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Verdict – Santa Cruz Tallboy, a-t-il vraiment tout d’un grand ?!

Le marketing a parfois ça de bon qu’il n’y va pas par quatre chemins ! En présentant la dernière itération du Santa Cruz Tallboy, la marque californienne a osé le qualifier de vélo de Cross des descendeurs ! Intéressant, puisque à la base, l’Enduro était justement présenté comme le meilleur des deux mondes. 

Voilà donc un axe tout trouvé pour passer à l’essai un de ces petits vélos Trail/All Mountain sexy à souhait. En quoi serait-il séduisant pour les pilotes que nous sommes ? Qu’a-t-il d’un vélo à plus fort débattement ? Mérite-t-il donc notre attention ?! Réponse avec le Santa Cruz Tallboy, à l’essai Endurotribe…


Temps de lecture estimé : 10 minutes


Au sommaire de cet article :

Prologue…

On ne va pas se le cacher : les petits vélos, à la base, ce n’est pas la tasse de thé de la rédaction Endurotribe. Au tableau récapitulatif, on en compte peu. Notamment parce que jusqu’à peu, les expériences à leur guidon nous ont laissé perplexe. Ok, c’est léger, ça pédale et ça se porte bien, mais côté pilotage, ça laissait sur sa faim.

C’est que pour bon nombre de marques, le vélo de Trail en 120/130mm était encore un vélo de Cross bodybuildé : taillé et suspendu pour pédaler avant tout. Or, en bons enduristes, on ne rechigne jamais à l’effort quel qu’il soit, tant qu’il est au service du pilotage. Enchaîner plusieurs milliers de mètres de dénivelé positifs, d’accord, seulement si les mètres de négatif en valent la peine et ne sont pas gâchés par la monture. Jusqu’à présent, c’est clairement les vélos All Mountain et Enduro qui font la part belle à cette approche.

Ne nous méprenons donc pas ! Je n’entends pas ici juger du Santa Cruz Tallboy vis-à-vis de l’ensemble de sa concurrence directe. Ni me prononcer sur sa pertinence en tant que vélo XC/Trail/randonneur pour lequel on peut le prendre. Ce n’est pas mon domaine. Par contre, dire s’il a ou non, des gènes de vélo paré à piloter, tel qu’on peut l’entendre chez nous, ça oui ! Alors, le Santa Cruz Tallboy, qu’a-t-il vraiment d’un grand ?! 

[divider]Santa Cruz Tallboy 4 CC XO1 Reserve[/divider]

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  • Usage Trail/All Mountain
  • Roues en 29 pouces
  • 120/130mm, RS Pike & Fox Float DPS
  • Triangle avant & arrière carbone CC
  • Reach 470mm en L, offset court 44mm
  • Roues Santa Cruz Reserve, 27mm

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Mamma mia !

En la matière, la première impression au guidon du Santa Cruz Tallboy est prometteuse.Ça marche ce petit vélo” sont mes premières notes à son sujet. C’est qu’en matière de suspension, arrière notamment, il y a quelque chose de très intéressant : c’est sensible. La roue arrière lit le terrain de belle manière, ça ne tape jamais vraiment, le tout avec un beau maintien. Ça me rappelle forcément ce petit côté tapis volant des autres vélos de la marque, sans pour autant flotter.

Quand on le sollicite davantage pour lever la roue avant, sauter, tourner… Le Santa Cruz Tallboy a vite du répondant. En matière de dynamique au boitier de pédalier, il n’y a pas de débattement inutile. On en vient donc vite à compter sur ses mensurations… Généreuses !  On ne s’y sent pas haut perché. En courbe, quand il faut charger pour gripper, on sent qu’il y a du potentiel. La roue avant est presque là où il faut. Ça parait juste un poil bas par moment, sans pour autant gâcher le tableau.

Un joli tableau aussi parce qu’en matière de rendu, le Santa Cruz Tallboy ne parait pas aussi raide que d’autres. Assis sur la selle, à la pédale, je suis même surpris de sa capacité à avaler le terrain avec si peu de débattement. Et quand le terrain est défoncé, il réussi là où d’autres ont franchement plus de mal : à la fois rigide/précis, sans vibrer ni être raide à en flinguer son pilote. Très beau compromis !

À quoi c’est dû ?

