Verdict – Essai du Specialized Enduro Elite

Dans les tribunes de l’hippodrome, il y a souvent un cheval que les parieurs s’arrachent. Celui dont le nom, l’allure et la réputation font de lui une valeur sûre… Et le Specialized Enduro, qui, à chaque sortie fait des émules, fait partie de ces chevaux.

Depuis sa présentation et notre prise en main californienne sur un terrain particulièrement aseptisé, ça nous laissait grandement sur notre faim… Modèle phare du monde de l’Enduro rien que par son nom, ce dernier Specialized Enduro nous intriguait encore plus puisqu’il cassait les codes familiers auxquels Specialized nous avait habitué. La marque osait enfin prendre une direction différente…

Nouveau design, nouvelles caractéristiques de cinématique, géométrie très moderne… À l’heure de sa sortie, cette nouvelle monture semblait audacieuse mais séduisante. Qu’en est-il maintenant sur nos trails ? Est-il un fidèle destrier, sur lequel on peut toujours compter ? Se démarque-t-il vraiment de la concurrence ? L’essai est désormais bouclé, le verdict tombe…


Au sommaire de cet article :

Specialized Enduro

  • Usage Enduro
  • AV/AR : 170mm, RS Lyrik + Super Deluxe
  • Triangle AV/AR en carbone
  • Reach 487mm en taille S4, offset 42mm
  • Roues Roval Traverse 29 pouces, 30mm

Premières impressions

Allez ! En selle, au guidon de ce Specialized Enduro Elite :

Ça motrice fort !

Comme bien souvent, mes premiers tours de roues au guidon du Specialized Enduro se font en montée, pour rejoindre la première descente. Et les premiers coups de pédales me surprennent tant ils sont efficaces. Non pas que l’Enduro rende bien, mais il exploite la totalité de mon effort. Rien n’est gâché tout est transmis au sol par la roue arrière : j’avance, surtout, je monte !

En fait, ce jour là, comme tout ceux qui suivirent, je monte tous les raidillons en forçant, mais j’en sors sur le vélo. Et même certains que je n’avais jamais monté, ni même espérer pouvoir en sortir sans poser le pied un jour. Ce Specialized Enduro grimpe partout : la motricité est impressionnante. Collée au sol, jamais la roue arrière ne perd l’adhérence en montée.

Ça grippe, ça pardonne…

Quand la pente s’inverse et que la vitesse augmente, c’est aussi vers la roue arrière que mon attention est attirée. Une fois encore l’adhérence est au rendez-vous. En fait, dès que je freine et que je porte mon poids sur l’arrière, le Specialized Enduro décélère instantanément. Le pneu mord le sol, le grip est dingue. J’arrive même à gérer une certaine glisse. Et quelque soit la nature du terrain, au freinage, comme sur l’angle, il semble filtrer ce qui se passe sous les roues… Au-delà des sensations, il est tolérant et c’est très rassurant. On sait qu’on peut compter sur lui pour pardonner !

Et, après certaines sorties, où les grosses compressions sont rares, il reste presque 1cm de course à l’amorto que je n’utilise pas. Ce qui confirme mon impression : au guidon du Specialized Enduro, on a l’impression d’avoir une réserve permanente. De quoi nous sauver des imprévus, et une fois encore ça rassure.

…mais ça pousse !

Mais, au début, alors que je cherchais encore des réglages qui me conviendraient, le Specialized Enduro avait tendance à me déséquilibrer dans les compressions en courbes ou dans les virages relevés. Pas au point de me désarçonné mais de quoi suffisamment me déséquilibrer pour mal engager le virage et m’obliger à toucher au frein pour ralentir… Et dans la pente, pareil ! Il me pousse au c*l, me déstabilise en me poussant vers l’avant… « Je ne suis pas à mon aise Claudie ! »

À quoi c’est dû ?

Motricité importante au pédalage, déstabilisant dans les appuis… j’ai ma petite idée puisque j’ai déjà connu ça ailleurs ! Aiguillé, je penche de suite sur sa cinématique et ses caractéristiques en matière d’anti-squat notamment !

Et, il y a une méthode infaillible pour influencer l’anti-squat : enlever la chaîne ou changer de taille de plateau. Monté d’origine avec un 30 dents, je monte progressivement > place au 32 dents.

C’est radical ! Avec ce plateau plus grand, le Specialized Enduro perd instantanément en motricité à la roue arrière lorsqu’on pédale en côte et s’en trouve plus posé dans le débattement qu’avant quand la pente s’inverse ou qu’on rentre dans les appuis. L’anti-squat diminuant, les manivelles et les pédales bougent moins sous les pieds, on gagne en stabilité.

Ça confirme donc un anti-squat élevé. Et c’est justement une des particularités de ce Specialized Enduro : un anti-squat bien plus élevé que les générations précédentes.

Puis, il suffit d’ouvrir l’amortisseur pour y trouver 2 spacers – un « normal » et un gros GNAR 2.5T. Ajoutons à cela une progressivité marquée et on obtient une fin de course pas facile à atteindre. La réserve permanente s’explique sans pour autant vouloir s’en passer en supprimant un de ces spacers… Malgré tout, le Specialized Enduro se la joue plush ! C’est un canapé sur le reste du débattement…

Comment ça se règle ?

Donc, résumons ! Il pousse quand ça penche, il est généreux en débattement et dépend fortement de son anti-squat, à 30% de SAG, en montage d’origine, il est clairement déstabilisant

Tout me pousse à augmenter le SAG ! Et c’est une bonne chose puisque qu’autour des 35% il devient moins vicieux dans la pente, moins déstabilisant sans pour autant perdre ses bonnes capacités à la pédale.

