Nouveauté & prise en main – Le Santa Cruz Nomad persiste et signe !

Apparu dans le milieu, à une époque où seules les roues de 26 pouces avaient véritablement leur mot à dire, le Santa Cruz Nomad fait figure de pilier de l’Enduro. Fût un temps, c’était même le fer de lance de la gamme, un must have ! Puis, les grandes roues sont arrivées. Il a bien franchi le pas du 27,5 pouces, mais pas celui du 29… 

La gamme et l’offre se sont étoffées, et le Santa Cruz Nomad est quelque peu rentré dans le rang. Pourtant, dans le cycle de renouvellement Santa Cruz, le Nomad fait souvent figure de précurseur. L’un des premiers à profiter des derniers progrès du bureau d’étude. Alors, que réserve cette cinquième version du Santa Cruz Nomad ?! Présentation et prise en main, en guise de réponse… 


Au sommaire de cet article :

Santa Cruz Nomad 5

  • UsageEnduro
  • Roues en 27,5 pouces
  • 170 / 170 mm, FOX 38 & X2
  • Triangle avant & arrière carbone
  • Reach 475 mm en L, offset court 37,5 mm
  • Roues Santa Cruz Reserve, 30 mm

À l’oeil nu…

Chez Santa Cruz, il suffit d’un simple coup d’oeil au musée pour le constater. Depuis près de 20ans, la marque concentre ses efforts à développer, peaufiner et raffiner ses modèles autour du concept VPP. Outre le Blur et le V10 qui ont inauguré le concept, c’est le Nomad qui a rapidement emboité le pas.

Dans cette démarche, logique donc que d’une version à l’autre, ce soit des détails et fins ajustements qui soient au coeur des échanges. En la matière, le Santa Cruz Nomad 5 en fourmille. Que les plus avides de fins détails me suivent… On saute de la livrée brune, translucide et chic à la version verte, matte et choc, pour tout saisir !

Voilà pour le premier coup d’oeil averti. Reste à voir ce que ça implique plus clairement en matière de conception du Santa Cruz Nomad 5.

À coeur !

Pour ce faire, il s’agit avant tout de mettre ces initiatives en regard des points clés qui nous tiennent à coeur en matière de conception d’un bon vélo. Géométrie, cinématique, rigidité/raideur notamment…

Géométriquement…

Pour évoquer les cotes du Santa Cruz Nomad 5, j’ai naturellement envie de les mettre face à celles du précédent modèle. D’abord pour constater que le dernier né suit globalement la tendance longer, lower, slacker : -20mm de tube de selle, -4mm de hauteur de boitier, +12/15mm de reach, + 5mm de bases, -1/1,3° d’angle de direction, et donc + 40mm d’empattement/empattement avant… Y’a pas de doute.

Est-ce excessif pour autant ? L’opportunité est trop belle pour ne pas la saisir : comparer les cotes du dernier né à celle du SB165 passé à l’essai il y a peu… Et constater que ces deux 27,5 pouces partagent la plupart de leurs dimensions – à quelques détails près – et ne se distingue que par un point précis : les couples reach et stack ! Plus long et bas de l’avant sur le Yeti, plus haut et court pour le Santa… On y reviendra !

Cinématiquement…

Le Santa Cruz Nomad 5 a beau se baser sur le concept VPP, il n’en reste pas moins qu’il continue son bonhomme de chemin. Il progresse tout autant qu’il cherche à tirer parti des progrès des deux principales marques d’amortisseurs avec lesquelles Santa Cruz travaille. On l’a dit, la biellette haute se déplace légèrement. L’inclinaison de la biellette basse évolue aussi ce qui, globalement, modifie légèrement la trajectoire du point de pivot virtuel.

Intrinsèquement, le Santa Cruz Nomad 5 utilise également un amortisseur à course légèrement plus importante – 62,5mm contre 60mm – pour produire le même débattement. Ce qui implique un ratio global légèrement plus bas. Dans le même temps, la courbe de ratio est aussi légèrement moins progressive en début de course.

Deux dispositions qui vont de pair avec les progrès réalisés par Fox et RockShox. Chez le premier, Santa Cruz note des efforts importants pour être satisfait du X2, fonctionnant de manière plus smooth tout en se tenant, ce qui permet d’utiliser de la compression sans rendre le vélo trop raide. Tandis que chez RockShox, Santa Cruz note les progrès en matière de haut débit d’huile dans ses pistons…

Rigidement

On en parlait au premier coup d’oeil porté sur le Santa Cruz Nomad : les lignes fines et directes du triangle arrière suggèrent une rigidité/raideur quelque peu différente. C’est bien le cas. L’idée ici étant de repenser le comportement du triangle arrière.

