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Verdict – Essai du Santa Cruz Hightower CC XO1

Pionnier sur le double segment All Mountain & Enduro, le Santa Cruz Hightoweret son homologue LT – se devait d’évoluer pour suivre l’évolution des pratiques et surtout de la concurrence. En tant que best seller, il ne lui fallait pas rater le coche.

Sur le papier, c’est ce qu’il fait. Dans la directe lignée des Nomad, Bronson et Megatower, le Hightower s’implante désormais dans la fratrie des Santa Cruz avec l’amortisseur en prise sur la biellette basse. Après sa présentation, il restait cependant à confirmer sa mise à jour et surtout à le positionner face à la concurrence, à commencer par le Megatower lui-même.

Alors qu’en est-il de cet Hightower sur le terrain ? A-t-il vraiment tout d’un grand ? Quelle est donc sa place sur le marché ? Et à qui s’adresse-t-il ? Place à l’essai, façon maison, agrémenté des retours de Laura et Thomas, vainqueurs du Concours Hightower Endurotribe/Santa Cruz

 


Temps de lecture estimé : 10 minutes


 

Au sommaire de cet article :

 

 

 

[divider]Santa Cruz Hightower CC XO1[/divider]

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  • Usage All Moutain & Enduro
  • Roues en 29 pouces 
  • 140/150mm, RS Lyrik & Super Deluxe
  • Triangle avant & arrière carbone
  • Reach 470mm en L, offset court 42mm
  • Roues Santa Cruz Reserve, 30mm

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Premières impressions

Avant même d’entrer dans le vif du sujet, cet Hightower en a vu de toutes les couleurs. D’abord aux mains d’Antoine, chez lui et pendant le Grand Rallye, puis entre les miennes, en Auvergne, à Millau et à Morzine, avec Thomas et LauraL’occasion pour eux de rouler un Santa Cruz pour la première fois :

 

“Les vélos Santa Cruz m’ont toujours fait rêver : des vélos de qualité avec un beau design ! J’ai été une grande fan du Nomad…” – Laura

 

“Cette marque m’a toujours fait rêver. Je bavais devant les bikes du team Syndicate à l’époque de Steve Peat et Nathan Rennie.” – Thomas

 

L’occasion pour nous, de confirmer l’aura de Santa Cruz dans le milieu. On l’avait aussi vu lors du Grand Rallye VTT Transverdon : les Hightower (LT) y étaient en force ! La mythique marque californienne profite d’une certaine prestance mais qui, cette fois, se laisse nuancer par le faible débattement que propose ce nouveau Santa Cruz Hightower…

 

“Lorsque j’ai appris qu’on allait rouler un Hightower, j’avais la sensation que 140mm de débattement ne seraient pas suffisants pour me satisfaire et qu’un Megatower aurait été plus adapté à notre passage à Morzine !” – Thomas

 

Mais, dès les premiers tours de roues, le Santa Cruz Hightower procure une sensation de fermeté moins marquée que ses aînés, en début de course, à la roue arrière. Plus souple, plus onctueux ! Il demande clairement moins d’effort pour en tirer parti : moins besoin de pousser sur les jambes ou abaisser son centre de gravité pour tourner ou garder la roue arrière au sol. Il est plus facile !

Puis, après quelques heures de roulage, on ressent franchement son large potentiel tant il est à l’aise dans toutes les situations : pour pédaler, pour garder la vitesse à plat, quand ça s’accélère, dans la pente, les épingles… Ses ambitions d’avoir tout d’un grand, d’être de ces vélos taillés pour tout faire sur les créneaux All Mountain & Enduro semblent claires et évidentes..!

 

 

D’où ça vient

Le Bronson, en tête de liste, laissait toujours l’impression d’être ferme derrière et demandait à bien se poser sur la roue arrière pour en tirer parti. Un comportement déroutant, le rendant un poil sélectif pour certains !

Le Megatower corrigeait le trait en étant moins ferme. Et cet Hightower pousse le bouchon encore plus loin. Avec l’usage de settings d’amortisseur plus légers – en détente comme en compression – on sent bien une suspension arrière moins chargée. Même si, comme tous bons Santa Cruz se doit de l’être, il est ferme en début de course, mais l’est moins que ses confrères. De quoi, peut-être le rendre plus accessible ? Plus facile ?

Ces settings d’amortisseur moins fermes sont aussi, à un stade plus poussé encore, le fer de lance des vélos Juliana. S’adressant, aux femmes, souvent plus légères, ces settings moins chargés et plus adaptés facilitent l’utilisation du vélo. Et Laura confirme qu’ils ont bien un réel intérêt :

 

“J’étais curieuse d’essayer un vélo plus adapté aux femmes avec les points de contacts ainsi que des suspensions adaptées à des poids plus légers. […] Je ne dis pas que les suspensions de mon vélo perso ne marchent pas, la fourche et l’amortisseur travaillent autant, mais ce n’est absolument pas le même ressenti quand je roule.” – Laura

 

 

Aussi, qui dit Santa Cruz, dit VPP. Ce système de suspension à point de pivot virtuel, utilisé depuis des lustres par la marque, a tout de même tendance à donner l’impression d’avoir toujours plus de débattement que ce que le papier annonce.

 

“Vous êtes sûrs ? Il n’y a que 140mm de débattement à l’arrière ?!” – Thomas

 

C’est ainsi que les 140mm du Hightower semblent, comme ses précédentes versions, en faire un peu plus, et participent certainement à l’idée qu’il peut être un bon enduro ! Comme d’ailleurs, sa géométrie, très proche, presque identique, à celle du Megatower : le modèle Enduro de la gamme.

 

 

Comment ça se règle !?

Si ce Santa Cruz Hightower ne bénéficie pas du même offset que le Megatower pour régler la longueur des bases, il profite tout de même d’un offset pour laisser le choix entre 2 positions d’ancrage de l’amortisseur, et donc deux géométries :

[toggler title=”Différences entre Hi et Lo” ]

Bronson et Megatower nous avaient habitués jusqu’ici à mieux fonctionner en terme de suspension en position Hi. Cette fois, et certainement grâce aux settings d’amortisseur légers, le Hightower s’accommode parfaitement de la position Lo.

Il profite ainsi d’une progressivité plus marquée qu’en position Hi. Ce qui n’est pas désagréable puisqu’il utilise ses 140mm de débattement sans trop de soucis. Il bénéficie aussi d’une géométrie lui permettant d’être plus stable et plus bas pour mieux s’adapter à une pratique Enduro sans forcément altérer ses capacités en All Mountain grâce à son tube de selle redressé.

