idée de revenir sur un alu me titille depuis un petit moment, mais j’attends toujours un vrai Trail dans la gamme Commencal comme l’a fait YT avec son Izzo.

  16. D’après ce que je lis, le meta TR et le meta AM se “musclent” et monte d’une catégorie de pratique.
    le meta TR s’affirme plutôt du coté All mountain et le meta AM s’affirme plutôt du coté enduro.
    Du coté de Commencal, il faudrait songer à changer les noms de ces bikes et aussi combler le vide de la catégorie trail pour concurrencer : izzo, spark, neuron, fuel, oiz, etc…

  17. Pareil… j’attendais cette nouvelle version du meta TR en pensant naïvement qu’ils allaient nous sortir un “vrai” Trail. On se retrouve avec un enduro… à quand un VTT à la sauce (et qualité) Commencal pour du vraiTT et ne pas avoir un âne mort sur les épaules lors des portages ?

  18. Je relis les commentaires et je me rends compte que c’est surtout une question de perception les notions de poids et type de pratique.
    Tout le monde n’a pas le même usage d’un même vélo et la définition de “All mountain” ou “Enduro” n’a pas le même sens pour tout le monde. Selon où on habite, comment on pratique, ces termes sont pas la même signification.
    Commencal c est avant tout des vélos de montagne, pas de collines, pas de plaines, de montagne. Quand on fait de la montagne, il faut quelque chose de solide, fiable sur le long terme, qu’on n’aura pas peur de malmener. Gagner quelques kilos, si c’est au dépend du comportement ou de la fiabilité, c’est un mauvais calcul.
    Parce qu’au final, si c est pour gagner 2 kg mais réparer sans cesse ses pneus et s’interdire des passages engagés de peur de plier le vélo, ça devient absurde.

    Je trouve que Commencal depuis 2/3 ans à réussi à sortir des vélos formidables pour la montagne, ils pédalent bien et quand ça commence à descendre, gros kiff.

    Pour moi, ces questions de poids et pratique, c est comme les chaussures pour courir. Si on court sur piste, on prendra des pointes, si on fait du trail, on prend des chaussures plus lourdes et adaptées. Evidement que si on compare le poids d’une paire de pointe à celle de trail on trouve un écart énorme. Seulement, aller faire un trail avec des pointes ne sera pas la bonne solution…

    1. Je suis d’accord. Il n’empêche que mon CUBE STEREO fait 14kg (XL), qu’il n’est pas plus cher et que je ne l’ai pas encore cassé ?.

      1. Oui et ?
        On en revient à ce que je dis, les 2 critères faciles et accessibles pour comparer des vélos quand on veut pas se prendre la tête, ce sont le poids et le prix.
        Après on a le débat carbon-alu et enfin pédales plates-autos.

        Je suis convaincu qu’à un moment, le poids ça rassure, on se dit que ça sera moins fatigant, sans percevoir que ça a une limite. L’économie faite à la montée se perd à la descente quand ça devient trop engagé ou que les conditions sont mauvaises.
        Le tout c est de kiffer le vélo qu’on a en l’ayant choisi selon ses besoins.
        On roule exclusivement en montagne (64/65 essentiellement, je suis de Lourdes Vtt), souvent plusieurs fois par semaine (on habite au milieu…), le constat c est que si t as pas un vélo taillé pour ça, au bout de peu de temps les problèmes arrivent, le plaisir de rouler diminue.
        J’avais comme toi un vélo + roulant (Bmc trailfox de 2018) que j’adorais mais clairement limité face à un trail ou enduro taillé pour la montagne.
        J’avais commandé un TR 2020, au dernier moment j’ai changé pour un AM 2020 en me disant que j’allais perdre au pédalage mais gagner en plaisir et liberté d’esprit (vélo solide taillé pour être solide)
        J’ai même gardé le Bmc le temps d’être convaincu par mon choix = 1 semaine plus tard je m’en séparais sans regret et je ne reviendrai pas en arrière.
        Le poids d’un vélo c est relatif, sinon on prendrai tous du décathlon, et ça ne veut pas dire que le vélo ne pédale pas bien ou ne se porte pas (parce qu’il en fait des bornes sur mon dos cet enfoiré :))

        1. Merci Loïc, on partage largement ce point de vue. D’autant que pour revenir aux fameux “dexu critères faciles pour comparer un vélo”, c’est clairement dommage de dépenser de telles sommes sur la base de ces deux seuls critères. Ça mérite effectivement d’approfondir la démarche pour en avoir davantage pour son argent et son plaisir. C’est en tout cas ce que l’on encourage à faire à travers nos articles et les réponses que l’on apporte volontiers en commentaires 😉 Au plaisir

