Scott Spark, aux frontières DownCountry ?!

Entre héritage et nouvelle génération…

C’est volontairement placé dans le titre : on parle DownCountry sur FullAttack, avec l’essai du Scott Spark, que voici ! Pourquoi lui ?! Parce qu’à son arrivée, c’est l’un des premiers à avoir ouvertement joué la carte DownCountry pour se placer sur le marché. Mieux, la communication autour de son lancement le vantait comme un vélo délibérément fun. Au point de combler un Brendan Fairclough jugé coupable… de s’amuser avec un petit débattement ! On a donc mis la main dessus, pour voir ce qu’il en est vraiment, et visiblement, ça permet de dessiner plus précisément les contours du DownCountry tel qu’il peut nous intéresser, sur FullAttack !

Scott Spark 910

  • DownCountry
  • 29 pouces
  • 120/130 mm, Fox 34 & Nude Elite
  • Full Carbone
  • Reach 470 mm (L) & Offset 44 mm
  • Syncros Silverton 2.0, 30mm
  • Schwalbe Wicked Will, 2.4, Super Race
  • Shimano XT, 180 mm
  • 16 modèles, 4 tailles, 2 599 à 13 499 €
  • 12,32 kg, (L, sans pédales, TL + prév.)
  • Dispo depuis juin 2021
  • Fiche sur scott-sports.com

L’arbalète !

Au guidon du Scott Spark, la première impression n’a mis que quelques instants à me venir… Et quelque part, elle ne m’a jamais totalement quitté. Et ce, malgré un protocole d’essai mené en long, large et travers afin d’en avoir le coeur net : mais le Scott Spark est bien une arbalète, à tous les sens du terme ! J’entends par là, tout d’abord, ce qui peut sauter aux yeux de ceux qui sont, comme moi, habitués à « plus gros » : le coup de pédale est léger, vif, ultra dynamique. La giclette est très élevée. Si léger qu’à d’autres moments, je note l’absence d’inertie des roues plus lourdes, à laquelle je me suis fait. À la pédale, on sent que le Scott Spark en veut, mais pas seulement ! Ça pompe aussi, parfois, franchement. Ça peut, quelque part, justifier la présence des blocages TwinLoc. J’y reviendrai.

En attendant, l’idée d’arbalète reste bien présente au premier passage cahotique. Décidément, c’est tendu ! En matière de suspension, comme de raideur, c’est tendu, sans pour autant être rigide et précis. En clair, ça ne filtre pas grand chose, ça restitue beaucoup, ça se déforme, et ça se met vite, en crabe. C’est là que me revient l’un des talents fondamentaux que j’observe à chaque fois que je côtoie des descendeurs comme Brendan Fairclough : ils ont une condition et un talent tels que leur capacité à tenir le vélo, quel qu’il soit, est bluffante. C’est même à travers cette capacité à inscrire le vélo dans la trajectoire qu’on les reconnait.

Reste que la majorité d’entre nous, moi y compris, n’avons pas ce niveau de maitrise. En l’état actuel des choses, et sans enquêter plus longuement, j’aurai même envie de dire que c’est franchement limite pour nos pratiques gravity. Mais non seulement je n’aime pas tirer de conclusions hâtives, mais en plus, un petit quelque chose me dit de ne pas lâcher le morceau. Par moment, je ressens tout de même quelque chose dans les dimensions du vélo, qui me font dire qu’il y a un potentiel caché. En courbe, même quand c’est compliqué, la roue avant reste à portée pour s’appuyer, charger les crampons du pneu avant, chercher le grip et, par chance, le trouver…

D’où ça vient ?

Passée cette première impression, je constate donc qu’il y a du travail pour cerner le Scott Spark. D’où lui vient ce caractère ? En premier lieu, je me replonge dans les détails de sa conception. D’abord, pour me souvenir qu’au final, le carbone du Scott Spark me rappelle, de toute façon, ce que j’ai déjà connu sur les Genius et Ransom déjà passés à l’essai : légers – sur la balance, et à manoeuvrer – raides – qui restitue le terrain, vibre – mais pas forcément très rigides – se déforme sous les appuis. Et avec ça, je note le dimensionnement des suspensions, comme toujours au plus juste. Ici, il ne faut pas oublier qu’au départ, le Spark est surtout frangin du Spark RC, le modèle XC de la marque.

