Yeti SB150, trop facile ?!

Il y a de ça quatre ans maintenant, le SB5.5C – prédécesseur du Yeti SB150 – quittait la rédac’ avec le statut de référence du moment. Un titre qu’il a longtemps gardé dans nos esprits, jusqu’à ce que le temps et la concurrence fasse son oeuvre. Entre autres, jusqu’à ce que son successeur, le Yeti SB150, fasse son apparition. Dans la lignée, mais avec une géométrie et des specs au goût du jour, la question semblait évidente : est-il le digne héritier ?! 

Pour y répondre, il nous aura fallu un petit moment. Après un début d’essai avorté l’an passé, pour raison de santé, me revoilà au guidon du Yeti SB150. Un essai à classer parmi ceux qui ne sont pas si évidents… Pourquoi ?! Parce qu’à son guidon, tout parait si facile, presque trop ! D’entrée de jeu, l’impression est bonne mais comme pour tout : affirmer c’est bien, préciser et justifier, c’est mieux ! Verdict… 


Au sommaire de cet article :

Yeti SB150 T1

  • UsageEnduro
  • Roues en 29 pouces
  • 150/170 mm, Fox 38 & X2 Factory
  • Triangle avant & arrière carbone
  • Reach 480 mm en L, offset court 44 mm
  • Roues DT Swiss EX1700, 30 mm
  • Maxxis Assegai & Minion DHR II, 2.5/2.4 Exo+
  • Shimano XT, 203/203mm & 4 pistons
  • 5 modèles, 4 tailles, 5899 € à 10200 €
  • 15,26 kg, Taille L, sans pédales, tubeless + préventif
  • Dispo novembre 2020
  • Fiche du vélo sur www.yeticycles.com

Trop facile ?!

Les premiers tours de roues en compagnie du Yeti SB150 sont clairs. Tout est très simple. Une liaison à la pédale ? Quel que soit le terrain : l’assise et le rendement sont bons. Première portion descendante ? Le terrain est filtré comme rarement, c’est canapé ! Premiers virages ?! Qu’importe la technique, le Yeti SB150 sait en tirer parti et surtout, garder la vitesse, quelle qu’elle soit.

Dans tous les cas, je retrouve cette suspension arrière qui a décidément un truc à part. J’avais déjà longuement tenté, à l’essai du SB5.5C, d’en expliquer la singularité. L’exercice est toujours compliqué mais revenir sur un Yeti est l’occasion de préciser et cette fois-ci, j’ai le sentiment de tenir quelque chose d’intéressant. La boucle est bouclée ?! 

Pour l’heure, je constate simplement que sans pinailler sur les réglages, le Yeti SB150 est de toute façon simple à manier, à placer, à contrôler. Agile et tranquille… Et ça, il en est capable, quelle que soit la vitesse à laquelle on évolue ! Il n’est pas du genre à embarquer ou freiner son pilote. Il accompagne ce que l’on a décidé d’entreprendre, tout simplement, presque trop simplement…

D’où ça vient ?

Pour ce qui est de l’ergonomie, la question est vite répondue. Il suffit de jeter un oeil à la géométrie. Le Yeti SB150 fait usage d’un tube de selle redressé et raccourci. C’est tendance, et ça se sent. Malgré les chiffres généreux, ça paraitrait presque tailler petit quand on est assis, pas quand on est debout. Quoi qu’il en soit, la roue arrière ne souffre pas d’un appui trop important, la roue avant, même avec un bel empattement, ne décolle pas au premier coup de pédale énergique, et le dos n’est pas cassé en deux lorsqu’il faut dérouler à la pédale. On y est centré !

Mais pour ce qui est de la facilité intrinsèque du Yeti SB150, il faut chercher un peu plus. Notamment du côté des courbes de cinématique. Le Switch Infinity, le système propre aux Yeti, est particulier…

L’inflexion de l’anti-squat et du ratio explique une chose : le fait que le vélo soit à l’aise quelle que soit la vitesse ou la technique de pilotage employée. À basse vitesse et ou si l’on compte sur le vélo pour faire le job, c’est le début de course que l’on sollicite. Ça se tient tout seul, ça avale, et c’est dynamique au coup de pédale. Si l’on hausse le rythme et que l’on s’active, c’est la suite qui entre en compte, offre du répondant, et donne de l’âme au vélo qui continue d’avaler sans broncher.

Dans tous les cas, cette dualité entre en jeu sur fond d’une raideur très contrôlée et plus constante que chez la concurrence. C’est elle qui explique que le confort et la stabilité soient au rendez-vous, sans pour autant pervertir la lecture du terrain et le maintien. Sur ce plan, le Yeti SB150 place le compromis à un sommet et évite de sur-solliciter son cadre en carbone. Au final, on profite d’ailleurs de la précision de la fibre noire, sans y perdre en confort. Bien joué !

Comment ça se règle ?

Aussi singulière soit-elle, cette cinématique a la bonne idée d’être saine et simple – une fois de plus – à régler. Il suffit de se concentrer sur les fondamentaux, dont le SAG et les préconisations de la marque…

Le SAG

S’appliquer permet de tirer pleinement partie du point d’inflexion des courbes et avoir le meilleur des deux mondes. Le compromis semble se situer autour de 32% +/- 1%. Mais puisque le point d’inflexion est très étendu, il est aussi possible d’en jouer. Peu de SAG donne un vélo très dynamique, beaucoup et l’on a un canapé. Logique ! Et si jamais : vélo qui s’affaisse signifie trop de SAG, et vélo compliqué à faire cabrer équivaut à pas assez. C’est sain, et c’est là qu’il faut jouer.

Les préconisations

Pour le reste, j’ai d’abord volontairement ignoré les réglages préconisés par la marque sur son configurateur. j’ai procédé à l’aveugle, pour déterminer mes propres réglages de SAG, détentes et compressions. Au final, je suis quasi totalement retombé sur ce que la marque suggère. En matière de SAG, comme de détentes, légèrement plus rapides devant que derrière, pour garder la bonne assiette du vélo.

Seul désaccord : les compressions. Yeti préconise de les freiner davantage. D’accord, si le terrain est lisse et les appuis biens marqués comme on se l’imagine dans les forêts de trembles du Colorado. Mais ça mérite d’ouvrir un peu si le terrain est plus défoncé et les traces moins académiques comme souvent le cas en Europe. Grosso modo : il suffit de le savoir, et d’ajuster à la volée, en fonction du terrain. 

RéglagesAvantArrière
SAG30%32%
Détente2/3 ouvertemi-plage
CompressionsDe ouverte à mi-plage, en fonction du terrainDe ouverte à mi-plage, en fonction du terrain
Token / SpacersD'origineD'origine

Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon.

Comment ça se pilote…

C’est donc là que la magie opère au guidon du Yeti SB150. Ça se pilote un peu comme on en a envie, ou du moins en fonction de l’humeur du jour. Plutôt pépère, ou à l’attaque ?! 

Au train

En liaison, la courbe de raideur très faible et très plate autour du SAG offre un trait de caractère très précieux au Yeti SB150. Assis sur la selle, même si le sol est un champ de patates, que la pente est forte et que l’on est sur le plus grand pignon, ce vélo est un vrai tracteur ! Il avale tout ce qui passe, ses roues suivent le terrain et aucun coup de pied aux fesses ne vient perturber la progression. On reste assis, bien posé, et on avance, coup de pédale après coup de pédale.