Pour étayer ces premières impressions, coup d’oeil à certains détails de conception du Santa Cruz Tallboy. En premier lieu, ses courbes cinématiques…

Côté cadre, je n’en ai pas la certitude, mais mes expériences passées au guidon des autres modèles de la gamme me permettent un certain rapprochement. En matière de rigidité/raideur, je parierais que les ingénieurs de la marque se soient basé sur les valeurs des Blur et Highball plutôt que sur celles des Hightower et Chameleon. Et sincèrement, comme avec le Heckler et le 5010 récemment, j’aurai tendance à suggérer que ce soit la voie à prendre pour l’ensemble de la gamme !

Rigidité/raideur des petits frères de XC, côtes des grands frères de All Mountain et Enduro… C’est peut-être comme ça qu’il faut définir le Santa Cruz Tallboy au sein de la gamme californienne. Et c’est ça qui en fait un personnage à part entière dans la fratrie. Sur le papier, ce n’est qu’en hauteur de boitier – 9mm plus bas – et en empattement avant – 17mm plus court – qu’il se distingue. Et ça explique les premières impressions à l’usage…

Comment ça se règle ?!

Courbe de ratio très linéaire, courbe de raideur peu creusée. Il ne faut pas aller chercher plus loin pour saisir que le Santa Cruz Tallboy est dans la lignée des derniers vélos de la marque : facile à régler. On peut volontiers jouer de 25 à 35% de SAG, sans avoir à être très précis, pour en tirer partie. Côté détentes, idem, la mi-plage semble bien positionnée, et chacun pourra à loisir adapter à ses préférences.

Tout juste peut-on envisager deux choses si l’on veut être tatillon. En premier lieu, le kit de mise à jour DebonAir dans la Pike, s’il n’est pas livré d’origine. Son double effet Kiss Cool + de maintien / – de raideur permet de gagner un peu de stack en dynamique, et d’accorder la raideur de l’avant avec celle remarquable de l’arrière. Ensuite, opter pour 140mm à l’avant. Ça relève légèrement le boitier mais on a de la marge, et ça donne quelques précieux millimètres d’empattement avant. Là, c’en devient un régal d’onctuosité, genre mousse au chocolat !

Restent les ajustements de géométrie dont dispose le Santa Cruz Tallboy : angles/hauteur de boitier et longueur des bases. Le premier permet habilement au vélo de se situer entre deux mondes : XC ou Gravity. Boitier haut/angle redressé permet de combler les plus pédaleurs, boitier bas/angles couché ceux qui se sentent plus l’âme de pilotes. Ici, j’ai donc clairement préféré la seconde option, qui plus est avec fourche en 140mm. Côté bases, l’âme du vélo est de toute façon joueuse pour lever des manuals et tirer des bunny-up, même en bases longues. J’ai donc préféré cette option, pour avoir un vélo le plus stable à haute vitesse, et quand ça brasse… Dans tous les cas, c’est fonctionnel, bien dimensionné, et ça fonctionne. Chacun peut donc en jouer librement. 

RéglagesAvantArrière
SAG25 à 30%30 à 35%
Détente2/3 ouvertemi-plage à 2/3 ouverte
CompressionsOuverteouverte
Token / SpacersSans + mise à jour DebonAirD'origine

Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes. SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaules à l’aplomb du guidon.

Comment ça se pilote…

Une fois n’est pas coutume, c’est à la pédale, que l’on ouvre cette partie de l’essai. Notamment parce que c’est là où l’on attend ces petits vélos plus légers que nos habituels All Mountain et Enduro…

[toggler title=”Quand ça monte…” ]

Et là, sans détour, il y a effectivement de quoi s’inspirer, ou du moins, de belles choses à retenir. Forcément, le Santa Cruz Tallboy se fait remarquer par son poids. Quoi que sincèrement, une fois sur le dos, là où il ne monte plus, la différence ne soit pas flagrante par rapport à plus gros et lourd. J’espérais sincèrement plus de gain !

Qu’importe, il a effectivement deux traits de caractère que l’on peut espérer que les gros vélos (re)trouvent à l’avenir. Les deux se manifestent avec la fatigue, quand le coup de pédale devient carré. Ici, on n’a pas le sentiment d’avoir à relancer le vélo à chaque coup de jarret.

Et même si l’on n’est plus trop coordonné, il garde son assiette. Faible débattement = très bonne assise. On peut véritablement se poser sur la selle, et déployer toute sa puissance, ou au contraire, trialiser. Seuls les meilleurs All Mountain et Enduro le concurrencent sur ce point.