En matière de châssis et de cinématique d’ailleurs, on ne peut pas renier les liens. Absence d’articulation bases/haubans, petit amortisseur dissimulé dans le cadre, fourche à petit casting, ensemble douille/tube oblique/pieds de tube de selle/bases explicitement dimensionné pour être l’âme, la chaine de rigidité maitresse du cadre. Tout est fait pour être agile au coup de pédale, c’est indéniable. En matière de géométrie cependant, je trouve un début d’explication à mon impression en comparant les cotes à celles du Spark RC, de XC : la seule réelle différence se situe à l’angle de direction – 1,4° plus couché – et à l’effet que ça a sur l’empattement avant – 15 mm plus long. Avec un angle de direction tout juste sous les 66° et un empattement tout juste au dessus des 1200 mm, par expérience, on est juste, juste, dans les limites de ce que l’on peut considérer gravity.

Comment ça se règle ?

À l’origine, le Scott Spark est équipé du TwinLoc, molette au guidon qui permet de freiner ou bloquer totalement les suspensions quand ça pédale. Une solution radicale, mais efficace, pour lutter contre tout phénomène de pompage. Ça ne doit pas pour autant être l’arbre qui cache la forêt. Encore faut-il trouver à régler le vélo pour que les suspensions soient efficaces quand on choisit de les laisser actives. Et là, ça mérite de s’y attarder. Quels que soient les réglages utilisés, un phénomène saute aux yeux : dès que le vélo va un peu loin dans son débattement, la phase de détente qui suit est vive ! Logique, on est en présence de suspensions à faibles courses et volumes, qui montent vite en pression, et se détendent vigoureusement ensuite. Ce qui est étonnant, en sus, c’est d’y trouver de nombreux réducteurs de volume qui amplifient le phénomène. Ça l’est d’autant plus dans l’amortisseur, truffé de spacers, alors qu’il est tout de même équipé d’une chambre à gros volume. En retirant tous les réducteurs, de l’amortisseur comme de la fourche, la détente haute vitesse est soulagée et dit merci. Après ça, on joue plus classiquement des SAG et des détentes pour ajuster l’assiette et le tempérament du vélo, même si ici, l’amortisseur intégré, le tout petit sagomètre, et les clics de détente de l’amortisseur vraiment grossiers, rendent tout travail précis plus fastidieux que jamais. Mais au final, il s’agit bien de trouver le bon compromis dynamisme/grip/assiette en jouant de ces paramètres. 

AvantArrière
SAG25%30%
Détentesmi-plage2/3 ouvertes
Compressionsouverteouverte
Réducteurs de volumesanssans

Pour un gabarit moyen de 75/80 kg. Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon. Voir notre vidéo explicative > https://fullattack.cc/comment-faire-les-sag-la-methode-et-les-conseils-fullattack/

Comment ça se pilote ?

Bon ok, faut défricher un peu, faire la part des choses, et trouver des solutions pour garder le Scott Spark dans le jeu. Mais quel jeu ?! Au final, après ce travail de libération de son potentiel, de quoi est-il capable ?! En introduisant l’appellation DownCountry sur FullAttack, je soulevais d’ailleurs des questions fondamentales : qu’est-ce que ces vélos permettent ? Sont ils à considérer comme gravity ?! Où sont leurs limites ?! Voilà les réponses du Scott Spark, avec quelques belles surprises à la clé..!


À la pédale…

Surprise, qui n’en est pas une : les performances du Scott Spark à la pédale. Même avec toutes les initiatives prises en matière de réglage de suspension, le Scott Spark en a largement en réserve à ce niveau là. On ne va pas cracher sur la giclette clairement issue du XC, et que le Scott Spark a dans son âme. Elle permet de mettre en oeuvre la technique complète du franchissement en montée : quelques coups de pédales énergiques pour enrouler l’obstacle et maintenir/reprendre le pédalage au plus proche, quitte à mettre le pied faible à profit.

Autre séquence de pédalage que le Scott Spark favorise clairement : au train ! Il a, clairement, cette légèreté qui donne le sentiment d’avancer sans peine. Jamais besoin de le relancer à chaque nouveau coup de pédale. C’est facile. Pour apporter au débat vis-à-vis des plus gros vélos d’Enduro, on peut tenter de répondre à la question de ce qu’un vélo aussi léger au coup de pédale apporte. À l’essai, ça se quantifie à près de 2 rapports plus bas sur la cassette, en milieu/haut de cassette. Si on fait le calcul, ça représente 2/3 km/h plus vite en moyenne, ce qui, au bout du compte, après plusieurs heures, peut représenter un trotte intéressante. C’est pas encore ce qu’un VTTAE apporte via son assistance, mais ça peut parler à certains…