 

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[toggler title=”Le SAG” ]

Ici, encore, comme souvent avec les Santa Cruz, on n’est pas au pouillème de millimètre pour régler le SAG. Entre 30 et 35%, c’est bon ! C’est là que l’on sent les meilleurs répartitions des masses, les meilleurs adhérences roues avant vs roue arrière, que les proportions du vélo s’expriment le mieux.

Cependant, il s’avère nécessaire, selon l’usage et le terrain, d’ajouter un token dans l’amortisseur arrière – pour en avoir 2 au total – pour augmenter la progressivité lorsque le SAG est plus proche des 35% que des 30. On évite ainsi de venir flirter avec la fin de course trop facilement !

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RéglagesAvantArrière
SAG25 à 30%30% à 35%
Détente2/3 ouverte1/2 ouverte
CompressionsHV : ouverte
BV : 3/4 à 2/3 ouverte
BV : 3/4 à 1/2 ouverte
Token / Spacersd'origined'origine

* Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaule à l’aplomb du guidon.

 

 

Comment ça se pilote !?

Bon à tout faire, ou presque, ce Santa Cruz Hightower est joueur ! Encore faut-il avoir la bonne partition… Laquelle ?! 

[toggler title=”Dans le défoncé et rapide”]

Encore une fois, le VPP vient en aide au Hightower. Comme le Bronson, sa roue colle au sol et les grandes roues de 29 pouces aident à gommer quelques aspérités.

Même si parfois, il ne s’empêche pas quelques sauts de cabris par dessus un rocher ou autre, il vaut mieux laisser les suspensions travailler. On s’assure de garder le cap et de viser l’endroit où l’on souhaite aller. Il fait le reste pour nous y amener !

C’est d’ailleurs dans cette dimension qu’il se différencie du Megatower. Il semble être plus tonique lorsqu’on aimerait qu’il fasse le job à notre place. Le montage d’une fourche RockShox Lyrik, produit phare dans l’Enduro, trahit un peu ses ambitions : garder de la rigidité à l’avant pour lui permettre d’encaisser les contraintes propres à l’Enduro. Elle apporte ainsi une certaine raideur à l’avant. Et lorsque ça va vite et qu’on aimerait ne pas se soucier du moindre détail au sol, le Hightower, plus raide dans la direction, est moins tolérant que le Megatower…

 

Cependant, cette raideur particulière qu’on attribue souvent aux Santa Cruz a du sens. Thomas confirme :

 

“Pendant un run relativement dans l’axe et sans gros changements de directions, je me suis fait surprendre à deux reprises par des virages à 90 degrés. Bien heureusement pour moi, le temps de repérer un léger appui, je jette le vélo et je viens appuyer comme une bête et là .. le vélo accélère et me ramène sur la bonne trajectoire ! Mon vélo perso, moins rigide, m’aurait éjecté dans le fossé…”

 

Ni trop, ni pas assez, cette rigidité se trouve une nouvelle fois à la juste limite : celle où elle permet de nous sauver de quelques situations hasardeuses sans forcément compromettre les performances, en dévers notamment, lorsque le grip est de rigueur !

 

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[toggler title=”Dans le lent”]

Précis, certainement aidé par cette rigidité à l’avant, il est facile à placer quand c’est plus lent. Le Santa Cruz Hightower a toutes les cartes en main pour tirer son épingle du jeu dans les situations les plus scabreuses.

Le grip et sa stabilité à basse vitesse aident aussi alors il faut aller chercher les lignes pour ouvrir une épingles, pousser dans un trou pour regagner de la vitesse, oser la ligne un poil tendue par dessus les rochers, rester en haut du dévers plutôt que chercher la facilité en bas, etc.

C’est un jouet, il est sain et sa légèreté perçue facilite le mouvement, alors il faut jouer avec ! Encore et toujours…

 

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[toggler title=”En courbe, virage”]

À l’image des derniers Santa Cruz, le Hightower donne l’impression d’être un rail en courbe. Il suffit donc de s’inscrire dans le virage dès l’entrée de la courbe, pousser légèrement sur le boitier pour plaquer le vélo au sol – le pousser dans son rail en quelque sorte – et attendre qu’il en ressorte de lui-même avec de la vitesse !

 

“Dans les virages, on sent que le Hightower a du répondant” – Laura

 

“J’appuyais à chaque sortie de virage, j’avais l’impression d’être dans un rail !” – Thomas

 

C’est plaisant puisque rassurant et c’est désormais plus simple avec l’hydraulique d’amortisseur moins fermé ! Le Hightower confirme ainsi qu’il est bien un Santa Cruz facile d’accès.

On note cependant l’usage d’une potence de 50mm avec un offset de fourche court. Jusqu’à présent, j’avais toujours préféré avoir une potence d’une longueur proche de l’offset, et surtout, jamais plus longue. Ici, elle déplace le poids du pilote sur l’avant du vélo. Sur la roue avant plus précisément. Ça n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus rassurant dans la pente, mais pour les virages à plat, c’est une aubaine dont on peut fortement tirer profit ! À bon entendeur 😉

 

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[toggler title=”À la pédale”]

Au moindre coup de pédale, sous l’effet de la tension de la chaîne, la suspension arrière fige en début de course. Et c’est d’autant plus flagrant puisque le reste du temps, elle oscille généreusement ! Le Santa Cruz Hightower pédale donc franchement bien sous cet effet, et sa géométrie s’y prête bien… En même temps, elle se devait d’évoluer sur l’ancien, plus exigeant pour trouver les bons compromis !

L’angle de selle désormais redressé, au dessus des 76°, bien loin des vieillissants 70° de l’ancien Hightower, laisse l’image du pédalo au placard ! À cela s’ajoute une potence en 50mm qui aide à recentrer les masses sur ce nouveau Hightower. Le pneu arrière est moins sollicité, le Hightower rend, même si dans les passages défoncés, il demande une certaine finesse pour garder l’adhérence et ne pas buter dans les obstacles tant sa suspension peut figer sous l’effort de pédalage. Il faut être actif. Ce n’est pas un tracteur !

Alors, même s’il n’atteint pas les capacités d’un cador, il a tout ce qu’on attend d’un bon All Mountain : confort à la descente, aisance la plupart du temps, et rendement à la pédale !

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Pour qui ? Pour quoi faire ?