Mieux, c’est le Santa Cruz Tallboy qui concurrence les gros vélos sur leur terrain. Quand c’est défoncé, ils peuvent avoir l’avantage d’avaler le terrain en mode tracteur là où d’autres buttent dans le moindre obstacle. Ici, même avec peu de course, le Santa Cruz Tallboy a ça d’un grand ! 

[/toggler]

[toggler title=”Quand ça tourne…” ]

De quoi donc, arriver à bon port pour enquiller ce qui suit, la descente, et ses belles courbes. Là, c’est clairement l’assiette, les côtes et la sensibilité du Santa Cruz Tallboy qui s’expriment. Si certains des plus gros vélos de la marque peuvent avoir tendance à s’asseoir, voir même à se tanquer quand on pousse dessus en courbe, ici, on peut volontiers tourner dans l’instant, du coup de rein.

Le Santa Cruz Tallboy ne se tasse pas, il reste dans un spectre qui permet de pousser du boitier, tirer du cintre, et compter sur sa belle prestation latérale pour faire voler la poussière, les cailloux et tout ce qui traîne sur la trajectoire idéale. Clairement un trait de caractère qui peut faire penser à de plus gros vélos, dont on peut faire plonger le boitier quand bon nous semble… Il a donc ça, aussi, d’un grand ! 

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[toggler title=”Quand ça brasse…” ]

Mais alors, le Santa Cruz Tallboy aurait-il tout d’un grand au point de tous les enterrer ?! N’abusons pas non plus. Il y a forcément un domaine dans lequel il touche à ses limites : quand ça brasse !

Mais ici encore, pas de n’importe quelle manière. On pourrait l’imaginer tout de suite aux fraises, mais il sait plutôt bien se défendre. Quelque part, sa sensibilité et son bon soutien me rappellent ce que certains plus gros vélos offrent en faisant usage d’un ressort hélicoïdal. Ça touche donc bien le terrain, et ça ne tape jamais vraiment. Au point qu’en montagne, on pourrait s’y méprendre et penser qu’il soit dans son élément.

Ça se complique simplement quand les trous, obstacles et mouvements de terrain à absorber dépassent une certaine dimension. On ne peut pas inventer le débattement que le Santa Cruz Tallboy n’a pas. Un petit vélo de la sorte ne permet tout simplement pas de se relâcher, laisser filer, se poser sur la selle sans avoir une totale maîtrise du terrain. La pierre cachée dans les fourrés, la racine planquée au détour d’une courbe, le trou de marmotte pas vu en regardant loin devant… Outch ! C’est là qu’il faut avoir du gainage, un bagage technique, et ne pas se démonter : engager !

Et quand bien même, il faut alors savoir gérer le matériel. Les pneus de petite section – même si ce sont des Exo – qui restent à la merci du terrain – et les petits freins – les G2, leurs petits disques en 180mm et plaquettes organiquesdeviennent facteurs limitants. Ne pas se relâcher, engager, mettre à profit son bagage technique, sa forme physique et sa capacité à gérer finement les capacités du matériel en fonction du terrain…

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Pour qui ? Pour quoi faire ?!

Ça, plus les traits de caractère du Santa Cruz Tallboy me font effectivement dire que le slogan de la marque est bien trouvé. Vu sous cet angle, les meilleurs descendeur du Syndicate ont effectivement toutes les qualités pour tirer partie d’un tel petit vélo. Et quelque part, on peut penser qu’il nous procure, à un rythme bien plus raisonnable, des sensations similaires d’engagement et de jouer avec la limite que sur un V10 en plein run de Coupe du Monde.

Reste qu’on est pas tous pilote de niveau international. Je pense néanmoins que certains peuvent trouver chaussure à leur pied sur le Santa Cruz Tallboy. En premier lieu, ces enduristes et descendeurs montagnards à la base, qui se voient, par la force des choses, exilés dans des contrées sans véritables montagnes. Plus besoin d’autant de débattement, mais toujours envie de mettre le même bagage technique à profit pour s’amuser > la sensibilité, les côtes et le poids du Tallboy sont idéaux pour réussir à s’intégrer sans renier ses origines !