Quoi qu’il en soit, les bonnes performances du Scott Spark à la pédale ne s’arrêtent logiquement pas là. La relance est forcément fabuleuse. Le premier coup de pédale est plus efficace que jamais, et les deux suivants suffisent à atteindre une vitesse de croisière intéressante. Finalement, c’est au train, là où les plus gros vélos ont fait de beaux progrès, que le Scott Spark marque le pas. Sans faire usage des blocages, difficile de ne pas avoir de phénomène de pompage qui flingue un peu l’assise nécessaire à pédaler longtemps, bien posé, ou un vélo « collé », suivant les réglages de détente utilisés. Et dans tous les cas, bloquée ou pas, la suspension arrière n’est pas d’un confort fou. Au coup de pédale, quand la chaine est tendue, la suspension verrouille beaucoup. Il faut donc soit être très gainé, soit se lever, souvent, pour rester dans le registre du Scott Spark…

Pumper ?!

Là où le Spark est très bon par contre, c’est sur terrain compact er roulant, qui plus est si le terrain appelle à jouer, pumper, sauter, etc… C’est là vrai belle surprise, ou du moins, découverte de cet essai DownCountry. Dans ce cas de figure, le Scott Spark n’a clairement pas l’inertie des plus gros. Il sait générer une belle vitesse à partir de peu de chose, pour ainsi dire rien ! Mieux, il sait la garder sans exiger une extrême précision dans le geste. Dans le plus pur style tricot des crosseurs qui, souvent, excellent à enrouler/garder la vitesse là où l’on ne pourrait pas caser deux coups de pédale d’affilée.

Du coup, on peut envisager le Scott Spark, pour sûr, sur tous ces spots sans réelle pente, en faux plat, mais qui sont joueurs, truffés d’appuis, que ce soit latéralement ou verticalement. ll lui suffit réellement d’un rien pour transformer une zone qui parait désespérément sans pente, en un run drôle et fun ! D’autant que pour lever la roue avant, déclencher manuals, wheelings et bunny-up, le Scott Spark est d’une légèreté/facilité excellente. Une simple impulsion, même dans une situation mal engagée, ligne d’épaule pas forcément bien en ligne, permet de se sauver d’affaire, ou du moins, de ne pas rester coincé en mauvaise posture…

En courbe..!

Tout ce qu’on dit quand il s’agit de pumper, c’est bien beau, mais dans la vrai vie, ça se fait rarement sans qu’à un moment où à un autre, il faille tourner ! Tant qu’il s’agit de maintenir un cap, et simplement se faufiler entre les buissons, les arbres ou les cailloux, le Scott Spark, là aussi, a son mot à dire. On l’a dit à plusieurs reprise jusqu’ici, notamment parce que c’est là que l’angle et l’empattement dimensionnés spécifiquement pour lui s’expriment. Néanmoins, ils trouvent leurs limites quand l’angle des virages se referme. D’abord, parce qu’on l’a dit, le Scott Spark sait générer de la vitesse. On peut donc arriver fort dans les virages. Sauf que l’angle de direction, qui reste proche des 66°, y trouve ses limites. Peu d’auto-engagement, peu enclin à mettre de l’angle, le Scott Spark n’incite pas à tenter de garder la vitesse. Plutôt à ralentir pour rester dans sa plage d’exploitation, qui parait bien étroite quand on a déjà goûté à ce que les vélos plus gros permettent !

L’impression est renforcée quand on constate que par dessus ça, la rigidité relative et la forte raideur du Scott Spark s’en mêlent. On y a fait allusion en évoquant le talent des top-pilotes mondiaux : pour y faire face, il faut savoir verrouiller le vélo. Je m’explique… Il faut vraiment le tasser, et le tenir, pour avoir du grip, et lui faire suivre une trajectoire. En courbe, ça passe par un appui très fort, jambe tendue, sur la pédale extérieure. Et sur une selle pas spécifiquement tout en bas. Mi-hauteur, ou du moins la possibilité d’avoir les fesses pas loin pour tasser la selle si besoin, pour aider. Une fois tassé, on met le coup de rein, ou de guidon, pour profiter du grip que l’on vient de générer, d’aller chercher. Et là, quand on est dans le bon registre, l’arbalète répond, rebondit, rend, réplique, c’est cool. C’est juste que ça marche tant que le terrain est plutôt lisse…

Quand ça brasse…

La technique expliquée en courbe, et issue du comportement spécifique du cadre, vaut aussi quand ça brasse. Clairement, ça va bien tant qu’il y a des appuis, propres, sur lesquels aller compter. Entre les zones lisses, on pompe, on survol, on tire, on allège, on serre les fesses… L’important c’est d’arriver à bon port. Le problème, c’est quand il y a de la distance entre deux zones d’appuis, et que c’est en dévers, gravette, défoncé, et qu’on a pas le choix… En dévers et sur sol à l’adhérence précaire, le Scott n’aime pas. Et le pilote non plus. Faut serrer les miches : ralentir, une fois de plus, changer de trajectoire, se laisser momentanément aller avec le terrain… Tenter de piloter plus fluide, comme l’eau s’écoulerait sur le chemin ! Pas le choix, mais plus facile à dire, qu’à faire…

Pour qui ? Pour quoi faire ?