À la relance

Pour autant, se lever et relancer, que ce soit à plat ou en sortie de virage, offre un autre visage du Yeti SB150 : il rend, et pas qu’un peu. Vous voyez Richie Rude qui écrase les pédales ?! On peut dire ce que l’on veut de la nature de ses performances, mais pas de doute > le vélo s’y prête et ne fait pas de gâchis. Ça se tient bien, et ça va de l’avant. D’autant qu’ici aussi, la faible raideur fait son oeuvre : pas grave si c’est défoncé au sol > pédale mon gars ! Le vélo s’occupe du reste…

À la cool

Le reste du temps, on peut prendre parti de laisser faire le vélo, laisser filer. Rouler serein et se consacrer à l’essentiel. Dans ce cas, on profite de l’inertie des grandes roues de 29, et de la très belle prestation des suspensions. L’assiette du vélo est saine et stable, il n’y à qu’à suivre.

Lorsqu’un virage se présente, freiner légèrement plus tôt, positionner le vélo, se poser dessus, et laisser tourner, quitte à sortir le pied pour le style. Il fait le reste, notamment tenir la trajectoire et isoler le bonhomme de ce qui se passe au sol…

À l’attaque !

C’est là que ça devient fou ! Quand on cherche à accélérer, le Yeti SB150 n’a pas de limite. On touche clairement les nôtres avant les siennes, et sans qu’il ne nous y ait poussé. Pour ceux que la vitesse grise, il y a largement de quoi faire.

Notamment parce qu’à haute vitesse, le vélo continue à jouer les gardes du corps. On roule comme dans une bulle. Les seuls signes avant-coureur proviennent des pneus et des roues. Ce sont les seuls dont on atteint la limite un peu trop vite. Le Yeti SB150 mérite mieux !

Entre les deux ?!

Mais avant de franchir le mur du son ou se mettre sur orbite, il y a un entre deux à exploiter. Entre à la cool et à l’attaque, c’est là que le Yeti SB150 est au dessus du lot. La palette est large, très large !

On peut tout aussi bien tourner en se posant sur la selle pied sorti, qu’en pumpant ou en jouant du nose turn. On peut tout aussi bien relancer en wheeling qu’en sprintant. On peut tout aussi bien choisir de sauter par dessus le chaos avant de retomber dedans, ou garder les roues au sol et laisser les suspensions travailler…

Lui n’a pas nécessairement de préférence ou n’impose pas une meilleure solution qu’une autre. La seule difficulté est de choisir et de se décider, le moment venu. Parce que contrairement à d’autres, ce n’est pas lui qui décidera pour nous. Et c’est en ça qu’il est unique, se démarque, et/ou se place au dessus du lot, c’est selon.

Pour qui ? Pour quoi faire ?!

Entre ce que je viens d’écrire, et l’idée que le Yeti SB150 soit un passe-partout, il n’y a qu’un pas. Je pourrais facilement le mettre dans la case des vélos polyvalents, mais ce serait faire un raccourci. Oui, il l’est, mais pas de n’importe quelle manière !

Il l’est parce qu’il peut convenir à différents styles de pilotages, différents tempéraments, différentes vitesses intrinsèques. Il permet différentes approches et ça, c’est suffisamment rare pour être plébiscité. La seule restriction étant de s’adonner à l’Enduro avec un grand E ! Au coeur de la meule !

C’est le premier vélo auquel je suis tenté de mettre pratique de prédilection aussi bien pour les cases Rallye Enduro, Navettes et station que Vélo de montage au comparateur d’essai Endurotribe. Ces trois là, et pas les autres. Ça veut bien dire ce que ça veut dire.

Notamment que la compétition peut clairement entrer en ligne de compte, mais pas que. Oui, il peut aller vite, très vite, mais il n’a pas besoin qu’on dispose d’une super licence pour en comprendre le mode d’emploi. Il peut être tout aussi efficace ailleurs, autrement, c’est à nous d’en décider !

Vis-à-vis de la concurrence ?!

Le piège, à écrire qu’il s’agit d’un des tous meilleurs vélos du marché, c’est de vouloir le comparer à tous ses concurrents, pour s’en assurer. Je me prête volontiers à ce jeu en commentaires de cet article. Reste qu’ici, je retiens une liste, non exhaustive, des vélos qui permettent avant tout de peaufiner le portrait du Yeti SB150…

Vis-à-vis du Commençal Meta AM

À commencer par l’autre vélo dont j’ai écrit beaucoup de bien récemment, le Meta AM dernière génération. Les deux partagent cette idée d’un vélo « facile » qui préserve leur pilote des tumultes et leur suggère l’essentiel. Ils y parviennent simplement de manière un peu différente.

Le Yeti SB150 travaille un peu plus loin dans le débattement, là où l’Andorran sait être plus économe, à lecture de terrain/confort et adhérence équivalents. Le Yeti profite également de sa raideur très contenue pour soulager le carbone de son cadre, là où le Commençal répartie davantage le travail sur toute la longueur des chaines de raideur.

Enfin, on pourrait penser le Meta AM plus pataud compte tenu de son triangle avant plus généreusement dimensionné. Mais au final, c’est le rapport bases/empattements qui entre en ligne de compte. Le Yeti est un peu plus fade, là où le Commençal semble un peu plus caractériel.

Vis-à-vis du Lapierre Spicy

En parlant de caractère justement, c’est la comparaison vis-à-vis du Lapierre Spicy qui permet de se convaincre de la sagesse du Yeti SB150. Avec son point de pivot qui se rapproche très vite du boitier et son triangle arrière complaisant, le Spicy est une monture qui a plus de caractère, mais qui demande aussi un peu plus d’attention pour être domptée.

Le Yeti SB150 est naturellement plus facile à mettre en oeuvre, et à laisser filer s’il faut. Le Spicy en est capable, mais demande un peu plus d’attention pour y parvenir, notamment pour tout accorder. Et puis, au passage, ça permet de constater que oui, les géométries modernes qui recentrent le pilote, telles que celles du Yeti SB150, ont bien leurs intérêts.

Vis-à-vis du Mondraker Foxy

Notamment parce qu’à l’usage, le Yeti SB150 ne montre aucun signe qui puisse suggérer un temps d’adaptation nécessaire comme c’est le cas au guidon du Foxy. Ses mensurations restent finalement raisonnables. 

Côté cadre, c’est l’occasion aussi de caractériser le carbone Turq du Yeti SB150. Précis, mais pas raide. Peut-être légèrement plus que le Mondraker au départ, mais il ne me semble pas verrouiller comme l’Espagnol, ensuite. D’où, aussi, les tempéraments différents : plus sanguin chez le latin…

Vis-à-vis du YT Capra

En parlant de tempérament et de facilité, on peut aussi parler du YT Capra. L’Allemand a pour lui d’être facile à prendre en main. Pas sur-dimensionné mais taillé d’une certaine manière, à son guidon le message est clair : assis toi sur la roue arrière et accroche toi, ça va dépoter ! L’exemple même du vélo qui te dicte la manière de le piloter. L’exact opposé.

Quelque part, ça s’accorde bien avec sa suspension arrière elle aussi un peu l’opposée de celle du Yeti : parmi les plus raide du marché. Ce qui fait qu’on le veuille ou non, la lecture du terrain est prononcée et ça rend bien, mais le Yeti est un ton au dessus en matière de confort et quand il faut rouler, longtemps…

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Vis-à-vis du Santa Cruz Hightower

Pour boucler la boucle à propos de raideur de suspension et de cadre, finissons par le Hightower. Le Yeti SB150 a ce côté tapis volant quand on laisse filer. C’est d’ailleurs à ça que je reconnais qu’il puisse se piloter comme un Santa.