Fermer la détente plus que de coutume peut aussi aider à le calmer dans la pente, comme l’ajout d’un token supplémentaire peut s’avérer utile pour les plus agressifs, histoire de garder cette réserve intéressante avec ce SAG plus important.

RéglagesAvantArrière
SAG25%35%
Détentemi-plage1/3 ouverte
Compressionsouvertesouvertes
Token / Spacers1 (d'origine)2 à 3 (2 d'origine : GNAR + normal)

Finalement, le Specialized Enduro Elite a la classe et le génie pour faire bien fonctionner son amortisseur d’origine, plutôt milieu de gamme, un RockShox Super Deluxe Select+, là où d’autres vélos ne pourraient même pas s’en accommoder. Ça mérite d’être dit !

Reste encore 2 paramètres avec lesquels on peut jouer… La position d’ancrage de l’amortisseur et la taille du plateau ont aussi leur mot à dire :

Position High et Low

Deux positions, qui se distinguent… J’ai commencé l’essai en position Low. Ultra stable à hautes vitesses, c’est véritablement impressionnant. Mais est-ce vraiment utile !? On roule plus souvent sous les 30km/h qu’au dessus des 50km/h. La motricité en montée est très élevée. La roue arrière tracte fort ! Mais je cherchais justement à ramener un peu de poids sur l’avant pour gagner au pédalage à plat – par la position – et favoriser la relance, où il peine.

Le passage en position High s’imposait. Est-ce finalement la réponse à mes besoins ? 

En partie ! Plus redressé et moins sur l’arrière, le vélo pédale mieux au long court, se dynamise un poil à la relance. Il perd très légèrement en motricité, il grimpe malgré tout encore partout, mais sors plus vite en fin de pétard. Cependant on se sent haut perché. Le boitier n’est pas bas sur le papier – à 354mm du sol – même s’il a tendance à descendre lorsque la suspension travaille, ça se ressent en dynamique. J’ai malgré tout conservé cette position plus polyvalente par la suite.

Histoire de dents

Comme on l’a fait, jouer de la taille du plateau permet d’influencer de manière très perceptible l’anti-squat et finalement le comportement du Specialized Enduro tant il tient à cet effet de chaîne.

Avec un plateau de 30 dents, l’anti-squat est plus élevé qu’avec un 32 dents. Ici, l’idée c’est d’en jouer selon la sortie, les préférences ou le terrain. Si on cherche à grimper partout, qu’on roule des sentiers naturels sans véritables appuis ou compressions, on s’accommodera très bien du 30 dents.

Et si on roule plus dans la pente, avec des virages relevés, beaucoup de mouvements de terrain, sur des traces rapides et qu’on se moque de passer sur le vélo l’unique pétard de la sortie, le 32 dents – ou plus – est à privilégier.

Comment ça se pilote ?

Maintenant qu’on a bien cerné comment ce Specialized Enduro fonctionne et surtout qu’on a bien saisi son petit côté vicieux dans la pente, qui peut pousser à la faute alors qu’il est plutôt celui qui nous facilite la tâche dans les autres situations, il est temps de savoir comment monter ce cheval…

En montée et au pédalage

Si sur le papier son angle de selle pourrait mériter d’être encore plus redressé, il n’en est rien une fois en selle. Dans l’ensemble, ça se tient grâce à l’anti-squat élevé, l’assiette au pédalage est stable, c’est cohérent avec le reste du vélo et on n’a pas l’impression que ce n’est pas assez redressé comme le Nukeproof Mega aurait pu nous le faire sentir à l’augmentation du SAG.

On l’aura compris, il faut jouer de cet anti-squat pour profiter des qualités de grimpeur du Specialized Enduro. Bien qu’au train, il est préférable de pédaler rond, de rester assis et de monter tranquillement sans grand changement de rythme, quand la pente s’accentue, l’approche est un poil différente…

En montée raide, on se doit de jouer avec sa motricité exceptionnelle pour sortir sans poser pied quitte à forcer plus qu’à mouliner pour plaquer la roue au sol et sans hésiter à passer sur le bec de selle voir même à se lever. Ça ressemble à une épreuve de force, mais le Specialized Enduro nous le rend bien !

Dans la pente

Une fois réglé en connaissance de cause, il n’en perd pas totalement ce côté vicieux à pousser au c*l, alors on s’adapte…

… ou plutôt, on s’en méfie, on dompte la bête ! Pour ça, on ne s’emballe pas, on garde le contrôle du vélo et de la vitesse et on n’hésite pas à appuyer sur les jambes. Même si, après quelques minutes de descente, elles brûlent là où d’autres vélos pourraient les préserver plus longtemps…

Si ça parait être un inconvénient au premier abord parce que c’est physique et déconcertant, on finit par s’y habituer et en tirer profit, puisque sans attaquer ou chercher à aller vite partout, le Specialized Enduro continue d’avancer tout seul. Il va de l’avant de lui-même. Il génère sa propre vitesse ! Il est autonome, à condition de ne pas être passager. La recette gagnante : c’est le joker ET le cheval !

Au freinage

Comme on l’a vu le Specialized Enduro décélère vite au freinage, on peut freiner tard ! Donc, sachant ça, on peut en jouer, le grip à la roue arrière finira toujours par nous arrêter.

