Verdict – Transition Sentinel, il mérite mieux que d’aller chercher le pain…

L’heure du verdict a sonné ! Depuis le début de l’année 2020, Transition nous fait part de ses derniers progrès. Le Scout, le Spur, et ici le Transition Sentinel, profitent d’un nouveau design et de progrès techniques bien sentis… Sur le papier du moins. Restait à confirmer ça à l’essai. 

L’enthousiasme est-il toujours de rigueur ?  Le caractère des Transition est-il toujours présent ?! Qu’en reste-t-il ? Comment en tirer profit ? À qui ça se destine ?! Autant de questions laissées en suspend à l’issue d’un précédent article à ce sujet. Il est l’heure d’y répondre ! 


Au sommaire de cet article :

Transition Sentinel

  • Usage Enduro
  • Roues en 29 pouces
  • 150/160mm, RS Lyrik & Super Deluxe
  • Triangle avant, arrière & biellette carbone
  • Reach 476mm en L, offset court 42mm
  • Roues Stan’s Flow, 30mm
  • Maxxis Minion Assegai & DHR II, EXO+ 
  • Sram Code, 200/200mm
  • 3 modèles, 5 tailles, 3399€ (kit cadre) 4999 à 7399€
  • 14,30kg, Taille L, GX, tubeless + préventif, vérifié
  • Dispos kit cadre mai 2020, vélos juillet 2020
  • Fiche du vélo sur www.transitionbikes.com

Libéré !

Première impression au guidon du Transition Sentinel nouvelle génération : l’identité de la marque est toujours là. Quel que soit le rythme, et jusqu’à très haute vitesse, l’assiette du vélo est saine, constante. Ça lui procure, comme à ses prédécesseurs, une sensation de stabilité intéressante et rassurante. Le maintien après SAG est toujours très bon !

Il y a pourtant quelque chose qui tranche avec les précédents Patrol et Sentinel que j’ai pu rouler : la sensibilité de la suspension arrière est bien plus importante. Là où il fallait un peu taper dans le lard, ça déclenche désormais plus facilement et c’est d’un réel confort supplémentaire.

« Il accélère de lui-même, quitte à embarquer le pilote… »

À tel point que ce Transition Sentinel semble libéré : il donne le sentiment d’accélérer de lui-même, quitte à embarquer le pilote s’il n’est pas attentif. Une impression renforcée par le sentiment qu’il taille légèrement plus grand que la moyenne. Ça peut alors aller très vite, à condition que le pilote suive et soit dans le bain.

Sans ça, oui, il peut se mettre en travers, et mettre à mal le gainage saucisson/bière si bien entretenu… Quoi qu’il en soit, je reprends mes esprits, et profite des premiers coups de pédales pour constater que le Transition Sentinel parait léger et pédale bien…

À quoi c’est dû ?

Coup d’oeil à la balance, le Transition Sentinel pèse 14,3kg – prêt à rouler, sans pédales – en taille L. Ça participe à l’impression de légèreté, mais ce n’est pas tout. En jouant de différentes roues et carcasses de pneus, je précise le rendu du cadre. Si l’on se réfère à nos récents didactiques à ce sujet, je dirais que ces nouveaux cadres Transition en carbone sont plutôt raides, mais pas ultra rigides. Ça permet une lecture fine du terrain, mais ça ne verrouille pas pour autant, et ça travaille. Ça peut aussi, parfois expliquer que le vélo finisse par se mettre en crabe à haute vitesse, quand on aurait besoin d’encore un peu de consistance…

En matière de suspension, ça parait être l’inverse. La force présente dans la suspension arrière semble bien présente – ce qui illustrerait la très bonne assiette, et le bon maintien – tandis que la raideur semble faible – ce qui expliquerait le confort et le dynamisme de l’ensemble. Au cadre la lecture du terrain et la tolérance, à la suspension le confort et l’assiette. Pourquoi pas ?! Dans tous les cas, la nouvelle courbe de ratio utilisée par les derniers Transition confirme l’idée…

Comment ça se règle ?!

Conçu de cette manière, le Transition Sentinel ne nécessite pas plus de jouer des spacers et tokens. Dans l’amortisseur notamment, puisque désormais, la fin de course est gérée par le ratio pour éviter de talonner. L’air monte en pression de manière plus constante et sans grosses variations de charge, l’hydraulique est moins sollicitée en retour…

Ça explique le réglage assez simple du Transition Sentinel. Quoi qu’il arrive, ça parait bien dimensionné, on perçoit une suspension arrière autant posée sur l’air que sur l’huile. Quel que soit le SAG, le maintien est remarquable. Assez simplement, il suffit de jouer de la détente pour influer le comportement. 2 clics suffisent pour passer d’un vélo très dynamique à quelque chose de plus posé > intéressant pour maîtriser le tempérament du vélo…

Avec un tel maintien et une telle sensibilités derrière, la Lyrik mérite d’être chouchoutée. La mise à jour du DebonAir est un must ! Elle permet d’éviter à l’avant de plonger, et minimise grandement l’impression que le vélo taille grand. D’ailleurs, c’est dans les intentions de la marque d’équiper les Sentinel de ce dispositif, mais la situation sanitaire actuelle l’empêche de livrer les premiers vélos directement équipés. À surveiller donc…

Et si malgré ces quelques précautions, le Sentinel continue parfois à embarquer son pilote, c’est du côté des roues qu’il faut regarder. Les Stan’s Flow S1 sont assez molles, alors que le cadre fait déjà un bon job. Je comprends que le montage plus haut de gamme utilise des DT Swiss M1700 plus rigides, sans être plus raides…

RéglagesAvantArrière
SAG25 à 30 %30%
Détente2/3 ouvertemi-plage à 2/3 ouverte
CompressionsouverteOuverte
Token / SpacersSans + mise à jour DebonAird'origine

Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon.