Par contre, à la pédale quand c’est défoncé, le jour et la nuit s’en mêlent. Le Yeti SB150 est un tracteur là où le Hightower demande de l’application et du dynamisme pour compenser la suspension qui fige.

Enfin, le cadre Yeti est moins raide, et ça saute même aux yeux en le roulant avec des roues carbone… De la marque californienne ! De ce point de vue donc, pour l’heure, deux approches différentes, pour deux rendus différents. L’un peu se piloter comme l’autre, mais pas l’inverse…

En conclusion

Quoi qu’il en soit, c’est l’heure de conclure. Je l’ai écrit, détaillé, et précisé : le Yeti SB150 se place dans la lignée de son prédécesseur, clairement une référence, si ce n’est LA, référence du moment. La sempiternelle question est donc vite répondue : pourquoi voudrais-je le garder ? Elle répond d’ailleurs à celle qui vient naturellement avec : Vaut-il son prix ?! 

« À mes yeux, le Yeti SB150 est l’archétype du vélo d’Enduro, avec un grand E. Ce fameux vélo capable de rouler tous les week-ends, que ce soit à la pédale, en montagne, en navettes, en station ou en compétition. À la seule condition de le nourrir du terrain pour lequel il est fait : du vrai, du beau, du technique ! Pour le reste, d’autres vélos, destinés à d’autres pratiques, existent. Lui, c’est le coeur de la meule qui l’intéresse, pas la croute ! Dans ce domaine, il est presque imbattable. Capable de piocher chez différents styles et différentes inspirations, quelle que soit la vitesse du bonhomme, il y parvient en assumant un concept unique qui fait son identité, aussi bien visuelle qu’à l’usage. On ne peut pas faire plus assumé, cohérent, et polyvalent, pourtant… »

Positionnement & usage

En synthèse, le tableau de positionnement et d’usages permet, en un seul coup d’oeil, de saisir les capacités du vélo. (rafraîchir la page si le tableau ne s’affiche pas)

Comparées à celles des autres vélos à l’essai permettra de répondre à l’éternelle question > par rapport aux autres, qu’en penses-tu..? Rendez-vous sur la page du Comparateur d’essais VTT Endurotribe pour en savoir plus >  https://fullattack.cc/comparateur-essais-vtt-2016/

Rédac'Chef Adjoint
  1. Merci Antoine pour ce test longue durée.
    J’avoue ne pas avoir tout suivi quand tu dis « Le Yeti profite également de sa raideur très contenue pour soulager le carbone de son cadre ». Le but c’est pas de soulager le pilote, plutôt que le vélo se soulage lui-même? (ou alors il avait vraiment envie de pisser :)).
    Mais j’ai pu en tirer mes conclusions: vélo facile, polyvalent, accueillant mais pas dépourvu de caractère.
    Il me reste une question: Quid de l’entretien réel du switch infinity? pénible ou pas? faut-il tout démonter régulièrement?
    merci d’avance.
    A+

    1. Pour répondre à ta question concernant l’entretien du switch infinity.
      C’est très simple d’entretien. Tu graisses via les deux petits graisseurs.

    2. Pour rouler avec depuis 8 mois maintenant, je peux te fournir un début de réponse:

      Perso je nettoie systématiquement le vélo après chaque sortie. Le switch infinity nécessite un peu plus d’attention : le cylindre avant est accessible sans soucis au pinceau, le cylindre arrière beaucoup moins! Du coup pour ce derniers j’utilise une baguette de nettoyage pour canon de carabine à plomb et un morceau de tissu et une fois le coup pris c’est rapide.
      Les 3 mois premiers mois je roulais pas mal dans la boue. Du coup j’ai démonté l’axe du triangle arrière ( en gros t’enlèves la roue arrière, et tu tombes la vis et l’axe traversant le switch) ce qui te libère entièrement le switch.
      De la gros nettoyage et re graissage du boitier avec de la graisse made in Yeti. ( tu as deux vis de graissage, tu les ouvres et avec le pistolet tu injectes la graisse).
      Opération un peu fastidieuse mais qui se fait sans soucis.

      Le plus long dans cette histoire c’est de commander la fameuse graisse.

      Pour conclure , oui le switch demande un peu plus d’entretien ( enfin si t’es méticuleux ( ou fanatique du nettoyage c’est selon !) comme moi.
      Venant de la moto, ça ne me choque pas plus que ça comme entretien!

      De mémoire j’avais vu la page d’un gars qui avait roulé le yeti pendant 1 an sans nettoyr ni regraisser le switch. Il l’avait démonté par la suite : le cylindre avant nickel. Le cylindre arrière commençait à perdre de son revêtement.

    3. Salut ! je comprends que cette phrase puisse intriguer au premier degré. Je l’écris en me plaçant dans le contexte des « chaines de rigidité » du vélo. C’est l’ensemble des éléments qui participent à transmettre les infos du terrain au pilote. Exemple à l’arrière : pneu > roues > cadre > suspension > pédalier… La logique de tout ça consiste au fait que ce soit une chaine, avec des maillons, qui compose un tout. ça veut dire que chacun « participe à l’effort » pour avoir un certain rendu, mais que certains peuvent en « soulager » d’autres. Ici, c’est la suspension arrière qui évite au cadre d’avoir trop de travail de filtration à faire. La faible raideur de suspension « soulage » le cadre qui n’a pas besoin de filtrer autant que sur d’autres vélos 😉
      Pour le Switch Infinity, j’ai surveillé, mais aucun signe avant-coureur pendant la durée de l’essai. Je disposais d’un second yeti qui en était équipé, dont l’essai est à paraitre bientôt. Aucun signe non plus. J’en ai plusieur fois fait usage en condition humides/boueuses en montagne. Pas de précautions particulières prises au lavage si ce n’est de rincer pour évacuer les projections. c’était toujours correctement graissé après ça. Par ailleurs, un membre de la rédaction avait un SB150 en tant que vélo perso depuis un an, qu’il vient de vendre. Aucune opération d’entretien particulière ou contraignante à noter, le vélo a fait l’Epic Enduro humide de l’an passé, et il était en parfait état de fonctionnement à la vente. Tout ça ne suffit pas pour conclure de manière catégorique, mais c’est tout de même bon signe.