Au début c’est presque flippant parce qu’on trouve que la vitesse est plus élevée que d’habitude, on n’envisage presque de quitter le navire mais au dernier moment, il ralentit et on peut enchaîner

Effrayant certes mais diablement efficace… à condition de relâcher le frein ! Et oui ! Il vaut mieux rapidement retirer le doigt du frein, au risque de rester coller dans le virage. L’adhérence au freinage est donc à double-tranchant ! Pour en tirer vraiment profit, il est nécessaire de trouver le bon timing, le bon doigté…

Quand ça va vite

Et quand la vitesse s’emballe, qu’on lâche tout et qu’aucun doigt n’est sur les freins, le Specialzied Enduro se montre ultra stable, surtout en position basse.

Au delà des 40km/h, il passe un cap tellement il est rassurant. J’ai eu comme l’impression de rentrer dans une bulle où rien ne pouvait m’arriver. On garde la position, on anticipe, et on peut même se cacher derrière la potence pour optimiser l’aérodynamisme.

En fait, il n’y a pas grand chose à faire tant il nous facilite la tâche qu’on aimerait trouver plus souvent des portions très rapides, gaz en grand, #fullattack, pour en profiter ! C’est bonnard, enivrant.

Quand c’est joueur

Quand les mouvement de terrain s’enchaînent, qu’on peut sauter d’un caillou à l’autre, que ça virevolte d’un virage à l’autre… en fait, quand le terrain se prête à jouer énormément avec le vélo, le Specialized Enduro fatigue.

À la peine, il est usant, il ne rend pas de manière dynamique ce qu’on lui donne en pompant, poussant, tirant sur le guidon, etc. C’est n’est pas son domaine, il préfère faire simple : rouler et absorber ou alors un simple manual, mais pas plus !

En courbe, en virage ou quand ça brasse

Le meilleur pour la fin !? Oui, peut-être un peu !

Dans l’ensemble, le Specialized Enduro est rigide. Même sur l’angle, où les efforts ont tendance à vriller le cadre, tout se tient, tout fonctionne et reste sensible. Mais il n’est pas raide : son cadre filtre, ne rebondit pas, c’est presque feutré. Du coup, ça tolère et ça facilite grandement la tâche !

Et c’est en courbe que c’est flagrant ! Si ça glisse ou que ça tape en pleine courbe, il fera le job et nous épargne du geste qui pourrait nous tirer d’affaire. C’est là son côté protecteur et facilitateur d’un fidèle destrier !

Pour qui ? Pour quoi faire ?

Ses qualités de grimpeur et sa réserve naturelle en débattement me poussent forcément à l’apprécier et à le conseiller pour des sorties en montagnes où le terrain est souvent pente et exigeant en montée et où quelques passages descendants engagés, exposés et peu roulés demandent d’en avoir sous le pied pour nous sauver. Et oui, le Specialized Enduro est un vrai montagnard :

Facilement, c’est justement ça ! C’est un facilitateur, tel un passeur, c’est lui qui permet de passer facilement un col en montagne mais aussi presque partout ailleurs. Si l’on ne cherche pas à jouer à tout va avec le terrain, avec tout ce qui passe sous ses roues, c’est lui qui permet de rouler à 80% à la même vitesse qu’avec un autre vélo pour lequel on se donnerait à 100%. Il facilite la tâche, à condition de l’avoir bien cerné… Il peut faire des heureux s’il est dompter mais d’autres pourraient le regretter tant il prend à sa charge un paquet d’impact.

Certains lui reprocheront d’être collé au parquet à la relance, mais c’est un peu son côté canapé qui ressort. S’il nous pousse d’ailleurs a en sortir, c’est lui qui, quand faut relancer reste vautré, le cul dans le canapé ! Il faut le savoir, le bougre est fait pour du vrai VTT, pas du Gravel !

En plus…

Tel quel, l’Enduro a matière à progresser… Voici donc deux points qui pourraient optimiser le Specialized Enduro, quelle que soit la situation :

Avec un MegNeg…

Nous passions à l’essai ce kit d’amélioration Rock Shox il y a peu. Le Specialized a tendance a utiliser assez peu de débattement pour dissiper les impacts. C’est ainsi qu’il garde de la réserve avec une fin de course assez peu utilisée.

Avec l’amortisseur d’origine il s’avère que les fins techniciens y trouveront ses limites en matière de toucher de terrain et de dynamisme. Plush, on aimerait parfois le rendre un poil plus ferme pour mettre du peps à son pilotage.

L’usage du MegNeg sur l’Enduro a du sens. Avec, il utilise encore moins de débattement. Tout en gardant un SAG à 35%, il exploite encore mieux chaque millimètre, le toucher de terrain est moins raide, le support à mi course est plus flagrant et la fin de course se réserve aux très gros impacts > l’assiette est encore plus stable. L’Enduro gagne en maintien, il oscille moins, il avale tout sans s’affaisser et toujours sans faire broncher le pilote.

Ce qu’on aurait aimé…

Lorsque nous essayons le Specialized Stumpjumper Evo, il nous montrait à quel point son boitier de pédalier vraiment bas pouvait être un atout majeur en terme de stabilité et de maniabilité. Il semblait contrecarrer la longueur relative de son empattement.

