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Tendance – Comment bien choisir son garde-boue ?

Alors que l’hiver bat son plein et que les pluies printanières arrivent, la boue pointe le bout de son nez. Ca peut vite tourner au cauchemar. Les habits, le vélo, le pilotage et j’en passe, en prennent un coup !

Pourtant il y a une solution et des accessoires qui peuvent faire la différence. Le garde-boue à l’avant en est un. Fini l’époque des vélos californiens qui ne croisaient jamais un brin de boue ou une flaque avant de sortir des bureaux de développement. On entend souvent parler de mud clearance. On voit aussi naître des garde-boue intégrés.

La boue fait enfin partie intégrante de notre pratique. Et les marques se penchent désormais sur le sujet. D’ailleurs, certaines ne voient le jour que pour présenter un garde-boue ! Mais alors qu’en est-il ? Y a-t-il différents types de garde-boue ? Qu’apportent-ils chacun ? Quels sont leurs avantages ? Leurs inconvénients ?

 


Temps de lecture estimé : 6 minutes


 

Au sommaire de cet article :

 

 

Pour le bien de tous !

Le garde-boue, c’est l’accessoire banal et simple mais qui ne relève pourtant pas du gadget à l’usage. Sa simple présence, notamment à l’avant, fixé sur la fourche, peut fortement améliorer les conditions d’une sortie. Sur certains vélos, dont l’amortisseur arrière est très exposé au projection, il est même judicieux d’en mettre un à l’arrière, mais pour le coup c’est encore plus spécifique et propre à chaque vélo.

Il épargne des projections de boue et d’eau sur les habits, qui seront plus faciles à nettoyer par la suite, les yeux, qui pourront continuer à voir la trace et il préserve aussi de l’accumulation de la boue sur le vélo. Mais voilà ! Reste encore à choisir parmi les différents types de garde-boue du marché. Tous n’auront pas le même intérêt et la même incidence… Voyons plutôt !

 

 

Les différentes solutions

Tout d’abord, avant d’aborder les garde-boue, parlons de la boue en elle-même : collante, ou joyeusement liquide et dispersive, mais drôlement salissante par endroit !

 

Ainsi, on devine qu’il peut y avoir plusieurs solutions pour se protéger de ces projections. Les garde-boue se répartissent en trois grandes catégories : les longs, les courts et les bavettes.

 

 

Avantages et inconvénients

En toute logique, plus le garde-boue est proche du pneu, et plus il l’est sur une longue portion, meilleure sera la protection contre les projections. Il va de soi que les longs sont plus efficaces que les courts pour éviter les projections directes. La bavette, elle, ne protège que des projections indirectes. De cette même manière, la largeur a aussi son importance… Plus couvrants, ils auront aussi tendance a plus facilement stocker la boue, surtout si elle est collante, comme de la glaise…

Leur conception a donc une importance dans la qualité de la protection, mais aussi dans d’autres domaines… Leur forme et l’épaisseur de plastique peuvent, pour les longs comme pour les courts, les rendre plus ou moins flexibles. Ce qui occasionne des frottements sur le pneu et son lot de désagréments possibles : bruit et risque de casse. Le durabilité dans le temps en dépend. Oui ! Et même les courts qui n’épousent pas le pneu de près peuvent venir en contact avec à l’impact, lorsque la fourche fonctionne !

Sur les courts, le maintien est assuré par quelques colliers de serrage, et est souvent suffisant pour le maintenir en position. Cependant, à ce petit jeu, les longs ont souvent le défaut d’être long : plus encombrant et une fâcheuse tendance à basculer d’avant en arrière lorsque leur fixation glisse sur les fourreaux de la fourche. Il nécessitent donc une mise en place plus rigoureuse pour assurer un maintien sûr, pour éviter tout contact avec le pneu. A ce petit jeu, certains sont bien plus travaillés et performants que d’autres

 

 

Comment choisir le sien ?

Finalement, chaque garde-boue, et ce quelque soit son type, a ses avantages et ses inconvénients. Se saisir de ses caractéristiques pour bien choisir est primordial si l’établi ne veut pas devenir sa résidence principale : couverture, fixation, rigidité…

Et sur ce marché, on trouve de tout, du simple morceau de plastique taillé dans la couverture d’un classeur souple d’écolier au véritable garde-boue, travaillé, rigide, couvrant, spécifique en somme ! Il y a de quoi passer à côté de la perle rare, mais essentielle.