Jusqu’ici avec un seul montant reliant bases et haubans, C’est l’ensemble du triangle, et les points de pivots, qui devaient participer à l’effort, pour se tenir. Avec deux montants, l’ensemble est soulagé, et les contraintes plus réparties. L’un dans l’autre, le rendu est forcément moins stricte.

« Globalement moins raide, mais plus consistant… »

D’ailleurs, ça se traduit globalement sur les chiffres mesurés par la marque. Santa Cruz dit du Nomad 5 qu’il est globalement moins raide que le précédent, mais également plus consistant. Comprenons moins raide, mais plus rigide/précis, pour coller aux termes que l’on utilise habituellement.

Par ailleurs, le Santa Cruz Nomad pris en main ici est équipé des roues maison Reserve. Ici, dans leur version V2. Et ici aussi, elles sont annoncées plus douces que les V1. Ce qu’on traduit, une fois de plus, par moins raides, pour être précis dans les termes.

Prise en main

C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que ça donne sur le terrain ? Ou plus exactement : ça lui procure quel caractère au Santa Cruz Nomad ?! Je suis allé chercher la réponse dans le Nord de la Toscane, à l’invitation de la marque, pour deux jours au guidon du Santa Cruz Nomad 5. À Garfagnana, plus précisément, sur les trails que Ridgeline et le programme Pay Dirt visent à entretenir…

Plus précisément, sur les pentes d’un massif mondialement connu… pour son marbre, de Carrare ! Par endroit donc, la roche est un peu plus blanche, et un peu plus luisante que la moyenne, et ça frappe. À d’autres, c’est assez fidèle à ce que l’on imagine de la Côte Ligure et ses hêtres, châtaigniers, sous bois à la bonne terre, plus ou moins sablonneuse ou argileuse…

Ce genre de terrain de jeu pour grands gamins que nous sommes. D’autant plus lorsqu’au fur et à mesure des runs, certaines règles commencent à s’établir : Chifoumi pour qui suit, Pars devant je te rattrape, Attrape-moi si tu peux, Y’a que le premier qu’à pas l’droit de couper… Bref, on ne perd pas de vue le boulot, mais on ne lésine pas sur la mise en (bonne) situation.

Safe !

D’ailleurs, il ne faut pas longtemps pour être dans le vif du sujet. Les premiers runs se font sur d’authentiques chemins de muletiers qui alternent pavasse, épingles, balcons, pierriers et autre délicatesses. C’est donc par endroit scabreux, qui plus est parce que la météo capricieuse a rapporté tout un tas de cailloux fuyants et branches mortes en guise d’obstacles mobiles.

Dans ces conditions, j’apprécie habituellement volontiers la capacité des 29 pouces à conserver le cap, l’élan et une certaine stabilité pour passer sur la vitesse. Je m’y suis d’ailleurs largement fait. Et habituellement, je suis vite rappelé à l’ordre par l’adhérence qui fuit plus vite, la raideur logiquement plus importante et l’agilité qui exige de tenir le vélo avec des petites roues de 27,5.

Ici pourtant, rien de tout ça. C’est même après plusieurs séquences que je finis par me rappeler que le Santa Cruz Nomad est un full 27,5 pouces ! Le vélo pardonne facilement dans les sections défoncées. Il ne se met pas en travers pour un rien, garde le cap, offre un confort digne de la réputation de tapis volants des autres modèles de la gamme.

Pour autant, la lecture du terrain n’est pas pauvre. Elle est intéressante, riche, détaillée. C’est donc à ça que participent les efforts détaillés en préambule à cette prise en main. Les amortisseurs qui permettent au vélo d’absorber davantage les gros impacts sans taper, quand bien même avec ces « petites » roues qui aiment ça. La raideur du cadre globalement moins importante, le triangle arrière conçu différemment, et les roues plus douces qui font que le vélo est complaisant, même sur l’angle.

Poppy !