  19. Pour relativiser sur l’impact du poids du bike en montée, prenez en compte l’ensemble de la masse à traîner, et donc la vôtre tout habillé! Un gars moyen va très vite être à 75 ou 80kg avec son équipement, son sac, sa flotte. Ça fait du 90 ou 95kg avec le vélo. Est-ce que 1kg de plus sur le vélo, soit de l’ordre de 1% d’augmentation du total est significatif ? Je ne le pense pas! Évidemment j’exclue toute variation par ailleurs de performance ou aptitude du bike et c’est vrai aussi qu’en cas de portage c’est plus significatif…

    1. Toujours d’accord. Mais là c’est plutôt 3kg d’écart. Un STEREO XL à 14kg contre un MATA S à 15,9kg, (soit autour des 17kg pour un XL). Vous pensez (à tort ou à raison) que ça ne fait aucune différence, moi je pense que si. Ne serait-ce que psychologiquement…

      1. Quand ta gourde ou ton camelback sont vides, Tu t’es déjà dit : “je me sens enfin plus léger, ça va mieux monter”? Perso je n’ai jamais senti aucune différence avec une gourde de 800ml ou sans sur mon vélo… Par contre, pouvoir roulé plusieurs marques (Lapierre, commençal, cube et Orbea), je peux te dire que le commençal est de loin le vélo le plus conçu pour durer, et le plus solide sur le terrain. C’est aussi le plus lourd, sans aucun doute possible.
        Après a chacun son ressenti, mais j’ai le sentiment que le poids n’est qu’un facteur faiblement impactant parmi d’autres facteurs

      2. En ce qui me concerne je vois bien plus de différence avec 0,2 bar en plus ou en moins dans les pneus qu’avec une gourde de flotte en plus ou en moins dans les porte bidons. Le poids c’est relatif…

  20. bonjour
    ca fait 8 mois que je n est plus de velo du coup j ai teste 12 VELOS.
    entre 13 et 15 KG ALLMONTAIN ET ENDURO 2200 EURO A 5000 EURO
    alu et carbone….
    je suis au bord des alpes je roule dans une sortie environ 25 KMS 30 KMS
    800 D+ A 1800+ MAX et je porte parfois beaucoup
    ou meme petite sortie 800D+ 10 KMS
    15 KG si le velo est performant a la descente c’est mieux qu’un 13 KG qui ne vos rien ,sauf si tu as 6000 EURO (et encore pas sur que ça vos le coup)
    un bonne alu est mieux qu un m’avait carbone de 13 kg
    et je préfère un alu avec des bon frein et de bonne roue même si il fait 15kg
    je pense que les kgS sont un probleme pour le xc pas pour le allmontain et l’enduro
    ce n est que mon avis

  21. 2 questions :
    -Peut on dire que l’IBIS Ripmo AF ,serait le Meta TR en montée et le AM en descente où ils n’ont rien à voir?
    -actuellement sur un Jeffsy 27 en 160mm ,roulant à 90% dans les Vosges ,est ce que l’un de ces vélos cités précédemment apporteraient de la sensibilité (à faible vitesse,n absorbe pas les cailloux mais “passe” dessus )en début de débattement que je n ai pas avec le Jeffsy ?

    1. Entre Ibis et Commençal, il y a un bel écart, dû aux concepts de suspensions utilisés. Effectivement, les deux peuvent avoir en commun d’utiliser peu de débattement et/ou avoir une assiette très constante, mais ça provient de paramètres différents, ça a donc des implications diverses. Notamment, les Ibis tirent pas mal sur la chaine, et peuvent avoir tendance à accélérer à l’impact, là où les Commençal sont plus posés.
      Les trois cités seront moins raides, et donc plus à même d’avaler plutôt que de rester dessus. Il me faut par contre m’assurer qu’on parle bien de la même chose > dans quelles circonstances cherches-tu à ce que le vélo avale le terrain ? Assis sur le vélo, à la pédale ? Debout, quand tu laisse filer ? Quand tu cherche à survoler des racines/rochers ?