Ici, le Specialized Enduro semble haut perché. Autour des 350mm, ça commence à faire maintenant ! Une fois dessus, on sent vraiment que le boitier est haut perché. Certes cette sensation s’estompe un poil en dynamique, lorsque la suspension s’enfonce, mais quand même…

Rarement gêné par les pédales, au risque de les cogner partout, on aurait aimé un boitier plus bas. Et quand bien même il faille parfois jouer du positionnement des pieds pour éviter de frotter les pédales, on aurait préféré gagner en assurance et en jouabilité de cette manière ! Ce qui pourrait aussi calmer les ardeurs de l’Enduro dans la pente…

Vis-à-vis de la concurrence

Sans pourtant pouvoir l’assimiler dans sa globalité à un de ses concurrents, le Specialized Enduro nous a souvent rappelé quelques traits de caractère de chacun  :

Orbea Rallon

Ils se rejoignent fortement dans l’usage de l’effet de chaîne. L’anti-squat de l’espagnol est encore plus élevé, et à la pédale il rend bien plus. Cependant il n’atteint pas la motricité de l’américain, qui profite d’une géométrie plus longue, notamment des bases, qui aident fortement à garder la roue arrière au sol.

Le Specialized est aussi plus tolérant, quand l’Orbea reste quand même plus raide, notamment son triangle avant, autour de la douille de direction. Enfin, l’Orbea est plus vif, autant au coup de guidon, qu’au coup de pédale.

Nukeproof Mega 290c

Bien que conçus très différemment, les deux offrent une motricité importante en côte : l’anglais par ses bases longues, l’américain par son effet de chaîne.

Ils se rejoignent dans leur comportement en descente et leur côté canapé qui les rendent confortables. Les deux sont peu raides et tolérants ! Ils préfèrent garder la vitesse et enchaîner que jouer avec le terrain.

Si le Nukeproof est plus court sur le papier, c’est tout de même avec lui qu’il faut le plus batailler pour tourner les épingles serrées. Comme quoi, la longueur du Specialized sur le papier ne fait pas tout !

Au final, j’ose dire que ceux qui ont apprécié le Nukeproof, comme moi, apprécierons le Specialized Enduro… comme moi aussi d’ailleurs !

Santa Cruz Megatower

Les deux offrent un débattement important et de la réserve même si le Megatower est plus intransigeant. Un caractère qu’on peut aussi lui donner en terme de raideur du cadre : son cadre filtre beaucoup moins que celui du Specialized. En fin de compte, le Santa est moins confortable !

Mais il se montre ainsi plus dynamique que le Specialized, plus joueur aussi. Et si visuellement, de loin, ils se ressemblent, ils se distinguent fortement dans leur construction…

En conclusion

Cette fois le Specialized Enduro tranche, mais alors : pourquoi voudrais-je le garder au garage ?

« Tout simplement parce qu’il est le vélo d’Enduro qui correspond le plus à mon pilotage nonchalant. Vieux chilleur dans l’âme, je me repose d’autant plus sur lui qu’il pardonne, chouchoute et facilite la tâche. Il est le fidèle destrier sur qui on peut souvent compter, mais qui, dans une situation bien précise, a un vilain défaut, qu’il vaut mieux savoir dompter… »

Positionnement & usage

En synthèse, le tableau de positionnement et d’usages permet, en un seul coup d’oeil, de saisir les capacités du vélo. (rafraîchir la page si le tableau ne s’affiche pas)


Comparées à celles des autres vélos à l’essai permettra de répondre à l’éternelle question > par rapport aux autres, qu’en penses-tu..? Rendez-vous sur la page du Comparateur d’essais VTT Endurotribe pour en savoir plus >  https://fullattack.cc/comparateur-essais-vtt-2016/ 

Rédacteur Testeur
  1. Bonsoir, merci pour l’article très clair.
    L’avez-vous essayé avec une roue de 27,5 à l’arrière, qui pourrait baisser le boitier et gommer certains défauts identifiés ?

    1. Comme tu le dis ça semble avoir du sens pour baisser le boitier de pédalier mais n’oublions pas que le passage à la roue de 27,5 à l’arrière va aussi coucher les angles, amener du poids sur l’arrière… Je n’ai donc pas essayé, le vélo n’est pas étudié pour, et je ne pense pas que ça convienne 😉

  2. Bonjour
    Merci pour cet essai très instrucif
    Je roule en ransom 2020 et passe dans 1 semaine a l enduro
    Il est étonnant que je trouve de gros points communs avec le scott sur le fonctionnement de la suspension alors que dans tous les autres essais video, magasine, etc je n en trouve aucun:
    – Le velo pousse dans la pente, le scott pousse, pour les autres il poussait, pour vous non, et le spe pousse alors que pour les autres non.
    – en 30 dts le vélo tape dans les pieds, pas de retour autre sur ce point, le scott tape également quelque soi le plateau
    – idem sur le fait d être perché sur le vélo tel un all mountain en position haute sur le spe phénomène qui ressort sur le scott

    Du coup comment l avez vous roulé ?
    Haut ou bas, 30 ou 32 dents
    Le 32 dents tape moins dans les pieds si j ai bien compris mais le vélo perd de sa dynamique au pedalage
    Le sag a 35% j avais compris, mais un sag a 35 n équivaut il pas a un sag a 30 en position basse avec justement cette sensation de moins pousser dans la pente ?
    Personnellement mes réglages de base seront 32 dents, position basse sag a 33% et évolueront sur les essais et séances de test
    Pour revenir sur l amortisseur, je pense qu il est un peut limité sur un velo de ce type même si il fait globalement bien le job, le manque de réglages en compression est a mon avis dommage. Il doit y avoir un gros ecart avec les versions en floatX2
    Pour finir nous roulons globalement sur les mêmes terrains, me trouvant quelques km au nord de votre position
    Merci de vos réponses

