Interview – Rémy Absalon et l’évolution de l’Enduro

Alors que le team Scott SR Suntour profitait de quelques jours de testing suspensions avec les ingénieurs SR Suntour, nous nous sommes incrustés : pour découvrir leurs vélos de course, mais aussi pour interroger Rémy Absalon… Echanger avec lui sur son statut, le team, et l’évolution de la discipline Enduro qui l’a clairement vu grandir !


Figure historique de l’Enduro puisqu’il fut l’un des premiers vainqueurs des Enduro Series/Mega/Maxi en France il y a une quinzaine d’années, avant de s’immiscer au niveau mondial sur les Enduro World Series, Rémi est un personnage clé lorsqu’il s’agit parler de l’évolution de l’Enduro au fil des années. Une évolution qui accompagne aussi son propre changement de statut : de pilote professionnel à team manager… C’était donc le moment opportun pour se jeter dans un coin d’herbe, en marge du team camp et entre 2 shuttles, pour discuter de cela ensemble…

L’avis de Rémy appuie visiblement l’idée que l’Enduro est et doit être variée autant sur les formats que sur les terrains de jeu. L’évolution de la pratique depuis quelques années va dans cette direction. C’est sa vision, mais qu’elle est la votre ? 😉

Rédacteur Testeur
  1. Merci pour cette belle interview.
    Je suis quand même étonné que vous fassiez encore l’amalgame entre enduro et descente marathon.
    S’il est vrai que les vélos et les pilotes sont les mêmes, le format de course n’est pas du tout identique. L’enduro est en chrono individuel et la descente marathon en mass start. Dans les fait ça ne se gère et ne se cours pas du tout de la même façon.
    Si on veut que tout le monde s’y retrouve je pense qu’il serait bien de faire une petite mise au point sur le sujet un jour ?

    1. Salut Alex,

      merci pour ces précisions, on avait remarqué, nous aussi on en a largement fait l’expérience 😉 Mais justement, on voit les choses différemment ! Je crois que la réponse de Koyote résume assez bien la situation. Même matériel, même athlètes, mêmes lieux de pratique, qualités athlétiques proches… pourquoi tenir à tout prix à maintenir une « frontière » poreuse qui ne parle qu’aux puristes et que 20 ans de compétition ont mis à mal tant on retrouve au final les mêmes athlètes aux avant-postes ?! Justement, si les gens ne s’y retrouvent pas, c’est peut-être parce qu’on cherche à entretenir une différence qui vu de l’extérieur, ressemble à du pinaillage et de la querelle de clocher… Seul le format de compétition varie finalement. Ça serait beaucoup plus simple si on avait un seul nom de discipline, et des noms de formats de course. Il y a des discipline sportives qui ont une belle notoriété publique et qui ont la solution à ça. Le meilleur exemple ? Coupe du monde de Biathlon, qui alterne Individuel, Sprint, Poursuite, Mass-Start et Relais tout au long de la saison. Personne s’en plaint. Ça met même du piment en fonction du programme du week-end et des enchainements. Il y a des petits globes par « spécialité » mais dans tous les cas c’est le gros globe et l’athlète le plus complet qui prime. Perso, je trouve dommage, pour pas être plus vulgaire, qu’il n’y ait pas des mass-start ou au moins des poursuites sur une saison internationale, et que ce soit le « pur » format Enduro qui ait pris le pas à cette échelle… Athlète complet, varier les formats et les plaisirs, s’adapter à ce que le spot permet… Finalement c’est justement le fond du propos de Rémy qu’on relaie donc volontiers ici !

      1. La seule chose qui me vient à l’esprit c’est pourquoi chercher à diviser quand il est grand temps d’unifier ?

        Puis comme le dit si bien Rémy c’est la variété des terrains, des formats et des journées de course qui fait la pratique de l’Enduro comme il la voit : complète ! 😉

  2. Cool l’itw ! Un vrais plaisir d’écouté Rémy.

    Et pour répondre à Balaud c’est dommage que l’itw ce porte pas plus sur les différence de l’époque et maintenant…
    Tribe 10 000 de l’époque n’est plus du tous la même aujourd’hui, peu t’on appeler ça de l’enduro du coup ? Quand on avais presque 2h de chrono sur deux jours et aujourd’hui a peine 50 mins sur pratiquement les mêmes spécial c’est dommage de vouloir une mise au point sur le mass start et l’enduro chose que tous le mode saisi.

    Par contre une mise au point sur l’enduro de l’époque et celui de maintenant ne serrais pas plus mal ?!

    1. Une mise au point peut-être pas, on n’est pas là pour rendre des comptes ! Mais il est vrai que la pratique en compétition a évolué, fini les week-ends de remontée en cabine avec 10 spéciales sur 2 jours… J’en connais un autre bien placé pour nous parler de ça 😉

  3. Bonjour à tous et à M BALAUD avec lequel je suis assez d’accord.

    Pour avoir participé à des enduros, des EWS et à la mega, à mon humble niveau, je peux vous assurer que ce n’est pas du tout la même chose !
    L’effort n’est pas le même, les filières énergétiques ne sont pas utilisées de la même manière et cela créer des différences notables notamment au niveau de la préparation physique et mentale.
    Maintenant, quand tu es bon en EWS tu risques de n’être pas trop mal en descente marathon et cela reste du vélo ;). Attention, Vouloir tout unifier et uniformiser peut aussi être contre productif. bon ride à tous et n’oubliez pas l’essentiel reste le plaisir et le partage !

    1. Bonjour Dave,

      On entend que ça ne soit pas strictement identique. Heureusement d’ailleurs, sinon à quoi bon quelque part ? La question c’est plutôt de savoir si ça mérite d’être rangé dans des cases différentes, et si oui, pour s’en servir auprès de quel public ?! Pour nous passionnés, il y a effectivement une différence. La preuve, chaque pilote a certainement sa préférence. Ça n’empêche pas de gouter aux deux. Par contre vis-à-vis d’un public moins « pointu » la différence s’estompe et a de moins en moins de sens. Il nous manque certainement des mots, mais d’autre part le cyclisme en général, et le VTT en particulier, a déjà de nombreux noms de discipline, et un découpage empirique pas forcément évident à manier… Alors faut-il en rajouter…

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