Canyon Spectral 125, le cap est bon !

De quoi tout bon petit vélo gravity devrait s’inspirer…

Allez c’est parti ! Le Canyon Spectral 125 passe à l’essai FullAttack ! Et il est attendu celui-là ! D’abord parce que ça fait un paquet de temps que nombre d’entre-vous nous font savoir qu’ils aiment piloter, mais n’ont pas forcément besoin de beaucoup de débattement chez eux. Ensuite, parce que nous les premiers, on a été enthousiastes au possible en découvrant le petit dernier des VTT gravity de la marque allemande. 

Grosso-modo, il a le design la géo, la cinématique et le montage de son grand frère, le Spectral original. Le Canyon Spectral 125 a simplement moins de débattement : 125 mm à l’arrière, 140 mm à l’avant. Alors, ça donne quoi à l’usage ? Comment ça se pilote ? Pourquoi faire ?! Réponse dans ce verdict d’essai complet, sur FullAttack ! 

Canyon Spectral 125 CF8

  • Trail
  • 29 pouces
  • 125/140 mm, Fox 36 & Float X
  • Carbone
  • Reach 486 mm (L) & Offset 44 mm
  • DT Swiss XM1700, 30 mm
  • Dissector & Minion DHRII 2.4 Exo
  • Shimano XT 4 pistons, 203/180 mm
  • 3 modèles, 4 tailles, 3 499 à 5 799 €
  • 13,96 kg, (L, sacoche & gourde + 300 g)
  • Dispo depuis février 2022
  • Fiche sur canyon.com

Mini Spectral !

On vient de le voir en introduction à cet essai, et dans un tel contexte, je ne vais pas le cacher : l’attente est importante au sujet du Canyon Spectral 125. Et pour le coup, la mienne, au moment de monter sur ce vélo, correspond à l’ambiance générale. Dans le rush du moment, je n’ai pas pris le temps de me remettre dans le bain du truc, mais je ressens l’excitation. Je ne me suis pas non plus remémoré ce que j’avais pu penser du Spectral original, mais au final, je n’en ai pas besoin ! 

Les tous premiers tours de roues sur le Canyon Spectral 125 me le rappelle, illico ! L’assise au pédalage, l’assiette très stable, la rigidité/raideur du carbone, le gabarit du vélo… Ah oui, c’est vrai, ça me revient ! Je relirai quand même ce que j’ai écrit par le passé, pour vérifier, mais peu de doute, on est bien sur un Spectral. Plus précisément, ce sont l’empattement avant (à propos), l’angle de direction (ce qu’il faut de couché), l’angle de selle (redressé), la hauteur du boitier de pédalier (bas, en position low) et le reach (raisonnable) qui me rappellent de bons souvenirs. 

Puis, c’est le carbone, relativement rigide, mais pas raide pour autant, qui me revient en tête. C’est précis, ça se tient bien quand on appuis dessus, mais ça n’oublie pas de filtrer pour autant. Sauf que… Sauf que sur les réglages de suspensions habituels – 30% de SAG, détente à mi-plage, compressions ouvertes – le Canyon Spectral 125 me parait tout de même raide. Dans son propos, la marque nous promet la fameuse suspension à 3 phases : sensibilité > maintien > progressivité. Et si le Spectral original procure ça sans difficulté, le Canyon Spectral 125 me donne le sentiment d’être directement quelque part entre les deux dernières phases. Je cherche clairement la sensibilité de ses suspensions… 

D’où ça vient ?

Je ne vais pas refaire la génèse du Canyon Spectral 125. On a déjà suffisamment écrit à ce sujet, et au sujet du savoir faire Canyon ces derniers temps. Tout s’explique. Par contre, je m’attarde sur cette sensibilité qui manque cruellement jusqu’ici. J’ai cherché un petit moment, jouant des settings comme je l’expose ci-dessous… Mais au final, c’est en ouvrant le Fox Float X et la Fox 36 montés d’origine sur ce modèle du Canyon Spectral 125, que j’ai trouvé une bonne part des raisons : 2 réducteurs de volume – 0,3in en tout – à l’intérieur de l’amortisseur, et quatre réducteurs dans la fourche ! Puis un tampon de fin de course de 10 mm dans le Float X. Certes, il s’écrase, mais jamais suffisamment pour atteindre les 0 mm d’épaisseur garantissant les 50 vrais millimètres de course promis… Et tiens, en parlant de course, le Float X comporte 2 cales de 2,5 mm pour réduire sa course aux 50 mm annoncés. On pourrait les enlever – j’ai essayé, mécaniquement rien ne s’y oppose – mais on ne serait plus sur un Spectral 125, plutôt un Spectral 135 ou 140… On en reste donc là. 

Comment ça se règle ?