    1. Je l’ai roulé en haut et en bas, en 30 comme en 32… J’ai fini par le rouler le plus souvent en position haute en 30 comme en 32 selon où j’étais et ma forme du moment. Mais c’est affaire de goût !
      Jouer du SAG entre les positions pourrait avoir du sens, mais, pour le coup, l’augmentation du SAG ici n’entache pas forcément la géométrie mais favorise un fonctionnement plus rassurant de la suspension. Donc 35% de SAG en haute n’est pas comparable à 30% en basse 😉 Nos indications restent à titre indicatives, justement. Et aussi à titre comparatives, d’un vélo à l’autre, pour donner certains tendances. Elles ne sont donc pas à prendre au pied de la lettre. Tu te feras toi même ton avis à l’usage.
      L’amortisseur Fox X2 offre bien plus de possibilité que le Super Deluxe Select +, c’est sûr ! Il s’en sortira certainement encore mieux. Mais ici, le RockShox s’en sort déjà très bien là où sur d’autre vélo il montrerait plus facilement ses limites. C’est tout !
      Allez pas besoin de faire des plans sur la comète, tu verras bien une fois sur l’Enduro 😉

      1. Merci de ce retour 🙂
        Il est vrai, il y a un peu d’impatience de mon coté….
        il y a aussi un timing cours pour faire les réglages d’où mes interrogations.
        le gros avantage d’un x2 est la capacité à freiner indifféremment LSR et HSR, du coup on limite plus facilement cet effet de coup de pied au c** et c’est très simple au réglage. Mon cas sera plus complexe.

        Je prends note des 35% de sag du coup et du fait de rajouter des tokens pour dynamiser le vélo. c’est top.

        Aux US, sais tu comment ils avaient régler les vélos? sachant qu’effectivement ce n’était pas les mêmes suspension qu’ici?

        Merci encore 😉

      2. Est-ce qu’un plateau ovale a le même impact qu’un plateau classique sur l’anti-squat:

        Example: un 28/32 qui est en position 32 quand on a les pédales à l’horizontale (en descente, attaque, bref quand ça compte) équivaut à un 32 rond classique ?

        Merci et toujours top les articles, c’est concret et ça rentre de le détail, j’adore ? (ça change du bullshit marketing de 98% de vos confrères… «ce vélo monte comme un guépard et descend comme une chèvre» WTF ? LOL 🙂

  3. Salut,
    « Il faut le savoir, le bougre est fait pour du vrai VTT, pas du Gravel ! »
    Ca me fait toujours sourire ce genre de remarque même si je me doute qu’il y a plus de « maladresse » que de connotation péjorative.
    C’est quoi au juste du « vrai vtt »….? Pas sûr qu’on arrive à répondre à cette question.

    Sinon bravo pour l’article.

    1. Salut Jérémie,
      Cette remarque n’est ni une maladresse, ni péjorative. Elle vise forcément à faire sourire mais au fond elle vise surtout à faire réagir ou réfléchir. Imagée, pour le Specialized Enduro, elle veut dire qu’il nous amènera partout, quelque soit le terrain 😉 Et, par ailleurs, elle vise aussi à tacler la segmentation du marché : Trail, All Mountain, Enduro, Mini-Enduro et j’en passe, que le marketing nous martèle !
      Alors le vrai VTT c’est quoi ? Ou plutôt, non ! Prenons la question dans l’autre sens : le Gravel c’est quoi ? Ben c’est tout simplement le VTT d’il y a 30 ans : tu prends un vélo, tu vas dans les chemins, tu montes, tu découvres, tu promènes, tu descends… tu roules quoi ! Certes le matos de Gravel est peut-être plus performant et abouti que les VTT d’antan, mais on n’a pas réinventé l’eau chaude pour le coup. Ça joue des effets de mode, d’un nouveau nom, d’une certaine accessibilité… en gros d’une nouvelle segmentation pour élargir l’offre…

    2. Maladresse ? on en crève de ce politiquement correct !
      continuez à appeler un chat un chat, c’est pour ça qu’on vous lit @endurotribe 😉

  4. Bonjour, ça dit quoi comparé à un SB150 ? J’en possède un actuellement et je me demande si ça vaut franchement le coup de changer. Je trouve le Yeti extrêmement polyvalent mais qui demande quand même pas mal d’engagement de la part du pilote, et les 150mm arrière sont quand même vite consommés ce qui m’enlève un peu d’assurance dans les passages défoncés ou en bikepark. Alors oui le vélo est jouissif les jours de grande forme, mais quand on est un peu moins dedans ça pardonne beaucoup moins les erreurs et on se fait parfois peur. Je suis pas du genre à tirer tout droit dans le tas, je préfère jouer avec le terrain, envoyer des bunny partout et tant pis pour le chrono. A quoi puis-je m’attendre en passant sur le Spé ? Merci

    1. Bonjour Greg, je me permet de répondre parce qu’au sein de la rédaction, c’est moi qui ait pu rouler les deux vélos en question 😉 Peux-tu préciser dans quelles circonstances il demande de l’engagement ? sur quel terrain roules-tu ? Comment est réglé ton Yeti (SAG, détentes, compression) ? Quel est son montage ? (roues, pneus, fourche et cintre/potence notamment). Dernière question : s’agit-il d’un Turq ou d’un C Series ? je rejoins bien l’idée de l’extrême polyvalence du Yeti, mais je reconnais moins le reste, à moins que les réglages et/ou la pratique touche à ses limites (il y en a toujours, quand même ;-))