Comment ça se pilote…

Libéré et enthousiaste, voilà le Transition Sentinel dernière génération prêt à s’exprimer pleinement sur le terrain. Reste à voir comment s’en servir de la meilleure des manières !

Léger, au train

C’est le jeu de l’Enduro : avant de descendre, il faut monter ! Parfois, souvent même, à la pédale. Le Transition Sentinel s’y prête bien. Au train, posé sur la selle, le vélo se tient de belle manière, l’assise est bonne. Pourtant, la suspension reste active, on la sent même à la limite du pompage, sans jamais osciller de mauvaise manière.

Le vélo donne donc le sentiment de bien conserver la vitesse d’un coup de pédale à l’autre. On peut donc profiter de la position recentrée et redressée offerte par le tube de selle pour pédaler rond, au train, assez facilement. On peut même pédaler en force, en tirant un peu gros s’il le faut, le Transition Sentinel le rend bien.

En spéciales, à la relance, même sensations intéressantes. On peut pousser dans les virages, sortir en manual et placer des coups de pédales où bon nous semble. Transition Sentinel = pédaleur parfait ? Pas pour autant. Comme la plupart des Enduro – qui plus est 29 pouces – de sa catégorie, c’est à la giclette que les petits All Mountain le dépassent. Ça reste moins vif s’il faut attaquer à chaque coup de pédale ou presque.

TGV

Là où par contre, le Transition Sentinel est sans limites, si ce n’est celle du pilote : c’est quand ça descend, et que ça peut aller vite. On peut clairement franchir le mur du son à son guidon ! Du moins, il a une propension à accélérer et reste à haute vitesse plus importante que d’autres vélos qu’il faut lancer. Lui y va volontiers. On a même le sentiment qu’il se nourrit du terrain.

Dans tous les cas, ça reste haut dans le débattement, avec toujours un peu de réserve. On peut donc continuer à jouer du terrain et poser les appuis qu’il faut. On comprend là pourquoi ce nouveau Sentinel prend quelques millimètres de bases et d’empattement avant en couchant légèrement l’angle de direction. Naturellement plus rapide puisque libéré par sa suspension, un peu plus de stabilité est bienvenue. Ça aurait été dommage de s’en priver.

On peut donc se planquer derrière de cintre, coudes écartés, position racée, pour profiter de la vitesse du Transition Sentinel. Et dans ce cas, c’est pas la selle qui pose problème. Tube court et tige de 210mm de course (!) permettent vraiment de faire du rase-motte… jusqu’à zipper le short sur le pneu arrière ! Ça finit par tirer un peu sur les cuisses tant on descend plus bas que d’habitude, mais avec un peu d’habitude et de travail, c’est utile et appréciable, dans la pente.

De l’aaaaaangle !

Le plus compliqué une fois lancé… C’est de tourner ! En la matière, la recette est plutôt simple : toujours mettre de l’angle ! Pour ce faire, pas de mystère : se servir du cintre comme bras de levier, profiter de la selle très basse et ne pas hésiter à permettre au vélo de se coucher davantage, en mettant bien le pied extérieur en bas. Et là, avec l’angle de direction et l’offset court qu’il y a, c’est un régal ! La roue avant semble toujours au bon endroit devant, sans jamais fuir ou passer sous le cadre.

Quand c’est plus serré, il faut tirer parti de la bonne lecture du terrain offerte par la raideur maîtrisée du cadre. Ça donne les bonnes infos et la bonne dynamique pour placer les petits appuis nécessaires pour décaler les roues, avant et/ou arrière, en fonction des besoins. Faut simplement rester dynamique. Plus facile à dire qu’à faire. Les bases restent relativement compactes : faire déraper/décaler la roue arrière se fait facilement, tandis que le vélo aide à lever un manual pour placer la roue avant et déplacer la roue arrière.

Pour qui ? Pour quoi faire ?!

Caractère affirmé et technique de pilotage académique mais nécessaire… Si le Transition Sentinel était une voiture, on parlerait d’une sportive. Pas nécessairement le prototype de circuit qui nécessite l’équipe de mécanicien et les ingénieurs. Plutôt la sportive homologuée pour la route, mais qui s’exprime vraiment sur circuit. Avec le Transition Sentinel, l’approche est la même.

Il est donc destiné aux amoureux du beau geste, qui aiment travailler et déployer leur technique de pilotage. Quitte à ce que ça demande un petit temps de travail au début, avant que l’osmose se fasse, et délivre toute sa puissance. Dans tous les cas, des tempéraments qui aiment entreprendre, se challenger. Toujours dans l’automobile, ce ne serait pas une voiture autonome ou qui se gare toute seule. Juste ce qu’il faut d’anti-patinage, de préparation du freinage et de direction assistée pour arsouiller sans se satelliser…

Mais pour en revenir au vélo, c’est peu ou prou la définition même de l’Enduro tel qu’on peut l’entendre. Transition l’annonce comme le vélo à tout faire, et j’adhère. Si je devais partir à l’autre bout de la planète sans trop savoir à quoi m’attendre si ce n’est qu’on m’ait promis de l’Enduro et du beau vélo, je l’emmènerais l’esprit tranquille. J’imagine sans mal faire 50 bornes par jour ou enchaîner des doubles black à tir larigot… Voir mieux, les deux, en même temps, à son guidon !

Un beau passe-partout pour une Trans-Porvence, un Grand Rallye, une Tran-Nomad et Cie : de belles montagnes, des chemins aux petits oignons, un peu de tout, et un challenge pour le nourrir. Le one for all de l’Enduriste globetrotter ! Y compris, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, si c’est pour chasser du chrono. Je l’ai déjà écrit pour le Patrol par le passé, mais si un privateer cherche un vélo pour faire péter de l’EWS… 

Vis-à-vis de la concurrence…

Il faut bien dire que la liste des vélos à laquelle le Transition Sentinel a pu me faire songer pendant son essai, il n’y a que du beau monde. En matière de Rigidité/raideur, il y a quelque chose du Mondraker Foxy. Tous deux travaillent et rendent de manière similaire sur le début. L’ibère a ensuite tendance à verrouiller puis rebondir, davantage, le rendant un peu plus dynamique me semble-t-il.