  2. Bjr,
    Merci pour cet article.
    Juste une remarque, la comparaison entre le sb150 et le Hightower ne tient pas la route. Avec le mégatower, celà aurait été plus logique pour un vélo de 170mm de débattement avec des freins en 203mm av-ar et une fourche de 38mm, etc…
    Cela dit, ce Yeti donne envie de l’essayer.
    Sportivement

    1. Bonjour,

      Oui et non. Effectivement pour les millésimes 2021 équipés de Fox 38 en 170mm, le SB150 tend à se positionner en face du Megatower. Mais jusqu’à l’an passé, il était équipé de « plus petites » fourches ce qui le rapprochait un peu plus du Hightower. Je ne me suis pas étalé sur les circonstances de cet essai au delà de l’allusion en introduction, mais j’avais commencé à rouler le SB150 l’an passé, équipé alors d’une Fox 36, puis d’une Lyric. Je disposais dans le même temps d’un Hightower et d’un SB130. La comparaison était donc facile et clairement : le SB150 avec Fox36/Lyric et le Hightower étaient très proches, le SB130 paraissait « plus petit vélo ». Plusieurs lecteurs qui m’ont interrogés sur le SB150 pour mieux le cerner, le roulent eux-même avec ces « petites » fourches, et ainsi équipé le comparent davantage au Hightower.
      Pour faire simple : le SB150 se positionne entre les deux Santa, et se rapproche davantage de l’un ou l’autre en fonction de la fourche qui l’équipe. Dans tous les cas, il se peut que le débattement supplémentaire du MegaTower réduise l’écart, mais je m’en suis assuré auprès de Tom, chez nous, qui a roulé le MegaTower et au sujet duquel on a plusieurs fois échangé : ça ne suffit pas à pour remettre en cause mes propos 😉

    1. Merci ! deux points me viennent à l’esprit : raideurs/rigidités des cadres, et fonctionnement des suspensions.

      Le cadre du Specialized Enduro est très rigide (ne se déforme pas, très précis) mais pas raide (il filtre beaucoup, quitte à parfois manquer de retour terrain). Le Yeti est moins rigide (donc moins précis) mais un poil plus raide (on sent plus facilement ce qui se passe sous les roues).

      Côté suspension, le Specialized « tient » sur sa chaine. Ça lui permet de bien pédaler malgré le débattement, mais ça demande de l’attention dans les réglages, comme l’a détaillé Tom dans son essai. Le Yeti pédale mieux, tout en tirant moins sur la chaine. Ça fait qu’il ne pousse jamais aux fesse dans la pente, qu’il avale plus le terrain même quand on pédale fort, qu’il offre un peu plus de latitude dans les réglages.

      Au global, ça en fait effectivement deux vélos qui jouent sur le même registre, mais l’un est moins « exclusif » que l’autre me semble-t-il 😉

  3. Et qu’en penser par rapport au Mega 290 ?
    Le Nukeproof semble, d’après le comparateur, plus approprié à rouler moins technique/plus cool (randuro) mais aussi plus posé quand le Yeti peut s’adapter au style du pilote.

    1. Je n’ai pas roulé le SB150 mais nos récents et riches échanges avec Antoine à son propos pour comparer et positionner le vélo vis-à-vis de la concurrence me permettent de te répondre 😉
      Les deux partagent ce côté confortable et posé à la différence que le Yéti s’adapte et plaira à beaucoup puisqu’il s’accommode de n’importe quel style de pilotage et niveau/vitesse. Là où le Nukeproof, très posé, demande à se piloter sur la vitesse, lancé. Une fois ralentit il peine plus à réaccélérer, à reprendre de la vitesse. Il pardonne moins l’erreur de freinage qui peut nettement casser le rythme et demande ainsi à s’employer pour retrouver une vitesse de croisière (en relançant à la pédale comme en pompant/tirant).
      Clairement le Yeti sait être plus dynamique et profite de son anti-squat pour avancer. Il permet de plus jouer avec le terrain quand le Nukeproof épuise bien plus.

      1. Merci pour ta réponse Tom.
        Aurais-tu alors une suggestion, dans ce que vous avez testé, d’un cadre confortable et posé comme le Yeti et le Mega, mais tout de même plus dynamique que le Mega et moins onéreux que le Yeti ?… Bref: un Yeti au prix du Mega, quoi.

    2. La grosse différence se situe sur le/les style(s) adoptables sur chacun. Le Mega, compte tenu de sa conception, peut et doit se piloter en laissant filer, comme le décrit Tom dans son essai. Quelque part, si on cherche à être vif, agile, dynamique, réactif, on le brusque. Là où le Yeti permet de choisir entre rouler « cool » ou « attaquer ». Les deux peuvent affronter le même terrain, aussi technique, mais n’attendent pas la même chose du pilote pour que l’osmose se fasse 😉

      1. Merci pour vos réponses.
        C’est vrai que par rapport à mon ancien AM en 27.5 il parait plus paraisseux quand il faut le bouger. C’est aussi l’atout du Yeti finalement, de pouvoir laisser son pilote évolué au grés de son apprentissage: plutôt coulé au commencement puis se permettre de le « brusquer » en prenant de l’expérience. Dommage que le tarif ne soit pas plus abordable. Mais il ne doit pas être le seul avec ses qualités, non ?

        1. Avec Plaisir, ça fait parti du job, on y tient 😉 Il n’est pas le seul, effectivement, mais de manière aussi évidente et prononcée, c’est assez rare. Le Commençal Meta AM dernière génération s’en approche. Après, d’autres demande vite à être plus dynamique, ou bien à être plus talentueux pour changer de registre ou faire étale d’une palette aussi large. Pour le coup, c’est donc à ça que peux se justifier le tarif, même si effectivement, on peut toujours espérer que ce soit accessible au plus grand nombre.

  4. Bonjour,
    Fox recommande un SAG entre 15 et 20 % pour la fourche, je constate que vous roulez à 30%. Cela me parait énorme.
    Pouvez vous en dire plus sur ce choix de SAG de 30% ?

    1. Bonjour,

      oui bien sûr > ça dépend grandement de la méthode pour mesurer le SAG. Je ne connais pas précisément celle utilisée pour les 15/20% que vous évoquez, mais il se peut que ce soit « assis sur la selle, position de pédalage ». Or, De notre côté, comme on l’indique sous le tableau des réglages, On procède systématiquement debout, épaule à l’aplomb du cintre, bras en appui sur le cintre, « position de pilotage ». À pression égale, on obtient forcément des valeurs plus importante debout que assis. Selon les cas de figure, les 30% que l’on indique peuvent donc correspondre à 20/25% assis…
      Dans tous les cas, il n’y a pas de loup. Pour être plus précis et comme je l’ai écrit, on peut se fier aux préconisations du configurateur Yeti. Il suggère 91Psi pour mon gabarit, et c’est ce à quoi j’ai abouti dans mes essais.

      1. Merci Antoine.
        J’avais vu une vidéo de Jordi Cortes dans laquelle il mesure le SAG debout, épaules à l’aplomb du guidon, donc comme vous, et règle ensuite pour obtenir 18%. Personnellement j’ai entre 17 et 18 %, en utilisant cette méthode, sur mon SB150 avec une fox 36. Détentes rapides à mi-course et lentes à 12 clics (Presque ouvertes à fond). J’ai aussi ajouté un volume spacer. Si je mets 30 % de SAG, ma fourche travaille rapidement sur le fond de course ce qui la rend très raide.
        Par ailleurs, Yeti donne des recommandations très souples, avec beaucoup de SAG mais des détentes (rapides comme lentes) quasiment totalement ouvertes pour que la fourche récupère du débattement. J’ai essayé, ça fonctionne bien dans le roulant, mais dans le raide/technique, ça devient compliqué.
        J’ai remarqué aussi que le vélo peut facilement perdre toute sa vivacité et son caractère avec un réglage trop « planté », en fermant un peu l’hydraulique de l’amortisseur, surtout les détentes, le vélo colle au sol mais perd alors beaucoup de vitesse et ne va plus de l’avant comme il sait le faire. Il perd ce coté cheval fou qui sort de toutes les ornières en accélérant.
        En tout cas merci, J’attendais votre test depuis plus d’un an pour voir comment vous appréhendez le réglage de ce vélo. J’ai entre temps trouvé les miens, qui sont totalement différents, mais c’est toujours bon de connaitre différentes approches.