      1. Bonjour Antoine, je savais bien que l’un de vous avait roulé ce vélo 🙂
        Je roule majoritairement sur des pistes sauvages ou des singles type ce qu’on rencontre au Beaufortain : pentu et technique, sans forcément de gros sauts, mais beaucoup de racines.
        J’ai un Cséries (taille M pour 1m76, 70kg équipé), roues d’origines dt m1900, pneus maxxis dhf/dhr (av ~21 et ar 24 psi), amorto fox dpx2 (160psi, token d’origine, détente 8 clicks ouvert (depuis position fermée)), cintre et potence renthal alu (j’ai meme pas essayé le cintre d’origine en 35mm), fox 36 (avec grip2 : 2 tokens, 68 psi, compression hv ouverte, cbv 1-2 clicks fermés, détente bv : 6 clicks ouverts, dhv : 6 clicks ouverts). C’est pour l’instant le meilleur compromis que j’ai trouvé entre garder du pop et pas me faire brasser, mais je serais pas étonné que tu trouves ces réglages complètement incohérents ! C’est mon premier 29 et avant ça j’avais un reign 27.5 alu. Le changement m’a pas trop perturbé, j’ai surtout mis du temps à trouver une position qui me permette de bien charger l’avant (j’ai dû baisser plusieurs fois mon cintre) et penser à ramener mon poids sur l’avant meme dans la pente… Quand je parle d’engagement c’est que j’ai l’impression qu’on peut pas « se reposer » sur le vélo, qu’il faut toujours rester bien actif et beaucoup jouer des transferts de masse entre l’avant et l’arrière… Ca devient de plus en plus naturel mais sur le reign par exemple j’ai pas souvenir d’avoir eu autant besoin de penser à tout ça…
        Merci pour tes conseils

        1. Bonjour Greg, merci pour ces précisions. peux-tu m’indiquer combien de clics il y a en détente sur ton amortisseur et ta fourche s’il te plait ? As-tu une idée du % de SAG que représentent ces pressions ? J’ai peut-être une idée, mais ça mérite de préciser encore un peu 😉

  5. Merci pour cet essai très complet et sans complaisance. Sauf erreur c’est la première fois que l’on parle de son comportement piégeux dans les grosses compressions.
    Par rapport à un Capra 29, qui pour moi a une bonne motricité (et un rendement correct une fois remplacé le pneu arrière) mais n’envoie pas de coup de raquette, vous le trouvez comment ?
    J’ai l’impression que le Capra est moins pointu à régler, j’ai bon ?

    Merci !

    1. Bonjour, je réponds puisque c’est à nouveau moi qui ait eu l’opportunité de rouler les deux 😉 Oui, le Capra est plus facile à régler, dans le sens où il a ses traits de caractère, et qu’on ne peut pas les lui enlever ou les ajuster comme avec l’Enduro. Il n’a effectivement ces coups de raquette et on partage l’idée qu’il ait un bon rendement. La différence entre les deux se situe globalement d’un point de vue rigidité/raideur : le cadre du Capra est rigide et assez neutre, là où le Specialized est peut être plus rigide mais filtre encore plus. En suspension, le capra est plus ferme. Ça participe à l’impression de bon rendement, mais ça n’est pas aussi confort (référence au canapé) que l’Enduro 😉

  6. Bonjour,
    Comme toujours article clair et bien plus « transparent »que ce que l’on trouve ailleurs sur le net.
    Par contre quand même la sensation que les suspensions ont tendance à sortir du cadre de l’utilisateur lambda et que de fait on roule « tout ouvert »
    Dans l’article c’est déjà le cas avec un niveau conséquent, perso en Jeffsy Fox idem et les collègues c’est quand même une grosse tendance, sauf ceux qui ont un gabarit bûcheron…ou qui envoient des trucs de oufs.
    Donc cela me fait dire que 80% des utilisateurs roulent une hydraulique tarée pour les autres 20% de leurs collègues ?

    1. Bonjour,

      globalement, on partage l’impression que depuis 2/3 ans, il faut la plupart du temps rouler plus ouvert que la mi-plage. C’est ce qui ressort de nos tableaux des réglages dans la plupart de nos essais. Et quand on roule finalement des vélos qui sont bien à mi-plages, on apprend la plupart du temps que les settings internes sont « light ».
      Par contre, pas certains que ce soit pour « contenter les 20% qui roulent fort » ou que ce soit une question de niveau/gabarit. Simplement, pour l’heure, c’est à la fois dans les moeurs des chefs produits et ingénieur suspension, et c’est aussi ce que l’industrie sait produire. Il faut donc que les lignes bougent. Ça vient, petit à petit, puisque la plupart des marques qui sortent des vélos qui marchent demandent des settings plus léger à leurs fournisseurs. Ça vient donc, petit à petit.

  7. Un vélo incontestablement trés bien né. Bridé par la conception du SuperDeluxe qui pour avoir un réglage de détente totalement indépendant (pas nécessaire) oblige à voir sur la compression un pied de courbe hydraulique et des BV sur-saturées. Donc ça pousse au lieu de rentrer…
    Avec un bon amorto, c’est une petite merveille…

      1. je roule avec un Spicy….en SuperDeluxe. Mais mon métier, c’est les chassis et les suspensions. Et Spicy comme enduro, il n’y a plus rien à jeter sur de tels chassis. Ils sont hyper évolutifs et avec un amorto différent on peut leur donner le caractère souhaité.

    1. Un préparateur de suspensions peut facilement remédier au problème. Et en france on n a pas de difficultés pour en trouver de tres bon!..
      Mais vu le prix du velo on aimerait que se soit plug and play!