À ce sujet, il est donc l’opposé d’un YT Capra, plus rigide sans être très raide en matière de châssis. Tandis qu’en suspension, les YT sont plus raides, et verrouillent plus là où le Transition Sentinel reste plus actif, ne tape jamais vraiment. Les deux pédalent bien, mais le Sentinel semble un ton plus léger, comme un ton plus grand.

Au coup de pédale, et pour l’excellent dynamisme de ses suspensions, il me fait penser au Orbea Occam. Ils sont d’ailleurs proches dans l’esprit « passe-partout », le Transition Sentinel un ton plus loin dans l’esprit sportif, fait pour engager et aller vite, sans être pataud pour autant. Je vois d’ailleurs des terrains de jeu similaires aux deux…

Mais là où je verrai le plus le Transition Sentinel, c’est logiquement là où il a été conçu : de beaux sentiers canadiens truffés d’appuis, de racines et de rochers toujours bien placés. La dernière fois que j’ai roulé ça, c’était sur le Giant Reign, dont le Sentinel se distingue par la suspension. Le Reign a moins de maintien par la force, se roule davantage posé sur l’huile, bien maîtrisée par un Fox (DH)X2.

Conclusion ?!

Bref, je pourrais continuer volontiers à tailler le bout de gras à son sujet. Je ne manquerais d’ailleurs pas s’il le faut, en commentaire. En attendant, il est l’heure de conclure au sujet du Transition Sentinel. La question fatidique… Pourquoi voudrais-je le garder ?!

« D’abord, pour le petit challenge qu’il promet, et représente. Il correspond à mon tempérament naturel, fait d’alternance entre laisser filer et reprendre le contrôle. Le Transition Sentinel est à la fois juste et exigeant en la matière. L’avoir et en tirer profit serait bon signe. J’en reviens à la métaphore automobile pour conclure : comme une sportive homologuée, il peut aller chercher le pain- volontiers d’ailleurs – mais c’est clair qu’en route, il suffit de pas grand chose sur les pédales pour sentir qu’il est surtout fait pour bien plus… »

Positionnement & usage

En synthèse, le tableau de positionnement et d’usages permet, en un seul coup d’oeil, de saisir les capacités du vélo. (rafraîchir la page si le tableau ne s’affiche pas)

Comparées à celles des autres vélos à l’essai permettra de répondre à l’éternelle question > par rapport aux autres, qu’en penses-tu..? Rendez-vous sur la page du Comparateur d’essais VTT Endurotribe pour en savoir plus >  https://fullattack.cc/comparateur-essais-vtt-2016/

Rédac'Chef Adjoint
  1. Bonsoir Antoine, merci, super article, ça donne une bonne idée de à quoi s’attendre. Je me pose la question de la comparaison avec le Megatower, notamment en termes de pédalage, de facilité en descente, de rigueur. Merci par avance pour le retour. @+

    1. Je réponds puisque j’ai pu poser mes fesses sur les deux 😉 Au pédalage, ils sont assez proches même s’il l’aborde différemment. Le Megatower et le Sentinel se tiennent dans le débattement et ne pompe presque pas, seule la position du Sentinel m’a paru plus redressée lui offrant un meilleur confort pour avancer. Le Transition semble aussi plus léger mais n’en tire pas forcément profit. Les deux restent des enduro : au train ça va, mais leur giclette n’est pas celle d’un All Mountain, plus vif.
      En descente : les deux restent rigoureux et demande un temps d’adaptation par leur raideur assez marquée. Le Megatower est un peu plus collé au sol, l’impression d’être plus bas et de pouvoir encaisser gros quand le Sentinel se montre un poil plus dynamique… en fait, le Sentinel parait plus raide encore que le Megatower, ce qui le rend tonique à souhait et pousse à plus jouer avec le terrain pour s’amuser et en tirer profit.
      Pour virevolter de droite à gauche, tirer des bunny ou des manuals, le Sentinel est plus à son aise quand le Megatower préfère garder la ligne, chercher le grip… 😉

      1. J’adhère. pour compléter, je pense également que le cadre du Sentinel est aussi un peu moins rigide que les Santa; et que les Santa sont un poil plus raides en suspension. Ce qui fait que le Sentinel se déforme plus sous les appuis, et que les Santa demandent à trouver le bon flow pour s’exprimer.

        1. Merci beaucoup à tous les deux pour les réponses. Il va falloir que je relise le didactique pour bien me mettre en tête ces distinctions raideur/rigidité. J’ai beaucoup hésité entre ces deux montures (ainsi que le evil wreckoning (et je vois à l’instant que le nouveau vient tout juste de sortir!!!)) ; j’ai finalement opté pour le megatower parce-que disponible, parce que super SAV. Je commence à peine à le tester, mais me pose forcément des questions (sans aucun regret 🙂

  2. Salut
    Merci
    Vu le specialized enduro testé il y a peu, quelle comparaison entre les deux vélos, de même génération et objectif
    Merci

    1. Pour le coup, on joue presque avec 2 extrêmes !
      L’Enduro est rigide mais pas raide du tout. Il tolère énormément et ne fait pas subir les impacts à son pilote. Il encaisse et pardonne beaucoup. Par contre, lorsqu’il faut jouer avec le terrain, moins dynamique, il ne transforme pas forcément l’énergie fournie en pompant/poussant pour avancer, il épuise vite.
      Le Sentinel est raide mais pas très rigide. Donc il renvoie beaucoup d’énergie à son pilote. Il est clairement plus rigoureux à piloter et demande de s’employer. On sent bien plus le terrain mais, plus tonique, il dynamise fortement le ride. Il s’adresse à des pilotes plus énergiques que l’Enduro, qui aiment sauter, tirer, pousser, pomper… 😉

