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Dans les tuyaux – Le Lapierre eZesty chercherait-il sa place ?!

Non ! Ce n’est pas une blague..! Voici le Lapierre eZesty sur Endurotribe – avec un qui voudrait tout dire dans son nom : présence d’une assistance électrique ! Oh, on n’est pas fous ou amnésiques : on a pas oublié VTTAE.fr, notre pendant dédié à la pratique assistée… 

Mais si le Lapierre eZesty prend place dans les colonnes Endurotribe, c’est bien qu’au final, on pense que ceux à qui il se consacre le plus se trouvent par ici… Alors, on va même prendre le temps d’exposer précisément nos raisons !

Que signifie hybride ?! Comment le Lapierre eZesty est-il conçu ?! Comment faut-il le considérer ?! Que vaut-il sur le terrain ?! Quelle place peut-il avoir sur le marché ?! Le voici dans les tuyaux d’un essai complet tel qu’on les apprécie, sur Endurotribe !

 


Temps de lecture estimé : 8 minutes


 

Au sommaire de cet article :

 

 

[divider]Lapierre eZesty AM LTD Ultimate[/divider]

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  • Destiné à l’usage All Mountain
  • Roues en 27,5 pouces 
  • 150/160mm, Fox Float & 36 FIT4 Factory
  • Triangle avant & arrière carbone
  • Reach 470mm en taille L, offset normal
  • Lapierre eAM+ Carbon, 30mm

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Hybride ?!

Le mot est lâché ! À la mode dans l’automobile – là où deux motorisations thermiques et électriques se côtoient – il n’avait pas encore été mis à profit à VTT. Après tout, le concept même d’assistance électrique à vélo a déjà tout d’hybride. Par la loi, il y a obligation que l’assistance ne fonctionne qu’en présence d’un effort de pédalage du pilote…

Alors, que peut bien signifier ce terme appliqué à un VTTAE de nos jours ?! Son usage n’a l’air de rien. Il pourrait même paraître anodin ou opportuniste d’un point de vue marketing… Pourtant, à l’usage, on va voir qu’il revêt une nuance très, très importante pour saisir le réel potentiel et la réelle valeur du Lapierre eZesty…

 

 

Premier coup d’oeil…

Alors, à quoi ressemble ce Lapierre eZesty ?! Qu’est-ce qui le différencie de son homologue traditionnel, le Lapierre Zesty passé à l’essai il y a quelques temps sur Endurotribe ?! La présence d’une motorisation, bien entendue, dont l’objectif premier est d’être intégrée au possible…

 

Au delà d’être très largement intégrée, cette motorisation est surtout au coeur du concept même du Lapierre eZesty. Ce sont les caractéristiques physiques et techniques de l’assistance Fazua Evation qui l’ont rendu possible…

 

Voilà donc en quoi le Lapierre eZesty est hybride : il se veut utilisable aussi bien avec, que sans, assistance électrique. 18,40kg avec assistance, 15,60kg sans assistance, dans les deux cas prêt à rouler (poids sans pédales)… Intéressant ! 

Dans la configuration traditionnelle, le Lapierre eZesty ne pèse que 200g de plus que Lapierre Spicy passé à l’essai il y a peu… D’ailleurs, si l’on jette un oeil au montage, il y a quelques similitudes qui frappent…

Voilà pour le premier coup d’oeil qui en dit long sur les intentions de ce Lapierre eZesty hybride : assisté mais très intégré, un peu plus lourd mais franchement allégé, et monté à mi-chemin entre un Zesty et un Spicy de la gamme traditionnelle…

 

 

Intrinsèquement…

Pour y voir plus clair, il faut donc jeter un oeil aux principaux choix qui ont dicté sa conception. D’abord, pour noter que le Lapierre eZesty n’est pour l’instant disponible qu’en roues de 27,5 pouces. Assez logiquement, il propose le même débattement arrière que le Zesty traditionnel dans ce format de roues : 150mm.

À l’avant, par contre, non content de faire usage du châssis de la Fox 36, il en reprend aussi le débattement phare : 160mm contre 150mm aux Zesty classiques. Le eZesty serait-il généreux ?! Il reprend en tout cas, presque point pour point, la cinématique qui fait le succès des Spicy/Zesty dernière génération.

Tout juste fait-il l’objet d’un développement particulier au niveau du triangle arrière, en matière de layup carbone. Assistance, intégration, poids, etc… Voilà les têtes pensantes Lapierre face à des questions pour assurer la bonne raideur à la partie arrière du eZesty…

À l’usage, les metteurs au point de la marque estiment que la rigidité est meilleure avec le pontet et, par la suite, le layup des haubans est ajusté pour obtenir le même résultat, sans pontet. Quelques précieux grammes et/ou millimètres gagnés ?! 

