Après une édition 2025 marquée par des vitesses folles et certaines chutes spectaculaires, la piste de Loudenvielle revient cette année sous des conditions toujours aussi sèches et rapides en ce début de semaine. Si le tracé reste globalement identique, plusieurs modifications stratégiques dans le bas de piste pourraient rebattre les cartes. Alors, cette version 2026 sera-t-elle encore plus rapide… ou finalement plus lente ? Entre analyse du terrain, nouvelles lignes, rôle du vent et menace de la pluie, FullAttack passe la piste au crible pour comprendre à quoi s’intéresser une fois les pilotes en piste…
Loudenvielle, un profil connu…
Souvenez-vous l’an passé : à Loudenvielle, Jackson Goldstone avait franchi le mur du son dans les relevés du secteur 4, avant de signer la première de ses 4 victoires consécutives. À l’occasion de sa performance, on avait plus que jamais mesuré à quel point cette piste revêt un caractère particulier : plate sur le haut, pentue en bas… Avec le défi singulier que ça représente : être à la fois le plus rapide et économe en énergie sur le haut, pour signer une deuxième partie de piste stratosphérique, quand ça penche !
L’an passé encore, les conditions avaient été chaudes et particulièrement sèches. On avait alors découvert à quel point cette piste, dans des conditions qui favorisent la vitesse, pouvait être rapide ! Les saisons d’avant, où la météo s’en était mêlée, n’avaient jusqu’ici pas permis de s’en rendre tellement compte… Mais en 2025, la vitesse était telle qu’elle en avait fait tiquer plus d’un, et on se souvient du bas de piste particulièrement sujet à des blessures qui avaient mis certains pilotes sur la touche…
La question du moment !
Cette année, la manche de Coupe du Monde de Loudenvielle débute sous les mêmes conditions caniculaires que l’an passé. Certains observateurs disent même que la terre paraît plus sèche que l’année passée, suggérant que les appuis vont mourir plus rapidement encore. Dans ces conditions, une question clé se pose : la piste peut-elle être encore plus rapide que par le passé ?!
Pour y répondre, plusieurs facteurs sont à prendre en considération : la piste en elle-même, son piquetage, le vent, et la pluie qui peut s’inviter en fin de semaine… Pour la première : pas de surprise particulière, il s’agit du même tracé, au départ de l’aérodrome, et qui finit sur le parking, au pied du Skyvall. Si ce n’est que quelques petits aménagements, et le balisage mis en place par Warner Bros. viennent créer quelques différences de taille…
Les nouveautés en piste
Pour mieux saisir ce qu’il y a de nouveau en piste, à Loudenveille, on passe en mode « roman-photo ». Et pour faire simple : ça ne chance pas, ou très. peu, sur le haut de piste. Plus que le tracé en lui-même, ce sont les conditions qui peuvent jouer ici. Il se murmure qu’un run sans vent pourrait faire gratter 3/4s par rapport à l’an passé sur cette partie haute… C’est notamment ce qu’estime un Loïc Bruni offensif dans le propos.
Clairement, c’est en bas que ça change. Passé le pont, on savait jusqu’ici qu’il s’agissait d’un changement de rythme à Loudenvielle. Cette année, ça pourrait l’être plus encore…
Les derniers virages sont ensuite fidèle à ce que l’on connait du final à Loudenvielle.
Alors, Loudenveille plus rapide encore ?!
À la question de savoir si la piste de cette année peut-être plus rapide encore, certains éléments sont posés. Sur le bas de piste, Chris Kilmuray et Nicolas Vouilloz s’entendent pour dire qu’il s’agit d’une version de piste plus lente. Le frenchie que l’on connait à l’aise dans l’exercice, se prête même au jeu d’estimer le temps « perdu » sur le bas de piste. Cette configuration pourrait valoir 7 à 8s de plus que l’an passé selon ses estimations : 2 secondes après le pont, 1 seconde en sortie du bois, 1 à 2 secondes dans la pente, encore 1 seconde dans le bois du bas et 1 à 2 secondes dans la dernière chicane… Mais comme il le dit lui-même : entre ce que la piste propose, et ce que les pilotes parviennent à en faire, tout reste à prouver. Loic Bruni se voit 3 à 4 secondes plus rapide en haut sans vent, et note quelque chose d’intéressant en bas : certes, c’est reserré, mais en faisant ça, les shakers ont aussi ajouté certains appuis là où le terrain était fuyant par le passé. De quoi compenser le temps perdu ? Réponse sous peu, à condition que tout tienne : la piste, les appuis… Et la météo 🤞