      1. On joue effectivement les deux extrêmes ! Pour tout vous dire : on a roulé ensemble ces deux vélos avec Tom. Lui roulait depuis un moment le Spé et a pris le Sentinel, et moi l’inverse… Bah on était tous les deux perdu ! Essayer de rouler l’un, avec le logiciel de l’autre, c’est une catastrophe. On était tous les deux perdus ! Ça demande au bonhomme de faire une remise à zéro. Un bon exercice pour nous 😉

        1. Merci a vous deux pour ce retour, ?
          J ai ressenti ça sur le spe et j etais curieux de positionner le sentinel, ayant eu l alu

    1. Salut Wilfried,

      On touche là aux limites l’interprétation de ce « grand » tableau. Attention à ne pas le prendre comme un classement, ce qu’il n’est pas. Les critères de notations sont relatifs : « pratique de prédilection » n’est pas quelque chose d’absolu, c’est simplement ce à quoi il se prête le mieux. Sur l’ancien, on voit clairement que « puisqu’il fallait taper dedans » plus on avait une pratique engagée, mieux c’était. C’est donc à ça qu’il se prêtait le plus. Si on regarde le Patrol, dans le même esprit mais avec ses plus petites roues (plus exigeantes, moins tolérantes quand il faut attaquer) l’étendue de là où il est le plus à propos était assez restreint et ciblé (à l’époque en RockShox Super Deluxe premières générations, débattement/montage moins engagé que maintenant). Avec le Sentinel nouvelle génération, l’étendue de ses capacités est plus large. Et si j’ai pas mis « pratique de prédilection » en navettes et station, c’est notamment pour qu’à la lecture, on cerne là où il est vraiment le plus à propos. « pratique régulière » pour navettes et station, ça veut bien dire que c’est tout de même envisageable régulièrement, que ça s’y prête tout à fait, sans problème… Dans l’absolu, je ne doute pas une seconde que le nouveau sentinel soit « mieux » que l’ancien pour faire de la Navette. Ne serait-ce que parce qu’à plus faible rythme, il est plus confort.

      1. Une fois expliqué c’est tout à fait logique, merci !

        Donc un « pratique de prédilection » peut-être lu comme un « pratique régulière » si on veut lire le tableau de manière absolue ?

        1. De rien, on est là pour ça 😉 Dans tous les cas, la « pratique de prédilection » c’est là qu’il peut y avoir la petite étincelle. Si ça doit être magique, c’est dans cette pratique là, pas les autres. Si on veut lire le tableau de manière absolue, il faudrait que l’on intègre la notion de « génération ». Dans le tableau commencent à se côtoyer des vélos qui ont 4 à 5 ans d’écart. Le progrès a forcément fait son oeuvre depuis. Donc à la rigueur, on peut comparer des vélos qui ont un an, voir deux d’écart, mais au delà, je ne m’y aventurerais pas sans demander des précisions en commentaire, pour qu’on en discute et qu’on précise, au cas par cas…

    1. Il serait à priori remplacé purement et simplement par le Spur paraît-il…
      En tout cas une chose est sûre le TR11 est officiellement en soldes (aka. déstockage chez Transition…).

  3. et à comparer aux nouveau méta tr et am il se place entre les 2 comme son débattement le suggère ?
    Ps pour le coup du manque de relance vous l’avez testé en config 140 mm à l’arrière qui doit lui donner un coté plus all mountain ?

    1. C’est pas une question de débattement. Entre les deux, les valeurs d’anti-squat sont proches, ça ne fait pas une différence significative. C’est en changeant de roues, de pneus, et en comparant à certains autres vélos à l’essai que ça se sent. C’est, me semble-t-il, plutôt une question d’inertie. L’opportunité de le rouler en 140mm doit, je pense, s’appréhender davantage pour l’influence qu’elle peut avoir sur le dynamisme du vélo lorsqu’il s’agit de pumper, pousser, poser des appuis.
      Par rapport aux Commençal, S’il faut le placer entre les deux, je le pense un peu plus proche du AM que du TR. Il a le coup de pédale et le pop du TR, mais il a clairement tendance à vouloir titiller le mur du son comme le AM. Simplement, dans les deux cas, il est plus exigeant, demande à être plus attentif, réactif, précis. Les Commençal, on peut les laisser filer, leur laisser une belle part du job, et reprendre les manettes quand on veut. Sur le Sentinel, pour reprendre la métaphore avec l’automobile > vaut mieux pas lâcher le volant 😉

  4. Salut, je vais aussi dans la comparaison.
    Qu’en est il vis a vis d’un SB150? Je trouve le mien agréable parce que dynamique mais un poil difficile a équilibrer en courbe.

    Ou se rejoignent-ils? Ou divergent-ils?

    Merci en tous cas.

    1. Vu que j’ai également un SB150 je suis intéressé par le comparatif car le Sentinel est dans ma short list pour le remplacer

      1. Salut ! pour le coup, vous êtes sur une bonne piste. J’aurais pu mettre le SB150 dans la liste de la concurrence, mais à force, on écrit des articles qui n’en finissent plus. Je dois re-rouler bientôt un SB150, je pourrais vous en dire plus. Plusieurs fois, en matière de rigidité/raideur, le Sentinel m’a fait penser au SB150, mais ça me semble trop proche et y’a trop d’écart entre le roulage de chaque vélo pour que j’arrive à placer l’un par rapport à l’autre. Dans tous les cas, pour moi y’a pas un monde d’écart en la matière. Pour le reste, le Yeti me donne l’impression de tailler plus petit, et d’être plus court en empattement. Il me donne aussi l’impression de plonger un peu plus du boitier après le SAG. En fonction de comme on pilote, ça mérite d’en tenir compte. Après, si vous avez des questions plus précises, n’hésitez pas, je pourrai préciser d’ici quelques temps 😉

        1. Si je compare le SB150 (taille M) à mon Capra 29 (taille L) que j’avais précédemment, je trouve qu’il est meilleur pédaleur, plus facile à faire tourner mais un peu moins raille dans le très rapide, très défoncé. Je trouve qu’on sent qu’il y a moins de débattement à l’arrière.
          Quand tu auras re roulé avec le SB150, je suis intéressé d’avoir ton retour.