Si le Bronson ne pouvait s’adresser aux plus novices d’entre nous, le Megatower facilitait son pilotage par une suspension moins ferme et ses grandes roues. Encore moins ferme mais beaucoup plus polyvalent, ce nouveau Santa Cruz Hightower est à la frontière entre deux mondes...

Non pas qu’il soit aussi bien capable de rouler en Enduro qu’en All Mountain, mais plutôt qu’il soit facile, à régler comme à piloter. Il dessine finalement le compromis presque idéal que l’on pourrait attendre du vélo à tout faire. L’ancien Hightower a été un best-seller dans sa catégorie, celui-ci devrait lui emboîter le pas en étant plus facile à régler, du moins laissant plus de possibilités !

Enfin, il s’adresse à ceux dont la pratique varie. Ceux qui, comme moi, habitent dans une région vallonnée et où la moindre sortie s’apparente plus à du All Mountain, mais affectionnent aussi les grosses spéciales d’Enduro. Bien qu’il puisse montrer ses limites face à son grand frère, le Megatower...

 

 

Que reste-t-il au Megatower ?

Avec une telle polyvalence, le Santa Cruz Hightower ne semble laisser que des miettes au Megatower. Pourtant, est-ce vraiment le cas ? À vrai dire, pas tout à fait !

 

“En arrivant à Morzine, je pensais que les 140mm ne seraient pas suffisants. Et maintenant, je me demande quel est l’intérêt du Megatower !?” – Thomas

 

C’est vrai que les bonnes capacités du Hightower en Enduro pourraient pousser le Megatower à une retraite anticipée. Mais, dans certaines situations, les plus exigeantes, le Megatower garde quelques atouts dans son jeu pour conserver l’avantage !

La principale différence entre les deux suffit pour bien comprendre : le Santa Cruz Hightower oscille plus, mais amorti moins que le Megatower. Avec une capacité d’amortissement plus élevée, ce dernier est plus tolérant. Il permet de rouler un ton au dessus de ce que le Hightower permet et surtout, en se préservant.

En terme de raideur, il demande aussi moins d’effort de la part de son pilote pour garder le cap ou tenir un traj’ tendue quand le rythme s’emballe… Il est moins exigeant, moins physique et donc bien mieux taillé face à la compétition ou pour les montagnards très rapides et aguerris.

Le Megatower est LE véritable Enduro de la marque californienne, plus spécifique. Et il le reste ! Quand son petit frère le Hightower, plus populaire, est polyvalent et capable de beaucoup malgré tout, mais pas d’autant lorsqu’il faut vraiment engager, aller vite et tenir cette cadence très fort, et très longtemps en spéciales !

 

 

Vis-à-vis de la concurrence

Avec cette nouvelle génération de vélo à tout faire, très polyvalent, la concurrence est de taille :

[toggler title=”Vis-à-vis du Orbea Occam”]

L’Orbea Occam profite d’un spectre d’utilisation encore plus large que celui de l’Américain. Il se prête à une pratique Trail quand le Santa Cruz Hightower se cantonne strictement au All Mountain, sans marcher sur les plates-bandes d’un 5010 ou Tallboy.

C’est dû au fait que l’Espagnol a un anti-squat plus élevé qui dynamise et verrouille un peu plus l’assiette et l’assise du vélo lorsqu’il faut pédaler. Le Hightower donne l’impression d’être plus posé au sol, avec plus de grip mais parfois un peu moins dynamique !

Une différence que l’on comprend vu les découpages de gamme différents entre les deux marques : Orbea a deux vélos sur le segment All Mountain & Enduro quand Santa Cruz en compte 6, à égale répartition dans les deux formats de roues du moment !

 

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[toggler title=”Vis-à-vis du Mondraker Foxy”]

Avec sa Forward Geometry le Mondraker Foxy 29″ demande à s’y adapter mais confère une stabilité salvatrice équivalente à celle de l’Hightower. L’Américain grâce à sa suspension et l’Espagnol par sa géométrie !

Là où le Santa Cruz peut paraître un peu raide aux premiers abords et demande un effort pour faire travailler le carbone, l’Espagnol profite d’une certaine flexibilité avant de se raidir. Deux approches diamétralement opposées.

Comme son compatriote de chez Orbea, le Foxy profite d’un anti-squat élevé pour accentuer sa nervosité. Moins plush que l’Américain donc !

 

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[toggler title=”Vis-à-vis des Lapierre Spicy/Zesty”]

La comparaison face aux Lapierre tombe à merveille pour situer le Hightower. D’abord parce qu’il se situe pile-poil entre le pointu Spicy et le légèrement bridé Zesty, tels qu’ils sont vendus actuellement.

Ensuite, parce que les cinématiques offrent des rendus opposés. Au coup de pédale, où le Hightower fige momentanément au coeur du débattement, alors que les Lapierre restent hauts et dynamiques quoi qu’il arrive, comme les Occam et Foxy évoqués précédemment. 

Et puis, parce que la notion de trajectoire des points de pivot virtuels s’oppose pleinement : projeté loin devant dans le débattement avec le Hightower, rapporté près du boitier sur les Lapierre dans les mêmes circonstances… Ce qui explique que le premier semble être un rail, là où les autres ne demandent qu’à sortir en manual de chaque courbe. Deux écoles opposées, deux camps différents !

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Conclusion

Différence par rapport au Megatower, progrès du nouvel Hightower, positionnement par rapport à la concurrence, mode d’emploi sur le terrain… Tout y est ! Il est donc l’heure de conclure cet essai. Une fois n’est pas coutume, par la question fatidique à laquelle répondent chacun des participants à cet essai : alors pourquoi voudrait-on garder ce Santa Cruz Hightower !?

