Évasion : Le Tour du Mont Blanc entre potes avec Nico Vouilloz

Le Mont Blanc. Lieu mythique. Lorsqu’on pense au Mont Blanc, on pense au sommet de l’Europe, à la neige éternelle, au berceau de l’alpinisme. On pense rarement à faire du vélo. Encore moins en autonomie, sans le moindre support.

Pourtant c’est le challenge que nous nous sommes donné la semaine avant le confinement, autour d’un bon café pendant une sortie VTTAE entre potes.

Direction le Mont Blanc entre copains au guidon de nos Lapierre GLP2

 


Temps de lecture estimé : 11 minutes – Récit : Kieran Page


 

 

Tour du Mont Blanc entre potes

L’idée est souvent la chose la plus facile à avoir, la conception et la réalisation d’un projet étant une autre paire de manches. Nous connaissions tous le coin à travers nos voyages ou séjours, le plus souvent en ski, mais ne savions pas comment nous y prendre pour transformer cette idée en voyage mémorable. À travers nos réseaux communs, nous avons recueilli énormément de conseils et d’idées de nos amis pour réussir.

Le fameux confinement a failli avoir raison de notre voyage. Finalement il a servi d’ouverture parfaite car la pause des compétitions a donné à Nico V la liberté de participer, Alexandre et (Nicolas) Pompei ont pu bénéficier de plus de latitude avec leurs vacances et je n’ai eu pour ma part aucun événement à organiser. J’ai donc eu la possibilité de me concentrer sur ce trip.

Nous avons tous pas mal d’expérience dans le domaine du vélo et de la montagne, mais notre TMB présentait certains éléments inconnus. Passer trois jours avec les sacs remplis de batteries, chargeurs, matériel de réparation et secours ainsi que nos vêtements, était une configuration inédite pour certains d’entre nous, plus habitués à avoir une équipe en soutien. Nous ne devions prendre que les essentiels, et certains objets « passe-partout ».

 

Jour 1 : Courmayeur – Saint Gervais

Ce n’est pas sans une certaine impatience que nous sommes arrivés à Courmayeur.

Devant nous 165km et au moins 8500m de D+ à partager sur trois jours afin de boucler le tour. Tous les conseils et recherches reçus étaient notre seul point de repère face à la haute montagne et l’orage qui nous menaçait dès le départ.

Notre plan était de commencer la boucle avec le Funivia, car qui refuserait d’avoir 500m d’altitude en moins à franchir avec 1000Wh d’autonomie et 3200m D+ pour la journée ? Le gain de temps anticipé s’est finalement envolé lorsque nous sommes sortis de l’appareil et que nous sommes tombés sur Blaise Verien, au restaurant Maison Vieille, chez Giacomo. Quelle hospitalité ! À peine 10h du matin mais le plateau de charcuterie et de fromage du pays, offerts avec un vin blanc, prouvait bien que nous étions partis sur le « Tour des Meilleurs Bars ».

 

 

La préparation éclaire du bolide de Pompei a également interrompu le départ à peine 500m plus loin. Car malgré l’attention prêtée à son vélo concernant la mise à jour des batteries et de la programmation moteur, ainsi que les multiples composants cycles, les pneus n’avaient pas été gonflés… Doh !

Une fois les faux départs négociés, nous avons plongé dans le vif du sujet, immergés dans l’ambiance de l’aventure grâce aux paysages sublimes et aux chemins d’anthologie. Le Glacier de la Lex Blanche est sorti du brouillard au moment de notre passage vers le Col de la Seigne et la France. Nous avons attaqué la descente du col vers le refuge des Mottets comme des sauvages, car le chemin était large et lisse mais surtout car nous avions peur de ne pas pouvoir recharger nos powerpacks si nous étions trop en retard.

 

 

 

 

Le refuge où nous nous sommes arrêtés le midi était vraiment agréable, avec des raviolis maison et une installation électrique moderne. Tout cela a permis de recharger les batteries des pilotes et des VTTAE.