Une très bonne base pour mettre à profit un autre trait du caractère dévoilé par le Nomad. Cette fois-ci pas de surprise, c’est l’apanage des roues de 27,5 pouces : il suffit de peu pour prendre les airs. La courbure de l’envol est plus courte, et ça se sent. Pour autant, j’ai connu d’autres vélo de la marque où il fallait être prudent au moment de tirer. Notamment parce que trop tassé, le vélo aurait eu tendance à s’étaler, s’affaler, plutôt que de répondre.

Ici, ce n’est pas le cas. Le Santa Cruz Nomad 5 a du pop et en même temps, j’ai le sentiment qu’il travaille plus haut dans son débattement. Qu’il est plus économe. Et je prête trois initiatives à ce caractère. La trajectoire légèrement différente du point de pivot, qui reste peut-être plus centré sur le vélo, au lieu de s’échapper vers l’avant. Le ratio légèrement plus faible de la suspension, qui aide le vélo à se tenir dans son débattement, et l’huile à faire son job. Et le couple reach & stack, haut et court, qui raccourcit la distance à parcourir pour tirer sur le cintre…

Dans ce contexte, la question air vs ressort est vite répondue. Les deux fonctionnent ! Plus en détail : sur le précédent, j’avais une préférence pour l’air, qui offrait plus de marge alors que le ressort avait tendance à parfois trop « taper ». Ici, les progrès effectués par le X2 annulent cette idée. J’ai désormais une préférence personnelle pour le ressort et son maintien à mi-course qui grossit le trait du Nomad poppy ! Et puisque les choses sont bien faites, en première approche, je résume le flip-chip à l’opportunité d’adapter au type d’amortisseur choisi. En dynamique, on retrouve la même géométrie avec la position haute et un amortisseur à air, qu’en position basse avec un amortisseur à ressort.

Inspiré !

Le tableau que je dresse ici est donc intéressant. Notamment parce qu’il me fait faire le lien avec deux articles précédents, auxquels je tiens. Le premier concerne le Tallboy, passé à l’essai durant l’été. J’y concluais sur l’idée que ce petit vélo ait certains traits de caractères dont il serait bon que la marque s’inspire pour ses plus gros vélos. Mais les contraintes de poids, de solidité, de débattement et cinématique me laissaient perplexe. Le Santa Cruz Nomad apporte une réponse et m’y fait donc penser, dans son registre : c’est possible !

L’autre lien que je fais, porte sur la concurrence directe que j’ai déjà cité. Plus tôt cette année, je passais le SB165 à l’essai en concluant à son sujet que faire un 27,5 pouces avec les recettes du succès des 29 pouces actuels n’était pas forcément une bonne idée. Je prêtais notamment ça à certains choix en matière de géométrie. Force est de constaté que ça méritait d’approfondir le sujet. Sans connaitre la géométrie du Nomad, je supposais volontiers qu’il était plus court, de bases et/ou d’empattement total…

En fait, il est simplement plus court et plus redressé de position. Et avec une suspension qui travaille plus haut, encaisse mieux, et plonge moins, le résultat est tout autre. Malgré 10mm de débattement en moins, je ne pense pas le Nomad à la peine quand ça frappe. Par contre, il replace clairement les 27,5 pouces à fort débattement dans le jeu des vélos d’Enduro modernes. Quand bien même avec ses petites roues…

Qu’en penser ?!

Bref, on aurait effectivement pu se questionner sur le format des roues du Santa Cruz Nomad. Après tout, c’est ce modèle de la gamme qui, souvent, a suivi les innovations apportées par le V10 : VPP, amortisseur en bas… Le modèle de Descente est sorti récemment en MX/Mullet… Mais non ! Et finalement, c’est tant mieux !

À la place, le Santa Cruz Nomad 5 réussi un joli tour de force ! Celui de ne pas enterrer les roues de 27,5 pouces sur le marché de la pratique Enduro. Il ne s’inscrit pas dans le positionnement des autres 27,5 pouces sortis récemment. Ces modèles qui gagnent en débattement et se musclent pour sortir de l’ombre des 29, quitte à jouer la carte un peu bâtarde de gros enduro, bike-park, freeride & Co. 

Non, le Santa Cruz Nomad se contente de progresser là où il faut, comme il faut, juste ce qu’il faut. Suffisamment en tout cas, pour me faire écrire qu’il a clairement sa place dans le match, y compris vis-à-vis des 29 pouces. Le Santa Cruz Nomad est donc avant tout fidèle à ce qu’il a toujours été : un sacré vélo d’Enduro ! Et ça, c’est beau !

