CDM DH // MONA YongPyong 2026 – Goldstone, Bruni, Rookies, Challengers, Vali & Gracey… Sous quels angles suivre la prometteuse saison 2026 ! 

On y est ! La Coupe du Monde de Descente 2026 débute par la manche d’ouverture inédite de MONA YongPyong – Corée du Sud. Après l’hiver à récupérer, puis se préparer de nouveau, on a forcément tous hâte de voir ce que cette première course de la saison nous réserve… D’autant que cette année 2026 pourrait être une des plus prometteuse de la dernière décennie. Pourquoi ? Parce que plusieurs questions se posent, et qu’elles constituent autant d’angles sous lesquels s’intéresser à ce début de saison… 

Jackson Goldstone peut-il faire mieux ?

L’an passé, il n’a laissé que des miettes, ou presque, à ses adversaires ! Après une année blanche sur blessure au genou en 2024, la pépite Canadienne a fait mieux qu’un retour à la compétition : Jackson a signé un retour au sommet de son art en 2025. Une performance XXL matérialisée par les records qu’il a égalés : celui du nombre de victoires consécutives en Coupe du Monde – 4 manches – et celui du nombre de victoires en une saison – 5 courses. La question est donc : peut-il faire mieux ? Aaron Gwin avait mis 2 saisons à établir ces marques. Il en a suffi d’une à Jackson Goldstone pour les égaler. Peut-il faire mieux, et devenir le seul détenteur de l’un d’eux ?! 

À ce sujet, Jackson lui-même reste prudent. Pas forcément par modestie ou par timidité, mais parce qu’il porte un regard critique sur ses derniers mois. Après la fin de saison 2025, il confie avoir vécu des moments familiaux et personnels difficiles. Sans entrer dans les détails intimes, on pense notamment à l’incendie du domicile familial à Squamish, qui joue forcément un rôle. Il estime quoi qu’il en soit que ces circonstances ont eu un impact sur ses habitudes et sur son process de préparation, revenu à la normale sur le tard, ces dernières semaines. Suffisant pour retrouver toute sa superbe et se tenir prêt aux assauts de la concurrence ?! 

Loïc Bruni de retour à 100% ? 

Tout le monde se souvient du final improbable de la saison 2025 : Loïc Bruni absent de la cabane de départ, jambe droite meurtrie par une chute au petit matin. Il s’agit d’un cas de figure connu du pilote français, sujet à ce genre de traumatisme hémorragique en cas de chute sur cette jambe par le passé. Ce que l’on sait moins, c’est que la blessure a compliqué l’hiver du frenchie. Sa cuisse avait gonflé suite à la chute, et elle a mis du temps à revenir à la normale. Pire, Loic Bruni confie qu’il a toujours une cuisse plus grosse que l’autre au moment d’aborder cette nouvelle saison. La bonne nouvelle, c’est qu’il estime avoir retrouvé toutes ses facultés malgré ça, et ne ressentir aucune gêne quand il pilote. Loic Bruni, à 100% sur ce début de saison ? À confirmer, puisqu’on le sent toujours, bien évidemment, aussi, concerné par la paternité nouvelle qui le concerne et autour de laquelle il semble appliqué à trouver un équilibre nouveau. Mais puisqu’on voit aussi son staff, dont un certain Nicolas Vouilloz, s’étoffer et se renforcer encore, on a forcément hâte de voir ce que l’icône de la Descente Française nous réserve, une fois de plus…

Les rookies, pierre angulaire de la saison 2026 ? 

Il ne faudra pas traîner pour s’imposer en 2026. Pourquoi ? Parce que les juniors de l’an passé – Max & Till Alran, Asa Vermette, Tyler Waite & Oli Clark – débarquent chez les Élites ! Si le dernier est out sur chute ayant provoqué un éclatement de la rate juste avant son départ pour la Corée, les autres sont bel et bien au rendez-vous. Ce qu’ils ont en commun ? Avoir survolé la compétition Junior l’an passé, et signés des temps parfois meilleurs que celui de la gagne, chez les Élites ! Alors forcément, la question se pose : peuvent-ils en faire de même, une fois dans la cour des grands, et donc chambouler la hiérarchie actuelle ?! COMMENCAL/Muc-Off et Frameworks Racing misent en tout cas là-dessus. Dylan Maples a dû trouver refuge chez Pivot pour permettre aux frères Alran de rester chez Riding Addiction et respecter la règle des 4 pilotes par catégories – aux côtés de Loris Vergier et Amaury Pierron. Tandis que Neko Mulally a joué de ses compétences de négociateur pour fournir un mentor de renom à son poulain, en la personne d’Aaron Gwin himslef. Un duo qui pourrait faire des étincelles et profiter aux deux fers de lance de la Descente états-unienne ?

Qui pour challenger ce beau monde ?! 