La sensibilité, j’ai donc fini par la trouver au guidon du Canyon Spectral 125, voici comment : il suffit de reprendre les réglages, dans l’ordre, les uns après les autres. D’abord, le SAG. Plutôt utiliser un 30% bien tassé, qu’un petit 30% timide. Dans le premier cas, on gagne un poil de confort sans rien perdre ailleurs, dans l’autre, on se dit que jamais on ne roulerait à 25% de SAG ! Ensuite, on peut jouer des détentes : privilégier des détentes plutôt rapides, pour que les suspensions restent au maximum en début de course, là où les ressorts sont les moins raides. Comme sur d’autres petits vélos, la plage offerte n’est pas d’une amplitude et d’une précision folle, mais on arrive à jouer à 2/3 clics près. 40% de la plage totale doivent vraiment être exploitables en réalité, le reste ne sert à rien. Dans tous les cas, l’idée, c’est d’accélérer au maximum les détentes sans que le pompage ne se fasse sentir à plat, sur sol dur et lisse. Quand il se manifeste, c’est qu’on est allé trop loin. Un bon repère pour s’y retrouver. Enfin, comme je l’ai laissé entendre précédemment, à moins de rouler sur un terrain exclusivement lisse et compact, mieux vaut retirer des réducteurs de volume, ça abaisse la raideur de l’ensemble… 

AvantArrière
SAG30%30%
Détentes2/3 ouvertes2/3 ouvertes
CompressionsOuvertesOuvertes
Réducteurs de volumesanssans

Pour un gabarit moyen de 75/80kg. Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon. Voir notre vidéo explicative > https://fullattack.cc/comment-faire-les-sag-la-methode-et-les-conseils-fullattack/

Comment ça se pilote ?

N’ayez crainte : avec l’approche préconisée ci-dessus, le manque de sensibilité, noté au départ, s’estompe. On retrouve donc, dans une version réduite, les fameuses trois phases de la suspension Canyon. Ici, je dirais simplement quel la sensibilité se situe entre le 0 et le SAG, et que dès le SAG, on est clairement dans le maintien. Ça a toute son importante pour saisir ce qui suit, à savoir, comment tirer parti du Canyon Spectral 125 à l’usage… 


Quand ça brasse…

Le gros du truc à comprendre au sujet du Canyon Spectral 125, c’est quand ça brasse. Comprenez, quand le terrain n’est pas lisse. Plutôt, quand il y a des aspérités (cailloux, pierres, racines, trous, mottes d’herbe…) et/ou qu’il y a des mouvement de terrains (compression, dômes, bosses, marches…) à l’image de ce que vous pouvez voir en vidéo ici. 

Bien réglé, le toucher des suspensions est intéressant avant le SAG, et le maintien l’est tout autant après. Le Canyon Spectral 125 se pilote donc entre allègement et tassement, en pumpant, en enroulant, en tirant, en poussant. Pure technique de BMX. Plus le buste est gainé, et les bras/jambes capables de générer du mouvement, plus c’est grisant. Alléger juste ce qu’il faut pour faire dribbler les roues, puis poser l’appui où ça va bien pour s’appuyer sur l’excellent maintient, un pur régal ! 

Quoi qu’ill en soit, le Canyon Spectral 125 est bien à classer dans la vaste classe des vélos gravity. On peut tirer droit, et prendre les initiatives qui s’imposent. Même si on finit par atteindre ses limites, sa rigidité/raideur et ses côtes font qu’il reste en ligne et ne se dérobe pas à la première complication… 

Dans la pente

D’ailleurs, ce que l’on vient de dire sur la géométrie du vélo se retrouve au freinage, et/ou dans la pente. Le gabarit du Canyon Spectral 125 ne s’efface pas au premier coup de patin, ou quand la fourche prend son débattement. L’angle et l’empattement avant sont suffisants pour rester à propos quoi qu’il arrive. On n’en est pas à jouer avec les limites. Ça reste cohérent jusqu’au bout et même en cas de coup dur ! Du coup, on en vient même à se concentrer sur l’avant : jouer des appuis sur le cintre, de l’angle qu’on lui donne, de là où l’on place la roue avant… Quelque part, si ça passe, l’arrière suit, même avec fracas. 

Quand ça tourne…

Là, c’est la hauteur du boitier – faible – et le maintien après SAG qui s’expriment. Le Canyon Spectral 125 a très peu de dynamique au boitier. Comprenez qu’en courbe, si l’on appuie sur les pédales, le boitier ne plonge pas de beaucoup. Les appuis sont très, très stables. Si bien que c’est très facile de profiter de la moindre aspérité du terrain pour s’y appuyer. Et quand la courbe est un peu plus longue, on sent l’opportunité de jouer du grip de chaque roue. Quelque part, on peut même piloter à l’oreille. Tiens, ça croustille un peu sous la roue arrière… Hum, ça shlarpe ! Le grip, procuré par l’ensemble de ce que l’on a évoqué jusqu’à maintenant, est bon. Bons appuis, bon maintien, bon grip… Tout ce qu’il faut pour rester gainer, rester dans l’axe du vélo quand on met de l’angle – donc prendre l’angle avec le vélo – et y aller avec envie ! Attention, les sentiers un peu étroits où d’habitude, on évite de mettre la tête dans les buissons sans le savoir, vont tout de suite paraitre plus étroit qu’à l’accoutumée !