          1. Volontier. En attendant, peux-tu préciser les ressentis qui te font dire « meilleur » pédaleur ? Est-ce la « giclette » au coup de pédale ? Est-ce l’absence de pompage/l’assiette du vélo ? Est-ce la « légèreté » au coup de pédale ? Est-ce sa manière « d’avaler le terrain » ?

        2. Hello, j’ai aussi un sb150 (taille M pour 1m76).. j’ai mis du temps à m’y habituer et maintenant je le trouve super maniable et vraiment fun. Pourtant je suis perdu avec ces marques qui rallongent leurs cadres et en plus préconisent la taille au dessus. C’est le cas chez Ibis avec le Ripmo AF (475 de reach en L à partir d’1m73 je crois), pareil chez Santa avec le Hightower, et visiblement aussi pour ce Sentinel (476 en L). Jusqu’à présent j’ai toujours pu prendre des M sans me poser de question, mais là… le M paraît vraiment court, le L paraît très long… Ca m’intéresserait aussi de savoir si passer de l’un à l’autre (SB150 M -> Sentinel L) demande un nouveau temps d’adaptation…
          Merci 🙂

          1. Hello Vince,

            pour le coup, si j’en crois la charte Transition, pour 1m76, c’est plutôt un M qui est suggéré. Ce qui correspond à ce que j’aurais conseillé. Le L taille un peu grand, pour moi sous 1m78/80, c’est grand. Dans cette logique, si tu est bien sur le yeti en M, tu seras bien sur le Sentinel en M.
            Ensuite, comparativement, le Sentinel est plus court d’empattement, mais plus long des bases. C’est donc différents. Le Yeti, pour le faire tourner, il faut appuyer sur le boitier, marquer sèchement les appuis dans les virages. Le Sentinel, faut moins appuyer, mais mettre plus d’angle…

  5. Pour revenir sur SB150 vs Capra 29, au niveau du pédalage, c’est surtout au niveau de la position de pédalage, avec la tige de selle plus redressée, que je trouve le SB150 plus efficient. A ce niveau, il me rappelle le Sentinel 1ère génération qui m’avait impressionné dans sa facilité de pédalage.
    Après, ça reste des gros enduro mais certains sont plus économes en énergie lorsqu’il s’agit de monter.

  6. Bonjour,

    je me pose la question de la taille à choisir sur ce nouveau Sentinel. Je roule le modèle précédent en taille L, je mesure 1,76 m. Je me trouve à la limite entre le M et le L. Comme ce nouveau modèle est encore plus long (Bases, empattement), faut il d’après toi envisager un passage à la taille inférieure ?

    Merci 😉

    1. Salut, je fais aussi 1m76 et je pense partir sur un M… C’est ce qu’Antoine m’a conseillé plus haut. Aussi, quand on lit bien les recommandations de Transition par rapport à leur sizing chart, ça fait sens en remettant tout ça dans le bon contexte : style de pilotage, précédentes expériences en vélo (vtt, bmx, …), type de terrain où tu roules en majorité, objectif principal (perfs, fun, …), ton anatomie (plutôt court du buste ou des jambes ?).

      Donc j’ai raisonné ainsi : qu’est-ce que le L m’apporterait de plus qu’un M ? Plus de stabilité ? Plus de facilité pour se positionner (reach plus long) ? L’illusion de pouvoir rouler aussi vite qu’un pro ?

      Qu’est-ce que le M m’apporterait de plus qu’un L ? Plus maniable, plus fun, plus facile à prendre en main, le reach n’est pas non plus si court, je vais pas perdre tellement de stabilité que ça et depuis que je suis passé du 26 au 27.5 au 29 je roule pas plus vite au point de vouloir encore tout rallonger de qq centimètres.

      Donc le M, de mon point de vue, l’emporte largement. Maintenant un mec (ou une nana) qui fait la meme taille, mais qui roule que sur du gros dénivelé à mac 2 avec des gros jumps, aura sans doute une toute autre conclusion.

      Voilà si ça peut t’aider dans ton raisonnement…

    2. Salut, Vince a raison dans son approche > il faut surtout raisonner selon tes propres attentes et expériences passées. Par rapport à l’ancien, le nouveau se « libère » en suspension. Que voudra tu en faire ? Rouler partout, tout le temps, plus vite ? Si oui, choisir le L a du sens mais attention, ça taille grand ! Si c’est pour le confort, le dynamisme et la polyvalence du vélo que ces progrès t’attirent, choisi le M 😉

  7. Hello,
    Bon je suis en plein dilemne… L ou XL… 😉
    Déjà Antoine merci pour ton retour sur le premier article.
    Alors ou j’en suis? J’ai besoin d’aide. 🙂
    Je viens de tester le Norco Sight en L (merci l’esprit des vélos). Vélo très pataud en montée mais position sympa. Sensation d’être « court » dessus à la montée. En descente un bike joueur et bien posé, toujours pataud mais agréable. Est ce l’empattement est l’angle de fourche? Du coup mis à part le côté veau en montée un plutôt bon ressenti en descente avec un petit sentiment de manquer de quelques millimètres de reach…
    Puis test d’un Nicolai G1 montée hybride. Le bike est en M et monté en Hybride (27,5 derrière / 29 devant). Encore un veau à la montée… Lol… Mais position bien agréable. En descente un régal… Le bike est posé, stable, ça tourne tous seul, pas besoin de lutter pour tenir le vélo on profite de la vue et on soude. Les vitesses sont folles. Une fois rentré à la maison je me dis mais mince d’ou ça vient? Est ce l’hybride, est ce la géo? Là je monte alors une roue de 29 derrière et repars sur le même tour (les 4 seigneurs pour ceux qui connaissent). Même sensations de stabilité et de maniabilité (peut être maniabilité légèrement inférieure???) mais plus de grip à la roue arrière.