Compte tenu de ce que l’on vient de détailler, on peut désormais préciser sur quel type de terrain, et pour quel usage, le Scott Spark se distingue. Clairement, on l’envisage, c’est certain, sur tous ces spots sans réelle pente, en faux plat, mais qui sont joueurs, truffés d’appuis. Idéalement, où le sol est compact sans être fuyant, ou bien abrasif. Du sable, du safre, du calcaire aux angles arrondis, du grès… ll lui suffit réellement d’un rien pour transformer une zone qui parait désespérément sans pente, en un run drôle et fun ! De quoi rendre plus d’une rando, à l’origine attrayant mais désespérément en prise tout du long, en quelque chose de ludique et fun, pour peu qu’il y ait du sentier à gogo ! Sa légèreté au coup de pédale pourrait pousser à étendre ça à des massifs avec beaucoup de dénivelé. Ça peut être le cas, mais bien souvent, dénivelé et pente riment quand même avec terrains techniques, et défoncés, pas sa tasse de thé. Raison pour laquelle je l’imagine, bien mieux, sur tous ces petits massifs qui bordent les campagnes et les villes de chez nous, et où il y a moyen de tricoter, tourner, virer, des heures durant, principalement.

La Concurrence ?

Intense Spider

Ça fait un baille que l’Intense Spider est passé à l’essai, mais c’est utile pour situer : le Scott Spark me laisse globalement la même impression de raideur, mais clairement pas la même de rigidité. Il travaille, se déforme, là où l’Intense était une totale barre à mine ! Et puis que dire de la géométrie et de la taille des roues… C’est là qu’on mesure à quel point ça a évolué, et que l’angle de direction plus couché fait mouche, même si, au final, on en voudrait encore plus..! 

Scott Genius & Ransom

Il ne s’agit pas d’une concurrence directe, mais bien de celle fratricide, des vélos de la même famille. Les Genius et Ransom, passés à l’essai FullAttack par le passé et qui, clairement, permettent de dégager une saveur précise à l’ensemble de la gamme Scott. Ça confirme l’image que l’on s’en fait d’une extrême légèreté, toujours très poussée comme argument premier, avec ses traits de caractère qui vont avec : le dynamisme, la performance, mais pas nécessairement le confort, la stabilité ou l’adhérence, où il faut être prêt à faire des concessions. 

YT Izzo & Canyon Spectral 125

Je regroupe les deux parce qu’il s’agit des autres DownCountry ou assimilés à l’essai au moment d’écrire ces lignes. Deux vélos qui, s’ils se distinguent l’un de l’autre, on y reviendra par ailleurs, se rejoignent dans l’esprit d’être moins connotés XC. Face à eux, le Scott Spark, lui, ne peut pas renier ses origines XC. En matière de géométrie, de suspension, et d’équipement, il est clairement le plus crosseur des vélos du panel, et même, très certainement, de tous les vélos passés à l’essai FullAttack !

«  Passer le Scott Spark à l’essai était un pari. Avec ses gènes clairement issus du XC, la tâche n’est pas simple chez nous et forcément, le résultat est nuancé… Mais pour le coup, comme sur tout segment naissant, il a ses arguments qui peuvent/doivent peser dans la balance et à terme, faire partie de la logique convergence. Ici, on parle d’une légèreté au coup de pédale tout autant qu’à la manoeuvre, qu’on aimerait simplement voir accompagnée de suspensions et côtes plus généreuses encore pour, simplement, garder un peu plus la vitesse quand les virages et le sol s’en mêlent, lui qui sait si bien la générer à partir d’un rien… »

Rédac'Chef Adjoint
  1. Et que dire du Transition Spur !!? 😉
    Je n’ai pas toujours les mots pour expliquer mes sensations sur le vélo, mais la lecture de cet article me fait penser aux sensations que je peux avoir sur mon vélo.
    Alors on peut parler des heures de l’appellation DownCountry.. Mais il en ressort des bikes vraiment sympas à rouler pour les régions peu vallonnées.
    Car pour avoir testé le Spur dans les Alpes et les Pyrénées, la condition physique est mise à rude épreuve. Au début on s’amuse et rapidement on subit ?