C’est peut-être la question la plus compliquée à répondre à ce stade de la saison, et pour cause, tant la liste pourrait être exhaustive. Les favoris et rookies que l’on vient d’évoquer n’arrivent pas en terrain conquis, loin de là : parmi les challengers aussi, des noms reviennent avec insistance pour jouer la gagne. Au général, si la saison s’embarque bien, mais aussi et surtout à chaque manche, pour la victoire d’étape. 

Chez les frenchies, on pense bien sûr à Amaury Pierron et Loris Vergier – vainqueur d’étapes de prestige ces dernières années pour le premier, champion du monde 2024 pour le second. Mais à l’international, la concurrence est rude ! Luke Meier-Smith a remporté sa première Coupe du Monde à Lake Placid l’an passé, et s’est montré particulièrement offensif cet hiver sur la scène Down Under. Peut-il tenir le cap et enchainer sur cette ouverture de saison en Corée ? 

Ronan Dunne aussi a remporté une manche de Coupe du Monde l’an passé, mais lui s’est fracturé le tibia il y a peu. Par contre, son équipier Ryan Pinkerton est passé si proche l’an passé – souvenez-vous cette foutue cabane de départ de Lenzerheide – qu’on peut se tenter à prédire sa première victoire pour 2026. Tout comme son compatriote Lucas Shaw, de plus en plus consistant au ranking UCI et qui fait partie des prétendants, pour peu que ça pédale à un moment ou à un autre… 

Autre prétendant sérieux à la victoire : l’allemand Henri Kieffer ! Malchanceux à Loudenveille, puis glorieux à Leogang, avant de confirmer sa montée en puissance lors du second bloc de courses 2026 – médaille d’argent aux mondiaux de Champéry – le pilote Canyon fait figure de favoris au rang des prochains vainqueurs en Coupe du Monde. Mais ça, c’est sans compter sur les Aaron Gwin, Andreas Kolb, Troy Brosnan, Oisin O’Callaghan, Lachlan Stevens-Mcnab, Martin Maes, Rémi Thirion ou Benoit Coulanges dont on parle à peine ici… On l’a dit, la liste est longue, et le plateau, certainement plus dense que jamais ! 

Qui pour prendre la relève chez les juniors ?! 

Avec les 5 têtes de liste de la saison 2025 qui passent chez les Élites, on pourrait croire la catégorie junior dépeuplée chez les garçons. C’est sans compter sur les entraîneurs et managers du circuit qui confient volontiers qu’il ne devrait pas falloir attendre longtemps avant de voir d’autres pépites se révéler dans cette catégorie. C’est que le terme de génération est régulièrement utilisé pour évoquer tous ces jeunes qui n’ont pas appris à faire du vélo de la même manière qu’avant. Reste à savoir les noms qui vont se démarquer, au fur et à mesure de la saison, alors qu’on garde forcément un œil sur les chronos qui correspondent aux meilleures performances… MONA YongPyong puis Loudenvielle, doivent être riches d’enseignement de ce point de vue là, et méritent donc de garder un œil attentif sur ce qui se trame chez les juniors… 

Match retours chez les filles ?! 

On n’en parle peu depuis le début de cet article, et un certain angle pourrait laisser penser que la compétition serait moins trépidante chez les filles, mais ce serait passer à côté de l’essentiel : chez les Juniors comme chez les Élites, les mano à mano de l’an passé peuvent se reproduire à tout moment. Aletha Otsgaard et Rosa Zierl sont toujours chez les jeunes en 2026, et on a hâte de voir ce que le match retour peut donner. La première est montée en puissance en 2025 et on s’attend forcément à la voir tourner à plein régime en 2026, tandis que la seconde – qui s’est vu remettre son casque Red Bull par Vali Höll il y a peu – s’est montrée véritable métronome jusqu’ici. Nouvelle opposition de style en 2026 ?! 

Il en est en tout cas question chez les Élites puisque la championne du Monde et vainqueure de Coupe en Titre – Vali Höll – semble sur de bons rails pour en découdre, au sein de sa nouvelle équipe COMMENCAL/Schwalbe/Les Orres des Ravanel. Gracey Hemstreet, toujours chez Norco/Adidas Race Division, n’a qu’à bien se tenir et les deux peuvent à coup sûr se projeter vers un duel arbitré par un plateau qui n’a jamais été aussi dense chez les filles. Marine Cabirou, Myriam Nicole, Tahnee Seagrave, Nina Hoffmann, Lisa Baumann, Anna Newkirk, Gloria Scarsi pour ne parler que des plus farouches prétendantes au podium ou à la victoire d’étape… Toutes sont au rendez-vous de ce début de saison, et méritent maintenant qu’on suive avec attention comment les premiers runs se combinent, et comment chacune construit sa saison pour être à son prime le moment venu…