    Bilan:
    En montée les nouvelles géo c’est top. Reste à avoir un montage correct pour un poids contenu et limiter l’effet veau. La suspat du sentinel aidera aussi en ce sens si j’ai bien compris?
    En descente ou est le bon compromis maniabilité Stabilité?? Un sentinel en L dont le reach est plus petit qu’un Sight de la même taille? Ou un sentinel en XL un poil plus grand que le G1 mais avec des bases plus courtes? Et toujours plus petit qu’un sight XL (préco norco pour ma taille).
    Qu’est ce que je vais gagner d’un côté et perdre d’un autre?
    https://geometrygeeks.bike/compare/nicolai-g1-29-2019-m,norco-sight-2020-l-29,transition-sentinel-2021-xl,transition-sentinel-2021-l/
    Bon voilà un peu les ressentis et les questions. Reste mon propre positionnement et ma pratique. Perso j’adore jouer avec le terrain et les bikes maniables (je viens d’un stump en L), mais le niveau augmentant je sens les limites et les bienfaits de l’allongement des geo.
    A++

    1. Salut Tom,

      le meilleur conseil que je puisse te donner pour te « débloquer » est de t’inviter à « sortir » du dilèmme « maniabilité vs stabilité » dans lequel tu semble « t’enfermer » par « crainte d’y perdre quelque chose ». Pour ça, prend le temps de t’interroger, non pas sur les différents et ce qu’ils apportent, mais sur ton pilotage, ton style, tes attentes. Essaie de préciser ce que tu entends par maniable > dans quelles circonstances ? Pour effectuer quel geste ? Qu’est-ce que tu aime ou galère à faire dans ces cas-là ?
      Une fois que tu auras précisé ça, tu verras que la question n’est pas de savoir « ce que je perd, ce que je gagne », mais « qu’est-ce qui s’accorde le mieux à moi ». Autrement dit « qu’est-ce que j’attends du vélo ? Qu’est-ce que je prends à ma charge ? (je sais faire, ou je veux progresser) et qu’est-ce que je confie au vélo ? » 😉

  8. Tu as complètement raison, c’est primordiale. Mais c’est tellement éloigné de ce que je connais que j’appréhende Un peu.
    Clairement je suis arrivé à un niveau ou j’entreprend plus de choses je roule plus vite et en effet cela me pousse a piloter différemment et à pousser mon stump dans ses limites.
    Aller la nuit porte conseil il paraît…
    Merci encore pour les conseils.

    1. N’hésite pas : Transition (parce-qu’ils ont ce petit quelque chose qui met la banane) !

      Et pour un avis moins subjectif, je laisserai Antoine, Tom ou Quentin te répondre.

    2. Salut !

      ahah, mis à part l’attirance et l’amour du bel objet, de manière plus « cartésienne » ça dépend avant tout de ta pratique, ton terrain de jeu, de ce que tu apprécie de ton vélo actuel et de ce que tu attends du prochain 😉 Dis-nous en un peu plus, et on se fera un plaisir de te dire pourquoi on te conseille plutôt l’un ou l’autre ! Merci

    1. Bonjour,

      tout dépend ce que tu met derrière « comparable ». D’une certaine manière, ils le sont puisqu’ils sont sur le même créneaux des vélos d’enduro 29 pouces. Après, ils n’ont pas le même caractère, donc ne sont pas vraiment comparables. C’est sur ce point que ta question porte ? Si oui, as-tu des points plus précis sur lesquels tu souhaiterais qu’on te réponde ?

  9. Alors Antoine, cette comparaison SB150/Sentinel !?!
    Tu m’avais convaincu sur cet article de passer de mon Patrol au Sentinel, mais en lisant ton article sur le SB, j’ai un doute…! je suis un peu plus froid sur le yeti car l’entretien me semble plus ennuyeux…

    1. Saltu Maxime,

      Visiblement, le système Yeti intrigue mais depuis le temps, si c’était une tarre ça se saurait. je suis convaincu qu’au final, les deux vélos nécessiteront la même attention 😉
      à l’usage, la différence entre Sentinel et SB150 se joue sur le tempérament qui y correspond le mieux. Le Sentinel a un côté « pousse au crime » auquel il faut adhérer. Et si c’est le cas, tu vas adorer. Maintenant le SB150 est plus « facile » mais demande ensuite à s’employer. Pourquoi apprécie-tu le Patrol ? Pourquoi en changer ? Qu’attends-tu du prochain ?

      1. Hello Antoine !
        Merci pour ton retour 😉 C’est super que vous preniez le temps de répondre à toutes nos questions.. en nous en posant d’autres.. qui sont les bonnes !
        Avant tout, je ne suis pas très technicien, et j’ai bien du mal à régler mes vélos. Le Patrol est pour le coup très simple dans ce domaine, le Sentinel semble suivre cette voie et ca me plait bien. Transition fait en plus des vélos polyvalents, pas de crainte de les emmener en station..
        Ensuite, je ne suis pas un grand pilote, mais je commence vraiment à prendre du plaisir avec le Patrol. Au détour d’une épiphanie de pilotage, je sens que ça passe plutôt bien, et plutôt propre, à mon niveau bien sur. C’est assez nouveau pour moi, et pas encore assez fréquent à mon gout:) J’en conclu à la lecture de ton article que le Patrol me demande la même chose que le Sentinel, un pilotage académique, ou tu joues du cintre, et tu dois mettre le bon appui, le pied bien en bas… et la bonne assiette… Le Sentinel collerait donc au pilotage que je m’efforce tant bien que mal à mettre en place… en 29. Une évolution qui me fait de l’oeil.