 

“Là est le gros problème : maintenant je VEUX un Juliana ! Un vrai changement d’avoir des suspensions qui marchent et qui répondent à ma morphologie. Je ne dis pas que les suspensions de mon autre vélo ne marchent pas, la fourche et l’amortisseur travaillent autant mais ce n’est absolument pas le même ressenti quand je roule.” – Laura

 

“Sa polyvalence, sa performance et son niveau de finition me donne sérieusement envie ! J’ai eu l’occasion d’essayer une bonne demi-douzaine d’Enduro et ce Hightower est le seul vélo que je mettrais sur ma liste du Père Noël !” – Thomas

 

“Le Santa Cruz Hightower entre logiquement dans le cercle de ces nouveaux VTT aux ambitions de grande polyvalence. Et bien qu’il ne le soit pas autant que la concurrence, il tire son épingle du jeu par sa facilité : à régler, à placer, à encaisser, à relancer… C’est son point fort ! Voilà pourquoi j’aimerai le garder : tu pars rouler sans te soucier de ton itinéraire, pour t’amuser, chiller et basta !” – Tom

 

“Visuellement similaire à ses frangins, on pourrait craindre que ce Hightower ne soit qu’une énième déclinaison du concept Santa Cruz. Pire, le cul entre deux chaises : AM/Trail ou Enduro ?! Au lieu de ça, la marque réussi à proposer quelque chose de complémentaire à sa gamme existante, et idéalement placé sur le marché : un vélo qui facilite les choses, passe partout et penche juste ce qu’il faut du côté Enduro pour donner la banane.” – Antoine

 

 

Positionnement & usage

En synthèse, le tableau de positionnement et d’usages permet, en un seul coup d’oeil, de saisir les capacités du vélo. (rafraîchir la page si le tableau ne s’affiche pas)

Comparées à celles des autres vélos à l’essai permettra de répondre à l’éternelle question > par rapport aux autres, qu’en penses-tu..? Rendez-vous sur la page du Comparateur d’essais VTT Endurotribe pour en savoir plus >  https://fullattack.cc/comparateur-essais-vtt-2016/

 

 

À suivre prochainement…

Le portfolio et la vidéo de nos aventures à Morzine en compagnie de Laura et Thomas !!!

Rédacteur Testeur
  1. Eh ben. ca fait réver. Vous avez l’air d’avoir vraiment kiffé cette machine.
    Merci pour ce compte rendu pointu et passionné comme on les aime.
    En ce qui me concerne, je le range dans la case des rêves inaccessibles pour le moment.
    .
    .
    .
    Snif.

  2. Hello, super article, ça donne envie de rouler ce vélo et avec vous sur les trails de Morzine.
    J’hésite entre plusieurs vélos de la même catégorie, capables de tout faire en trail/enduro comme l’Occam, le Foxy et le Stumpjumper de Spe. Comme ce dernier n’est pas dans votre comparatif, comment situeriez-vous le Hightower par rapport au Stump?
    Merci d’avance.
    Fred

  3. Merci pour cet essai,j’ai la version 2019 avec lequel je m’éclate!!je vais faire la saison 2020 avec et ensuite je passe sur ce modèle

    1. salut ! Héhé, clairement entre les deux, voir plus proche du 150 😉 Après, concurrent est le mot, puisque dans la dynamique du vélo et la manière de piloter, ce sont deux opposés, deux philosophie, deux styles !

        1. Salut,

          pour faire simple : sur un Santa, le point de pivot virtuel (intersection des axes dessiné par les deux biellettes) se situe au départ sous le pilote, et s’en va loin devant la roue avant quand on prend le débattement. En matière de pilotage, ça implique que tant que la suspension reste haute dans le débattement, le vélo peut se “cabrer” facilement. Et quand on tape dans le débattement (gros impact, compression, forts appuis) le vélo devient un rail une barre à mine. À l’inverse, sur le Yeti, le point de pivot reste toujours sous le pilote : il ne fait que se déplacer de quelques mm suivant la glissière. donc quel que soit la situation, si l’on appuis fort sur les pédales, le vélo se cabre.
          En pratique, ça s’exploite différemment. Sur le Santa, quand c’est défoncé, mieux vaut laisser la suspension faire le job. Sur le Yeti, mieux vaut pumper pour jouer du terrain, sauter d’un point à un autre. En courbe, il vaut mieux placer le Hightower en entrée de courbe, mettre de l’angle et tirer une longue courbe. Sur le Yeti, il vaut mieux tasser le boitier et tirer sur le cintre pour générer de la vitesse comme sur une pumptrack… Etc…
          D’un point de vue de la performance, les deux se valent, c’est juste pas du tout les mêmes pilotages 😉

  4. Comme d’habitude un bon article lisible et compréhensible,Merci.
    Je possède un Hightower Lt depuis peu et je m’éclate avec !
    D’ailleurs vu que vous l’aviez testé aussi,quelles sont les différences entre les deux?
    Un plus capable que l’autre en enduro ou All mountain?

    1. sur le papier et à l’usage, c’est vraiment les ajustements apportés à la cinématique et à la géométrie qui en font un vélo plus facile à régler. L’ancien, pour être bien posé et bien fonctionner, voir concurrencer le nouveau, demandait à être assez pointu dans les réglages. Là, c’est désormais plus simple. Et au final, comme il nous semble gagner en confort/amortissement/géométrie plus agressive, on le positionne forcément plus Enduro que l’ancien 😉

      1. On parle bien du LT et non du Hightower V1?
        Car dans l’essai il était clairement cité comme un enduro (Lt)
        Quels sont les réglages “idéaux” pour le faire bien fonctionner?

        Merci

        1. Du LT. mais il faut voir que le V1, nous l’avions essayé dans une configuration “endurisée” que permettaient une petite astuce à l’époque 😉 Globalement, il s’agit de réussir à conserver une certaine sensibilité et un certain dynamisme de la suspension arrière, sans que le vélo ne déporte trop son pilote vers l’arrière, car trop mou. Il y a différentes manières de faire, mais en gros ça se joue en étant fin et précis sur le SAG, puis sur la détente.

  5. Top vélo mais il le fait payer au prix cher 🙁
    En même temps la marque peut se le permettre. C’est beau, super bien fini et ça a l’air de marcher du tonnerre !
    Mais bon 8599€ pour un vélo qui sort à 13,4kg…ouch. Et quand on regarde des modèles + abordables (carbon S à 5499€ quand même), ça sort à 14,4kg sans pédales…alors certes le poids ne fait pas tout mais bon…
    Bref ce vélo restera un rêve pour beaucoup d’entre nous. Il en faut pour tous les goûts et tous les budgets, moi j’ai choisi de rester sur un concurrent + abordable 😉

  6. A votre avis, est-ce qu’un homme pas très lourd pourrait bénéficier du réglage de setting light des Julianna (au hasard 65kg en taille M). Par ce que toutes les filles ne sont pas des gringalettes non plus. D’ailleurs avoir systématiquement le poids et la taille des testeurs seraient un réel bonus (et mieux encore les mensurations complètes entrejambe et longueur des bras).