L’effet « vacances » que nous avons commencé à ressentir a pris un coup lorsque, dès la remise en selle, les averses ont commencé et se sont intensifiées pour finir en orage de haute montagne au bien nommé ce jour, Col de la Sauce. Nous avons passé la Crête des Gittes avec ses parois et ses barres rocheuses de plus de 500m malgré la grêle et le vent violent. J’ai découvert à cet instant que le vertige est une sensation très désagréable ! Le refuge du col de la Croix du Bonhomme a bien porté son nom de « refuge », avec aisément une cinquantaine des personnes à l’abri de la météo capricieuse, en train de déguster de délicieux gâteaux faits maison. Nous avons ensuite profité d’une accalmie pour rejoindre le Col du Bonhomme, un pur régal ! Les pierres et les blocs étaient trempés, mais par miracle, ils accrochaient bien sous nous pneus. Bonjour les block-passes, les fous rires et les trajectoires plus qu’osées. Cela n’a pas changé dans le freeride de la cascade de Balme.

 

 

Habituellement la descente sur les Contamines se fait par la piste forestière mais nous avons décidé au dernier moment de l’abandonner au profit d’un chemin parallèle, la Combe Noir. Quelle erreur ! C’est là que pour la première fois en 15 ans, j’ai vu l’impensable : Nico à pied !

Nous avons fini trempés jusqu’à l’os, à la tombée de la nuit, mais la première journée de TMB nous a livré tout ce que nous attendions : de l’aventure, de l’adversité et des chemins de fous !

 

 

 

Jour 2 : Saint-Gervais – Champex

Dans la nuit l’orage a déserté, laissant la place à un soleil de plomb. Fort heureusement la première montée s’est faite à l’ombre, car les 800m d+ en 4km ont vite chauffé les jambes. La récompense était la vue sans obstruction sur le Mont Blanc, l’Aiguille de Midi et toute la vallée de Chamonix. Nous sommes restés figés par la beauté de ce spot un court instant, car la descente sur les Houches nous tendait ses bras, avec en prime un tracé fraîchement taillé pour le bike-park. Nous avons alors vite oublié les 15kg que nous avions sur le dos et attaqué entre les fougères dans les racines et la pente.

 

 

A notre arrivée dans la vallée de Chamonix, le rythme a changé car le soleil, les vues et le nombre croissant de randonneurs nous ont imposé une allure plutôt tranquille au bord de L’Arve. L’ambiance estivale était à son comble au centre de Chamonix. Nous avons choisi au hasard le Restaurant Joséphine, sous l’ombre de la statue de Dr Paccard, l’alpiniste qui a conquis le Mont Blanc en 1786. Le plus gros de la journée restant à faire, et n’ayant que la carte et la fleur au fusil, nous nous sommes remis en selle, le ventre et les piles remplis.

 

 

L’idée était de rejoindre le Col de Balme et la frontière Suisse via les télésièges du Bike Park de Le Tour, mais, malgré les renseignements que nous avions glanés en amont, le site a interdit le transport des VAE dans les télécabines… Coup du poker obligé car nous n’avions pas assez de marge dans les batteries pour rejoindre Champex sans cette aide. Nous avons fait profil bas et feint l’ignorance, tout en bluff et en charme pour nous faufiler dans un groupe de riders étrangers (bon, des Anglais) afin de passer le Col.

Nicolas Fillippi, qui connait bien les lieux suite de son record du TMB à VTT, nous avait déconseillé la descente directe et conseillé à la place une descente par la Tête de Balme et la Croix de Fer qui restera l’un des moments fort de la semaine. Les 900m de verticale, avalés à tout vitesse en passant par toutes les couches de la montagne, ont cramé une paire des plaquettes pour Pompei et le serrage du plateau du vélo d’Alexandre.

Heureusement que j’avais emmené in extremis la paire des plaquettes de son frein avant que nous avions condamné avant de partir, faute d’un levier tordu. Mais pour l’outil serrage plateau… J’avoue avoir rigolé quand Nico avait suggéré de le prendre, disant que ce n’était que 160 bornes et en bon sudiste d’adoption « çaaaa vaaaa passer« . Je commençais à cet instant à regretter ce petit conseil. Le Leatherman d’Alexandre et l’abondance des cailloux ont donc remplacé l’outillage officiel de chez Bosch pendant le jour et demi à venir.