        Le yeti, comme le meta, semblent faciles, et j’avoue que ça me plait bien aussi. Le Patrol peut t’embarquer si tu lui permet, après il faut pouvoir assumer….
        Je suis donc un peu coincé dans le trio Yeti/Sentinel (alu / carbone…La question se pose) et le Meta AM. Le budget à bien sur son importance aussi, mais ne passe pas avant le plaisir… quitte à attendre ou à chercher la bonne occas’.
        Je roule pas trop loin de chez toi si je ne dis pas de bêtises, au sud luberon, sur la Ste baume et la Ste victoire..

        1. Yes, c’est effectivement pas très loin 😉 Avec plaisir, on considère que ça fait partie du job, c’est important ! Tu as raison sur la « facilité » de réglage du Sentinel. C’est partagé avec le Meta AM et le Yeti. Tu as bien cerné le côté « qui peut t’embarquer » du Patrol, dis toi que c’est « pareil mais en plus marqué » avec le Sentinel. Donc si tu te sens prêt à tenir le vélo pour lui permettre de t’embarquer que quand tu le veux, et y répondre une fois que c’est parti > c’est le moment de franchir le pas… Et effectivement, c’est l’évolution « roue de 29  » qui participe à ça 😉

  10. Merci pour cet article. Je suis en plein choix de mon prochain Enduro pour compléter avec mon Supreme DH29.

    Je roulais avant sur un rallon de 2019 en enduro, et je souhaite partir sur un 160/160 voir 160/170… La rallon était un vélo facile, souple pour un carbone, j’ai prit énormément de plaisir avec. Notamment sur la MOH.

    Je pense que le Sentinel sera un meilleur pédaleur, mais un descendeur moins tolérant que le Rallon. Est ce que tu confirmes ?

    J’ai aussi le EVIL Wreckoning dans ma wishlist. Avec la MOH et des grosses session funi au programme pour l’intersaison, je souhaite vraiment avoir des bonnes perf a la descente sans être moins bon que le rallon…. mais punaise qu’il est beau ce sentinel… ce serait une beauté avec une ZEB 170….

    1. Salut Joris,

      tout dépend de ce que tu mets derrière les mots « souples » et « tolérant ». Pour bien préciser au sujet du Sentinel : il n’est pas très rigide (se déforme, travaille, pas une barre à mine, assez « souple » donc) mais est tout de même un peu raide (rend le terrain, peut vibrer un peu par moment, offre une fine lecture de ce qui se passe sous les roues..). En comparaison, le Rallon est plus « rigide » (se déforme moins) mais est moins raide (filtre plus)…

  11. Hola la team full attack et les autres,
    Petite question. J’ai un sentinel ancienne génération que je souhaite garder ( il est génial et ça coûte cher de changer de spad trop souvent), savez vous s’il est possible de mettre une biellette afin de passer de 140 à 150 à l’arrière ? Je talonne lorsque les descentes cassantes sont trop longues malgré différents tests de réglages. L’amortisseur est le dpx2 d’origine. Thank you d’avance.

    1. Bonjour Fred,

      on n’a pas eu l’occasion d’essayer par nous-même, et c’est à faire avec précaution pour ne rien casser… Mais les amortisseur en 205mm d’entraxe Trunion sont aussi disponibles en course de 60mm qui augmente un peu le débattement. Normalement le dégagement est suffisant pour que la roue arrière ne frotte sur rien. Cascade componnent indique ça et propose une biellette pour changer la cinématique et offrir plus de débattement : https://cascadecomponents.bike/products/v1-sentinel-lt-link

  12. Hello full attack. Ben voilà je voulais repasser sur un alu après une belle expérience avec le smuggler. L’annonce du sentinel alu tombe bien. D’après vous le modèle alu sera un peu plus tolérant tout en gardant le côté joueur du vélo ? Niveau taille, mesurant 1m77 et 78cm d’entrejambe je tombe pile entre le modèle M et L. J’ai pas l’impression que ça soit un vélo spécialement long, je pense partir sur un L, un petit avis ? Merci par avance !!!

    1. Salut Vincent,

      à l’essai l’an passé, le Sentinel carbone semblait tailler « grand ». Perso, je mesure 1m82/81cm d’entrejambe, et pour une fois la taille L était « limite grande ». J’aurai donc tendance à conseiller/envisager le M. Difficile à dire sans être monté sur le vélo concernant les matériaux. Le carbone du Sentinel m’a paru assez tolérant, et parfois l’alu est plus inerte « rebondi moins) mais atteint tout de même une sacré rigidité… Je pense donc qu’on peut plutôt viser un « dynamisme/du rebond » un peu moins important, un peu plus sage en alu… Mais là encore, ça peut bien tomber : le Sentinel en a à revendre 😉 > https://fullattack.cc/verdict-essai-du-transition-sentinel-pour-faire-mieux-quacheter-le-pain/

    2. Salut Vincent,

      à l’essai l’an passé, le Sentinel carbone semblait tailler « grand ». Perso, je mesure 1m82/81cm d’entrejambe, et pour une fois la taille L était « limite grande ». J’aurai donc tendance à conseiller/envisager le M. Difficile à dire sans être monté sur le vélo concernant les matériaux. Le carbone du Sentinel m’a paru assez tolérant, et parfois l’alu est plus inerte « rebondi moins) mais atteint tout de même une sacré rigidité… Je pense donc qu’on peut plutôt viser un « dynamisme/du rebond » un peu moins important, un peu plus sage en alu… Mais là encore, ça peut bien tomber : le Sentinel en a à revendre 😉 > https://fullattack.cc/verdict-essai-du-transition-sentinel-pour-faire-mieux-quacheter-le-pain/

  13. Bonjour,
    Tout d’abord MERCI. La lecture de vos tests permet d’y voir plus clair parmi les offres constructeurs, c’est une aide précieuse quant il s’agit de changer de vélo ou simplement de mieux comprendre leur fonctionnement.