    1. Le piège en matière de settings de suspension, c’est que l’on utilise souvent le raccourci du poids pour les justifier, alors que dans l’absolu, ce n’est pas le simple poids, mais la manière avec laquelle il sollicite les suspensions, qui entre en jeu > en clair : le style de pilotage. Les filles n’ont pas seulement droit à des settings parce qu’elles sont globalement plus légères, mais aussi parce qu’elles pilotes différemment. Je ne vais pas entrer dans les détails au risque d’être mal compris, mais globalement on peut résumer sur l’idée que les filles sont plus délicates que les gars en matière de pilotage 😉
      Pour ce qui est de nos mensurations : 1m82, 81cm d’entrejambe pour 75kg pour ma part, même taille pour Tom qui complètera…

        1. bonjour,
          rien à voir avec la suspension mais je rebondis pour demander quelle taille de cadre vous avez roulé respectivement? Je fais 1,81 avec 81 cm d’entrejambe, je trouve mon pivot switchblade déjà presque trop long alors je me pose la question du Hightower en taille M surtout qu’il est plus long que mon vélo

          Merci

          1. Nous avons tous les deux roulé le même vélo > taille L.
            Et vu votre taille il n’y a pas de doute à avoir 😉

  7. Bonjour,
    Est ce que vous avez un avis sur les différences entre le Bronson et ce nouveau Hightower ?
    Finalement, lequel garderiez vous entre le Bronson et le Hightower pour un usage All-mountain / Enduro ?

    1. Question pas facile !
      L’Hightower est plus polyvalent. Plus à même à pédaler et surtout dans un meilleur confort que le Bronson.
      Ils partagent tous les deux une certaine fermeté de la suspension arrière : beaucoup plus marquée – c’est très flagrant – sur le Bronson que sur l’Hightower. Ce qui rend donc le Bronson plus difficile à exploiter.
      Ils partagent aussi tous les deux la même dynamique : celle propre aux Santa Cruz (Megatower, Bronson et Hightower) que l’on décrit dans cet article. Ils demandent un effort de la part du pilote avant de se laisser dompter. En quelque sorte, il faut être dynamique dessus pour en tirer profit au risque de se faire mener par le vélo, quand d’autres montures concurrentes sont plus tolérantes d’entrée de jeu avant de se raidir ensuite.
      Voilà ce qui rend donc l’Hightower plus facile à piloter que le Bronson mais aussi moins efficace face au chrono. L’Hightower est clairement plus enclin à chiller, rouler à la cool que le Bronson, même si ce dernier, grâce à ses petites roues est plus fun à piloter pour celui qui sait le dompter.
      Hightower > AM/Enduro
      Bronson > Enduro 😉

  8. Je me pose la question de l’intérêt de passer la Lyrik en 160 ?
    J ai aussi longtemps hésite sur la taille, finalement j’ai pris un L pour 183cm, même empattement que le foxy29, mais bien plus maniable et précis à faible vitesse.

    1. Salut David, tu sous entend que tu avais un Foxy 29 au paravant ? ou que tu as eu l’occasion d’en rouler un ? C’est intéressant de savoir…

    2. J’ai eu l’occasion d’essayer avec une 160 et pour le coup, je n’ai pas spécialement apprécié ce changement.
      L’Hightower donne l’impression d’être posé sur la roue arrière comme bon nombre de Santa Cruz. C’est un rail, collé au sol. Avec la fourche plus haute, qui amplifie cette sensation, j’ai eu du mal à charger correctement l’avant, avec l’impression d’être trop “dans” l’arrière du vélo.
      Le retour en 150mm fût révélateur : piloter un Hightower demande débine ressentir sa roue avant 😉

  9. Merci Tom pour ce test tant attendu …
    Une idée me vient à l’esprit; le megneg pourrait il apporter plus de soutien,sur les gros chocs les sauts,et du maintien en courbe serrer passer à fond de fond,puisque l’on ne peut pas installer un amorto ressort ?!

    1. Le MegNeg augmente le volume de la chambre négative. Il permet donc d’améliorer la sensibilité en début de course, d’augmenter le maintien à mi-course et de limiter les bottom-out par plus de progressivité.
      Sur cet Hightower, l’idée n’est pas totalement dénuée de sens. Elle est même plutôt bonne mais une chose me chagrine… Gagner en sensibilité et limiter les bottom-out, pourquoi pas : c’est toujours bon à prendre, surtout que sur les sauts, celui-ci peut talonner.
      Cependant, plus de maintien à mi-course pourrait devenir un calvaire. L’Hightower en offre déjà pas mal, il ne faudrait pas que plus lui soit défavorable. Trop de maintien à mi-course peut rendre le pilotage difficile, voir impossible.
      Ici, seul l’essai peut trancher…
      A savoir aussi, que chaque vélo et cinématique sont différentes. L’impact et l’intérêt de l’usage d’un MegNeg est donc à traiter au cas par cas 😉

  10. le velo est bien, le test est pas trop mal (mais certain passages sont bizarre… le megatower ca n’est pas “le defaut santacruz” et quand vous parlez de “typique santacruz” c’est souvent juste… faux. Leur nouveau systeme de suspension change par mal le comportement qu’ils avaient) par contre c’est cher. Les commencal sont une bien meilleure affaire par exemple (je possede un HT2).

    1. Bonjour Jim. Quand on parle de “Typique Santa Cruz”, on pense au comportement typique qu’implique le système VPP, la position du point de pivot virtuel et la trajectoire qu’il suit au cours du débattement. Un raisonnement mené et expliqué de longue date, et plusieurs fois confirmé via différentes sources très bien placées dans l’industrie et le développement des vélos. Pour plus de détails > https://fullattack.cc/2017/01/didactique-suspension-assiette-dynamique/
      Plutôt que de penser que ce que l’on dit est “simplement faux”, je pense donc plutôt que l’on accorde toi et nous pas forcément les mêmes sens à certains mots, et que l’on ne doit pas forcément parler de la même chose. Si tu veux nous expliquer ce qui te parait incohérent dans ce que l’on rapporte du comportement du vélo, nous t’apporterons les précisions nécessaires 😉

  11. Oui , je confirme, j’ai bien rouler un Foxy 29 pendant un an avant de craquer pour un Hightower 2020.

    Du coup que pense tu de passer la Lyrik en 160 ?