    1. Euh.. le point d’interrogation à la fin de mon commentaire n’était pas désiré…
      Je ne sais pas le modifier.. sorry

    2. Le Spur, le Smuggler… les deux reviennent très souvent en commentaires sur les articles parlant DownCountry, et pour cause : historiquement, Transition a toujours eu dans ses gènes de proposer des vélos « gravity », quel que soit le débattement, là où d’autres font des vélos de XC sur les plus petites courses. Clairement, on va s’y intéresser 😉

          1. Oui, notre base de donnée WordPress, qui date de 2007, n’aime pas les smiley dans les commentaires, on est obligé de les désactiver. le seul qui marche à peu près > 😉

    1. Bonjour, celui du YT Izzo est en cours, devrait être publié courant mai. Le Norco Optic fait parti de la liste des prétendants, pas plus avancé sur ce sujet. Merci pour les suggestions 😉

      1. Hâte d’avoir votre retour sur le YT Izzo, ce modèle me fait de l’œil pour revenir à quelque chose de plus réactif.
        Mais également celui du Canyon Spectral 125 qui je pense peut rabattre les cartes ! Avez-vous une date prévisionnelle pour ce modèle également ?
        Merci

        1. Le YT sortira certainement avant le Spectral. les deux devraient se suivre, courant mai 😉 Pour l’heure, le YT a ma préférence, un léger avantage, mais tout peut encore basculer…

  2. Je n’ai pas attendu votre essai probable pour un Rocky Element 2022 pour l’acquérir. Vivement la livraison, je viens d’un all mountain 150mm et ma motivation est de retrouver un Velo plutôt léger pour grimper tout en ayant une géométrie pour descendre.

  3. Pour moi il y a deux approches en ce qui concerne le downcoutry.

    La première où l’on cherche à avoir un vélo de XC plus capable avec la notion de performance (rendement) qui reste clairement la priorité.
    Où nous retrouvons des marques comme Scott avec son Spark, Specialized avec son Epic Evo, Orbea avec son Oiz TR et même le Santa Cruz Blur TR liste non exhaustive.

    La seconde que je nommerai plutôt comme « MTBO »pour Mountain Bike Original. C’est à dire un vélo non catégorisé (comme à la naissance du Mountain Bike il y plus de 40 ans)! Un VTT dont sa fonction première est prendre du plaisir en montée, en descente, sur des terrains vallonnés ou sur des singles à plat. Juste le vélo que l’on prend pour avoir la banane et passer un bon moment.
    Où nous trouverons des marques comme Transition avec son Spur, Rocky Mountain avec son nouveau Element ou Specialized avec son Stumpjumper (tout court) liste non exhaustive. Ce qui me plait dans cette seconde catégorie c’est la manière dont les marques communique… surtout pour Transition et Rocky Mountain le plaisir de rouler et le partage de bons moments avec les potes. Rocky et Transition développent leurs vélos dans la même région d’Amérique du nord en Colombie Britanique. Entre Vancouver (Canada)et Bellingham (USA) seulement 80 Km les sépares. On y retrouve le même type de terrain.

    Au magasin nous avons le Spark, le Spur et l’Element. Pour moi le développement du Spark n’a pas eu la chance d’avoir son propre développement. Il y a juste une adaptation par rapport au Spark RC, alors que les deux autres ont eu leur propre développement respectif.
    Le Spark 900 est une version plus tolérante avec aussi une position de conduite plus confortable qu’un Spark RC!Loin d’être un mauvais vélo,le Spark reste un vélo de XC agrèable sur les chemins pas trop engagés et délicat sur les chemins engagés où il faut un bon bagage technique pour le tenir… Alors qu’un Spur passe crème au même endroit!

    Je viens de recevoir mon Element, je me réjoui de pouvoir le comparer directement à mon Spur.

    1. Super ! Tu nous diras des nouvelles du Rocky 😉 Sans vouloir encourager l’émergence d’une énième appellation (MTBO), on se rejoint sur l’analyse : Sous l’étiquette DownCountry on a pour l’instant deux influences qui proviennent forcément des segments voisins. Et le Spark vient clairement du XC. C’est néanmoins intéressant de voir ce à quoi les caractéristiques qu’il apporte avec lui peuvent avoir d’intéressant. L’étiquette est naissante peut perdurer. Si c’est le cas, c’est le bon moment de poser les bonnes attentes pour les générations à venir.