  8. amortisseur : 14 clicks au total pour la détente, fourche 8 dhv, 14 dhv… donc je suis presque au milieu pour les bv, et très ouvert pour les hv (?).

    sag : amortisseur 33% et fourche 20-25%

    J’ai tenté les préconisations fox ou yeti pour les réglages de base et j’ai toujours trouvé ça beauuucoup trop dur, au point d’avoir l’impression de plus savoir faire du vélo 🙁

    1. Salut Greg, merci pour ces précisions. Je vais te suggérer quelques pistes pour jouer des réglages de ton vélo. Si ça marche, tant mieux, sinon, ça te donneras des indications pour ton projet de remplacement de vélo 😉
      Grosso-modo, tu peux essayer de rouler avec des détentes arrières et bv avant un peu plus rapides. De 8 clics, peut être passer à 10 ou 11 à l’arrière, pareil devant. À la rigueur, tu peux par contre serrer un peu la détente hv à l’avant. Ça peut avoir les effets suivants :

      – détente et compression sont liés. Avec une détente plus rapide, ça réduit aussi la compression, et ça « libère » le vélo
      – détente un peu plus rapide = vélo qui reste un peu plus haut dans le débattement, garde une marge suppélmentaire
      – détente HV plus fermée = quand ça fini par taper fort, ça remonte moins vite dans les bras

      de cette manière, il y a possibilité que le vélo garde mieux le rythme, finisse par moins « taper » quand ça brasse. Il peut aussi avoir la petite réserve qu’il manque jusqu’ici pour se sentir plus en sécurité, et moins remonter dans les bras quand ça fini par taper.

  9. Bon première sortie aujourd’hui
    Position low, 35% de sag, plateau de 32 dents
    Le bike pédale bien, pas d effet de yoyo même sans blocage
    Bon par contre l amortisseur super deluxe select + n est pas au niveau
    Pas bon en basse vitesse, pas bon en haute vitesse en compression et en détente
    Normal que ça pousse dans la pente !!
    Changement cette semaine !

  10. Bonjour,
    Merci pour cet article qui a la particularité de parler d’un défaut qui n’est pas mentionné ailleurs. Il est vrai que la tension de chaîne provoquée par la compression de la suspension en appuis doit pousser le vélo à sortir des courbes mais cela s’ajoute aux bases et au reach longs, à l’angle de direction bien couché et au déport de fourche court qui sont tous des facteurs importants de sous virage et donc de sortie de trajectoire.
    En tout cas, c’est très utile de se rendre compte qu’un antisquat très élevé ne s’oppose pas seulement au confort mais aussi à la tenue de route en courbe.
    Par contre, je suis étonné que vous ne parliez pas de la position du centre instantané de rotation de la suspension, qui est un critère habituel d’analyse d’Endurotribe. Il doit être très avancé vues les valeurs d’antirise mentionnée sur un autre site et donc donner un vélo plus stable mais aussi plus difficile à faire tourner selon les précédentes analyses d’Antoine, si je les ai bien comprises.

    1. Bonjour Jérôme,

      tu as bien résumé, et quelque part, oui, la position du CIR a son influence. Néanmoins, il n’est pas projeté si loin qu’on l’imagine, la bielette supérieur basculant assez vite pour le rapprocher du boitier. Ça confirme l’idée que le vélo est intéressant à rouler avec un peu plus de SAG.
      Les valeurs d’anti-rise faible doivent provenir davantage du fait que les bases, qui portent un des deux axes le définissant, sont très à plat, projetant la droite de calcul de l’anti-rise toujours très bas.
      Bref, on y a regardé, mais ce n’est pas significatif au point d’être prépondérant. On a préféré axer sur l’Anti-squat, qui était de toute façon dès le départ l’axe utilisé par la marque. On l’a cuisiné, et trouvé des choses intéressantes à dire 😉

  11. Le grip en courbe est énorme même si l amortisseur s affaisse trop que ce soit en relevé ou en courbe a plat
    Comme tous les vélos long, il faut bouger dessus et se centrer en courbe en ayant chargé l avant en entrée. Toutefois un vélo sans assez de basses vitesses (comme le super deluxe) verra l arrière s enfoncer trop et le vélo sous virer. De même que en appuis la vitesse compense l allongement des bases pouvant avoir une incidence sur la longueur de la chaîne grace a la roue libre. Sur un saut de marche a basse vitesse c est différent
    En résumé les suspension bien équilibrées avant arrière et une bonne position sont la clef

    1. Salut , et merci ! C’est dans les tuyaux. Il avait été début l’an passé à la même époque, avant qu’un soucis de santé ne m’oblige à le stopper et rendre les vélos pour qu’ils soient mieux utilisés qu’au fond d’un atelier sous la poussière 😉 Mais cet essai est sur le point de reprendre. Don on en reparle d’ici quelques temps, fin aout/début septembre. Ou bien ici, en commentaire, si je peux apporter quelques précisions utiles en attendant.