À la pédale !

Actuellement, petit vélo = DownCountry ?! C’est un peu la question récurrente, et le Canyon Spectral 125 n’y échappe pas. C’est à la pédale qu’une partie de la réponse se trouve. L’assise, très stable, et la suspension qui se tient bien quoi qu’il arrive, lui procurent un coup de pédale très intéressant. On peut vraiment pédaler comme un bon crosseur, très gainé, très assis sur la selle, d’un seul bloc, à enrouler le terrain et profiter de chaque appui (mains, fesses, pieds) pour faire corps avec le vélo. Il a une petite giclette, même si ce n’est pas la meilleur de la catégorie. Juste ce qu’il faut pour être dynamique et volontaire. On peut donc développer toute la technique du franchissement, dont on vous a déjà parlé. Mais c’est plus encore au train, et à la longue, qu’on tire parti de ce petit Canyon Spectral 125, par rapport aux plus gros vélos. L’assise, le poids, l’inertie en moins font leur oeuvre au long cours.

Pour qui ? Pour quoi faire ?

C’est un peu la question piège… Surtout si on essaie de lui coller une étiquette ! Pour moi, tout simplement, c’est vers ça que la catégorie Trail/DownCountry qui est en train de muter actuellement, devrait s’orienter à terme. Le Canyon Spectral 125 est plus petit qu’un All Mountain/Enduro, mais plus intéressant qu’un gros vélo de XC retravaillé pour être plus fun. Tiens, d’ailleurs, pour illustrer, j’ai trouvé un repère intéressant avec les intensités de pratique. Avec un plus gros vélo, on peut rouler au train, longtemps, à basse intensité en profitant d’un meilleur confort. Avec un plus petit vélo, on profiterait de la giclette pour faire de la haute intensité, sans cesse à la relance. Le Canyon Spectral 125 et son tempérament, eux, correspondent à une sortie au seuil : de l’intensité, gérée sur la durée. C’est très Enduro dans l’âme ça ! Simplement sur terrain où un gros vélo n’a pas sa place : trop gros, trop pataud, trop lourd, trop encombrant. Le Canyon Spectral 125 en reprend les codes, sans en avoir l’embonpoint. 

La Concurrence ?

Canyon Spectral

La question se pose inévitablement face au grand frère, pour savoir vers lequel s’orienter. Le Spectral 125 magnifie l’assiette, la dynamique, les cotes et le coup de pédale du Spectral. Il s’inspire de la stabilité, du rendu filtré et de l’amortissement, sans, logiquement, l’égaler. À tous les possesseurs de Spectral qui n’ont jamais ressenti le besoin de retirer les réducteurs de volume d’origine comme on le préconise pour décupler les capacités du Spectral, mais qui au contraire, voudraient en ajouter pour le rendre plus stable et dynamique encore, le Spectral 125 est là !

Scott Spark

C’est face à lui que le Canyon Spectral 125 entre dans le cercle des vélos gravity. Il a tout ce qui manque au Spark pour être totalement dans la bonne mouvance : la géo toujours présente même en cas de coup dur, des suspensions plus performantes, même si peut toujours mieux faire, et un cadre qui sait se monter consistant quand les appuis l’imposent. Le Spectral insite à baisser la selle, regarder loin devant, et tirer droit quand ça brasse, plutôt que tricoter. Par contre, il n’a pas la giclette du très léger Scott aux origines de crosseur indéniables. 

YT Izzo

Marques allemandes en VPC, 130mm env. présentés comme fans, les deux sont forcément concurrents directs. D’ailleurs chez nous, on a bien pris soin de les prendre à l’essai en même temps. En matière de suspension, le YT est bien plus facile à régler. Il fonctionne d’entrée de jeu, sans avoir à affiner les choses. Par contre, pendant du truc, il n’obtient jamais l’assiette du Spectral 125. Au final, c’est une question de tempérament qui distingue les deux. Le YT est fun et dynamique, le Spectral est plus posé et précis…

Orbea Occam

Parfois, la question se pose entre un All Mountain réputé pour sa polyvalence, et un vélo Trail comme le Canyon Spectral 125. Pourtant, à l’usage, la différence est flagrante. Un All Mountain comme le Occam, même équipé d’une petite fourche, profite du débattement et des capacités supplémentaires de sa suspension arrière pour être un ton au dessus du Spectral 125 quand le terrain se complique. Il faut forcément lever le pied ou rester dynamique sur le Spectral 125, là où le Occam permet de laisser filer un petit peu plus…

À l’essai, le Canyon Spectral 125 n’est pas parfait. Pour autant, ça n’a rien de rédhibitoire, c’est plutôt le signe d’un segment de vélos qui peut encore progresser. Quoi qu’il en soit, le cap est le bon. Voilà quoi doit ressembler un petit vélo gravity qui veut se faire plaisir même si la pente, le dénivelé et les mouvements du terrain ne sont pas aussi fou qu’on pourrait l’espérer. D’autant que lorsque ça finit par être le cas, le Canyon Spectral 125 a ce qu’il faut pour magnifier le coup de guidon et la technique de celui qui se trouve dessus, sans l’abandonner lâchement au meilleur moment ! 