La gamme

> Les nouveaux Santa Cruz Nomad au catalogue : https://www.santacruzbicycles.com/fr-FR/bikes/nomad

Rédac'Chef Adjoint
  1. Bonjour Antoine,

    C’est toujours plaisant de te lire, j’ai vu un détail qui me plait bien les Shimano Xt sont polis ?
    Sportivement

    1. Bonjour Christophe,

      merci, ça fait plaisir et ça motive 😉 Je ne sais pas exactement quel procédé est utilisé, mais la photo me parait assez fidèle : la finition est effectivement plus claire que ce à quoi Shimano nous avait habitué jusque là (gris à paillettes sur le XT) Là, ça s’approche de la finition XTR, mais en plus clair. Par contre, c’est moins clair que les cadres et pièces alu habituellement polis. Je pense au Magura MT Trail poli par exemple, qui sont très clairs, chrome…

  2. Bonjour,

    Merci pour l’article. Pour en être au 3e article lu à sont sujet et dernierement d’autres testes de 27,5 ; c’est agréable de ne pas lire qu’un 27.5 n’est pas fait pour la competition…
    Juste un petit commentaire/critique photo. Sur nombreuses de vos photos, et plus particulièrement les grands formats, les aberrations chromatiques sont vraiment trop visibles. C’est plus propre et professionnel de les enlever et ça ne demande qu’un clic sur de nombreux logiciels de développement photo.

    Fred

    1. Bonjour Fred,

      on partage l’enthousiasme au sujet du 27,5 pouces. Pour les aberrations, merci de la suggestion. Ici, les photos ne sont pas de nous. Elles proviennent du photographe embauché par la marque pour l’occasion, qui les transmets en JPEG, déjà traitées. Dans ce cas de figure, on prend partie de ne pas revenir sur son travail, à moins véritablement, qu’il y ait gros soucis, ce qui n’est pas le cas.
      On ne lui jette pas la pierre pour autant, puisque les deux coloris du vélo sont compliqués à traiter : forte composantes de magenta et vert ce qui, sous Lightroom, peut pousser à être prudent avec les curseurs. Lorsque les photos proviennent de nos rédacteurs, nous disposons des raw et pouvons y être plus attentifs. Pour autant, lorsque les coloris sont de la sorte, il nous est parfois arrivé d’être trop généreux et générer des zones de gris moins fidèles encore au produit.
      Globalement donc, on peut forcément espérer bénéficier d’objectifs de meilleure qualité, ou bien de respecter les règles de l’art pour limiter le phénomène, mais faute de mieux, je reste favorable à conserver les aberrations lorsque ce choix permet de rester sur un rendu le plus fidèle à la réalité, puisqu’il s’agit avant tout de photographie d’information 😉

  3. bonjour.
    toute la gamme est monté avec la nouvelle 38, mais est ce que le velo serait compatible avec une 36 de 2020 ?
    merci

    1. Bonjour Julien,

      dans l’absolu c’est possible. À débattement identique, l’écart de hauteur de fourche me semble rester suffisamment contenu pour conserver la géométrie du vélo. Reste néanmoins à saisir dans quelle mesure ce montage est envisagé ? La 38 progresse sur certains points qui me font penser qu’elle participe au bon compromis tolérance/précision du vélo : sensibilité et faible raideur, que l’on relie à la qualité du guidage et à certaines dispositions de l’hydraulique, en partie propre à la 38…

  4. Bonjour Antoine,
    Encore merci pour ces articles pleins de détails et toujours aussi intéressants à lire!
    Je suis intéressé par le nomad mais je me situe entre 2 tailles penses-tu qu’il peut être intéressant de prendre la plus grande taille et de monter une fox 38 avec un offset de 44mm pour garder un vélo un peu plus maniable?