        Ayant passé du temps à analyser les réglages des uns et des autres, je pense que c’est intéressant d’avoir des infos là dessus, donc si ça peut intéresser quelqu’un, voici mes settings :
        Modèle 2020, taille L, fox 36 float X2
        Poids du pilote 73 nu taille 1m78.
        Vélo 16 kg avec pneus Michelin DH et Cushcore
        Ar : 185 PSI, HSC 16, LSC 15, HSR 16, LSR 17, 2 volume spacers
        Av : 85 PSI, HSC 15, LSC 13 (variable de +/- 3 clics en fonction du terrain), HSR 4, LSR 12. 1 volume spacer.

        1. Merci pour ton retour Billy, on se rejoint sur l’essentiel des points et comme tu le remarque, on est plus proche des préconisations Yeti que ce que tu utilise, mais ça se tient. Ce que tu fais est « logique » > si tu gonfle davantage, tu vas forcément freiner les détentes, surtout rapides, pour ne pas tout prendre dans les bras au premier impact. C’est juste qu’à choisir entre deux, j’ai toujours tendance à privilégier la solution qui contraindra moins la mécanique. Ici, un peu moins de pression et un peu moins d’hydraulique pour obtenir la même assiette moyenne, ce qui forcément à un moment libérera un peu plus l’ensemble 😉

  5. Hello à tous!

    Heureux possesseur d’un SB150 T1 monte 2020 depuis le mois de février, je me retrouve dans pas mal de point de cet essai.
    Par contre j’ai tendance à sentir assez régulièrement l’avant se dérober (perte d’adhérence), notamment sur les virages à plat ou sur des passages de franchissement.
    @ Antoine, je te mets mes réglages ci-dessous :
    je mesure 1m78 et roule le vélo en L (avec une potence de 35mm de long).
    je suis parti des réglages préconisés par Yeti, et après roulé le vélo avec le ShockWize j’ai ouvert légèrement les compressions devant et derrière, et bien freiné les détentes (de l’ordre de 4 clics) devant et derrière.

    Est-ce que tu aurais une idée du pourquoi j’ai ces pertes d’adhérences de l’avant?

    Florian

    1. Hello Florian,

      Ahah, @Sylvio va trouver des oreilles attentives > si on en parle avec Quentin, notre rédac’chef, qui avait un SB150 en L jusqu’à il y a peu, et mesure justement 1m78, il dira que le vélo est peut-être un poil trop grand…
      Mais clin d’oeil mise à part, et avant de mêtre hâtivement le vélo à la benne, tu peux essayer quelque chose pour voir si tu y gagne un peu. @Laurent n’a pas tort quand il pense à l’équilibre et l’assiette du vélo, mais une détente assez rapide devant, c’est ce que préconise Yeti, ça marche, et si tu as déjà bien freiné, à quoi bon freiner encore ? Par contre, tu peux simplement essayer d’ouvrir les détentes (en priorité la basse vitesse) à l’arrière, de 2 à 3 clics, sans toucher à l’avant. Un vélo qui ne charge pas assez et élargi de l’avant, ça provient parfois d’une détente trop freinée à l’arrière, qui assoie le vélo et fait délester l’avant. D’autant plus que si ce modèle 2020 est avec une 36/Lyric qui verrouille plus vite que les 38/ZEB, ça peut amplifier légèrement le phénomène quand le vélo se tasse.

      Tu nous diras si ça améliore ou pas la situation ? À mon sens, c’est la première étape. Et ensuite, pourquoi pas, les pneus, pressions/gommes/profils/carcasses comme le suggère Eric, mais dans un second temps, toujours 😉 Au plaisir !

      1. Antoine m’a devancé 😉 Après 2 ans de bons et loyaux services, j’ai vendu – sur une pure opportunité – mon SB150 T2 perso (X01 Race) taille L, potence en 35mm, pour mon 1,78m. De loin le « meilleur » vélo que j’ai jamais possédé, avec une cinématique canapé qui me convient à merveille.
        De loin le vélo qui m’a le plus fait repousser mes limites, en terme d’engagement, de vitesse, et de gros crashs… aussi. 🙂
        A l’heure de renouveler mon vélo – pour le même en noir – la questions e pose de choisir la taille en dessous avec une TDS plus longue. Pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais vraiment eu de feeling avec l’avant du SB150 (pas de mauvais feeling, mais pas vraiment de sensation de vraiment tout contrôler, d’être bien en appui sur le cintre et du coup de finir par trouver ça rétrospectivement un poil fade). Effectivement à l’usage, j’ai compensé une certaine propension au délestage de l’avant en fermant davantage les détentes de la 36 que celles préconisées par la marque. Mais avec du recul, je me dis que j’avais tendance à laisser filer le vélo, à lui confier trop le boulot sans forcément charger l’avant un minimum comme il se doit. Affaire à suivre certainement avec un M…

  6. Florian, je dirai que la détente basse vitesse de ta fourche est trop rapide si tu perds de l’adhérence sur les virages à plats. Normalement c’est assez flagrant si tu change de cap rapidement à plat.
    Ca peut venir aussi d’un positionnement pas suffisamment sur l’avant lorsque tu tourne. Mais essaye déjà de comprimer et relâcher ta fourche en statique. Si c’est trop rapide, le vélo va avoir tendance à « claquer » sur la fin de la détente.

  7. Florian, il se peut aussi que le vélo soi « déséquilibré » entre les bases courtes et un reach long  » + un HTA trop mou… N’oublions pas que Richie rude roule un M alors qu’il mesure 1,80……et il n’est pas le seul dans ce cas….

  8. Merci pour tout vos retours!! Antoine je vais essayer le coup d’ouvrir les détentes à l’arrière!!
    Après je sais aussi que je dois travailler sur ma position, j’ai tendance à verrouiller les bras tendus avec la fatigue ou quand le rythme augmente, et du coup j’ai tendance à m’assoir un peu sur la roue arrière… en tout cas merci pour les conseils, j’essaie tout ça et je vous redis ce que ça donne!!

  9. Salut Florian je m’en mele

    Je pense tres fort que le velo est trop grand pour toi. Le long reach et l’angle de fourche « déchargent » l’avant a moins de placer les epaules sur le guidon. Ce qui est grave fatiguant a faire.
    Je roule un M pour 1m70 et je sais que pour maitriser l’avant je suis FULL au dessus du guidon en mode race race race. Quand je suis moins en forme que je confie le job a mes jambes, l’avant ne me mene plus ou je veux. Probleme, lorsque je charge l’avant, l’arriere se balade comme un drapeau.
    Je suis en potence en 40. Je pense essayer une 50 pour etre naturellement un peu plus en avant sans pour autant devoir mettre tout sous mes epaules. MAIS le velo est deja un peu grand.. bref haha

    1. Salut Robin, peux-tu nous donner des détails sur les réglages de ton vélo ? SAG/détentes/compression, etc… 😉

      1. Biensur.

        Je mesure 1.70 pour 68kg.
        J’ai 63psi a l’avant avec 2 token, et 161 a l’arriere pour 3 token.
        Compression et detente, apres un an a son guidon je suis parti des reglages yeti et jai finalement ouvert petit a petit. Pour me retrouver presque tout ouvert. Pour moi sa raider contenue me permet d’ouvrir sans pour autant perdre en stabilité ni grip. Je dynamise encore le velo. Et j’adore ca.
        Pour ce probleme de roue avant j’ai beaucoup travaillé mes reglages de position sur le velo. J’ai actuellement une cale de 0.5 sous ma potence. J’ai aussi baissé un poil mes leviers de freins pour eviter de me baisser trop les coudes et donc decharger l’avant tout en contraignant mes jambes. Jai aussi reculé mes calles de 1.5 mm de maniere a encore une fois me placer un peu plus en avant.
        Enfait, pour dire vrai je ne sais pas tout a fait d’accord quand vous dites que c’est un velo facile. Je suis en permanence entrain de corriger ma position sur le velo pour qu’il tourne correctement. J’ai moins le probleme en course ou quand j’essayer de faire un kom haha. Je dis ca pour conclure que je mise plus sur la geo que sur les setup suspat pour le ( mon? ) probleme.