  4. hello

    « l’idée d’arbalète reste bien présente au premier passage chaotique. En matière de suspension, comme de raideur, c’est tendu, sans pour autant être rigide et précis. En clair, ça ne filtre pas grand chose, ça restitue beaucoup, ça se déforme, et ça se met vite, en crabe. »

    quitte à ne pas être rigide et précis, et que ça se déforme, ne vaudrait-il pas mieux passer sur une version alu pour limiter l’effet arbalète (raideur?), que ça filtre un peu plus et garder le contrôle (un peu plus loin)? revers du carbone?

    1. Hello Christophe,

      les arguments marketings longuement travaillé ont fini par nous convaincre que carbone = rigide & raide tandis que aluminium = plus souple et confort… Mais tout ça dépend notamment de la mise en oeuvre des deux matériaux. Dernièrement, certains vélos en alu ont par exemple démontré qu’ils étaient plus raides que leurs versions carbones. Notamment parce que pour tenir certains engagements de robustesse/rigidité, il y a tellement de matière que ça renverse l’ordre établi. ça peut, mais ça dépend des choix des concepteur, et ça reste donc à vérifier 😉

  5. Salut,
    Tout d’abord merci pour ce test.

    Ayant testé de 910, mais aussi le Team Issue AXS, je ne peux que dire que je retrouve certaines sensations décrits sur cet essai du 910.

    D’emblée j’ai aimé la réactivité du 910, quoi que un peu pénalisé par ses roues, mais le rendement était là, la motricité en montée également.

    Sur les descentes j’ai bien aimé car il permettait d’envoyer sur les descentes pas trop raide, sans trop de grosse marche, juste avec un peu de pente et des mini rock garden.
    Il donnait de la confiance mais il fallait tout de même surveiller sa vitesse car on se sent un peu « vite débordé ».

    Au final je l’ai trouvé un peu trop coincé entre XC et « trail » et j’ai jeté mon dévolu autre part.

    Après deux semaines de très forte hésitations, entre un Hightower et un Tallboy, je suis finalement partie sur un Tallboy.
    Après 10 mails, une très forte hésitation, j’ai décidé dans la boutique à aller sur le Tallboy.
    Et quel Tallboy !
    Un CC, Pike Ultimate 130, Float Factory, Magura MT7, full XT, Revert 175mm, bref de quoi déjà s’amuser.

    Clairement il est moins orienté « rendement » que le Spark 910, mais cela se joue de « peu ».
    En montée technique, sa motricité le rends plus performant, seul les longs chemins blancs le pénalise sur la montée je dirais.

    En descente là l’ADN Santa Cruz parle !
    Là ou je devais justement « éviter » certaines lignes avec le Spark 910, et « freiner mes ardeurs », le Tallboy rends la pente raide, moins raide, permet de meilleurs appuis, « se délecte » des rock garden, et permet de passer des marches sans trop se faire secouer.
    Rien à voir avec le Spark trop raide et peut être trop limité aux formats XCO.

    Seul les trails shapés, avec grosses marches / sauts, rends le Tallboy moins performants que un gros « AM », mais cela est pour moi environ 20% des descentes, mais surement 50% pour le Spark 910.

    Bref, ce Spark 910 est certainement très bon pour en plaine, avec des petites collines et faire du XC engagé (type XCO), mais sacrifié un poil de rendement en montée pour avoir un gros plus en descente me semble plus approprié pour un DC / Trail.

    Maintenant se pose la limite du DC/Trail et je le sens avec l’achat de mes futures roues
    .
    Faut-il aller sur des Lucky Jake ou des Crazy Jake ?

    Avec un Hightower le choix serait simple, mais avec les DC les codes sont brouillés, et il faut choisir entre « rendement » et « descente musclés ».

    A voir donc si je ne vais pas aller sur le Hightower sous peu, et me dire qu’il monte peut être « un peu moins bien », mais descends tellement mieux. Mais de « combien » monte-t’il moins bien et decends-t’il mieux ?

    Là dessus les choses sont plus simple avec un Spark 910, car il reste pour moi un très bon vtt de XC « énervé », mais demandera un second vélo pour descendre plus gros. Il faut être clair dans la communication sur ce VTT mais là encore, le marketing brouille les marques.

    Nul doute qu’il va plaire à un très grand monde car il faut le dire, pour sa catégorie, et pour qui veux du rendement, il reste sacrément bon !