Ça, et une certaine pratique du vélo de montagne me viennent à l’esprit. En la matière, au guidon du Tallboy, j’ai simplement ajusté mes itinéraires d’une certaine manière. Plutôt que de viser un sommet pour en tirer les plus forts dénivelés négatifs, j’en ai fait le tour, pour réduire la pente, mais cumuler davantage à la longue. Ça m’a d’ailleurs rappelé la Transvésubienne, et convaincu que quelque part, l’Enduriste qui veut s’y essayer sans sacrifier son bagage et ses valeurs avec un vélo trop léger, y trouverait un certain bonheur avec le Santa Cruz Tallboy.

En conclusion…

Vu sous cet angle, il est facile de conclure au sujet du Santa Cruz Tallboy. Notamment pour répondre à la question fatidique : pourquoi voudrais-je le garder ?

“Tout simplement parce que le Santa Cruz Tallboy me réconcilie avec cette catégorie de vélos [TRAIL]. Mieux, il concrétise tout le potentiel que je leur prêtais. C’est bien suspendu, c’est bien taillé, c’est bien dimensionné… Il a ce qu’il faut pour exprimer mon tempérament de pilote même quand le terrain ou la pratique s’éloignent des standards idéaux. Il aurait donc le mérite d’élargir le spectre, ça vaut des points !”

Positionnement & usage

En synthèse, le tableau de positionnement et d’usages permet, en un seul coup d’oeil, de saisir les capacités du vélo. (rafraîchir la page si le tableau ne s’affiche pas)

Comparées à celles des autres vélos à l’essai permettra de répondre à l’éternelle question > par rapport aux autres, qu’en penses-tu..? Rendez-vous sur la page du Comparateur d’essais VTT Endurotribe pour en savoir plus >  https://fullattack.cc/comparateur-essais-vtt-2016/

Épilogue… 

Quoi qu’il en soit, l’essai du Santa Cruz Tallboy a un mérite au delà de se prononcer seulement sur le sort de ce vélo. Il permet aussi d’évoquer ce que l’on peut souhaiter au marché et à l’offre des vélos de Trail qui se renouvelle actuellement. N’y allons pas par quatre chemins : le Santa Cruz Tallboy ose démontrer aux cyclistes conservateurs qu’une vision plus moderne existe. Et techniquement, on voit qu’elle est fortement inspirée de ce que les plus gros vélos apportent facilement.

Il permet également de bousculer les All Mountain et Enduro qui ont tendance à prendre de l’embonpoint ces derniers temps. Oui, ils le font en gagnant en robustesse, en fiabilité, en performance et en capacité à faciliter la tâche du pilote. Il n’empêche qu’on voit clairement en quoi, au coup de pédale et en matière de rigidité/raideur, ils doivent désormais progresser. Le challenge est toujours bien présent ! 

En attendant, le Santa Cruz Tallboy répond à la question à l’origine de cet essai : Qu’a-t-il d’un grand ? Sa sensibilité/lecture du terrain, sa faible raideur en suspension, ses côtes qui plus est si on les encouragent avec une fourche 10mm plus haute, sa capacité à avaler le terrain jusqu’à un certain point. Il ne lui manque que quelques capacités supplémentaires en matière et quelque part, on attend désormais que ce soit de lui que s’inspirent les prochaines mises à jour des vélos à plus fort débattement de la marque 😉

Rédac'Chef Adjoint
  1. Bonjour,
    J’ai l’impression de retrouver dans tes propos les sensations que j’ai sur mon Transition scout carbone de 2018 ,excellent jusqu’au bien defoncé où il devient un poil plus physique et un peu moins rapide pour moi que mes anciens velo d’enduro,mais finalement il n’y a que sur les compétitions que c’est un petit problème.

    1. Bonjour, merci pour ce retour intéressant. On a pas eu l’opportunité de rouler le Scout, mais dans l’esprit ça doit effectivement se rejoindre. En montagne aussi, après plusieurs heures, sur la fatigue, et quand il y naturellement de la pente et des trous, ça peut se faire sentir. Sans aucune notion de chrono dans ce cas 😉

  2. très interressant ce test !
    Avec un gros train avant, type FOX 36 ou Lyrik pour les mecs un peu plus costaud, il doit etre une vraie petite arme, qu’en penses tu Antoine ?