    1. Bonjour,

      je comprends la logique, mais à mon sens elle n’est pas bonne. Effectivement, on lit souvent q’un empattement court et qu’un offset long apportent tous les deux de la maniabilité. C’est en partie vrai, mais il ne s’agit pas de la même maniabilité. L’empattement court va agir sur la capacité du vélo à changer de direction, d’un virage à l’autre, surtout s’il n’y a pas la place ou le temps de mettre de l’angle. Un offset court agit quant à lui sur le comportement de la direction, avec moins de couple de rappel, donc l’impression d’un guidon que l’on peut faire tourner plus facilement sans résistance.
      À mon sens, il vaut mieux se questionner sur le reach/stack que chaque taille offre, et sur l’empattement avant. Notamment par rapport aux précédents vélos roulés, et ce que l’on souhaite retrouver ou faire évoluer avec le nouveau 😉 N’hésite pas à m’en dire plus, que l’on puisse continuer à préciser ! https://fullattack.cc/2019/12/didactiques-geometrie-bases-empattements-repartition-des-masses/

  5. Merci Antoine, je comprends mieux la logique que je vais devoir appliquer à la recherche de ma future monture.
    Pour les vélos roulés précédemment, je suis à la recherche des sensations ressenties récemment sur mon bronson taille M que je trouvais vraiment joueur, je roule actuellement un highto taille S après avoir essayé quelques temps le M sans réussir à m’y faire. Je recherche actuellement un vélo plus orienté station mais toujours fun dans l’idée du bronson.

    1. Avec plaisir ! En relisant l’essai de Tom au sujet du Bronson, on voit qu’on retrouve pas mal de traits du dernier Nomad. Et sur le papier, les écarts de géométrie vont dans le sens de nos précédents échanges : à taille équivalente, le Nomad est un peu plus long de l’avant, en reach comme en empattement. Ça peut tout à fait coller au gain en station que tu vise. Pour le côté Fun, j’ai confiance dans le côté « poppy » du Nomad, et sur l’opportunité de jouer entre air et ressort pour coller à l’esprit 😉

  6. Bonjour Antoine, toujours un régal de te lire, a vrai dire je me sers toujours de tes tests pour l’achat de mes vélos, j’avais même eu la chance de faire avec vous l’atelier réglage de suspension il y a quelques années maintenant, à ce jour, je roule sur un nomad 2017, (2 générations de retard), je suis d’ailleurs très content de ce dernier, néanmoins je lui reproche d’être un peu éprouvant physiquement, il me manque aussi ce fameux pop en fin de virage, d’après l’article que j’ai lu à plusieurs reprises ce coté pop et la !!! Le tube de selle relevé et le passage en 12 vitesse devrais donc m’épargner un peu, logiquement tout les voyants passe au vert. Je me demande toutefois si le megatowers ne serait pas plus adapté à ma pratique en compétition, à ce jour, je ne suis jamais monté sur un 29, je suis donc en plein doute, qu’en pense tu ?

    1. Salut Rémi,

      heureux d’avoir de tes nouvelles. Cet atelier reste un des très bons souvenirs de ces dernières années Endurotribe 😉 Pour résumer, la question porte sur 27,5 pouces vs 29 pouces pour la compétition. On peut penser que le 29 l’emporte, mais à mon sens, c’est avant tout à étudier en foncton de ton propre projet. As-tu des éléments qui permettent d’évaluer ton niveau actuel ? Et qui permettent de préciser un peu les domaines dans lesquels tu penses pertinent de progresser ? En fonction de ça, je pourrais t’orienter vers le format qui peut le mieux te faire progresser. Grosso-modo : le 27,5 apporte de la vivacité dans le pilotage, de la vélocité au pédalage, permet de corriger, être incisif, attaquer, là où le 29 permet de conserver la vitesse, arrondir, laisser filer… Dans l’aboslu, tout peut avoir son intérêt, mais le plus pertinent est de corréler ça avec le profil du pilote : c’est ça qui peut créer les meilleurs sensations, la confiance, et la bonne émulation qui paient toujours 😉

  7. Salut Antoine,

    Dans le même esprit, j’ai actuellement un NOMAD4.
    J’envisageais le passage au Megatower, mais la lecture de ton test pose question.

    J’ai envie de te demander, pourquoi choisirais-tu le Nomad par rapport au Mega et vice versa ?

    En attendant, joyeuses fêtes à tous.