Les besoins de chacun varient par préférences personnelles mais aussi et surtout en fonction de la région et des saisons. Le garde-boue long peut être nécessaire l’hiver dans des régions humides où la boue est très liquide, peu collante comme en Auvergne, l’extrême Nord-Est français, etc… mais un véritable calvaire dans les régions plus argileuses lors du dégel, par exemple, qui forme une glaise collante “indépétrable” comme une bonne partie du Sud de la France ! Voici donc l’exemple typique qui met en perspective la nécessité et la possibilité d’utiliser un garde-boue, long dans ce cas

 

 

Que retenir !?

Même si parfois un bon bain de boue donne l’impression de rentrer d’un gros chantier et d’une grosse “marrade” entres potes et a des vertus pour la peau, il est parfois préférable de rester propre, de quoi épargner le camion et la machine à laver !

Dans mon cas j’apprécie surtout l’efficacité contre les projections pour épargner mes yeux et ma vision. Un point non négligeable pour un myope comme moi qui porte des lentilles ! L’Auvergne et sa terre végétale qui devient une boue noire liquide me permet de monter et de garder un garde-boue long, couvrant et très proche du pneu, de l’automne au printemps sauf les jours de neige…

Mais reste à chacun de définir son besoin et ses envies, et surtout de connaitre sa région et ses singles habituels pour faire le bon choix. Un choix qui n’est ni anodin ni futile. Enfin, avant les premières fiches de test (à suivre…), les commentaires sont là pour aiguiller et échanger si besoin 😉

 

 

Les produits

D’ici-là, petite sélection, non exhaustive, des produits qui existent sur le marché. Pour tous les styles et toutes les bourses…

Rédacteur Testeur
  1. bientôt l’essai longue durée, et autour du monde, des différents arrêts de câbles de dérailleur X01 (pour le xt ce sera le mois prochain)

  2. Un point à noter: il faut bien penser à protéger les fourreaux avec du scotch avant de mettre un garde boue souple car celui ci va bouger facilement et user (voir limer) la peinture au contact/frottement. Je roule toute l’année avec un garde boue avant et ma dernière pike était bien ruinée auprès 2 saisons avec le garde boue.

  3. Bonjour,

    Il y a aussi ZEFAL qui propose des garde boues bien pensés, les FM20 et FM30 à environ 10 euros et 13 euros… tout aussi enveloppant, fixation par velcro ou rilsan au choix…
    Mais peut être une marque pas assez prestigieuse pour ne pas la citer ?

    1. merci pour ces compléments. Je ne vois pas en quoi le “prestige” aurait une quelconque place ici !? (C’est écrit noir sur blanc), notre courte liste d’exemple se veut NON exhaustive. Et pour le coup (question de point de vue) la plupart des exemples cités ici n’ont justement pas le “prestige” d’une marque généraliste telle que Zefal

  4. Hé, par quel miracle les projections indirectes s’arretent elles avant l’arceau de la fourche? Peut être pour ne pas décrédibiliser les modèles qui ne sont sensés arrêter que celles là ? Car il n’y a aucune raison pour que ces projections ne continuent pas à se produire une fois l’arceau passé si ce n’est, effectivement, que plus la roue tourne plus elle purgée !

    1. Oulà ! Biensûr qu’elles ont lieux sur tout le pourtour de la roue. Mais les bavettes limitent fortement ces projections et surtout celles qui viennent crépir le pilote. Plus les projections ont lieu sur l’avant du vélo, plus il faut aussi aller vite pour les prendre dans les dents 😉 On ne cherche bien évidemment pas à crédibiliser ou à décrédibiliser un type par rapport à un autre. Ils sont ici mis en perspective l’un par rapport à l’autre 😉 Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc…

  5. Personnellement les modèles Slicy et Mudguard sont montés sur mes vélos. Ca fait le taf et protège bien le visage. Je les laisse même en été ça évite les gravillons qui visent les yeux. Le bourrage reste assez rare et au pire se dégage assez facilement sans casser le garde boue. Dans le pire des cas on peut faire couper les rizelans et mettre le trucs dans le sac.

    Par contre pour l’arrière je n’ai rien trouvé de convaincant. Pour un tout suspendu c’est vite la panique. Du coup c’est short étanche obligatoire (ou trouver un semi-rigide mais c’est plus cher ! . Je serai preneur d’un petit point de vu extérieur sur les solutions qui gardes les miches au sec 😉

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