    Je pense ne pas m’être trompé sur le choix de la taille, mais avec 183 cm (78 cm de sortie de selle, 85/86 cm d’entrejambe) j’aurai pu partir sur un XL, mais j’aurai peut être un peu perdu ces aspects que vous décrivez : “penche juste ce qu’il faut du côté Enduro pour donner la banane”, “C’est un jouet, il est sain et sa légèreté perçue facilite le mouvement, alors il faut jouer avec ! ”

    En tout cas merci pour ce super essai qui retranscrit presque mot pour mot ce que je ressent au guidon, je n’ai juste pas la sensation que le vélo bute sur les obstacles au pédalage, mais tout au contraire quelle a tendance à les effacer.

    1. Merci David pour ce retour sur le HT2. Je fais 1.82m, 86cm d’entrejambe, sortie de selle 77cm et envergure de 1.92cm autant dire que j’ai des grandes jambes et des longs bras ! Du coup je me suis arraché les cheveux pendant 15 jours pour choisir entre L et XL. Les cotes du XL (top tube, stack) me plaisent beaucoup mais l’empattement de 126cm me fais peur pour le côté joueur et maniable, surtout en 29… cet empattement correspond à des tailles XXL chez d’autres marques !
      J’ai donc commandé hier un cadre taille L pour un montage trail enduro light. J’envisage aussi de passer en 160 devant si besoin ?
      @ Tom Garcia quelles sont tes mensurations ? as tu essayé un HT2 en XL ? Que préconises tu pour ceux qui sont entre les 2 tailles ?
      Merci pour cet article qui m’a convaincu dans mon choix ! 😉

    2. Ça peut se tenter, mais il se peut qu’avec 10mm plus haut devant, il re-devienne un peu plus exigeant à régler, comme le LT précédente génération. Disons que ça peut se faire si tu règle la Lyric 160mm assez soft 😉

  12. @ Antoine
    effectivement cette histoire de façon de rouler des filles est un terrain glissant… mais j’ai la lucidité de penser que certaines filles qui font de la compétition à un certain niveau roulent plus agressif que moi ^^
    Alors au fond la question reste la même… Ces filles là ne devraient-elles pas rouler sur un Hightower plutôt qu’un Maverick, tandis que bien des enduristes du dimanche pourraient tirer profit du setting du Maverick ?
    As-tu essayé le Maverick par simple curiosité ? ;-p

    1. Même en compétition, les filles sont rarement agressives en terme de pilotage. Elles font vraiment preuve de constance, de régularité et d’endurance, et parfois de délicatesse. Ce sont des qualités que peu d’homme partagent avec le sexe féminin d’ailleurs. La raison pour laquelle un paquet d’entre eux se retrouvent derrière aux classements : trop d’erreur, trop de fatigue engendrée par un rythme en dent de scie, trop d’engagement, etc.
      Voilà pourquoi le choix d’un Maverick ne se fait pas que sur le seul critère du poids 😉

      1. Je vous suis infiniment reconnaissant pour l’explication 🙂
        Mais, notez bien que je ne cherchais pas à débattre sur le poids ou la technique des filles. ;-p Ce que je cherche à savoir est plus concret : quelles sont les différences sur le terrain, à pilotage égal, de ressenti, de confort ou de dynamisme entre un hightower et un maverick. Je serais très preneur de ce genre d’info afin de comprendre lequel pourrrait me convenir le mieux (en dehors de tout à priori sur ma façon de piloter basée sur mon sexe 😀 ).

        1. Justement c’est cette comparaison avec le pilotage des filles qui doit te permettre de juger ou non s’il est bon de basculer sur un Juliana ou pas : à toi de définir ta façon de piloter. Tu peux poser la question directement à Santa Cruz, ils ont peut-être eu des cas similaires et ont donc déjà été confronté à la question 😉 Avec notre poids, Antoine et moi, on ne pourrait pas juger même en essayant un Juliana.

    2. Oui, par les temps qui courent, ça peut vite, à tort, être mal interprété… Je n’ai pas eu l’opportunité. Je serai curieux, également pour mettre ces settings en face de certains settings “light” que d’autres concurrents mettent à l’honneur aussi… C’est donc un peu tôt pour tirer de grandes conclusions sur les enduristes du dimanche 😉

  13. On parle bien du LT et non du Hightower V1?
    Car dans l’essai il était clairement cité comme un enduro (Lt)
    Quels sont les réglages “idéaux” pour le faire bien fonctionner?

    Merci

    1. Bonjour, j’étais en charge de cet essais il y a quelques temps. Il avançait à bon rythme lorsque j’ai eu un problème de santé nécessitant une opération. Je reprend pleinement le travail ces jours-ci et donnerai suite à ce test dès que possible. Merci.

  14. Bonjour Tous,
    Ces dernières années, avec l’augmentation significative des reachs, j’ai de plus en plus de mal à me placer sur l’arrière (mon bassin reste en haut de la roue de mon 29 actuel, pas plus loin) et c’est assez gênant en s’aventurant dans les pentes l’Enduro Roc par exemple.
    Je roule en taille M (Genius) pour 1m72, mes reach et empattement sont plus grands que ceux d’une Stumpjumper FSR taille L de 2015…
    Le nouveau Hightower suit le courant actuel avec un reach encore plus long.
    Ma première réaction est que le cycliste entre deux tailles pourrait (ou devrait) aller vers une taille inférieure pour des pratiques un peu engagées.
    Ma seconde réaction est de remarquer que les angles de tige de selle très droits réduisent significativement les top tubes et je me dis : aïe aïe aïe ça ne va pas être confortable pour pédaler longtemps !

    Quel est votre opinion sur la fiabilité des “size chart” des fabricants en général et sur Santacruz avec son Hightower en particulier ?

    1. Globalement, sauf cas exceptionnels, les “size chart” des marques qui offrent la possibilité entre de nombreuses tailles me semblent plutôt fiables et j’invite souvent les pratiquant à les suivre. Et chez Santa Cruz en particulier 😉

      1. @tom
        Peut on extrapoler ton raisonnement sur le passage en 160mm a l’avant, avec le choix de la taille du higthower.
        En d’autre terme, lorsqu’on se situe entre deux taille, ne serai t-il pas judicieux de choisir la taille inférieur pour avoir plus de facilité a charger l’avant du vélo ?

  15. Super votre essai, mais il me fait me tracasser sur deux points:
    Le premier concerne le confort. En effet je ne cesse de vouloir le comparer au Megatower (même s’il ne joue pas dans la même catégorie..), et sans pouvoir les essayer physiquement je ne sais lequel me soutiendra le mieux dans ce domaine, sachant que je dépasse de loin le quintal…
    D’où le deuxième point, la polyvalence!
    Outre le fait que le hightower soit apparement un monstre dans ce domaine, n’est-il pas envisageable de pedaler de longues heures au guidon du Mega??