    1. Pour le coup, je l’ai roulé avec la Pike en 140 et franchement, elle va bien sur ce vélo. N’oublions pas d’ailleurs que passé un temps, c’était la fourche d’enduro la plus plébiscitée. J’arrivait franchement à la limite des freins et du débattement des suspensions avant de toucher aux limites de du châssis de la Pike. Ce n’est donc pas là dessus que je jouerai en premier… À mon sens, ce que tu voudrais, ce serait presque un Hightower qui évolue en s’inspirant de ce Tallboy 😉

        1. Dans l’absolu, s’il fallait faire évoluer le vélo pour une prochaine version ? Ajuster la raideur pour le faire un peu moins exigeant et dynamiser un peu en suspension pour un peu moins flotter.

  3. Voilà une conclusion qui fait plaisir à lire. Trois fois oui pour dire que les vélos de trail peuvent proposer des cotes différentes qu’habituellement. Sur le terrain il n’y a que des bénéfices. Facilités, efficacité, plaisirs. Bravo à santa Cruz d’y croire. Comme Commencal. Et dommage qu’YT passe à côté avec son nouveau modèle. Il y avait un coup à jouer à mon avis.

  4. Salut Antoine, a quelle modèle fait tu référence :
    “Quand ça monte…””Seuls les meilleurs All Mountain et Enduro le concurrencent sur ce point.”

    1. Salut Benjamin, je fais une liste non exhaistive, je ne les ai pas tous roulé. J’ai en tête le Occam, le Foxy, les nouveaux Meta avec de l’air, le Yeti SB150, le Transition Sentinel pour ceux que j’ai roulé “récemment”.

  5. Curieux d’avoir un comparatif avec l’YT Izzo qui a 66° d’angle et le Norco Optic. Lequel des 3 descend, monte et reste maniable ? Des trail avec une géométrie un peu plus radicale à part le Santa Cruz, l’YT et le Norco, je n’en vois pas trop.

    1. Peut-être le Cannondale Habit ? Roulé rapidement l’an passé, il laissait présager de bonnes choses. On a roulé le Trek Fuel EX aussi, qui est de cette trempe… Dans tous les cas, la liste fait envie. On tachera de s’en inspirer, merci 😉

  6. Bonjour, d’après les commentaires sur les sites anglo-saxons, le transition spur s’inscrit peut-être dans cette tendance.

  7. Salut Antoine!
    Bel article. J’ai longtemps hésité entre le TallBoy et le Ripley car ils jouent dans la même catégorie. Aux States les 2 bikes sont comparés non stop. Après on adhère au DwLink ou au VPP. Bref … j’ai opté pour le Santa. Encore en rodâge…
    Par contre vous avez passé la Pike d’origine en 140 avec un airshaft?! Si oui lequel?! Merci d’avance

    1. Salut Denis,

      on disposait d’une Pike Ultimate déjà en 140mm, on a donc pas directement passé celle d’origine en 140mm. Par contre, il me semble que c’est possible assez facilement, avec un airshaft pour Pike 140mm, ils sont disponibles au détail chez Sram/RockShox.

  8. Bonjour
    Entre Hightower et Tallboy quelles sont les différences majeures ?
    Qu’a le Tallboy que n’a pas le Hightower ?
    Car finalement la différence de poids n’est pas énorme ?
    Merci !

    1. le débattement, la rigidité et une certaine dynamique. Le Tallboy a moins de course, donc encaisse forcément moins que le Hightower, qui lui-même n’encaisse pas autant que le Megatower. Ça influe aussi sur la dynamique, notamment en courbe et dans les appuis brefs. Quand on tasse le Higtower, il a tendance à s’affaisser et se figer. C’est notamment à cause du point de pivot virtuel projeté assez loin devant dans ce cas. Le Tallboy a moins de course, il se tasse moins, et reste plus dynamique. Enfin en matière de rigidité/raideur, on sent le Tallboy unn peu plus flex, plus complaisant, ce qui est appréciable parce que le Hightower est plus intransigeant dans le placement du vélo.

  9. Bonjour a vous ! J’ai une petite question sur son comportement a la pedale, non pas en montée (technique ou autre), mais sur le plat ? En tant que cycliste parti des montagnes pour la plaine (je me retrouve dans votre description d’exil? 😉 ), les singles ludiques sont parfois plats et avoir un velo qui relance efficace en 2, 3 coups de pedales tout en étant un peu rigolo c’est pas mal du tout. Et je me dis que cette nouvelle tendance est interressante a suivre pour ces terrains (oui je suis aussi victime de la mode 😉 ). Merci de la precision !