    Bref, j’ai hâte de lire d’autres tests sur FullAttack, avec si possible justement une comparaison entre deux VTT de la même marque, mais segment différent, comme Tallboy VS Hightower, ou encore Nerve vs Spectral, et voir si ces nouveaux « VTT » sont vraiment l’alchimie parfaite entre XC et « AM léger », ou si ce n’est que de la poudre aux yeux, poudre qui m’as aveuglée au final 🙂

    1. « A voir donc si je ne vais pas aller sur le Hightower sous peu, et me dire qu’il monte peut être « un peu moins bien », mais descends tellement mieux. Mais de « combien » monte-t’il moins bien et decends-t’il mieux ? »

      –> Je serai curieux d’avoir ton ressenti si jamais tu passais du TB au HT. Ces 2 modèles font partie de ma short list (le prix est quand même un frein ^^) , et je trouverai ça intéressant d’avoir la comparaison entre les 2 !

      « Bref, j’ai hâte de lire d’autres tests sur FullAttack, avec si possible justement une comparaison entre deux VTT de la même marque, mais segment différent, comme Tallboy VS Hightower, ou encore Nerve vs Spectral, et voir si ces nouveaux « VTT » sont vraiment l’alchimie parfaite entre XC et « AM léger », ou si ce n’est que de la poudre aux yeux, poudre qui m’as aveuglée au final »

      –> Idem, ce genre de comparaison serait en effet top !! 😉

      1. C’est noté 😉 Pour l’heure, j’ai roulé les deux, je peux donc partager mes impressions. Pour moi, clairement c’est entre ces deux vélos que se situe la frontière entre « petit » et gros » vélos dans la gamme Santa. Le Hightower, quelque part, c’est un Enduro. Un « petit Enduro » dirait-on aujourd’hui vu le Megatower et sa récente évolution… Mais un Enduro quand même. Comme le Bronson. Entre ces trois là, ça se joue aux affinités, au style de pilotage, au terrain de jeu, aux attentes de chacun, mais pour une pratique tout à fait proche. J’imagine facilement trois potes de sortie avec chacun un de ces vélos, passer aux mêmes endroits, et partager de bons moments… Alors que j’imagine mal un quatrième, sur un Tallboy. Lui aurait intérêt à être sacrément adroit pour suivre les trois autres en descente. On est plus sur la même pratique. On randonne davantage, on joue bien plus du coup de pédale, on roule moins vite et on place plus le vélo en descente…

    2. Merci Jérôme,

      témoignage très intéressant. On note l’idée des comparatifs entre vélos d’une même marque 😉 D’ici là, on peut déjà partager un avis sur le choix des roues du Tallboy. À ce niveau de détail, à mon sens, il ne s’agit plus de choisir la paire qui semble le mieux correspondre au positionnement marketing du vélo… Mais la paire de roue qui convient le mieux à ta pratique 😉 C’est justement ce genre d’opportunité qui doit permettre de se recentrer sur tes attentes, tes besoins, tes envies, ce que ton terrain de jeu implique, exige… Et c’est pareil pour les carcasses de pneu à monter dessus. Si tu veux nous en dire plus sur ta pratique, on pourra éventuellement t’orienter 😉

      1. Le plaisir est pour moi 🙂
        Je peux plus développé si tu le souhaites car je commence à sacrément bien le connaitre ce Tallboy CC et il est vraiment très intéressant.

        Tellement que je me pose peut être trop de questions !
        A l’heure d’aujourd’hui je partirais sur une paire de roues typé AM, avec un DHF / Dissector, car même si le rendement est un peu plombé, la descente elle est devrait être plus sécurisante.

        Dans notre belle Alsace, en frontière Suisse, les parcours sont de type pyramides (que un certain Tank connait bien), on monte, on descends, de 500m environ, et c’est pour cela que j’ai pris le Tallboy, pour m’amuser dans les deux cas.

        Que ce soit sur les rock / root garden, ou encore petit gap, ou sentier pentu, il fait clairement ce qu’il demande, et bien plus que je ne pensais capable un VTT en 130 / 120.

        Ce cadre marche tellement bien en descente, et le couple Pike Ultimate / Float Factory est excellent, font que le VTT prends rapidement de la vitesse, tellement qu’on se sent parfois submergé ! Et là on regrette de ne pas avoir ce petit plus de sécurité qui donne une géométrie plus typé enduro, mais également des suspensions un peu plus « avantageuse ».

        C’est vraiment un coup de cœur car c’est ce VTT qui me fait prendre le plus de plaisir, et qui me donne envie de progresser en descente, mais aussi de pousser plus fort en montée, de même battre certains de mes PR que j’ai eu avec un Flash, c’est dire !

        Une quintessence du « VTT à tout faire », pour secteur vallonné, mais qui donne justement d’autres envies, celui d’aller sur l’enduro, car à moins d’avoir un excellent coup de guidon, le Tallboy ne sera jamais exploité à fond, et il viendra peut être retirer du plaisir.