Rédac'Chef Adjoint
  1. Yeees!! Je l’attendais celui-là, comme discuté avec vous depuis plusieurs jours sur un autre article 🙂 !
    Merci tout d’abord pour l’article de qualité, c’est top à lire !

    J’avais du coup quelques questions:

    1) Le CF7 sur le site Canyon est équipé de la Rockshox Pike et non Fox34 comme sur vos photos. C’est une erreur ?
    Si je choisis ce vélo je pensais partir sur ce modèle, CF7. Par rapport à la Fox36, la Pike sera du coup plus légère mais moins tolérante quand ca va brasser non ? Donc moins orienté pour une pratique montagne ?

    2) Concernant les tailles, pour 1M82 / 82 cm d’entrejambe Canyon conseille le M, je suis assez surpris. Mais au vu de l’empattement en taille L (1259 mm VS 1230 en taille M) c’est cohérent. Etes vous d’accord ?

    3) Et du coup par rapport à un Occam version classique Fox34, l’Occam sera toujours plus polyvalent si sorties ponctuelles à la montagne type bike park ou enduro ?

    Merci d’avance ! 🙂

    1. Salut Stéphane,

      au temps pour moi, j’ai ripé > c’est bien un CF8 qui est à l’essai, avec la Fox 36. Quoi qu’il en soit, j’ai pu rouler ce spectral avec l’ancienne et la nouvelle pike. Dans les deux cas, elle tient la route vis-à-vis du programme du vélo. Aucun problème vis-à-vis de la 36, dont elle égale le comportement du chassis, et dépasse le fonctionnement pas excellent de la 36 de niveau Performance Elite.
      Historiquement, le configurateur Canyon a toujours conseillé des petites tailles. C’est voulu et assumé par la marque, qui vise ici, avant tout, un public débutant qu’elle veut s’assurer de voir sur des petits vélos plus maniable. Néanmoins, par expérience, et si l’on se fie à ce que propose toute la concurrence sur le marché, cette suggestion est obsolète. On a le même gabarit, et le Spectral 125 ne taille pas plus grand qui la concurrence. La taille L plus intéressante.
      Vs le Occam, ça reste véritablement la capacité d’amortissement de la suspension arrière qui limitera le Spectral 125. Le Occam même avec sa fox 34 plus « flex » a quand même plus de débattement, et il en faut en montagne, à moins de se reconnaitre dans le style de pilotage très « école BMX » auquel je fais allusion. Là, on sort du comparatif général pour entrer davantage dans du cas par cas 😉

      1. Merci Antoine pour ton retour 🙂
        C’est noté pour les conseils, je vais du coup voir soit pour partir sur un Occam qui sera plus polyvalent soit sur le Spectral 125 (taille L), dépendant des dispos de chacun 🙂
        Dans tous les cas je pense que les 2 vélos sont fun, agréable à pédaler, après c’est la limite de chacun qui fera la différence , notamment qu’en sa brasse !

  2. Bonjour, très belle article ! et cette mise page, un régal !

    Je vais bientôt casser ma tirelire pour remplacer mon Zaskar, et je pense a ce Canyon qui me plait depuis sa sortie, mais il y aussi le Cube Stéréo 120 …
    Que pourrait tu me dire, en comparaison, sur ses deux bike.
    Sachant que je roule dans la vallée de Chevreuse.

    Merci d’avance pour tes conseilles

    longue vie a Full Attack !!!

    1. Bonjour Fabien, merci pour ces retours élogieux, ça fait plaisir. Malheureusement, je ne pourrais pas dire grand chose entre ces deux, je n’ai pas eu l’opportunité de rouler le Stereo 120. Seulement le Stereo 150, et il y a un petit moment maintenant. Rien donc, si ce n’est s’aventurer à des spéculations, ce que j’évite au possible 😉 Après, si tu m’en dis un peu plus sur ta pratique dans la vallée de Chevreuse, et ce que tu attends de ton prochain vélo, je pourrais déjà te conformer ou non, que le Spectral 125 semble correspondre 😉

      1. Merci pour ta réponse !
        alors ma pratique est assez orienté cross country finalement, mais il y a de bonne partie descendante et cassante, on atteint pas le niveau de la montagne quand même. A l’inverse, on retrouve de bonne grimpette, dont certaine très raide. entre ses partie « montagnarde » il y a de long chemin plat et la limite du billard.
        Tout ça n’arrange en rien pour le choix du prochain du prochain bike, il faut évidement qu’il sois bon rouleur et bon grimpeur, sans être « tète dans le guidon » comme un xc. j’en sors et je veux évoluer dans ma pratique justement. De manière général j’aime les vélos fun ou le plaisir passe avant tout, la performance pur ne m’intéresse pas vraiment … ah et il faut qu’il est du caractère !
        voila ce que je peux te dire
        encore merci pour tes conseilles
        bonne journée a toi