        1. Salut Robin,

          ce que tu rapporte à propos de ton vélo plus facile à piloter en course ou quand tu chasse un Kom est intéressant, et directement lié à tes réglages, notamment les détentes > tu les roule un peu trop ouvertes/rapides. ça mérite de freiner légèrement plus. Pour faire simple : quand tu roule vite, tes suspensions sont en « phase » avec le terrain > à peine le temps de se détendre que l’impact suivant arrive. Par contre, quand tu roule doucement, après un impact, elles te remontent dans les bras/jambes, et « double » la mise (impact+reboond). Le vélo est trop vif, difficile à tenir, rebondi un peu partout, et forcément, tu n’es pas aussi serein que tu aimerais. Freine de 2/3 clics notamment les basses vitesses quand tu roule « tranquille », et tu verras que tout ira mieux 😉 Tu es tout bonnement en train de mettre la main sur tes « settings course » et tes « settings rando ». Ce n’est pas une spécificité du vélo, mais un progrès de ta part. Les bons pilotes savent le faire, tu es sur le point d’y parvenir…

          1. C’est super de prendre le temps de nous repondre en tous cas.

            Je vais essayer ca et je te ferais un retour, si ca t’interesse. Je vais surement un peu jongler parce que je ne veux pas coller le bike non plus..

            a+

          2. Avec plaisir Robin, ça fait parti de notre job, tel qu’on le conçoit 😉 Bien sûr ça m’intéresse : pour savoir si tu y trouve ton intérêt et si notre échange est constructif. À très vite ! (Tu as raison de craindre de « coller le vélo. C’est pour ça que 2 à 3 clics suffisent, pas plus 😉

          3. Salut,

            Comme prévu un petit retour.

            Donc j’ai fermé de 3 clic a l’avant et 3 pour revenir a 2 a l’arrière. Et bien j’en reviens pas! Je trouve tout le grip qui me faisait défaut jusqu’ici et même plus.. En contre partie j’ai l’impression de ne plus rien faire sur le vélo, plus besoin de batailler a m’équilibrer en courbe. C’est presque frustrant!
            J’ai directement fais des PR a peu près partout. Je suis surpris de trouver que le vélo pédale même mieux. La motricité est folle!
            Le seul détail sur lequel je ne suis pas fixé c’est que j’ai l’impression que le vélo n’accélère plus aussi bien dans le cassant.

            En tous cas, sans surprise t’avez vu juste! Merci!
            Je vais continuer dans ce sens en tous cas et peaufiner. J’ai l’impression de devoir revoir tous mes autres réglages du coup. Peut être le temps de m’habituer aussi.

            a+

          4. Salut Robin,

            super ! Merci d’avoir pris le temps de faire ce retour. Ça fait plaisir à lire, pour toi comme pour nous 😉 Tom impression dans le cassant est logique : c’est qu’en freinant les détentes, elles ne « suivent » plus aussi bien qu’avant, mais tu peux éventuellement gagner à nouveau en ouvrant les compressions d’un ou deux clics. Dans tous les cas, t’es en bonne voie ! C’est top 😉

    2. Hello, et bien pour moi c’est pareil, même si c’est pas à ce point. J’ai un M pour 1m76 et clairement pour charger l’avant il faut faire un effort supplémentaire en ramenant son poids au dessus du cintre. Si la suspat arrière est mal réglée (trop plush) alors ça augmente encore le phénomène d’être trop sur l’arrière et de ne plus ressentir ce qu’il se passe devant.
      Pour moi ça doit venir des bases qui sont très très courtes, on parle de 432mm. Forcément, le poids du pilote est donc déporté d’avantage sur l’arrière que sur l’avant. Donc avec un HTA très ouvert (64.5°) et un avant long (reach de 460mm en M), il faut faire ce que la géométrie ne fait pas : se recentrer entre les roues.

  10. Bonjour,
    Et par rapport à un Cube stéréo 150, vous en pensez quoi? D’après votre tableau, ce dernier est « le » plus polyvalent…
    Merci d’avance

    1. Bonjour,

      bien vu > à (re)plonger dans l’essai qu’on en avait fait, il y a des points communs, et vu l’écart de prix, on peut se poser la question. Au final, le Stereo est prometteur, mais il semble que le Yeti se distingue par sa raideur mieux maitrisée et plus homogène, là où le Stereo peut-être cassant/usant par moment 😉

  11. Bonjour
    Qu’en est-il face au nouveau Ibis Ripmo? Les deux ont évolué.
    Je les ai essayé en 2019 et j’ai eu du mal à les départager : 2 tracteurs en montée, des rails sur le défoncé. L’ibis est plus ludique à mon goût là où le SB150 est sérieux et imperturbable.
    André

    1. Bonjour André,

      bien vu, on se rejoint sur l’idée qu’ils ont des points commun, notamment au pédalage. On peut effectivement dire que ce sont deux tracteurs : les courbes de raideur de leur suspensions arrières sont proches. Ça explique donc aussi qu’ils soient similaires quand c’est défoncé. Bien vu aussi pour le tempérament qui les différencie entre « ludique » et « imperturbable ». Et ça s’explique de deux manières : L’anti-squat équivalent puis plus élevé en fin de course sur le Ibis, ce qui fait qu’on peut, qu’il faut, pumper, jouer, sauter, pour que le vélo s’anime et mieux, accélère quand ça se corse. Petit côté « pousse au crime. Autre légère différence, au freinage : le Ibis se détend davantage, et se raidi, demandant à le dompter, le tenir, bref, s’activer, là où le Yeti est plus neutre. Les deux mis bout à bout illustrent parfaitement vos propos 😉

    1. Salut, cest marrant je roule souvent au village du meme nom!

      Je roule un M, et ouais j’en suis ravis. Je pensais le revendre au bout d’un an mais je vais finalement rouler une saison de plus a son guidon!

      A+

  12. Bonjour, merci pour cet essai et les commentaires ; pourquoi le comparer au hightower et pas plutot au megatower ? Et du coup, quelles différences entre les deux ?
    Merci.

  13. Bonjour, en comparaison de l’occam ? L’Orbea serait t’il plus ver tourner ver le All Mountain/ enduro light mais meilleur pedaleur ? La ou le yéti serait t’il plus enduro Gravity en étant moin bon à la pedale?

    1. Salut,

      Je suis possesseur d’un SB150 et j’ai pu rouler il y a peu un Occam sur une semaine.
      Pour te parler franchement.. Le Yeti m’a sembler pedaler aussi bien. La suspat bouger moins. Le seul truc qui peu plomber le yeti c’est la monte de pneu qui sera forcement differente de l’Occam a vocation plus sage. Je pense qu’a roue et pneu egaux le sb pedalera mieux.

      Parcontre en descente y absolument pas match. Le Yeti pousse toujours a plus de vitesse, la ou l’Occam s’effrondre quand on appuis ou que le terrain se degrade!