 

 

Après cette mésaventure, nous avons décidé de prendre un « raccourci » pour rejoindre le Col de Forclaz. Nous nous sommes retrouvés dans un chemin déjà pentu, qui s’est transformé en calvaire avec des marches façonnées en ancien travers de chemin de fer. Le poids du sac à dos s’est démultiplié avec le poids de nos VAE. Le panneau de randonnée au Col nous annonçait la fin de journée à 3h à pied, mais il ne nous communiquait rien sur la technicité du chemin à venir. Chacun ses préférences à VAE : personnellement, j’adore les montées techniques. Pour le coup j’ai été servi pour notre ascension jusqu’à le Croix de Portalo. Les leçons durement apprises dans les chemins de la Transvésubienne ont servi dans ce chemin tortueux, afin de garder la lucidité et la souplesse jusqu’au bout.

Après une telle montée, nous étions assez éparpillés, mais une fois réunis, c’est la descente sur Champex qui nous préoccupait. Elle avait intérêt à être bonne après le purgatoire de la montée depuis le Forclaz, et encore une fois, ce saut dans l’inconnu ne nous pas déçus. Alpages rapides et larges se sont rétrécis en chemins caillouteux puis en passages dans de multiples ruisseaux remplis de gros blocs plutôt « trialisant ». Une fois que le chemin ait rejoint la piste forestière en bas, nous avons crié de joie en nous racontant nos passages vraiment trop proches de la correction, au désagrément des pauvres campeurs installant leur tente dans un champ tranquille jusqu’à là.

La tranquillité de Champex-Lac, qui signalait la fin de la deuxième journée, a été la bienvenue après une journée bien chargée sur tous les fronts.

 

 

 

Jour 3 : Champex – Courmayeur

Dès les premiers tours de roues, nous avons brisé le silence et la tranquillité des lieux avec une descente au cours de laquelle nous avons vraiment pu lâcher les freins sur les 400m de D- pour rejoindre le hameau d’Issert. Derrière, nous avons attaqué une longue ascension de plus de 1500m de D+ en direction du Grand Col Ferret et de l’Italie. Là encore, les paysages et la variété des terrains nous ont séduit et, sachant que l’étape était la plus courte, nous en avons profité pour nous offrir des pauses photos et des ascension défis à la moindre opportunité.

La contrepartie de faire le TMB, surtout en week-end, est la quantité de personnes que l’on peut croiser sur les chemins. Pour nous ce n’est pas problématique de ralentir quand nous les croisons, mais pour certains d’entre eux, c’est effrayant de voir des VTTistes débouler dans un nuage de poussière sur un chemin où ils ont déjà du mal à évoluer, surtout lorsqu’ils gravissaient la vertigineuse pente qui finissait pour nous au Refuge Elena. Heureusement pour ma part, avec Alexandre et Nico en éclaireurs, les randonneurs étaient déjà largement avertis que j’arrivais.

 

 

La suite de la descente pour rejoindre Chalet Val Ferret s’est faite dans l’esprit tifosi italien : les randonneurs du dimanche nous applaudissaient et filmaient même notre passage. Des freinages de plus en plus tardifs, couplés à des trajectoires ambitieuses, ont contribué à leur plaisir !

 

 

Pour la première fois depuis le départ, nous étions ce jour dans le timing, et nous avons fêté cela avec du gibier local cuisiné à l’italienne. Il n y’a rien de mieux qu’un bon plat de cerf à la daube pour empêcher l’organisme de repartir, et pourtant, la discussion de midi a surmotivé nos esprits qui avaient du mal à communiquer avec nos jambes. A ce moment-là, nous avons encore remercié nos vélos pour l’assistance qu’ils nous portaient. Le chemin en balcon sur La Doire de Ferret était d’une telle beauté que nous avons oublié les pauses fréquentes que nous devions effectuer pour céder le passage aux randonneurs. Nous les remercions même, car avec le Mont Blanc en arrière-plan, il aurait été tellement facile d’être distrait et de frôler la correction si près du but.

 

 

Une dernière halte en altitude s’imposait au Refuge Bertone, afin de profiter de cette magnifique vue et de réfléchir à tout ce que nous avions vécu pendant ces mini vacances entre potes. Bon ok, réellement, nous attendions surtout que les randonneurs passent pour profiter de la dernière descente et rejoindre Courmayeur 600m plus bas. Mais la fatigue accumulée et le terrain cassant nous ont rapidement rappelé qui était le boss en haute montagne. L’envie d’une bonne bière fraîche et de gelati nous a aidé à maintenir malgré tout une allure soutenue.