        1. Là où je penses que le Spectral 125 peut être une bonne option, c’est d’une part qu’il a effectivement une géométrie bien plus « fun/gravity » qu’un XC – à la longue et pour piloter, c’est tellement plus confortable – et d’autre part que l’assiette du vélo est très constante, donc en venant d’un semi-rigide, ça peut aider à faire le lien – en évitant de se retrouver sur un « tout mou » qui fait le yoyo et demande un gros temps d’adaptation. Après, en fonction du modèle, et du budget – et pour avoir essayé – ce sont les roues/pneus qui peuvent aider à jouer du dynamisme du vélo au coup de pédale. Ce que j’écris dans l’article vaut pour les roues d’origine du CF8, les DT Swiss XM1700 qui sont notamment réputées pour leur côté « inerte » à l’impact, c’est à dire qu’elles ne se déforment pas « trop » mais abosrbent une bonne partie. C’est bien parce que ça stabilise le vélo, mais au coup de pédale, il y a plus dynamique. Que ce soit une paire de roue alu concurrente (type Mavic Crossmax ou Asterion montage artisanal) ou plus encore à jantes carbone. Bref, si jamais, peut-être que pour dynamiser encore le Spectral 125 et optimiser son montage à la pratique, c’est une piste à envisager, dans un second temps. Je ne pense pas que ce soit indispensable – je l’aurais sinon écrit – mais dans le cas de ceux qui viennent d’une pratique très XC où l’on peut être exigeant au coup de pédale, c’est à considérer 😉

          1. ok un grand merci pour tous ces précieux conseils. Au vu de ce que tu me dis, je pense que mon choix est fait.
            Je te rejoins complètement sur les roues, mon Zaskar est équipé en DT Swiss. Et son comportement a été totalement transformé.

            Bonne soirée à toi.

  3. Salut Antoine,
    Et par rapport à un Neuron CF, t’en penses quoi ?
    Engagé (là où le Neuron est à la ramasse…)?
    Yvan

    1. Salut Yvan,

      comme pour le Stereo 120, je n’ai pas eu l’opportunité de rouler le Neuron CF, je ne suis donc pas en mesure d’apporter une réponse précise. Sur le papier, ça donne effectivement l’impression d’avoir un petit vélo « gravity » (le Spectral) vs un « gros » vélo de XC, donc oui, ça peut se résumer à ce que tu suggère. Mais je n’ai pas eu l’opportunité de vérifier avec le Neuron CF directement. Davantage avec d’autres « gros » XC du marché, le Spark, dernier en date.

  4. Salut Antoine,
    200% aligned.
    J’ai acheté le même pour ma femme et l’ai roule pendant un mois.
    Pur bonheur. PR sur mes segments locaux (romanoucherie dans la frange verte de Grenoble), gros smile sur le derby de Chamrousse. Gros potentiel et full attack. En effet la raideur des suspensions est critique, je vais regarder les tokens.
    Pour ceux qui hésitent allez y les yeux fermés.
    Pour le côté obscur, pneus trop fins, 2 mèches en 2 sorties et un derailleur cassé. En fait le bike pousse au crime et quand ça brasse (bas du derby) c’est chaud.
    Gros gavage tout de même.
    Bye.

    1. Salut Tom,

      merci pour ce précieux retour. Les tokens peuvent effectivement permettre de gagner en sensibilité. Ce qui, au passage, offre une petite marge de manoeuvre supplémentaire quand justement, les pneus commencent à être dans le dur. Bon, dans tous les cas, le Derby de Chamrousse, ça brasse un peu quand même. On roulait aux Sèglières pour des essais pas plus tard que la semaine dernière encore, avec un vélo à jouer en 145 et 160mm de débattement arrière… Bah, à 145mm, c’était roulable, mais c’était « race », fallait gainer et tenir les lignes 😉 En Spectral 125, j’imagine sans mal que ça brasse pas mal 😉

      1. Bonjour Antoine

        je ne comprend pas comment on peut associer sensibilité et token!!!
        On parle bien de token pour la cbhre positive si on considère la fourche?
        Je ne vois pas comment un élément servant à modifier la progressivité de fin de course peut jouer ce rôle!
        Si encore tu me parlais de volume spacer modifiant le volume de la chbre négative et qui abaisse le seuil de déclenchement…

        1. De ce que je comprend, Antoine parle d’enlever les tokens, tu as ainsi une courbe moins progressive, ce qui fait que sur un vélo à faible débattement comme ici, la suspension est plus « confort » sur plus de course de l’amorto. Je me trompe ?