    1. Salut Olivier,

      Dans le même esprit que ma réponse à Rémi, je baserais mon choix sur mes préférences personnelles, et ce que j’attendrais de mon prochain vélo. Dans mon cas particulier, les essais effectués ces dernières années m’ont amené à constater que naturellement, j’ai un pilotage qui correspond plus à ce que le 29 pouces apporte. Je m’y fait « naturellement » alors que le 27,5 pouces me demande toujours un peu d’effort pour en exploiter le plein potentiel… J’aime sa capacité à garder la vitesse, à arrondir les trajectoires, à pédaler au train, jouer avec l’inertie que ça procure… Donc j’aurais tendance à choisir le 29 pouces, mais ça reste un choix très personnel, et je dois dire que le Nomad m’a fait cogiter un peu 😉

  8. Pour être un peu plus précis, je pense qu’il faut peut être prendre en considération mon profils un peu « hors norme » je mesure 1,90 pour 90 kilos, je frôle donc les 100 kilos équipé.
    Je roule dans les monts de Vaucluse, le luberon, les dentelles, je fait pas mal de station l’été, je participe généralement au trophée de provence et quelques courses dans les alpes. Concernant mon niveau je ne suis pas un top pilote, par contre j’ai l’esprit de compétition et je m’attelle à finir le mieux possible, je fini généralement milieu de tableau.
    Je suis plutôt alaise dans les portions engagées et défoncées, j’aime aussi tourner en appuyant sur le boîtier, quel plaisir d’enchaîner deux virages avec le fameux petit pop entre les deux !!!?
    Je fait cependant un constat en course : Sur les premières spéciales j’ai eu fait des « coups d’éclat » (rentrer dans le premier tiers) mais c’est sur la fin que je recule dans le classement, (c’est peut être aussi ma préparation physique qui pêche d’ailleurs ça pourrait faire une belle série d’article ?), une fois entamé physiquement je m’aperçoit bien que je manque de dynamisme sur le bike et cela se ressent sur les temps je me demande donc si le fait d’être sur un 29 me permettais d’être plus constant. Mais dans le même temps j’entend beaucoup dire que le 29 est dur a tirer en montée, c’est bien d’avoir beaucoup de choix mais difficile d’en faire un.

    1. Salut Rémy,

      merci pour ces précisions, c’est intéressant. Clairement, le 29 et le 27,5 vont t’inciter à gérer tes courses différemment. À priori, tu as du mal à finir. Est-ce par manque de physique, ou parce que tu dépense trop d’énergie au sur les premières ? pour imager « est-ce que le réservoir est trop petit, ou est-ce que tu tire trop sur le moteur au départ ? »
      Le 27,5 pouces aura forcément tendance à t’inciter à consommer plus encore au départ, mais ce sera à double tranchant ensuite : soit il t’aidera à garder ton style sur la fin, soit tu sera cramé pour de bon, terminé bonsoir ! En 29, ça risque à l’inverse de te déconcerter un peu au début, parce que quand tu vas sortir la grosse attaque, tu vas trouver que c’est plus difficile à manier. Ça peut te contrarier. Par contre, si tu en profite pour apprendre à rouler plus économe et à profiter des avantages du 29 pour ça, au final, ça peut t’aider à mieux finir. En dépensant moins au départ, et en répartissant mieux tes efforts. Actuellement, pour ton gabarit, on a plutôt tendance à suggérer le 29 pouces. Et à la pédale, c’est moins « vif » mais ça a tendance à « mieux garder la vitesse » au point d’avoir un peu d’inertie et quand tu sais en jouer, tu fais des « micro-pauses » qui te manquent cruellement quand tu reviens au 27, où tu es toujours en prise…

  9. Salut Antoine !
    Bonne année !
    Je suis en plein doute :
    Fin de saison je compte changer mon fb 29 mais j’hésite entre le mega et le nomad … je suis jeune ( 17ans ) et j’aime la compétition mais aussi le fun du vélo .
    Je ne sais pas si repasser en 27 est une bonne idée … si tu pouvais éclairer ma lanterne je t’en serais reconnaissant !
    Bonne journée 😉

  10. Salut Antoine !
    Bonne année !
    Je suis en plein doute :
    Fin de saison je compte changer mon fb 29 mais j’hésite entre le mega et le nomad … je suis jeune ( 17ans ) et j’aime la compétition mais aussi le fun du vélo .
    Je ne sais pas si repasser en 27 est une bonne idée … de plus j’aime bien la station et faire deux trois shralp ? j’aime bien les vélos joueur et je n’ai pas une grande condition physique. Le 29 a réussi à m’apporter de la vitesse en 2 ans que j’ai pêcher à avoir en 2 ans de 27 .
    si tu pouvais éclairer ma lanterne je t’en serais reconnaissant !
    Bonne journée 😉

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