 

 

Enfin nous voila de nouveau au point départ de notre aventure, plus soudés que jamais, et avec des images qui dansaient devant nos yeux et qui resteront gravées pour la vie. Après l’avoir côtoyé quelques jours, nous comprenons mieux l’addiction des aventuriers de tous disciplines pour ce massif. Nous reviendrons, c’est une certitude.

Kieran

  1. « On pense rarement à faire du vélo. Encore moins en autonomie, sans le moindre support. »
    C’est sur que la mob nucléaire coche toutes les cases …
    Ca serait pas mal que les articles dédiés aux mobs soient dans la partie dédiée du mag

  2. Et les ayatollahs vous ferez bien de la mettre en veilleuse, vous êtes ridicules ! Allez pisser votre vinaigre ailleurs svp !
    Merci à la dream team glp2 pour le récit de ce fabuleux trip et les vidéos.
    Fantastic !

  3. Je ne fais pas de vttae, mais à tous les détracteurs, vous avez déjà essayé ? ou vous êtes juste nés bornés ?
    Personnellement je trouve l’histoire belle, les images partagées magnifiques.

    1. La question n’est pas de savoir si on aime le VTTAE ou pas, le souci c’est le risque d’interdiction de la pratique VTT dans les endroits sensibles où jusqu’à présent les randonneurs toléraient plus on moins les gens qui montaient sans moteur.

  4. Ah, internet et les joies de la diplomatie, le choix judicieux du vocabulaire enrichie choisit au sein de notre belle langue française.
    J’ai l’impression que le rayonnement électromagnétique des mobylettes nucléaires n’aide pas à la compréhension des commentaires que j’ai pu voir ici.
    Des détracteurs!!!! non mais sérieux !!!!
    Lisez attentivement la remarque de Stéphane, elle mérite réflexion quand à l’avenir de notre pratique et elle reste valable pour le VAE aussi bien que pour le VTT.

  5. De toute façon, je pense que certaines zones du mont blanc devraient faire l’objet d’une zone spéciale de protection, et la pratique du vélo, électrique, ou non, interdite. Les randonneurs sont très nombreux sur le tour. Pour ma part, c’est mal venu d’y faire du biclou. Déjà c’est pas des sentiers forcément bandants sur le tour, en tout cas pas partout. D’autres part, les groupes de vttistes troublent la quiétude de la marche. Ensuite il y a plein de secteurs beaucoup plus sympas à rouler sur le coin de cham’ et en Italie. Pour finir, le mec qui roule en fat, portage en montée, et descente en mode trial, ça relève plus de l’esprit montagne Alpi, que d’envoyer des gus en vélo électrique faire le tour. Ça fait plus penser aux cons qui montent le mont blanc en courant. Bref. Chacun sa came mais franchement, ça part en couilles en dépit du bon sens. Ps: j’ai bien ri quand j’ai vu Batista galérer à faire de la mécanique pour changer sa batterie entre deux spé de l’ews vttae à Zermatt.

  6. Aux modérateurs du site : est-il possible de supprimer et fermer les commentaires pour cet article ?
    Il n’y a rien de constructif à en tirer.
    C’est juste de la haine et de la violence à l’état brut. L’horrible d’internet.

    Merci

  7. Au contraire ! Cette discussion est très importante pour l’avenir de la discipline.
    En plus quand on pense à la course e=tmb organisée par l’équipe de Verbier cela doit nous faire réfléchir. A ce sujet je note la réaction 3ème de la course retranscrite sur vojomag: « Côté négatif, il y avait beaucoup de marcheurs et le partage se fait moyennement bien vu qu’on est en course ».
    On va droit vers une interdiction qui va peut être aussi embarquer le vtt. Sauf justement pour ce genre d’évènement qui concerne une élite et qui brasse de l’argent.

  8. Hello à tous,

    La discussion restera ouverte comme elle l’a toujours été depuis les prémices d’Endurotribe. On a tous le droit de ne pas être d’accord, tant que l’échange se fait avec courtoisie, respect et tolérance…

    C’est à mon initiative que Kieran a raconté ce périple, et ce pour le seul et simple plaisir de partager un bon moment avec les lecteurs Endurotribe. ET ça c’est franchement cool ! Et dès le départ, malgré que l’on ait aussi un magazine qui s’appelle VTTAE.fr, j’avais l’intention de le publier ici. Ça a d’ailleurs surpris une partie de l’équipe 😉 Que ça vous plaise ou non, le sujet est en phase avec les valeurs d’Endurotribe qui sont les miennes/les nôtres depuis 2007 : de la nature, de l' »aventure », des potes, du partage, du beau pilotage… Qu’importe le flacon (ou le vélo) pourvu qu’on ait l’ivresse… Du moment que l’on fait du VTT dans l’optique de prendre du plaisir, avec le sourire. Dans le respect de la réglementation et des autres usagers des sentiers.