          1. Tu ne te trompes pas, c’est tout à fait ça Basile 😉 Merci !

        2. Bonjour Fabrice,

          Je pense simplement qu’on ne prête pas tout à fait la même définition à chaque terme. Selon ton commentaire : sensibilité = début de course. Sur FullAttack, on parle dans ce cas de « touché ». Vraiment la manière avec laquelle la suspension gère l’instant où la roue touche le sol. on est sur le début de course. Mais pour nous, la sensibilité ne se cantonne pas au début de course. On utilise le terme de manière plus globale, et pour nous il est valable où que ce soit dans le débattement. Au SAG, comme après, ça se rapporte à la raideur : comment on oscille autour de la position en question. Ici, on est clairement déjà très chargé, assez figé, et contraint autour du SAG, et ensuite. Retirer les tokens participe à relâcher tout ça, et gagner en sensibilité, confort. on est sur du petit débattement. Rien qu’avec le volume plus faible que ça présente, ça monte en charge beaucoup plus vite, et ça se sent dès le SAG. Ensuite, les 4 token dans la fourche, au SAG, se font déjà sentir dans le sens ou après, on est très vite dans la rampe qu’ils provoquent. pareil à l’amortisseur.

          1. Bonjour Antoine

            Effectivement au vue de ta philosophie ça prend tout de suite plus de sens.
            Oui quand je parle de sensibilité je parle de début de course, pour le reste je parle de confort et je retrouve ce terme dans ta réponse.
            C’est sur que 4 token dans la fourche ça doit être violent en tout cas comme tu dis ça doit générer un ramp up assez rapide.
            En général après retouche custom de la chambre négative et avec une bonne hydraulique je préfère gonfler plus et me contenter d’un seul token.

  5. Super article, le contenu comme la mise en page est top.
    Je serais bien curieux de savoir ce que vaut ce Spectral face à l’un des pionnier du downcountry à savoir le Santa Cruz Tallboy..

    1. Merci ! Tient, c’est vrai que j’aurai pu mettre le Tallboy dans la concurrence ! Bien vu, et merci de le suggérer 😉 Du coup, clairement, grosse différence direct : la sensibilité des suspensions. Le Tallboy est bien plus sensible, naturellement, de l’arrière, alors qu’il faut aller chercher le confort sur le Spectral 125, et qu’on ne fait que s’en approcher. Après, le Spectral 125 a vite plus de maintien à mi-course, là où le Tallboy verrouille plus progressivement. Au final, à l’aveugle, je prêterais plus de débattement au Tallboy, alors que c’est le Spectral qui en a plus, sur le papier… Après, il me semble que la géo du Spectral est plus « moderne », donc tige de selle plus redressée, répartition des masses un peu plus centrée. Les deux ajoutés, ça fait une belle différence. Enfin, les carbones rendent différement. Santa c’est précis et plutôt raide, même si le Tallboy assez léger fait parti des Santa qui travaille le plus. Canyon, c’est plus inerte (moins tendu, moins de rebond, moins arbalète), et en même temps ça filtre plus. Au final, ça fait deux vélos bien différents. En l’état, à mon sens, l’un enterre pas l’autre, mais ils se font bonne concurrence. Le Spectral 125 incite notamment le Tallboy à évoluer en géométrie/répartition des masses et dans ce cas, le Santa peut reprendre le leadership 😉

  6. Hello Antoine,
    Merci pour cet article,.au top !
    Tu indiques qu’il est possible de retirer les 2 cales installées de base sur le Float. Cela signifie que le débattement est réglable par ce biais et se retrouver avec un Spectral en 140/140 ?
    Cohérent techniquement ? Pas de soucis dans l’usage ? Facile à faire ?
    Merci pour ton retour

    1. Hello Martin,

      Si tu retire les cales, effectivement, l’amortisseur ayant plus de course, ça génère plus de débattement à la roue arrière. Je n’ai pas l’opportunité d’effectuer un calcul très précis, mais effectivement, on doit être autour de 135/140mm arrière. J’ai expérimenté le temps d’une séance d’essai, rien n’a semblé poser soucis (pas de position extrême des segments qui surcontraindrait les axes et roulements, pas de pneu qui vienne frotter le tube de selle, pas de boitier trop bas en fin de course qui rendrait le pilotage dangereux). Ça m’a semblé possible, c’est relativement facile à faire, et j’en suis sorti convaincu que oui, c’est intéressant, et que ça peut ouvrir la voie à un « Spectral 135/140 » entre deux eaux qui a l’air intéressant. Néanmoins, comme ça sort le vélo de sa plage d’utilisation initiale, je n’ai pas poursuivit. De même, soyons très clairs : Canyon ne communique pas à ce sujet, et il serait logique de considérer qu’un tel usage sortirait du cadre de la garantie.

  7. Bonjour,

    Merci pour la review!

    Par rapport à un stumpjumper cela donne quoi? Vous disiez que le spectral debordait un peu sur le programme du stumpy et sur celui de l’evo…

    Du coup le stumpy, plus enduro que le spectral 125? Ou ils sont prevu pour le même programme?