  12. Salut
    Après essai et remplacement de l amortisseur, je confirme, le rs super delux select + ne lui rend pas service
    Avec le suntour triair Le velo est plus stable, ne tape plus les pieds pédale aussi bien et est mieux géré sur les bv et hv en compression comme en détente
    A essayer, ca change le bike et le « côté vicieux » qui pousse dans la pente disparaît de mon point de vue
    Pourquoi oas nous faire un ret6avec le superdeluxe ultimate qui est en photo sue le vélo sur le test du megneg ?
    Merci

    1. Salut,

      lors de nos essais, on est amené à intervertir des éléments pour préciser certains ressentis. On veille néanmoins à donner le verdict sur la base de ce que la marque a choisi de proposer sur le marché. à ces tarifs, on se doit d’exiger que d’origine, les vélos soient performants. Ici notamment, remplacer un amortisseur n’est pas rien 😉

  13. Bonjour
    Désolé pour le hors sujet si à vos yeux c’en est un : je navigue entre EnduroTribe et Vttae car étant maintenant interdit de plongée suite à un infarctus je souhaite me mettre enfin au VTT façon enduro.
    Mon cardiologue l’autorise et en test d’effort je soutiens 210 watts. J’ai 50 ans, 68 kg et une bonne condition physique. Je lis ici que le Spé est un excellent grimpeur, ce qui rejoins l’éternelle question que je me pose depuis des mois : acheter un Vttae ( moustache trail ou game pressenti ) est il justifié , quasiment obligatoire , incontournable dans mon cas , ou puis-je prétendre moi aussi à arriver en haut dans poser le pied ?
    Merci pour vos articles, électrifiée ou pas.

    1. Bonjour,

      Débuter en vélo tout terrain avec un VTTAE ou un VTT n’est pas du tout la même approche. Ici, j’ai envie de te poser une question : es-tu habitué à pédaler ? En route ou en VTT à côté de ce que tu pouvais faire en plongée ?

      Parce que le Specialized Enduro reste un gros VTT, certes il montera partout, mais à condition de forcer. Il est bon dans le sens où ce n’est pas lui qui est limitant en terme d’adhérence en montée… faut-il encore avoir la force nécessaire pour le faire avancer. Je n’ai donc pas envie de vous le conseiller si c’est un premier VTT.

      La question de l’électrique est judicieuse, surtout si c’est un début dans la pratique à 50 ans 😉 Pourquoi ne pas essayer les deux formats avant d’acheter ? Des magasins proposent ce service et tu seras vite fixé.

  14. Pardon j’ai tapé trop vite : sans poser le pied ( avec le Spé )
    Et articles electrifiés ou pas.
    Cordialement.

  15. Bonjour, merci pour l’article, très Intéressant. Je pense Changer d’enduro, et le Spe enduro expert me plais bien. Mais j’ai quel que questions. J’ai un Mondraker Dune XR de 2015 en Taille M ( je fais 1m71), mais j’ai aussi un Canyon Sender 9.0 2019 .
    Je me pose la question si l’enduro va pas trop se rapprocher du DH. Au pédalage et en Montee face a un Dune, l’enduro serait comment. Par exemple j’appréciais faire plusieurs Journées d’affile a Ainsa en Espagne (spot des EWS) et c est 50% du temps de la cote mais les descentes 160 mm ne sont pas de trop. En meme temps en Bike park en station et certaines Pistes le DH a vraiment sa place la ou le Dune Passe mais sans la même aisance ou vitesse, ( et casse éventuellement). Et dernière question roues de 29 et environ 1m 70 ca ne pose pas de problème?

    Merci

  16. Bonjour Tom
    Merci pour votre réponse. Je pense me diriger effectivement vers un vttae vu mon grand âge. On ne peux pas comparer plongée et vtt, aucunement, car si en surface on peut ventiler à fond, dans le premier cas , au fond, on consomme ,on stocke de l’azote et il faut encore remonter…et éliminer ce No2. Les muscles sollicités sont pas les mêmes…
    Je vais donc me comparer à un non sportif découvrant le VTT comme si je n’y connaissait rien ( même si je roule en urbain ), et m’economiser en suivant votre conseil.
    Après tout ce n’est pas un problème, j’irai plus loin et plus longtemps.
    Ça ne change rien par ailleurs, sauf peut être le prix du vélo, et encore, puisque l’écart de tarif se réduit comme peau de chagrin entre VTT et vttae ( à qui la faute ?)
    Merci en tout cas pour m’avoir aidé a réfléchir.

  17. Bonjour Tom,

    J’ai vue que vous aviez aussi fait le teste du stumpjumper evo comp, j’aurai aimer avoir votre avis car je possède le evo comp carbon et hésite entre amélioré le vélo (passer sur un amortisseur DHX2 en entraxe 210/52.5 pour augmenter le débattement, monter une cartouche grip 2 ) ou passer sur l’enduro, je suis originaire du Puys de Dôme, mais je vais déménager sur la vallée de la Cluses est donc me rapprocher des massifs alpins et donc des reliefs plus engager. Merci de votre retour

      1. Je trouve qu’il manque un peu de débattement à l’arrière et la fourche et un peu limite en terme de réglage, je penser passer sur un DHX2 en 210/52,5 pour gagner un peu en débattement et monter une cartouche Grip 2 sur la fourche, merci pour votre retour

        1. En effet, il peut manquer de débattement selon l’usage que l’on en fait. Mais est-ce réellement un manque de débattement que tu ressens ? Tu talonnes souvent ou tu trouves qu’il tape quand c’est défoncé ?

          Quoi qu’il en soit, le Stumpjumper EVO reste à la peine en suspension arrière, c’est en ça qu’on l’a défini « pas totalement abouti » dans notre essai . C’est ainsi que, même en jouant des amortisseurs, sa suspension arrière reste et restera ce qu’elle est… donc méfiance : ce n’est pas l’ajout d’un DHX2 qui va changer la donne. J’ai un ami qui en a fait l’expérience, qui en a profité quelques temps, mais qui, maintenant, revient à se dire que ça ne suffit pas à le sortir de son ornière où sa suspension arrière pêche fortement ! 😉

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