    Les gars de cette aventure n’ont pas grand chose à prouver techniquement comme physiquement (je vous laisse consulter en autres la page wikipedia de NV10 mais aussi celle de Kieran ;-)… ) Ils ne vous ont pas partagé leur récit pour se/nous prouver quoi que ce soit. S’ils s’amusent sur le TMB à VTTAE entre potes, qu’ils le fassent, tant mieux. C’est plaisant à lire et à regarder.

    Que certains éprouvent sur ce genre d’aventure/TMB le besoin de souffrir, d’aventure, de simplicité, de galérer, de faire ça en totale autonomie, de prendre le temps, de faire la tournée des bonnes tables et bars, d’être en communion avec la nature et son vélo, d’en tirer une certaine reconnaissance, de briller en société, d’établir une performance, à cloche pied, en gravel, en tout rigide, en fat, en dh, en vélo vintage… // barrer les mentions inutiles //, tant mieux (ou tant pis 😉 // Humour //… pour eux. Tous les goûts sont dans la nature. Du moment que cela se fait encore une fois dans le respect des autres et des règles en vigueur, ça aura toujours sa place dans nos colonnes, que ça plaise ou non aux « puristes » qui se retrouvent côté à côte avec un VTTAE et aux marcheurs qui « toléraient » (la bonne blague…) le VTT jusque-là.

    Que les plus « sensibles » se rassurent, on pas l’intention de vous « inonder » de VTTAE ici, on a VTTAE.fr pour cela 😉 Pour autant, pas sectaires, on ne s’interdit pas de récidiver.

    Pour finir, ne mélangeons pas tout non plus, la course de VTTAE ETMB est un autre (vaste) sujet. Sur le papier l’idée est « alléchante », l’organisation sans aucun doute un casse tête sans nom, sur trois pays. Mais pour le coup elle est loin d’être irréprochable dans le respect des autres et des règles ces deux premières éditions. C’est borderline en terme d’autorisations, ya eu des vrais clashs avec les autres usagers/professionnels de la montagne cette année parce tout simplement c’est une hérésie totale de faire courir des athlètes (qui sont là pour gagner et rouler vite) sur sentiers « ouverts » au milieu de tous, qui plus est un 15 août. Et ça – organisé de cette façon là – c’est néfaste pour l’image du VTT(AE) en général.

    A très vite pour de nouvelles tranches de plaisir/sourire à VTT !

  9. Salut

    Je suis toujours étonné par l’ouverture d’esprit de certains…
    Bref, l’article, les vidéos et les photos m’ont donnés envie de retourner rouler en montagne et pour moi c’est bien le but de ce genre d’article. Après que les protagonistes roulent en VTTAE ou en VTT classique ça n’a pas d’importance pour moi.
    De toute façon un vttiste qui se comporte mal sur le terrain aura le même impact auprès des autres usagers qu’il soit assisté électriquement ou pas…
    Le principal problème avec les VTTAE pourrait être l’augmentation du nombre de pratiquants et les éventuels conflits d’usages associés.

    PS : je ne roule pas en vttae 😉

  10. « la mob nucléaire », « Rien à faire la haut les vélos électriques », j’ai quand même du mal à voir où sont courtoisie, respect et tolérance !

    @Stephane, la question de nouvelles interdictions de sentier n’est pas du seul fait des VTTAE mais bien de l’ensemble des VTTistes.
    D’ailleurs, les sentiers n’appartiennent pas plus aux VTT qu’aux marcheurs. C’est juste de l’appropriation du fait de la fréquentation plus importante de piétons par rapport aux autres usagers. Il suffit de respecter les règles établies (priorité aux piétons) pour que l’échange soit courtois lors des dépassements/croisements.

    @Jb, des interdictions temporaires (juillet/aout) existe déjà dans la vallée de Chamonix sauf quelques exceptions.
    Chacun sa vision de la montagne tant que cela se fait dans le respect du milieu et des autres usagers. Pourquoi faudrait-il qu’il y ai une seule façon de pratiquer la montagne ? Et de préférence la mienne ?
    Tu pourras également te bidonner devant la vidéo où Loris Vergier change un boitier de pédalier. Chacun son métier.