        D’ou justement l’envie d’aller déjà sur « plus gros », pour avoir un « VTT à tout faire », au lieu de cumuler un DC + Enduro, qui peut être trop « petit », ou trop « gros ».

        Bref, n’hésites pas si jamais tu as d’autres questions 🙂

        1. Merci Jérôme, c’est très intéressant.

          En te lisant, deux idées me viennent. La première : plutôt rester sur des roues légères, ça parait plus logique dans un « petit » massif comme celui que tu parcours. Ça aurait été différent si tu avais habité une région hyper rocailleuse et/ou en haute montagne. L’idée ensuite, c’est effectivement de trouver les bonnes carcasses de pneu qui s’accordent et peaufinent le tout.
          Deuxième idée : pour continuer d’explorer les capacités du Tallboy à moindre frais, tu peux essayer de passer la Pike en 140mm de débattement. Sur les RS, normalement, ça se fait sans trop de complication. Perso, on l’a fait en profitant de l’upgrade DebonAir (https://fullattack.cc/test-nouveautes-mise-a-jour-du-rockshox-debonair/). Et surtout, c’est ce qu’on avait fait à l’essai du TallBoy. Avec une fourche 10mm plus haute, on ne flingue pas sa géométrie, mais ça relève un poil le cintre, ça couche un poil l’angle de direction, et ça augmente légèrement l’empattement avant… Bref, ça « l’endurise » légèrement et ça peut justement aller dans le sens de ce que tu recherches, à moindre coût 😉

  6. Le vélo idéal dans ce (« nouveau ») créneau « Down Country » existe il ?
    Trop de choix, trop de questionnement ?.
    Du rendement, de la légèreté, du confort, un empattement raisonnable, pas indomptable dans le D- …. tallboy ??

    1. Il n’y a pas de vélo idéal pour un créneau, mais pour sa pratique 🙂

      Je me pose la question par contre : et si le downcountry (pour moi c’est un vélo de rando : facile en montée pour découvrir de nouveaux spots et pour mieux profiter des descentes plus ou moins « trialisantes », et donc vif pour réagir aux sentiers pris à l’aveugle) « idéal » était un semi-rigide ?

      1. Wilfried,

        on se rejoint sur l’idée du vélo idéal sur la pratique, plutôt que sur le créneau 😉 C’est en ce sens que j’ai répondu à Jérome « leGrandGarçon » d’ailleurs. Ça peut donc jouer en faveur de la suggestion du semi-rigide. Néanmoins, jusqu’à une certaine vitesse, une suspension arrière même à débattement réduit, ça aide face à l’imprévu. On ne peut pas le nier non plus…

        1. On est d’accord là-dessus aussi, un tout-mou aidera absolument partout (sauf les montées sur routes et pistes DFCI, et les franchissements ultra-précis).

          Par contre niveau budget et/ou poids le semi restera difficilement battable.

          Sans prendre en compte le budget je ne vois pas bien où j’irai en tout cas… Un Izzo ou un Spur certainement.

    2. La catégorie est encore très jeune, rien n’est encore très clairement défini. Ceci explique en partie cela. Mais effectivement, jusqu’ici, à chaque DownCountry passé à l’essai, le Tallboy me reviens en tête en me disant qu’au final, c’est lui qui pour l’heure, coche les cases qui me semblent indispensables pour que cette appellation vaille le coup de s’y intéresser 😉

  7. Le vélo idéal dans ce (« nouveau ») créneau « Down Country » existe il ?
    Trop de choix, trop de questionnement ?.
    Du rendement, de la légèreté, du confort, un empattement raisonnable, pas indomptable dans le D- …. tallboy ??

  8. Je possède un spark 940, très bien adapté pour les trails de Normandie il me va à ravir !
    Je reviens de mes vacances dans le luberon ou j’ai pu pousser un peu plus le vélo dans ses retranchements et pour cela j’ai descendu la piste enduro de la montagne de Lure ! Et il a fait le job mais effectivement il prend vite de la vitesse qu’il fait contrôler car effectivement ça brasse pas mal et on atteint les limites des suspensions mais j’y ai pris grand plaisir et suis arrivé en bas sans bobos avec le sourire mais le corps mis à rude épreuve !

    1. Salut Arnaud, on aurait presque pu s’y croiser (sur Lure) les essais FullAttack sont en bonne partie réalisés ici 😉 Pas eu de problème de pneus ? Les pierres sont parfois bien saillantes, et les « petits » pneus n’aiment pas, généralement…

      1. Juste un crampon coupé dans les mourres ! une mèche et c’est reparti !

        Superbe région pour se faire plaisir !!!

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