 

 

La motorisation…

Toujours est-il qu’il est l’heure de monter sur ce fameux Lapierre eZesty, temps de s’en faire une première idée. La mienne est clairement dictée par la motorisation Fazua qui l’équipe. Pour ne rien cacher, j’envisageais d’abord cet essai comme celui d’un VTT à assistance électrique habituel. 

Me voilà donc, pour la première fois au guidon du Lapierre eZesty, parti faire la même chose qu’avec d’autres VTTAE. Erreur ! Fazua a beau annoncer 250W et des pics à 400W/60N.m de couple, je les cherche encore. À fond, l’assistance est à peine équivalente au mode Trail Shimano, réglé au plus bas.

Et quand bien même je resterais sur ce niveau d’assistance, les dix diodes qui représentent les 250Wh d’autonomie fondent à vue d’oeil. Qui plus est, elles sont optimistes : pour exemple, “3 diodes” signifie que l’on se situe entre 20 et 30% d’autonomie, soit clairement plus proche des 20%, que des 30%…

Bref, c’est à ce jeu là que j’en viens surtout à consolider qu’avec les motorisations concurrentes – Bosch, Shimano, Yamaha, Brose… à 250W de puissance et 500Wh d’autonomie – il existe bien une pratique VTTAE : où l’on prend plaisir à monter plus pentu, plus vite. Où une technique d’équilibre et de coordination pour assurer motricité et franchissement prend naissance. Où l’on envisage clairement de faire plus : loin, haut, vite…

 

 

La suite ?!

Ici, la motorisation qui équipe le Lapierre eZesty ne s’y prête simplement pas. C’est autre chose. Je dois revoir mes ambitions, ma copie, ma perception… Mais alors, à quel usage se destine le Lapierre eZesty ?! 

C’est tout l’objet de la suite de cet essai ! Voilà le Lapierre eZesty dans les tuyaux Endurotribe et l’on commence déjà mieux à comprendre pourquoi… D’ailleurs, on a aussi insisté pour que je le roule sans moteur et batterie…

Certes, c’est curieux et surtout, c’est ennuyeux pour lui si, au final, j’en venais à le préférer sans assistance plutôt qu’avec… Mais ma curiosité de testeur est aiguisée comme jamais. Rendez-vous au sein du verdict de cet essai, désormais en ligne, pour en savoir plus 😉

Rédac'Chef Adjoint
  1. Pas mal du tout, principe super intéressant. Mais 15,6kg sans assistance ça reste quand super lourd, surtout pour un vélo avec un cadre et des roues carbones.

  2. On en arrive à dissimuler des assistances dans les cadres… nouvelle forme de dopage en VTT? En tout cas il est magnifique !

  3. Hâte de connaître le verdict de cet essai, après avoir lu des essais dans la presse papier.
    Je trouve que c’est une très bonne idée de le tester ici.

  4. Vraiment dommage pour cette motorisation…
    Que font Lapierre avant les commercialisations non de dieu ?

  5. Une alternative “E” qui suscite un véritable intérêt et dont on attends une analyse, étayée, pesée, métrée et sentie… C’est parfait que vous le fassiez et j’ai hâte de lire votre analyse!

  6. Comme le dit Leo tout le succès de ce vélo réside dans son poids.
    15,6kg avec le moteur aurait été seduisant.
    19kg avec un mini moteur et une demie batterie c’est bien trop,mon enduro AE en alu 160mm pèse 21,6kg.
    Trop peu puissant avec trop peu d’autonomie pour un vttae et trop lourd pour un vtt.
    Le panel des clients potentiels va être tres maigre et ne va concerner que les quelques vttistes qui assument mal de passer au vttae et les vttistes qui cherchent juste un petit coup de pouce sur les tres vilaine côte

    1. Léo, Arpones,

      sur le papier, vos remarques sont valables. Pour ne rien vous cacher, j’ai eu la même impression lorsque j’ai appris les poids, avant de mettre la main sur le vélo cette fois-ci. Mais restons prudent > voyez l’expérience au guidon du Spicy traditionnel… Qui ne pèse que 200g de moins finalement (eZesty sans assistance vs Spicy 5.0) ! En plus de ça, d’autres paramètres entrent en jeu cette fois-ci… Bref, méfions nous des apparences > on en reparle à l’heure du verdict 😉

      > https://fullattack.cc/2019/01/verdict-lapierre-zesty-vs-spicy-2019-deux-bonnes-cartes-a-jouer/#ancre1

  7. J’ai vu son homologue route hier chez une enseigne de sport grand public. C’est bluffant d’intégration ! Le vendeur me disait que la marque ciblait clairement les seniors avec ce modèle route; juste ce qu’il faut d’assistance à la propulsion mécanique pour suivre le groupe. Comme le Zesty, il est possible de le rouler sans batterie et le poids du bike descend sous les 11kgs; ce qui est assez lourd pour un modèle route en carbone…
    Hâte aussi de lire le test Endurotribe.

