La Red Bull Hardline & la Maxiavalanche de Cervinia occupent le terrain

D’habitude, fin juillet, le gratin mondial s’affaire pour donner suite aux circuits internationaux sur le sol nord américain. Mais cette année encore, ce n’est pas le cas, si bien qu’il y a comme une trêve estivale que certains tentent d’occuper. C’était le cas ce week-end pour certains descendeurs et enduristes. Sur la Red Bull Hardline pour les premiers, sur la Maxiavalanche de Cervinia pour les seconds…

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La Hardline, course de DH la plus dure au monde ?

Au calendrier, la Red Bull Hardline s’est construite une sacrée réputation ces dernières années : celle de vouloir incarner la course de Descente la plus dure au monde. Ici, on voit gros, rapide et engagé. Avec le temps, la pâture du haut a été rabotée au point de poser les pilotes sur les dalles rocheuses qui se trouvent en dessous. Le premier bois lui, propose quelques rochers desquels il faut oser sauter. La section intermédiaire offre une succession de sauts avant tout monstrueux par la taille. Elle a d’ailleurs gagné un step-down qui rappelle ce que la Rampage propose. Et si le bois du bas commence par quelques gentils virages entre les arbres, c’est pour mieux s’engager dans l’enchainement pierrier/road-gap/dernier bois/derniers sauts sur lequel une partie de la victoire s’est jouée…

Écarts plus serrés que d’habitude…

Sur la Red Bull Hardline, les obstacles et les secteurs demandent un certain talent pour tout mettre bout à bout. On le voit ici plus qu’ailleurs ! Les freinages, réceptions, relances et autres occasions de se repositionner le prouvent. Même s’il s’agit de faire le meilleur chrono, il s’agit aussi et d’abord de tout franchir ! Habituellement d’ailleurs, les écarts s’en ressentent. Sous la pluie écossaise la plupart des éditions, ils sont plus importants qu’en Coupe du monde de DH. Mais cette année, c’était une édition particulièrement sèche et poussiéreuse de la Hardline, et les écarts se sont resserrés en tête…

Grande-Bretagne vs le reste du monde

Côté effectifs, on retrouve un savant mélange orchestré par Red Bull. Grosse sélection de pilotes britanniques tout d’abord, qui font de la Hardline un moment fort de leur saison, et honneur à l’évènement concocté par Red Bull UK. Kerr, Greenland, Edwards, Fairclough, Brayton, Seagraves pour ne citer que les mieux classés… Pour leur donner du fil à retordre et donner à l’évènement toute sa splendeur, le casting orchestre aussi un petit match descendeurs vs freeriders pour voir qui osera le plus sur un tel parcours – Vestavik, Genon, Salido notamment… Et un petit air de crunch avec une délégation française mêlant des talents des deux univers – Laly, Iniguez, Tupin & Vigé dans les starts.

Bernard Kerr fait parler l’expérience

De ce plateau, c’est un archi habitué qui sort vainqueur. C’est bien simple : à chacune de ses participations, Bernard Kerr est monté sur le podium. Déjà deux fois vainqueur et tenant du titre, le Britannique s’adjuge la première place. Durant son run, il paraissait plus à l’aise que tout le monde sur cette piste ultra engagée. Pourtant secoué par une récente chute en recos, il devance un Laurie Greenland à l’attaque, pour à peine plus d’une seconde. Kade Edwards, toujours très stylé, complète le podium 100% british. Et pour ceux que le replay intéresse, les runs de Brage Vestavik – dont on plaint le vélo – Brendan Fairclough – toujours à l’aise en l’air – Matteo Iniguez – plein de fougue – et Kaos Seagrave – trop stylé aussi – méritent le détour…

Pendant ce temps là, à Cervinia…

L’autre évènement marquant – et à dimension transnationale – du week-end, se déroulait sur les pentes de Cervinia, la station nichée sur le versant italien du mythique Cervin ! Une Maxiavalanche qui depuis plus de quinze ans maintenant, complète la saison des mass-starts et pas de n’importe quelle manière : comme la Mountain of Hell et la Méga, Cervinia a du glacier au menu du dimanche matin ! Un cadre qui vaut de gros points quand le temps est au rendez-vous même si, forcément, à plus de 2000 m d’altitude il y a toujours des surprises…

Les frenchies de sortie…

Un peu comme La Thuile, Cervinia a la bonne idée de ne pas être loin de France. Et pour cause, elle se situe dans la vallée d’Aoste, le secteur le plus francophone d’Italie. Pas étonnant donc d’y trouver une délégation de Français bien fournie. On note notamment, au delà de l’élite, un beau contingent de frenchies en quête de roulage entre les Coupe de France, Enduro World Series et mass-starts qui composent leur calendrier : Estelle Charles, Clément Charles, Baptiste Gaillot, Camille Servant, Flo Arthus, Damien Desbrosses, Noa Seret, Alexi Benoit…

Gaillot dans son élément ?!

Parmi ces favoris, c’est peut-être le plus logique qui l’emporte. Baptiste Gaillot aime la neige qu’il côtoie tout l’hiver à Chamrousse. Rouler dessus ? Pas de problème, il n’en est pas à son premier derby… Mais surtout, on l’avait déjà vu à la bagarre et aux avant-postes lors de la Mountain of Hell début juillet. Cette fois, il concrétise donc, d’un rien devant Camille Servant… Chacun remporte une manche devant l’autre, mais c’est Baptiste, vainqueur de la seconde et comme le veut le principe des Maxi, qui gagne. Clément Charles, Flo Arthus et Damien Desbrosses complètent le podium tandis qu’Estelle Charles l’emporte chez les filles…

Résultats plus en détail > https://timingzone.com/maxi-avalanche-cervinia

On connait la date des Championnats de France Enduro…

On boucle ce récap’ du week-end par une info qui était sortie juste avant que les joutes en question ne débutent : on en sait plus sur le déroulement des Championnats de France Enduro 2021. La question était restée en suspend et on attendait encore d’en savoir plus à ce sujet de la part de la fédération. C’est la manche de Coupe de France de Thollon Les Mémises/Bernex qui servira de référence pour distribuer les manches tricolores en 2021. Pour rappel, cet course est prévue les 21 et 22 août.