    Justement, l’heure est venue pour moi d’envisager un changement de vélo après deux années passées sur un YT Capra.
    Les 2 nouveaux venus chez Transition (Patrol et Spire) me font de l’œil et j’aimerai les situer par rapport à cet essai. Surtout le Spire en fait. On reste dans une configuration 29/29 mais on augmente le débattement, l’empattement, la longueur des bases etc … Presque tout est plus gros en fait. J’imagine que ça aura pour effet d’avoir un vélo plus stable à haute vitesse et lorsque le terrain est cassant, mais pensez-vous que malgré ses mensurations, le Spire peut conserver un côté un peu joueur/maniable à basse vitesse ?
    À titre de comparaison, je trouve le YT Capra excellent dès qu’il s’agit de rouler vite, sur des chemins ouverts, c’est un vrai plaisir. En revanche, dès que le chemin devient tortueux ou que la pente augmente, je peine plus. J’aimerai retrouver un peu de vivacité/maniabilité à basse vitesse avec mon prochain vélo, est-ce que je me trompe en envisageant de passer sur un Spire ?

    Pour info, j’envisage le modèle en alu.

    D’avance merci pour votre retour, qui j’en suis sûr, permettra de m’éclairer dans le choix de ma future monture.

    1. Bonjour Paul,

      merci pour la confiance et l’attention que vous nous portez 😉 Ça tombe bien, le Spire est à l’essai actuellement. Et comme vous le devinez, c’est un vélo plus gros ! Il est formidable à haute vitesse, vraiment l’un des tous meilleurs vélo que j’ai pu essayer jusqu’à présent. j’en viens même à me questionner pour savoir s’il peut détrôner le Yeti SB150 dans mon esprit. Il partage cette idée du Capra d’assoir naturellement le pilote sur la roue arrière, mais les suspensions le surpasse en fonctionnement. Par contre, c’est un vélo plus gros que le Capra. Si vous lui cherchez un concurrent chez Transition, ce serait plutôt le Sentinel, passé à l’essai l’an passé… Mais dans les deux cas, pas franchement des vélos « fait pour rouler à basse vitesse ». Plutôt des vélos taillé pour aller vite et/ou engager, s’appliquer à piloter, pas pour tourner tous seuls. Après, il y a une opportunité que je suis en train d’étudier, et qui pourrait changer mon propos : la douille de direction du Spire est en ZS56 haut et bas, ce qui peut permettre d’utiliser des angleset et ajusteurs de reach. Donc de jouer de la géométrie. J’en reçois ces jours-ci, et devrait donc pouvoir bientôt voir ce que l’on peut faire de ce côté, et pourquoi pas vous apporter une réponse plus précise encore. À bientôt 😉

  14. Bonjour, tout d’abord merci pour ces revues d’essai où vous expliquez avec brio le ressenti par la technique, en tant qu’ingénieur mécanique, ça me parle.

    Je suis intéressé par ce Sentinel pour mon prochain bike, et comme beaucoup, m’interroge sur la taille à choisir. Je mesure 1m80 et hésite entre M et L. Je roule actuellement et depuis quelques années sur un Mondraker Dune carbon R de 2016 en taille M, avec donc un reach de 472mm comparable à la taille L du Sentinel. Or, vous semblez dire que ce dernier fait grand, là ou vous semblez plébisciter du L chez mondraker.
    Je suis bien installé sur le Dune, le reach me convient avec une potence de 30 mais le stack est un poil bas et le tube de selle trop incliné dans les montées (selle au max en avant sur les rails).

    Au plaisir de vous lire

    1. Bonjour Anaël,

      1m80, c’est effectivment comme moi, un peu entre deux tailles. Je comprends le décalage de perception à la lecture des deux articles (Essais du Dune et essai du Sentinel) > plusieurs années les séparent. Et je dois toujours veiller à « ancrer » les propos dans le contexte du moment, pour qu’ils soient le mieux saisis lors de la principale période de lecture, c’est à dire lors des 2 premières années de parution 😉 Du coup, pour le Dune, à l’époque les chiffres de la Forward Geometry pouvaient paraitre très généreux, mais je voulais vraiment suggérer que malgré tout, il fallait faire confiance aux préconisations de la marque. Depuis, l’évolution des géométries nous a donné raison 😉
      Concernant le Sentinel, c’est vrai qu’il m’a paru tailler « grand » dans la période où je l’ai essayé. Je ne me suis pas attardé sur le sujet puisque ça restait tout à fait acceptable. Il ne taille pas grand au point de devoir envisager de changer de taille. Il donne simplement le sentiment d’offrir de la place pour se mouvoir, comparé à la moyenne de la concurrence. Quoi qu’il en soit, j’aurai pu le préciser, mais s’il y a une concurrence à laquelle se référer pour justement préciser l’impression de « tailler grand » qu’offre le Sentinel, c’est bien ce qu’offre un Mondraker Foxy par exemple.
      Du coup, compte tenu de l’expérience acquise jusqu’ici sur Mondraker, à la philosophie de géométrie assez proche – et du fait que le Sentinel fasse usage d’un tube de selle plus vertical, la taille L me parait la plus à propos 😉

      1. Merci Antoine pour ces éclaircissements, cela conforte mes pensées de partir sur du L chez Transition. Le Foxy est également dans la balance, mais en M pour le coup, le top tube serait beaucoup trop long en L au pédalage pour mon dos 😉
        En revanche je ne m’explique pas trop la différence de poids entre le Foxy et le Sentinel (presque 1kg de moins sur un montage comparable), est-ce le cadre qui est si particulièrement léger?
        Le SB150 est également dans la compétition. Les dispos et opportunités joueront aussi dans la balance 😉

        1. Un peu de montage, un peu du cadre. Il y a aussi des détails sur lesquels les marques peuvent jouer et qui ne se voient pas sur le papier : livré/pesé tubeless ou chambres ? Avec combien de préventif ? par exemple… Tu nous dira ce que tu as finalement obtenu, et tes impressions ? Dans tous les cas, trois beaux vélos ! Enjoy 😉

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