      Ce n’est que mon avis mais mon ressenti etait assez franc a l’issu de la semaine passé au guidon de l’Occam.

      a+

    2. Salut Anthony,

      assez d’accord avec la première partie de ton propos. Occam plus à mis chemin entre All Mountain et Enduro là où le Yeti est clairement Enduro. Ensuite, tu le vois avec les propos de Robin : à la pédale, ça dépend vraiment de ce que tu attends. De la giclette/vivacité au coup de pédale ? À la relance ? Une impression de légèreté ? Une belle assise ? Une capacité à avaler le terrain ? De la motricité ? Pouvoir pédaler même quand c’est défoncé ? En fonction de ce que tu privilégie là-dedans, ce sera plutôt l’un ou l’autre… Giclette/relance/légèreté/agilité = Occam. Assisse/Avaler le terrain/Motricité/pédaler quand c’est défoncé = Yeti 😉

  14. Merci pour ta réponse Robin, tu as de la chance de pouvoir rouler là bas, c’est magnifique.
    Je vais réfléchir pour le SB 150, j’ai un RIPMO 1 et le 2 me fait de l’oeil, j’hésite vraiment.
    Bon ride chez moi’?

  15. J’etais tres tenté par un Sentinel (j’ai un patrol en ce moment) mais la lecture de cet essai me met le doute ! Un avis entre ces 2 modeles ?

    1. Salut,

      hormi quelques kilos de plus de mon côté, on fait la même taille > 1m82, 81cm d’entrejambe pour ma part. je choisi la taille L, sans hésiter 😉

  16. Bonjour à tous!

    Je roule un Orbea Rallon (que j’adore) en talle SM (avec 172cm le choix a été compliqué…) mais j’ai la possibilité d’acquérir un SB150 monté avec une Fox 38 à des supers conditions (je possède un SB100 que j’adore, j’ai roulé un 5.5 longtemps).

    Avec mon 172cm, il semble « évident » de partir sur un Medium. Qu’en pensez-vous?

    J’ai par contre peur de perdre le caractère tolérant (je ne roule pas comme un compétiteur EWS même si j’aime bien le technique) et joueur du Rallon, juste pour les sirènes du Turquoise 🙂

    Et ce besoin de charger l’avant m’inquiète à la lecture de vos posts…

    Bonne journée à tous!

    Sportivement,

    David

    1. Bonjour David,

      il me parait effectivement évident de s’orienter vers une taille M. C’est ce que préconise la marque de manière assez flagrante. En matière de tolérance, le SB150 n’a pas à rougir face au Rallon. J’aurai même tendance à dire qu’à côté du Yeti, le Rallon est plus stricte et exigeant. À mon sens ça provient des cadres (celui du Yeti est moins raide) et des suspensions (à la fois la fameuse raideur très faible du Yeti évoquée dans l’article, et celle de la Fox 38 évoquée par ailleurs dans nos essais…). Pour moi, jusqu’ici, le besoin de charger l’avant ne provient que de deux cas de figure : vélo trop grand si l’on se situe entre deux tailles, ou réglages de suspension à peaufiner pour éviter que le vélo ne se tasse de trop à l’arrière. Vous ne paraissez pas être dans l’un de ces deux cas 😉 Au plaisir

  17. Bonjour,
    Quelles sont les différences entre les deux types de cadre C et T?
    Peut il y avoir des différences au ressenti, un plus rigide que l’autre, plus exigeant, mieux fini…?
    Merci pour votre réponse

    1. Bonjour,

      chez Yeti, les types de cadre C et T diffèrent sur les fibres de carbone et les empilements utilisés pour concevoir les cadres qui par ailleurs, vu de l’extérieur, sont strictement identiques. Ces différences font que les T, plus haut de gamme, sont annoncés 20% plus légers et rigides. Sachant que d’une manière générale, les carbones chez Yeti ne sont pas aussi raides que certains concurrent. Au final, les C sont donc très tolérants, les T plus précis pour un usage compétitif, sans tomber dans l’excès.

      Au plaisir

  18. Bonjour, j’ai la joie de me situer entre 2 tailles. C’est toujours un bonheur d’essayer de trancher, dernièrement je roulais le cube stereo 150 c62 en taille XL et je m’y trouvais super à l’aise.

    Concernant le SB150 on a un reach équivalent sur un L et un toptube équivalent en XL.

    Je ne sais clairement pas lequel choisir.

    Je mesure 1m90, 95cm d’entrejambe.

    Aidez moi ?
    Merci!

    1. bonjour Lucas,

      deux éléments de réponse :

      – Reach = position debout au pilotage / Top Tube = position au pédalage, assis. Quelle situation souhaites-tu privilégier ?
      – 1m90, 95cm d’entrejambe, j’aurai tendance à conseiller Taille XL, le SB150 ne taille pas immensément grand et le tube de selle est très verticale, donc n’éloigne pas l’assise du cintre même avec une forte sortie de selle 😉

      1. Ayant roulé un devinci troy (27.5) en taille L pendant un an je ne trouvais pas la position de pédalage handicapante (toptube 626mm, potence en 60mm, 74.5deg de tube de selle) par contre en descente avec un reach de 460 j’étais pas au top de l’aisance, je me sentais un peu étriqué contrairement au stéréo 150 XL (toptube 643 potence en 60mm, reach 477).

        Donc en partant de là, le reach du Yeti en L (480mm) pourrait aller et la position de pédalage avec une potence en 60mm revient au même que sur mon ancien Troy.

        Merci 🙂

        1. Bonjour Lucas,

          sur le papier, la position pourrait aller, mais pour piloter, un détail me fait tiquer > potence en 60mm avec fourche à offset court ne font pas bon ménage. Dès qu’il y a un poil de pente, on a l’impression que la roue avant passe sous le cadre, de ne pas être en appuis dessus. Pour éviter ça, une règle simple : longueur de potence = longeur d’offset, ou au pire ne pas dépasser 50mm de potence 😉

  19. Salut.
    Tout d’abord de bons tests et de bons commentaires.
    J’ai deux amis avec le Sb-150 et ils ne peuvent pas être plus connectés, j’ai ajusté les suspensions dans leur journée et le premier à mon goût était très proche du guide Yeti, le second j’ai ajusté selon le guide et depuis, ça ne fait que changer un clic rebondit vers le haut ou vers le bas selon le terrain.
    Ma question est: j’aime aussi beaucoup le Sb mais ¿je doute que le Sb-150 ou le Sb-165 mais mulet avec 160 au dessus pour mes 1,71 et 66kg? (j’ai le SC Nomad 3 en taille M). Je m’intéresse également à la façon dont ¿il se compare au nouveau Canyon Spectral qui est bien meilleur prix et quelle taille pour moi?.

    1. Salut Ivan,

      Chez Yeti, je trouves la charte des tailles bien faite : elle amène à choisir la bonne taille pour profiter du meilleur visage de leur vélos actuels. J’aurais donc tendance à lui rester fidèle : taille M.
      Je publierai bientôt le verdict d’essai du Canyon Spectral, mais globalement, ils ont un point commun : un carbone qui n’est pas raide, et qui offre une belle filtration. Le Spectral est un cran plus confort en la matière. le Yeti est un vélo légèrement plus gros, qui encaisse plus, et se trouve un ton au dessus en matière de suspension et de « facilité » à l’usage.