    1. Bonjour julien,

      merci pour la question ! Elle mérite effectivement d’être posée. Pour moi, le Spectral 125 fait de l’ombre au Stumpy pour deux raisons. La première, la rigidité/précision de son cadre, meilleure que celle du Stump, qui plus est en offrant un rendu moins « raide » et plus « filtrant ». Ensuite, en matière de suspension. Le stump est assez raide là aussi, comme le Spectral 125 de prime abord. Mais l’expérience à l’essai a démontré qu’on pouvait faire progresser le Spectral 125 comme je l’ai détaillé, ce qui n’est pas autant le cas avec le Stump… Au final, Pas certain que le Stump soit si « Enduro » que ça vis-à-vis du Spectral 125. Sur le papier, on pourrait le penser. Dans les fait, ils se rejoignent 😉

  8. Merci pour le test, si ce genre de vélo existait y’a 4 ans quand j’ai acheté mon spectral 2018 en 27’5, je pense que je serais parti là dessus.
    Sinon, j’ai vu que plusieurs fois dans l’article, et tu le répètes dans les commentaires qu’il faut être gainé pour pouvoir le rouler. Je suppose qu’il faut quand même un minimum de forme pour ne pas le subir. Si tu as pas l’emploi du temps qui permet de rouler souvent, ça reste faisable, ou faut vraiment avoir le physique de Bruni pour l’exploiter ?
    Bon après si il est physique, c’est que au bout d’1h30 tu es cuit, tu peux rentrer chez toi content de t’être défoulé 😉

    1. En fait, je parle de gainage pour deux raisons. La première, dépend effectivement de ce que tu veux faire, et du niveau que tu as. Si tu as l’habitude ou l’ambition de rouler vite avec ce vélo, alors que tu viens d’un All Mountain ou d’un Enduro parce que c’était jusqu’ici les vélos « gravity » un peu fun que tu roulais malgré un terrain de jeu qui n’exigeait pas tant, l’exigeance de gainage, c’est ce que tu vas ressentir quand ça brasse un peu. Sur un appui un peu plus défoncé ou sale que la moyenne, sur une compression où tu laissais le « gros » vélo faire le job, etc… Ça, c’est la première raison de parler de gainer.
      Ensuite, ça pprovient aussi de la dynamique même du vélo. Il est très stable, son assiette varie très peu dans le débattement des suspensions. Du coup, dans les appuis, il ne s’agit pas de plonger sur le boitier, ou de faire le kangourou avec les suspensions. Le Spectral se place très vite dans la traj, et ensuite, si tu bouge, ça fait très vite varier la pression des roues au sol, de la roue avant ou arrière en fonction de ta position, ou des deux, si tu est bien équilibré… Et gainé !
      Dans les deux cas, ça ne veut pas dire que le vélo « exige » du gainage. Si tu ne l’as pas, tu ne rouleras simplement pas très vite, mais ne te fera pas brasser. Ce n’est pas comme certains vélos plus exigeants qui nécessitent du gainage pour être tenus, et pour taper dedans pour les plaquer au sol et faire travailler le cadre/les suspensions. C’est juste que quand tu commence à avoir un peu de gainage, et/ou à te concentrer là-dessus, tu te rends compte que plus tu en as, plus tu en mets, plus le Spectral 125 en tire parti. À l’opposé, certains vélos très mou, parfois, n’en font rien. Lui en fait quelque chose, et c’est sur ce point qu’il me semble que l’on peut trouver une belle entente. Au départ, si t’es pas gainé, c’est pas très grave, d’autant plus si tu règle les suspensions comme je le conseille. Et ensuite, plus tu vas progresser dans ce domaine, plus le vélo va gratifier ça par des sensations qui sont excellentes !

      1. D’ac merci pour les précisions, oui, j’avais en tête les vélos exigeants qui demande à taper dedans pour marcher, et qui quand tu es en formes sont gratifiants et pourvoyeurs de sensations (le plaisir de placer un appui propre et sentir le vélo t’obéir pile comme tu veux, ou de gainer et passer comme un goret dans le défoncé :)), mais qui quand tu es moins bien font que le plaisir n’est pas trop là.
        Là, on est plus dans un gainage « récompense » et qui incite à l’utiliser une fois que tu as le mode d’emploi si je comprend bien ;).

        1. Je me retrouve dans ce témoignage quand je pilote mon Norco Optic (geo tres tres proche du spectral 125), que je trouve super quand je suis bien, mais qui me trimballe des que je suis moins bien physiquement ou moins en confiance à vouloir me cacher derriere le guidon. Il est exigeant aussi bien en suspension à l’amortisseur(comme le spectral full token je pense et la pike select n’est pas un modèle de sensibilité) mais pour moi le plus difficile c’est de le faire tourner dans la pente, il ne tourne pas si tu shift pas sur l’avant et l’air de rien, à mon niveau, c’est éxigeant physiquement et surtout mentalement.

          Qu’en est t’il du spectral 125? Est ce que dans la pente on peu se chacher derrière ou il faut « se forcer » à rester aux commandes devant?

          Dans ce registre, mon commencal meta ht est beaucoup plus facile et moins exigeant. Je pensais justement changer pour un spectral « normal » pour trouver un peu de confort et d’aide dans le débattement.