    1. Le Megatower est capable de pédaler de longues heures, il le fait juste de manière un poil moins efficace. Et encore, la différence n’est pas énorme !
      Concernant le confort, vous n’aurez aucun soucis à ce niveau sur l’un ou sur l’autre avec plus qu’un quintal 😉 La différence va se faire sur leur capacité d’amortissement : le Hightower aura tendance a beaucoup travailler sans forcément encaisser quand le Megatower soutiendra et encaissera mieux. Là, votre poids peut vous pousser à choisir le Megatower.
      Mais, le choix doit se faire en fonction de votre pratique et de l’endroit où vous pratiquez : en montagne et Enduro > Megatower, en plaine, vallonné plutôt en All Mountain > Hightower.

  16. Très bel essai comme d’habitude ! J’hésite pour ma part en un Hightower et un Tallboy sachant que j’habite dans le sud est avec des parcours très changeant, roulant ou parfois cassant. Lequel collerait le mieux à ma pratique sachant que j’adore foncer dans les descentes mais je n’ai pas envie de trainer un boulet dans les montées ?

  17. Bonjour

    La size chart de Santa spécifie M pour 1,65m à 1,75m et L pour 1,75m à 1,85. Donc pas de recouvrement alors que toujours sur leur site, il y a un schéma où on voit un peu de recouvrement.
    Avec 1,76m et 80cm d’entrejambe vous recommanderiez quelle taille ?

    Merci !

    1. Bonjour,

      J’ai une observation qui peut aider > chez Santa Cruz, les vélos sont proposés en 5 tailles, et la taille L est “au centre” (S et M en dessous, XL et XXL au dessus) quand bien souvent chez la concurrence, c’est la taille M qui est au centre. Ça peut créer une confusion et aller à l’encontre de certaines habitudes. Néanmoins, c’est confirmé sur le terrain. À la rédaction, Je mesure 1m82, Tom mesure 1m81, et Quentin mesure 1m78. Nous sommes habitués des tailles L, nous n’essayons que ça pour pouvoir comparer d’une marque à l’autre. Et justement, les StanCruz en L taillent légèrement plus petits que la concurrence. Habituellement, Tom et moi nous trouvons “juste bien dans la plage des taille L concurrente”, tandis que Quentin a roulé plus longtemps du M avant de se mettre au L. Là, sur les derniers Santa (Hightower & Tallboy notamment) on valide que le L puisse convenir à partir de 1m75. Au plaisir 😉

  18. Bonjour,

    Super test, merci beaucoup.
    J’hésite entre un Bronson C S et un Hightower C S. J’aime les vélos joueurs et vient du BMX, j’ai peur que le Hightower ne me permette pas de bunny uper un peu partout et de me faire plaisir sur les sauts… Quand penses-tu ?
    De plus pas mal de trail assez sinueux avec de belles epingles vers chez moi, est ce que le Hightower est à l’aise dans ce type d’exercice ?
    Je ne rechigne pas à pédaler et aimerait un bike à l’aise dans cet exercice également…

    Merci!

    1. Bonjour,
      Hésiter entre un Hightower et un Bronson c’est, à quelques détails près, hésiter entre 29 et 27,5 pouces !
      Justement, en dehors de cette différence, le principal détail qui les différencie c’est la fermeté de leur suspension arrière : le Bronson est plus ferme, plus demandant en pilotage. Il nécessite d’appuyer sur l’arrière et de jouer un poil plus avec le positionnement du corps.
      Les 2 sont funs et il est révolu le temps où les 29″ ne tournaient pas dans les épingles. Ça ne peut donc pas être l’élément différenciant.
      Les questions à se poser sont donc : quel vélo j’ai actuellement ? Qu’est-ce que je lui reproche ? Qu’est-ce que j’aimerai voir évoluer/progresser en terme de comportement ? Où j’habite et sur quel terrain je roule ?
      Tes réponses me permettront peut-être de t’aiguiller un peu 😉

  19. Salut, je me pose exactement les même questions que Alex 🙂
    J’hésite entre un Bronson C S et un Hightower C S, J’aime les vélos joueurs, pas mal de trail assez sinueux avec de belles epingles vers chez moi.
    Merci !! 🙂

    1. Salut, tu peux déjà te poser les mêmes questions qu’Alex, ça t’aidera forcément à orienter ton choix 😉

      1. Salut Tom, Merci.
        J’ai un YT capra de 2015.
        Je lui reproche de s’affaissé (amortisseur) des que j’essaye de jouer avec le terrain, et d’être assez difficile a pousser en monté.
        Ce que je lui reproche également mais je pense que c’est plutôt du a la fourche RS pike RCT3 qui est assez vielle de vraiment tabassé dans le cassant.
        J’aimerais une vélo très joueur qui me permette de jouer avec le terrain et de faire des randonné en haute montage. la vitesse n’est pas ce que je recherche.
        Je roule en enduro, rando de haute montagne et de temps en temps bike park. Je fais du vélo depuis 10 ans mais mon but c’est vraiment de m’amusé avec le terrain, pas la vitesse 🙂
        Merci beaucoup.

  20. Pour info j’ai un Bronson cc depuis avril de l’annexe et J’ai grosso le même programme que toi Jordan, beaucoup de montagne avec du bon dénivelé et d’enduro sans compétition dans le 04 et le 05. Je me régale vraiment avec ce bike qui est très joueur et dynamique, pas trop éprouvant malgré mes roues Duke carbone, avec un potentiel illimité… Il tourne tout seul ou presque et pédale vraiment bien. Il a un côté pousse au crime quand ça roule vite également mais demande à plus s’employer j’imagine plus qu’un 29. Avant ce vélo j’avais un altitude rocky altitude rally édition et il y a 4 ans je roulais en 29 pouces. Avant d’acheter le Santa j’avais essayé deux trois 29 aux géométries plus modernes mais j’ai tout de suite senti moins de feeling, un côté “tank”, et moins le côté joueur des roues de 27,5. Je m’y retrouve dans ce format malgré mon 1,92m…a+

  21. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour vos nombreux articles notamment les comparatifs qui m’ont vraiment aidé à affiner mon choix pour mon prochain achat .
    Félicitations à vous pour ce travail que je trouve très complet et bien « construit » ?