    2. Merci beaucoup pour ta réponse rapide.
      Je serai attentif aux nouvelles publications avec un intérêt particulier pour le Spectral 29, le prix des composants je pense qu’aujourd’hui c’est ce que les meilleures options pour ce que vous payez dans ce modèle, et selon les critiques c’est un super vélo pour tout faire (pédalez bien , est ludique et composé en descente) ce qui est un peu similaire au fonctionnement du Sb-165 a priori. En canyon pour mon 1’71, ils recommandent la taille S bien que je pense que M est meilleur comme le disent les autres marques ¿Vous?
      Aussi attentif à voir les nouveaux YT Jeffsy ou Capra s’ils les ont mis à jour en géo et réduction de progressivité.

      1. Avec plaisir. Effectivement, Canyon a tendance à toujours orienter vers la plus petite des tailles quand on est un peu entre deux 😉

  20. Hello,
    J’aimerais votre avis.
    Mesurant 1m84 pour 86 d’entre-jambe, je devrais naturellement me diriger vers un taille L mais je me demande si je m’amuserais pas plus avec un M.
    En quelques années les bike ont beaucoup grandit.
    Je roule actuellement un Strive Race de 2016 en L et si je compare les géo avec le SB150, je trouve qu’il ne sont pas trop éloigné.
    Roulant plutôt des sentiers que du bikepark, je cherche un bike maniable avec pas trop d’empattement. La taille M avec sont Reach en 460 me parait idéal. Mon point faible étant de tourner autour des arbres ou petit virolo.
    Pensez-vous que je fasse une erreur de jugement ?
    Je vois des pro rouler avec des vélos « petits », mais faut-il rouler comme un pro pour avoir un gain ?
    La plupart des vélos ont la même base arrière quelque soit la taille, du coup je me dis que le SB150 est « optimisé » en taille M. Qu’en pensez-vous ?
    Et Merci !! L’article comme les commentaires sont très instructifs !

    1. Hello Vincent,

      merci pour ce retour 😉 Il faut toujours se méfier des comparaisons de géométrie. D’abord, parce qu’en réalité, une géométrie s’anime avec les caractéristiques de suspension/cinématique du vélo une fois sur le terrain. Ensuite, parce qu’il faut bien faire la différence entre les éléments de géométrie qui influent sur le comportement du vélo, de ceux qui influent sur la position du pilote.

      Chaque année, et c’est encore plus valable ces derniers temps, les vélos et leurs suspensions progressent. Même si on ne le souhaite pas, ou qu’on ne s’en rend pas forcément compte, les vélos roulent naturellement plus vite, de manière plus sûre. Si l’on tient absolument à rester sur un « petit » vélo, ça risque de poser problème, voir de provoquer des chutes parce que « le vélo va trop vite ».

      En matière de géométrie, la longueur des bases seule n’est pas un critère suffisant. C’est le ratio entre la longueur des bases et l’empattement total du vélo qui prime. C’est lui qui réparti les masses entre roue avant et roue arrière. Sachant que c’est cette répartition qui régit l’aisance que l’on peut avoir à tourner. Plus les bases sont courtes par rapport à l’empattement total, plus on aura le sentiment d’avoir un arrière compact et un vélo facile à faire tourner en tassant le boitier et tirant sur le cintre en virage.

      « Certains pros » roulent avec des petits vélos, mais ils ont le gainage, la condition et la technique pour en tirer parti. C’est leur niveau qui leur permet de compenser la moindre stabilité de l’emsemble, pour en tirer parti quand ça va vite et qu’il faut un vélo très vif pour suivre le rythme.

      Le SB150 a un tube de selle redressé au contraire du Strive dont la selle s’éloigne du cintre au fur et à mesure qu’on sort la tige. Le SB150 ne « taille » donc pas « très grand ». Taille M ça risquerait d’être court. 1m84, 86cm d’entrejambe, je resterais sur la charte des tailles et conseillerais taille L 😉

  21. A tout hasard vous auriez testé le vélo avec un ressort ? Qu’est-ce que ça pourrait apporter par rapport à l’air ? Si je comprends bien le soutiens est déjà assez présent avec le switch inifinity donc ce serait un mauvais choix de le rouler en ressort ?
    Merci 🙂

    1. Bonjour Pierre,

      pas le SB150, mais le SB165. Ça m’a permis de constater que ça permet au vélo de travailler légèrement plus haut dans le débattement. À mon sens rien ne s’y oppose sur le SB150 😉

  22. salut Antoine, je n’arrive pas à me décider entre le SB130 et SB150, je vis dans les pyrénées et je pratique autant la rando/trail, l’enduro/ rando, station, enduro…je sors d’un hightower 2 ,j’avoue que le SB130 me fais de l’oeil mais difficile de trouver des avis

    1. Bonjour Yvan,

      perso, j’ai roulé le SB130 en ayant un SB150 et un Hightower dernière génération à l’essai en même temps. Il m’a paru plus petit vélo que les deux autres. En station, je m’y vois mal, alors que les deux autres peuvent y évoluer. Après, tout dépend de ce que tu attends aussi de ton vélo le reste du temps. Chez yeti, tu peux aussi envisager le SB150 avec une fourche plus petite (Lyric/36 plutôt que 38) et pareil à l’amortisseur. Ça le ramène un peu sur le segment All Mountain et ça peut être le compromis ultime. Dans tous les cas, c’est un très bon vélo, parmis les tous meilleurs, difficile d’être déçu 😉

  23. Salut Antoine !
    J’adore tes essais et ta disponibilité pour les échanges techniques.
    Je compte me prendre un SB150 mais je mesure 1m70 et j’hésite vraiment entre un S et un M. Quel serait ton avis sachant qu’actuellement j’ai un Tracer en taille M qui taille parfaitement bien et que je fais principalement de l’enduro dans le sud et quelques courses comme l’Epic enduro ou de la station l’été.
    Merci sportivement Cyril

    1. Salut Cyril,

      merci 😉 Je comprends ton hésitation : quand on regarde les tableaux des géos, c’est clairement pas des vélos taillés de la même manière. Petite précision pour partir sur de bonnes bases : quand tu dis que le Tracer en M taille parfaitement, tu veux dire « assis sur la selle quand tu pédales », « debout sur les pédales quand tu pilotes  » ou les deux ? merci, à très vite

      1. Salut,
        Je dirais les 2, après je n’ai pas beaucoup de comparaison mais ce que je voulais dire surtout c’est que je me sens bien dessus et en confiance en descente. Sensation que je n’avais jamais atteins avec mes anciens vélos (RMX, intense 5.5evp, ancien tracer 275 etc).
        Tu vas me dire alors pourquoi changer ?
        J’ai tout simplement envi de passer en 29 pour tester les grandes roues et voir si ca peut m’aider à descendre encore plus vite ?
        Merci en tous cas pour ton retour ?

  24. Salut,
    Je suis à la recherche de mon futur vélo et j’ai du mal à me décider. J’hésite grandement entre deux Vélo très différents mais qui me plaise beaucoup.
    J’hésite entre le torque CF 9.0 de chez Canyon et le Yeti SB 150 T2

    Merci, à bientôt

    1. Bonjour Flo,

      la différence est assez nette entre les deux. Le Torque est un 27,5 pouces avec du débattement, et une géométrie compacte avant tout pensé pour rouler gros Enduro, Bike Park, Station… Tandis que le SB150 est un 29 pouces dernière génération, clairement Enduro et parmi l’élite de sa catégorie.

      Ça dépend donc grandement de ta pratique, de où tu habite, et de ce que tu compte faire de ton futur vélo. Peux-tu nous en dire plus ?!

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