  8. Bonne initiative de le tester dans cette rubrique !
    15kgs pour un VTT bon “descendeur”, oui mais avec le l’assistance qui en fait un bon “grimpeur”. Je comprends les contraintes mécaniques et la solidité nécessaire. Je verrais bien le Fazuah sur un VTT plus typé “marathon ” All Mountain rouleur.

  9. Sur le papier Ça ressemble surtout à un ebike qui reste joueur par son poids ” modéré” et qui permet d aider pour les grimpettes et éviter de se fumer les cuisses à la monté. Perso, j ai un montage un peu dans ce style avec le moteur lift mtb monté sur un yeti sb5.5 , il fait 17,8kg équipé du moteur, et la batterie de 320 wh est dans le sac (1.5kg). Avec ça je grimpe partout et je fais du 1000m d+ et 30km, perso c est largement suffisant pour ma condition physique. Le ezesty semble être dev dans la même optique ?

    1. Oui, à la différence que la batterie est sur le vélo, plutôt que dans le dos, et que l’ensemble du eZesty est légèrement plus léger 😉

  10. Au final, l’intérêt de pouvoir rouler sans moteur semble assez limité. D’autan que logiquement, cela affecte les réglages de suspensions, à chaque changement de configuration…
    Mais l’histoire nous a aussi appris, que ce ne sont pas forcément les bikes les plus léger qui ont le meilleur rendement et qui montent plus facilement…
    Pareil pour le dénivelé négatif, il y a toujours un compromis à trouver, entre les excès de rigidité et un peu plus de tolérance.
    A l’heure actuelle, la majorité des motorisations permet de monter des trucs qu’on aurait jamais osé auparavant. Mais certains riders ont peut être juste besoin d’un petit surplus d’énergie pour s’aventurer sur des boucles plus traditionnelles et ne plus mettre pied à terre dans les longues montées soutenues.
    Quid du traditionnel portage en montagne, dans tout cela ?? 😀

    1. Pour le portage, tout dépend si l’on prend, ou pas, l’assistance : avec, c’est compliqué parce que lourd à porter, sans, c’est compliqué le reste du temps parce que… pas d’assistance.
      Attention par contre, à bien lire la suite de l’essai : on y indique justement que le eZesty est tolérant et équilibré en matière de suspension. Il ne nécessite pas obligatoirement de revoir les réglages d’une configuration à l’autre. 2 ou 3 clics de détente tout au plus, pour ceux qui veulent/doivent pinailler un peu 😉 > https://fullattack.cc/2019/05/verdict-lapierre-ezesty-le-mythe-prend-forme/

  11. Bonjour,
    Je suis en possession d’un E-Zesty que j’avais commandé en mars.
    Il m’a été livré fin avril et j’ai pu m’en servir dès début mai.
    Je fais face à un gros problème de démontage de la batterie, pour la démonter il faut appuyer un un verrou situé sur le dessus du tube et il faut parfois forcer pour débloquer l’ensemble batterie moteur;
    En ce qui concerne l’autonomie je suis satisfait, disons 40 km avec 800 m de dénivelé positif.
    Lorsque j’ai commandé le vélo j’ai aussi commandé une batterie de rechange.
    Hélas il semblerait que Fatzua soit dans l’impossibilité de me livrer, je suis toujours en attente de livraison. Je suis déçu car j’avais envisagé des parcours plus long et aurait aimé avoir de la sécurité avec une batterie de secours dans le sac.

    1. Bonjour Hubert,

      il semble effectivement que le mécanisme qui vérouille la batterie ne soit pas optimal en cas de boue et/ou de conditions très sèches/poussiéreuses. Il semble nécessaire de l’entretenir avec une lubrification régulière. Léger dégrippage au WD40 du bouton, par le dessus, si nécessaire, et graissage du loquet rouge en dessous peuvent aider. Nous n’avons pas eu l’occasion de mettre en défaut cet élément durant l’essai, mais nous avons diverses fois été mis en garde à son sujet.

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