    1. Bonjour Basile,

      j’ai essayé pour voir : ça demande simplement d’ajuster la basse vitesse sur l’amortisseur, pour dynamiser le vélo au besoin. Il me semble qu’en matière de sensibilité, comme elle est très bonne quand les basses vitesses sont ouvertes, il y a de la marge et qu’on peut envisager de fermer pour gagner en “giclette” sans que ça devienne tout de suite un problème. On a de la marge, et on sait sur quoi jouer sans tout chambouler 😉

  10. Bonjour à tous,
    Je cherchais un VTT avec la polyvalence (d’essayer) de suivre un pote en descente, faire de longues journées d’exploration, faire des randos dynamique avec le club le dimanche matin tout en étant performant et fiable.
    Je n’ai pas attendu votre verdict pour passer commande du Tallboy IV car il avait tout pour me plaire.
    J’ai hésité avec un Higtower mais contrairement à Eole je le trouve trop lourd tout comme le Habit pour des sorties de + 60km et les portés nombreux sur sentiers côtier.
    Le Ripley aussi était sur ma liste, plus léger et plus rapide mais moins à l’aise sur profils descendants et un service SAV moins performant que SANTA.
    Pour répondre à Bazoul, sur le plat sa relance très bien mais mon cadre en CC avec les jantes Réserve doivent faire une bonne partie du travail. Mais si tu veux encore plus de nervosité tu bloques l’amorto.
    Le plus gros problème du bike pour moi c’est le risque que les manivelles touchent…
    Sur mon montage, j’ai une Pike 140mm et réglage HI sur la biellette AR et heureusement que j’ai des protections pour protéger mes manivelles en 175mm (cadre XL) !!!
    Petit conseil, un montage à la carte avec beaucoup de temps pour collecter tous les éléments soldés pourra vous faire faire de belle économie par rapport au montage usine SANTA…

  11. “Côté ratio, une jolie droite quasi rectiligne qui débute à plus de 3, pour finir à 2,3. Un beau bras de levier qui explique que lorsque l’on actionne le début de course, on ait presque le sentiment que l’amortisseur bouge plus que la roue”
    Ce ne serait pas l’inverse ? Ratio de 3 = 3 cm de débattement à la roue arrière pour 1 cm de course de l’amortisseur, ratio de 2.3 = 2.3 cm de débattement à la roue arrière pour 1 cm de course de l’amortisseur, donc proportionnellement, pour le même débattement, l’amortisseur s’enfonce plus (bouge plus) en fin de course qu’en début de course ?

    1. Salut Adrien,

      j’ai cherché à caser deux idées dans une seule phrase, c’est effectivement confus. J’ai corrigé pour tenter d’être plus parlant, sans être plus lourds 😉 Dans tous les cas, mieux vaut ici raisonner en efforts transmis plutôt qu’en courses, pour saisir mon raisonnement.

  12. Super intéressants vos articles, merci.
    Je suis en train de cherche un nouveau vélo après avoir épuisé mon dos sur un vieux rockrider trop petit. Je pars sur une pratique trail mais j’ai peur que le gap de capacité avec les vélos récents m’oriente progressivement vers la descente. J’hésite entre le tallboy et le meta tr, (les deux seules marques à ma connaissance qui font de vélos pour grands gabarits)… Peur de m’épuiser en montée sur le commencal, peur d’être vite limité en descente sur le tallboy si je m’oriente vers cette pratique. Vous avez un avis?

    1. Bonjour Antonin,

      peux-tu nous en dire plus sur la pratique que tu souhaites avoir, le(s) terrain(s) de jeu que tu souhaite parcourir ? On suggère, à ton pseudo, que ce soit en Savoie ? Dis-nous en plus s’il te plait 😉

    1. Compte tenu de ce que je sais de la conception et du comportement du vélo, rien ne me semble s’y opposer. Ça peut être une autre manière d’apporter de la stabilité (augmentation des empattements totaux et avant) tout en rajoutant un peu de maniabilité (par l’offset plus long). Pour un usage trail, ça a tout sons sens, oui. Pour de la montagne, je reste convaincu que la fourche légèrement plus haute et le débattement supplémentaire ont plus de sens. Ça dépend donc de l’ambition et du programme au guidon du vélo 😉

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