          Julien

          1. Je n’ai pas pu rouler le Norco Optic, donc difficile de me prononcer. Mais deux repères utiles : le YT Izzo, dans le même registre que le Spectral, est un peu plus bas de l’avant par nature, faut donc corriger un peu et ça participe à me faire dire que le Spectral 125 fait parti des moins « bas de l’avant » de sa catégorie. Après, faut pas non plus trop en demander à ces petits vélos. Ils sont justement fait plutôt pour rouler là où y’a pas trop de pente. Logique de trouver qu’un Meta HT y est plus à l’aise. Même si c’est un semi-rigide, c’est dimensionné pour rouler AM/Enduro 😉

  9. Bon test car déjà tu ne vends pas du rêve en nous disant que c’est le vélo hyper polyvalent presque capable de tout passer en bikepark le samedi et aller faire de la rando du dimanche bien plate sur des chemins carrossables.

    Par contre l’histoire des cales dans l’amortisseur je suis perplexe car au final si tu les enlèves mais que tu augmentes un peu plus le SAG pour le soutien et que tu joues sur la compression basse vitesse pour le dynamisme et le pédalage tu auras un vélo meilleur dans le défoncé.

    1. Arf non, ça peut être l’apanage de certains vélos un peu plus gros, mais là, franchement, en station, à m’ment donné, va en manquer 😉

      Concernant les cales, ton raisonnement se tient. C’est juste que dans la réalité, j’ai essayé, et c’est pas aussi bon que prévu. Notamment sur le maintien. On est à la limite, on y perd forcément un petit peu par rapport à ce que l’on gagne par ailleurs…

  10. Bonjour,
    si on enlève les 2 cales de 2.5mm chacune, la course de l’amortisseur passe de 50 à 55mm. Sur un gros choc le hauban est presque en contact avec le tube de selle. En position Hi, c’est un peu mieux. JM

  11. Bjr, sur mon spectral 125 cf8, j’ai remis les 2 cales ds l’amorto et j’ai enlevé les tokens fourche et amorto. Et la grosse révélation. Je roule sur du velour, onctueux accrocheur, que du bonheur. Pour 72kg en tenu : 80psi ds la fourcheet 160psi ds l’amorto. compressions ouvertes et detentes à mi plage devant et derrière.
    JM

    1. Bonjour JM, merci pour ce retour. Ça confirme pas mal de chose écrite jusqu’ici. C’est vraiment la présence des tokens qui fait tout monter trop vite en pression, et dégrade le rendu. Augmenter le débattement peut avoir un petit effet, mais on y perd par ailleurs. Alors que supprimer les tokens vise plus juste. Ça reste bien sûr dépendant du terrain et des attentes, mais c’est bon à savoir 😉

      1. Bonjour
        Quand vous parler de supprimer les tokens cela implique d’ouvrir la fourche et l’amortisseur ? Si oui n’est ce pas « dangereux » pour le vélo ?
        Merci

        1. Bonjour
          Oui il faut ouvrir fourche et amortisseur.
          Il n’y a aucun risque pour le vélo, la chambre d’air positive de l’amorto et de la fourche est modulable en volume avec les tokens pour modifier la progressivité de fin de course.
          Cette opération est réalisable à l’aide d’une procédure et des outils adequat mais également par un pro.

        2. Bonjour Stephane,

          oui, l’opération nécessite d’ouvrir ces éléments. Pour la fourche, il s’agit de dégonfler la chanbre. positive, puis dévisser la pièce qui sert de support à la valve, sur le haut du té/plongeur gauche. Les Tokens y sont clipsés. Pour l’amortisseur, il s’agit de le dégonfler, puis de dévisser le corps principal. Les réducteurs se trouvent à l’intérieur de la cavité formée par la tête et/ou en tête de piston d’air. Ils se déclipsent eux aussi.
          Dans les deux cas, ce n’est pas « dangereux ». C’est une procédure prévue par les fabricants, pour pouvoir ajuster le comportement des suspensions. Les marques de vélo font des choix, mais rien n’impose de les respecter à la lettre en la matière. Ça peut simplement être « dangereux » si les précautions nécessaires ne sont pas prises lors de l’opération. Notamment dégonfler avant d’ouvrir, utiliser des outils adhéquat qui n’endommageront pas les éléments, effectuer l’opération dans un endroit propre et des conditions qui garantissent qu’on n’insèrera pas de saletés dedans, manipuler avec précaution afin de ne pas perdre la lubrification qui se trouve à l’intérieur… et bien sur, ne pas oublier que ce sont des suspensions, éléments mécaniques de précision, dont les états de surface et éléments d’étanchéïté/guidage doivent être manipulés avec précaution pour éviter tout dégât irrémédiable la plupart du temps !

    2. Bonjour JM,
      Vu que tu as déjà ce vélo peux tu m’informer quelle taille tu as pris par rapport à ta taille ?
      Merci

  12. Bonjour Antoine,
    As tu pu rouler le evil following v3, au vu des différents tests il semble que ce soit la référence absolue dans ce secteur.
    J’ai eu la chance d’avoir un v2 et c’était déjà génial comme vélo.
    Un petit comparo de ces deux bikes à priori similaire serait interessant !
    Merci

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