    J’ai lu avec grand interêt l’ensemble des essais et je n’arrive pas totalement à faire mon choix sur le vélo le plus adapté.
    J’ai retenu deux vélos : le Hightower et le Occam M30.

    J’habite en région lyonnais et je souhaite un vélo polyvalent ayant un « certain rendement »dans les ascensions et offrant du plaisir dans les descentes. Ça semble assez simpliste mais c’est comme cela que je définis ma pratique.
    je ne suis pas un adepte du chrono (pas de compétition) pas un gros bagage technique (les sauts ne sont pas pour moi)
    Finalement je cherche quelque chose de confortable et stable dans les descentes et pas trop exigeant.
    Hormis, les M’ont du Lyonnais, j’effectue quelques séjours en station ainsi que quelques spéciales dans ma région natale du Haut Languedoc (secteur Épic Enduro).

    je ne suis un « spécialiste VTT » mais un simple amateur qui prend beaucoup de plaisir dans cette nouvelle pratique.

    Merci d’avance pour votre aide et encore merci pour vos éclairages

    Seb

    1. Bonjour Seb,

      merci, à la fois pour ce retour positif, et pour la clarté de la demande 😉 Pour aider à se décider, on peut grossir le trait des différences entre les deux vélos. Comparé à vos attentes, ça devrait aider à choisir…

      La première différence se situe au pédalage, assis sur la selle, au train, pour de longues ascensions. La suspension du Occam reste très active, avale le terrain, même si elle semble toujours à la limite du pompage. Sur les gros trous, on peut donc avoir quelques mouvements d’assiette mais globalement l’assise est très constante, et sur les rochers, racines et autres, on peut rester posé, assis. Sur le Hightower, la suspension fige davantage quand la chaine se tend. Les mouvements d’assiette du vélo sont plus figé, l’assise est bonne, l’impression de rendement est importante mais le vélo n’avale pas le terrain. Il faut se lever de la selle et accompagner le vélo pour épouser le terrain et ne pas butter dans les obstacles.

      Seconde situation, en descente, sur terrain défoncé (typique du haut Languedoc 😉 Le Hightower y parait être un véritable tapis volant, qui se joue du terrain de lui-même. Ça peut parfois quand même taper, mais globalement, on “vole” au dessus du terrain. Il faut le “laisser aller” et profiter de son travail sans le brusquer. Il trouve de lui-même le rythme auquel il performe, et y reste. Le Occam offre un maintien plus ferme, permettant de prendre des initiatives “dans l’instant” pour sauter, tourner ou autre. Il est plus réactif. il est moins limité : à bas régime, il permet de réagir dans l’instant, tandis qu’il semble sans limite de vitesse, capable de suivre et d’être dans le coup quel que soit le rythme.

      ça vous aide ?

  22. Bonjour,
    Je possède un hightower 1 depuis plus de 2 ans dont je suis très satisfait. Si j’avais une chose à lui reprocher ça serait sa position, on a l’impression d’être assis sur l’arrière et dans les montées techniques on a la sensation d’être mal assis, peut-être est-ce dû à la fourche de 150 MM dont je l’avais équipé à l’achat au lieu de 140 MM pour du 29 pouces.
    J’hésite à passer sur le nouveau modèle qui je l’espère a gommé ce défaut ou carrément à passer sur un tallboy 4 qui apparament est plus joueur et tout aussi capable en descente.
    J’habite en région parisienne et à part 1 où 2 sorties annuelles à la montagne je roule surtout dans la région (Fontainebleau, Valle de chevreuse..).
    J’aurais souhaité avoir votre avis vu que vous avez roulé sur les 2 modèles.
    En vous remerciant

    1. Pour avoir rouler les deux, il n’y a pas photos en matière de position de pédalage. Quand l’ancien était un pédalo, avec un tube de selle très couché et le poids complètement en arrière, le nouveau est un bien meilleur pédaleur de part son tube de selle redressé et sa position plus centrée.
      Vis-à-vis du Tallboy, pas besoin d’hésiter si la seule chose que tu reproches au Hightower est sa position de pédalage trop en arrière 😉

  23. Bonjour !

    J’ai le choix entre un Hightower et un Megatower.
    Je possede actuellement un Hightower LT en 170 devant et ressort arrière.
    Ma pratique est plutot engagée en descente mais je grimpe pas mal à la pédale.
    Mes régions sont principalement le Jura et les Alpes.
    Je pratique aussi en competition enduro sans chercher le top 10.
    Je roule très peu en bike park avec ce vélo.
    A première vue je m’orienterai sur le Hightower, est-ce le bon choix?
    Merci

    1. Bonjour Mathieu,

      difficile de répondre à la question telle qu’elle, peux-tu apporter quelques précisions ? Notamment ce que tu apprécie du Hightower LT actuel, et ce que tu peux lui reprocher ? Ça permettra de mieux cerner ce que tu attends, et te dire quel vélo semble le plus à propos 😉 à très vite

  24. Bonjour Antoine,

    Tout d’abord merci,
    J’apprécie son comportement quand ça va vite, très vite ainsi que dans le défoncé. Le plus gros reproche c’est quand ca grimpe >12% ou le vélo a la facheuse tendance à lever la roue avant (suremement dû au 170mm à l’avant). Il faut trouver le bon compromis pour garder du grip à l’arrière.

    1. Je pense que tu as raison > lever de l’avant, c’est très certainement dû à la fourche de 170mm. Le Hightower LT n’est pas fait pour, à la base. Heureusement que tu utilise un ressort à l’arrière, sans quoi tu ferais du pédalo à mon sens, trop affaissé de l’arrière.
      Maintenant, ça ne nous oriente pas forcément. Dans les deux cas, tu auras un vélo plus équilibré avec les nouveaux Hightower et Megatower. Utilise-tu tout le débattement de ta fourche à l’avant ? As-tu une idée des vitesses auxquelles tu estime que ton vélo est stable comme tu le souhaites ?

  25. Bonjour,

    Sur le site de la marque, il est indiqué que les amortisseur à ressort ainsi que certains modèles à air ne peuvent être installés sur le cadre.

    Qu’en est il de la monte du MegNeg sur le rockshox?

    Merci à vous

  26. Quand je regarde la photo en gros plan de l’amorto en début d’article je dirais que la MegNeg passe.
    Effectivement quand on voit le puits du cadre pour le passage de l’amorto suivant la longueur du corps d’un modèle air ou en raison du diamètre d’un ressort on peut se poser la question si ça passe, mais c’est difficile de valider sur une photo.

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