  22. Je parlais principalement à vitesse faible En montée assis sur la selle ou sur du plat technique à faible vitesse ou je “bute “sur les obstacles.
    En descente ,debout,j aime pouvoir pumper et jouer du relief pour décoller,Mais avec le Jeffsy je suis bien brassé!
    Merci

    1. Dans les cas de figure que tu cite, il ne s’agit pas de “début de débattement”, on parle plutôt de “milieu de course”. Notamment parce que dans ces cas là, la suspension est au SAG, donc tu as déjà consommé un tiers du débattement environ. On a consacré un article didactique à ça justement, pour éviter de confondre > https://fullattack.cc/2020/07/didactiques-rigidite-raideur-les-courbes-de-force-raideur-en-suspension/

      La distinction est très importante pour ne pas faire de contre-sens. Par exemple, si tu restais persuadé que c’est sur le début de course qu’il faut agir, tu pourrais être tenté d’utiliser un amortisseur à ressort. C’est vrai que ça apporterais un touché très doux quand tu retombe au sol ou allège le vélo, mais ça a par contre une raideur après SAG plus importante. Dans les cas de figure que tu cite, ça serait donc pire qu’avant. Oups!
      En fait, ce que tu ressens provient de la cinématique même des YT, dont le Jeffsy. Ils ont “naturellement” une raideur assez élevée, notamment passé le SAG. Pour contrecarrer ça, il faut rester sur un amortisseur à air, et essayer d’augmenter le volume d’air positif. Tu peux retirer des spacers, trouver un corps plus gros…

  23. Effectivement erreur de ma part j imaginais que le début de course commençait au SAG ! Je vais relire l article!!

    Tu confirmes que le Meta TR ou l Ibis Ripmo n ont Pas cette “raideur”?

    1. Pour le Ripmo, il faudra demander à Tom, lundi. Chez nous, c’est lui qui l’a roulé. Pour le TR, elle est d’autant moins marquée si tu choisis un amortisseur à air… Bonne lecture 😉

  24. Bonjour Antoine

    Toujours aussi agréable à lire tes articles!
    Si tu compares le Lapierre Zesty et le Commencal Meta Tr, tu dirais quoi en comparant leur comportement respectif?

    Merci ??

    1. Bonjour Nicolas,

      vaste question 😉 deux choses me viennent en tête : le TR taille “plus grand” et le Zesty a plus de caractère quand on le sollicite pour sauter/pumper dans les virages. Ça vient de leurs géométries et de leur cinématiques. Après, si tu précise les points sur lesquels tu voudrais avoir plus de détail, ou bien ta pratique/tes attentes pour savoir lequel correspondrait le mieux, tu peux, je me ferais un plaisir de préciser !

  25. Bonjour, j’aurais voulu avoir ton ressenti concernant la suspension arrière. J’ai lu quelque part quelqu’un qui la trouvé plutot sèche et raide tout en talonnant fréquemment en même temps .. qu’en penses tu ? confort petit chocs, utilisation du débattement, talonnage .. plutot smooth ou ferme ? etc .. je serais plutot pour ma part sur un amortisseur air mais qu’en est il de la synématique intrinsèque du vélo ? Merci pour tes réponses.

    1. Bonjour,

      difficile de se pronnoncer avec certitude sans avoir plus de précisions. Pour l’heure, ça ne correspond pas à ce que j’ai connu du vélo, correctement réglé, que ce soit avec amortisseur à air ou ressort (j’ai pris les deux en main…). Ça pourrait correspondre à un vélo équipé d’un ressort, et mal réglé (ressort trop mou, vélo roulé avec trop de SAG…)?
      Le vélo se prête bien aux deux, dans le sens où il respect les caractères de chacun. Avec le ressort, il se roule en allégeant/pumpant pour profiter du touché velour et du bon maintien que ça procure. Avec l’air, on laisse davantage filer, et on profite de la moindre raideur après le SAG…

  26. Top ! je te remercie pour ta réponse. juste pour ma “culture”, la cinématique de ce vélo est de base, et pour faire simple, plutot du coté progressif ou linéaire de la chose ?

    1. ça, c’est la question à 100k, parce qu’en fonction des affinités, certains ne placent pas la limite entre les deux, au même endroit. Mais globalement, je peux te dire que ce vélo est justement dans la zone intermédiaire, ni extrême d’un côté, ni de l’autre. Pour te dire, on a même du mal à donner une tendance vraiment claire, pour le coup…

  27. Wow super bon article sur le vélo.
    Sans aucun doute, c’est un excellent vélo en descente.
    Utiliser ce vélo pour des sorties autres que pour faire de grosses descentes sera t-il agréable ? Au Québec, nous devons souvent faire du vélo de type trail avant d’arriver devant une belle descente. J’ai des amis qui pense que j’aurais trop de difficulté avec ce genre de vélo lors des longues montées (“pas assez pédalable”). Le prix est vraiment compétitif pour ce que le vélo donne, mais j’aurais peur d’avoir trop de difficulté lors de mes sorties plus trails…
    Qu’en penses-tu ?

    1. Bonjour Jérémi,

      on peut éventuellement essayer de préciser un peu. Sur quels vélos toi et tes amis roulez-vous ? Si on les connait, et qu’on les a déjà roulé, on pourra te donner des éléments de comparaison, pour t’aider à te faire une idée 😉

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