CDM DH // Leogang 2026 – Un grand classique, mais un gros chantier ?! 

Leogang fait partie de ces pistes que tout le paddock croit connaître. Un grand classique de la Coupe du Monde, avec ses repères, ses passages clés, son Motorway, ses bois piégeux et cette vitesse qui fait partie de son ADN. Sauf que cette année, entre une météo franchement humide, des températures fraîches, une piste déjà gorgée d’eau et quelques ajustements destinés à casser le rythme par endroits, le tracé autrichien pourrait vite changer de visage. Choix de pneu crucial, racines luisantes, appuis qui se creusent et choix de lignes toujours à surveiller. Leogang 2026 ?! le classique peut aussi être un bon gros chantier !

La pluie met déjà les pneus au centre du jeu

À Leogang, on parle souvent de vitesse. Cette année, pourtant, tout indique que le chrono va d’abord se jouer dans la capacité à composer avec une piste sale, humide et changeante. Comme à Loudenvielle, il semble que quelques ajustements aient été faits pour calmer un peu les vitesses, une intention parfois décidée avant même que la météo ne vienne s’en mêler. Sauf qu’ici, la pluie a déjà fait une partie du travail : 100% de risque de pluie annoncé mercredi, pendant les reconnaissances à pied, des températures fraîches, un ciel encore très couvert au moment d’ouvrir les entraînements… Même si les gouttes se calment au fur et à mesure de la semaine, l’eau reste bien présente dans le sol. Résultat, les pneus boue sont au programme des premiers tours de roue, et le choix pourrait devenir l’un des vrais sujets de cette édition 2026. D’autant que Leogang n’est pas uniforme : dans le bois du bas, désormais intégré au Bike Park et plus roulé qu’aux premières années, on peut espérer quelque chose de moins chaotique qu’autrefois. Ailleurs, en revanche, l’alternance entre portions compactes et sections plus meubles risque de rendre le compromis pneumatique particulièrement fin, autant que les impacts parfois plus forts que prévu dans les trous. Et quand Leogang commence à hésiter entre grip, boue et vitesse, on sait généralement ce que ça annonce : un chantier !

Quelques coups de pioche pour casser le rythme

Un chantier, il y en a aussi eu légèrement en piste, avec quelques changements que l’on précise ici… 

Dès le haut, une nouvelle chicane vient casser la vitesse avant le premier tunnel : la trace remonte davantage dans la pâture, sur la droite, avant de revenir vers le premier pierrier artificiel. Résultat, on n’aborde plus vraiment ce passage dans le même axe, et l’ensemble devient plus sinueux, moins direct, moins “plein gaz”

À la sortie du tunnel, même logique : la piste tourne désormais plus loin dans l’herbe, encore plus à droite qu’avant, pour dessiner une longue courbe en dévers plutôt que deux virages séparés par une relance et un freinage marqué. 

Plus bas, dans l’ancien bois, au milieu des souches taillées aux noms des précédents vainqueurs, la piste quitte quelques mètres la trace principale : là aussi, on est clairement sur une chicane naturelle, avec une remontée à droite avant de replonger sous la trace, à gauche. 

La fameuse section des souches, transition critique avant le Motorway, donne elle aussi du grain à moudre : l’entrée semble déportée sur la gauche, ce qui resserre le virage précédent et casse la vitesse, mais impose aussi d’arriver en dévers sur les premières racines luisantes. Pas franchement le genre d’accueil qui met en confiance. Ensuite, la zone paraît piquetée plus large, avec plusieurs options au menu, même si les lignes les plus directes à droite restent fermées. 

Screenshot

Sur le Motorway, justement, un nouveau mur apparaît à gauche après le premier tunnel et les sauts qui suivent, accompagné de quelques whoops qui modifient un peu le rythme global de la section. Le Motorway reste le Motorway, mais il faudra sans doute le relire. 

Enfin, dans le bois du bas, l’endroit qui proposait jusque-là deux lignes après la passerelle du haut en offre désormais trois plus lisibles, avec notamment une option “inter au milieu”, située sous l’inter principal, lui-même toujours perché un bon mètre plus haut. De quoi ajouter encore un peu de lecture, de choix et de débat dans une piste qui n’en manquait déjà pas.

Voilà pour les principaux points à surveiller avant que la piste ne se développe, et livre son verdict en finale… Mis bout à bout, ça ressemble à peu près à ça, tant que Jackson reste sur son vélo…