    @Steph, d’accord en partie avec toi mais il faut quand même un certain niveau pour faire le TMB en vélo (élec ou non). La sur-fréquentation va concerner des secteurs très ciblés et accessibles à tous (pistes 4×4 principalement).
    L’explosion des sports outdoor augmente la pression sur le milieu naturel. A nous de faire preuve de courtoisie, respect et tolérance pour continuer notre pratique en toute liberté !

    1. on est bien d’accord, comme tu le soulignes, c’est justement parce que ça manquait clairement de courtoisie, respect et tolérance que j’ai rappelé ça en intro 😉

  11. @ JB : oui bien sûr je ne parlais pas du TMB pour le risque de surfréquentation! Mais plutôt des zones à proximités des stations de ski en été (location de vttae) et à proximité des grandes villes (type Grenoble).

  12. J’en rentre juste !
    Trip fait avec brice trip « le must »
    Pour nous version longue avec 250 km et D+11000 en 5 jours .
    Quel plaisir ce trip que du bonheur ??

  13. La fréquentation en VTT de sentiers à la base piétonnier c’est trop compliqué à gérer notamment en période estivale.Je garde le souvenir d’une mauvaise expérience sur une partie du TMB d’ailleurs, une descente sur les CONTAMINES, pour ma part je ne souhaite plus poser les roues sur des sentiers de se type, c’est trop de problèmes avec les randonneurs.
    Soit tu arrive en VTT et tu t’annonce à voix haute pour éviter toutes gênes et les gens le prennent mal pensant que tu les prends de haut et tu passes pour un fada, soit tu ne dis rien
    et quand tu arrive à leur hauteur ils sursautent au risque parfois de se retrouver le c.l par terre. ( si si véridique).
    Si quelqu’un à un juste milieu je prends …
    Après il y a des vététistes mal intentionnés et sans aucun respect pour autrui mais se n’est guère mieux chez certains randonneurs qui sont de vrai intégristes, certains ont très mal vécus l’arrivée du vtt car ils pensent que la montagne leur appartient.
    Il y a régulièrement des accrochages et comme toujours on paye le comportement des autres.
    Heureusement que la cohabitation se fait malgré tout mais bon …
    Après la création de zones interdites ne me choque pas, ça existe déjà comme par exemple
    en Forêt de Fontainebleau, vtt et piétons passent leur chemin…
    Le vélo à la montagne il faudra bien que certains s’y fassent vu que bientôt il n’y aura plus de neige à certaines altitudes donc ils leur faudra une nouvelle source de revenu ou bien se mettre à la fabrication de fromage.
    Après il y a d’autres théorie que l’on entend souvent mais je préfère m’abstenir de commentaires dès fois que certains écolos intégristes s’en servent aux dépends du VTT.

  14. Je pense que les voix qui s’élèvent sur cet article ne sont pas mal attentionnées, injurieuses, même si les propos sont parfois maladroits.

    Je pense que ces commentaires sont le fruit d’une inquiétude commune d’une partie de la communauté sur le VTTAE en général, qui est clivant à certains égards (prix d’accès, aide à l’effort par une motorisation, à priori contraire à l’esprit initial du VTT des débuts, bilan environnemental du vélo moins favorable que pour un musculaire – qui reste à démontrer, impact sur les montagnes).
    Et d’autant plus sur un sujet qui se déroule sur l’écrin des massifs Français, le Mont Blanc, dans un contexte où les articles se multiplient autour du réchauffement climatique (et du dégel du permafrost), et de certains usagers qui abordent la montagne sans préparation mettant en danger les autres usagers voir les sauveteurs.
    Donc on est sur un triple sujet qui fait automatiquement réagir les plus inquiets d’entre nous sur l’avenir du vtt, l’avenir de nos montagnes et de la planète en général, autour des nouvelles mobilités électriques (pas que le VTTAE) qui font débat, dans un monde où la méfiance / défiance s’impose partout et où on nous surine que l’urgence climatique est un sujet majeur.

    Malgré tout, l’article est sympa, les images sont belles, et donnent envie d’aventure, en VTTAE ou non.

    Je salue Endurotribe de laisser les personnes s’exprimer librement.

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